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LA CHRONIQUE AGORA
Paris, France
Lundi 26 juin 2006
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*** Nouvelles croustillantes
Où les nouvelles financières valent bien un magazine people…
*** Ne nagez pas à contre-courant
Chris Mayer nous parle d’une méthode d’investissement un peu particulière…
*** Les vertus de l’inaction…
… Cette dernière étant la principale qualité de l’or…
*** Le syndrome vanille-fraise (1)
Lorsque le Banquier Central prend l’avion, il voyage toujours en bonne compagnie. La semaine dernière, il partageait son plateau-repas avec un certain Noël F….
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Bonjour,
*** NOUVELLES CROUSTILLANTES
** Il y a des jours, cher lecteur, où les nouvelles financières se lisent avec autant de gourmandise qu’un magazine people. Les nouvelles croustillantes abondent… les rumeurs pullulent… les scandales éclatent… Franchement, qui a besoin d’Hollywood quand on a Wall Street ?
Prenons Investir.fr, par exemple : "Un début de rebond !" annonçait un titre titillant en rétrospective de la semaine.
La Tribune renchérissait sur le même thème : "La purge aura été de courte durée pour les opérateurs boursiers", affirme-t-elle. "L’indice FTSE-Mondo Visione qui retrace la performance des vingt principales Bourses cotées dans le monde a certes décroché comme l’ensemble des marchés financiers depuis le mois de mai. Au niveau de 20 342,39 points, il s’inscrit encore en recul de 14,7% sur son record du 11 mai, mais cet indice s’est déjà repris sensiblement depuis son étiage du 13 juin où il était tombé à 18. 86,15 points. Le rebond semble d’ailleurs s’accélérer dans le sillage de l’avance de plus 6% enregistrée par le Nyse et le Chicago Mercantile Exchange (CME) avant-hier soir".
Et c’est vrai aussi que le CAC 40 a aligné cinq séances de hausse consécutives, ces derniers jours — terminant vendredi à 4 817,63 points, soit une hausse de 0,30% sur la journée. A Londres aussi, la semaine s’est terminé sur une note positive : une grimpette de 0,14% pour le FTSE, tandis que le Dax de Francfort, par contre, abandonnait 0,06%.
De l’autre côté de l’Atlantique, on était moins à la fête : la baisse a été unanime. Le Dow Jones a abandonné 0,27%, rejoignant les 10 989,09 points. Le Nasdaq, lui, a limité les dégâts, chutant de 0,07% à 2 121,47… et le S&P 500 a baissé de 0,09%, à 1 244,5 points.
** En poursuivant la lecture, on découvre les dessous de l’affaire — notamment le fait que les investisseurs préfèrent attendre la prochaine réunion de la Fed (les 28 et 29 juin prochains). Le suspense est plus intense encore qu’avant un mariage royal : satin ivoire ou soie blanche ? Hausse des taux ou reprise d’une politique plus "accommodante" ? Les paparazzis de la finance sont sur les dents. Enfin, en attendant d’être fixés, la neutralité reste de mise — à part quelques prises de bénéfices, à l’origine de la baisse américaine vendredi.
Puis c’est le département du Commerce américain qui a fait parler de lui en annonçant de mauvaises nouvelles pour les commandes de biens durables en mai : -0,3%… alors que les analystes attendaient une hausse de 0,5%. Du coup, le dollar a terminé la séance en baisse, à 1,2507 pour un euro.
Le pétrole, de son côté, joue les starlettes en bikini prenant le soleil sur la plage de Cannes, et aguiche les investisseurs. Après avoir laissé un petit répit aux observateurs ces derniers jours, il est repassé au dessus des 70 $, terminant vendredi à 70,87 $ le baril de WTI. Eh oui, 300 000 barils, c’est bien… mais ce n’est pas assez — surtout lorsque la demande ne baisse pas, et que la saison des vacances (et donc des déplacements en voiture) s’annonce.
** Mais j’ai gardé le meilleur pour la fin, cher lecteur… une petite pépite qui vaut mille ragots sur qui s’est fait refaire le nez/les seins/le menton/toute autre partie du corps susceptible d’être rabotée ou siliconée… et qui nous vient de Chine : "Deux responsables de la Banque Populaire de Chine ont estimé hier que Pékin aurait tout intérêt à convertir en or une partie de ses réserves de changes, qui sont désormais les plus importantes du monde", annonce La Tribune. "Ils font valoir que non seulement cette conversion protégerait la Chine des aléas des fluctuations du dollar et augmenterait la valeur des actifs de réserve, mais qu’elle allégerait les pressions haussières sur le yuan".
Le métal jaune est peut-être barbare… mais il ne nous étonnerait pas qu’il ne garde plus son statut de relique bien longtemps ! (Enfin, en attendant son hypothétique jour de gloire, il a tout de même perdu 3 $ au second fixing de Londres vendredi, terminant la semaine à 579,60 $ l’once).
Françoise Garteiser,
Paris
PS : +14% en intraday pour la dernière recommandation de Philippe Béchade ! Nous espérons que vous avez pu vous positionner à temps… Si non, ne vous inquiétez pas : vous pourrez toujours profiter de la nouvelle recommandation du jour, dès 15h45 au 0899 707 009. *(1,35 euros l’appel + 0,34 euros/minute)
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Quelles sont les entreprises qui changent la donne sur les marchés ?
Ces sociétés bien particulières grimpent quoi que fasse la conjoncture… et ont déjà permis d’engranger des gains de 74%, 53,8%, 43,17%, 60%.
Pour en savoir plus sur ces pépites boursières, continuez votre lecture…
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Chris Mayer nous donne les dernières nouvelles de Wall Street
*** NE NAGEZ PAS A CONTRE-COURANT
** La plupart des investisseurs aiment parler des actions qu’ils achètent. Carlo Cannell aime parler des actions qu’il n’achète pas. Cannell est un gestionnaire de fonds de couverture prospère, dont le fonds principal, Tonga Partners, a engrangé 25% par an depuis 1992.
- Contrairement à la majeure partie des gestionnaires de fonds, Cannell n’est pas seulement un fabuleux analyste, c’est également un excellent vendeur à découvert. En d’autres termes, il est très doué pour identifier les titres que les investisseurs ne devraient PAS acheter.
- Lors d’une conférence sur l’investissement, Cannell a commencé sa présentation en montrant comment plusieurs indices boursiers ont beaucoup grimpé au cours du temps. Et il a utilisé un indice de vente à découvert élaboré par CSFB/Tremont montrant comment les vendeurs à découvert ont perdu de l’argent depuis 1994 (les données les plus anciennes disponibles pour cet indice).
- Cannell était essentiellement d’accord avec l’un des arguments-clé contre les ventes à découvert : ne luttez pas contre la tendance. Ne nagez pas à contre-courant — vous voyez l’idée.
** Mais c’est là que les choses deviennent intéressantes. Cannell a ensuite choisi plusieurs secteurs qui, en moyenne, n’ont rien rapporté aux investisseurs depuis des années. Ce sont là les opportunités de vendre à découvert — si vous êtes vendeur à découvert. Si vous êtes plutôt investisseur à long terme, mieux vaut se montrer plus prudent.
- Prenons par exemple les compagnies aériennes, qui ont été d’horribles investissements. Depuis 1983, les investisseurs y ont perdu de l’argent. L’indice qui les suit comporte 14 sociétés, et le taux de croissance annuel composé (TCAC) est d’environ -6,5% par an.
- A présent, intéressons-nous aux fabricants de matériel informatique, autre cimetière à rendement. Leur indice est composé de 68 sociétés. A nouveau, les résultats sont épouvantables. Le matériel informatique s’est révélé être un secteur difficile pour les investisseurs.
- Les fabricants de semi-conducteurs et, dans un autre domaine, les restaurants, ont coûté de l’argent aux investisseurs depuis plus de 20 ans.
- L’idée de base, c’est que dans ces secteurs, il a été très difficile de gagner de l’argent durant longtemps — depuis 1983, une période couvrant l’un des meilleurs marchés haussiers de l’histoire de la Bourse. Si une entreprise ne peut générer de rendements positifs pour les investisseurs durant une telle période… quand y arrivera-t-elle ?
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
***LES VERTUS DE L’INACTION…
** Nous avons mentionné la semaine dernière que, bien souvent, la meilleure chose à faire… c’est de ne rien faire. L’inaction est une vertu sous-estimée et une compétence mal appréciée. Comment perdre du poids ? Ne mangez pas ! Comment épargner de l’argent ? Ne dépensez pas ! Comment éviter de se retrouver dans une coûteuse guerre contre personne au Moyen-Orient ? N’y allez pas ! Comment atteindre un âge respectable ? Il suffit de ne pas mourir. Comment rester fidèle à votre épouse ? Il suffit de ne pas… eh bien, peu importe, vous le savez aussi bien que nous.
* Ce que nous aimons en l’or est précisément ce qui fait de lui un mauvais investissement. Il ne fait rien. Vous pouvez construire une maison… la louer… et vous obtiendrez un retour sur investissement. Ou vous pouvez acheter une action. Là aussi, si l’entreprise fait des bénéfices, vous obtenez quelque chose en retour de l’argent que vous avez investi. Mais l’or ? Non, il reste inactif. Il est fidèle. Il ne peut vous donner de rendement parce qu’il ne fait rien pour en gagner. Il ne prend pas de risques. Il ne fait pas le clown. D’un autre côté, il ne vous trompera pas, et ne vous induira pas en erreur. Il est ce qu’il semble être, et rien d’autre. Vous obtenez ce que vous voyez — une case inepte et rare sur le tableau périodique des éléments.
* Le prix de l’or a atteint notre cible la semaine dernière… et a continué son chemin. Il a ensuite remonté, et nous avons acheté.
* Nous aurions apprécié que l’or enfonce le seuil des 500 $, nous donnant la correction claire et nette que nous attendons. Cela aurait fait le désespoir des acheteurs occasionnels et découragé les spéculateurs. Cela nous aurait donné une chance de l’acheter à meilleur prix encore !
* Mais alors que les marchés font toujours ce qu’ils sont "supposés" faire, ils ne font jamais tout à fait ce à quoi vous vous attendez. Nous nous satisferons donc de ce que nous pouvons obtenir. L’or grimpe parce qu’il est supposé grimper. Parce que même s’il n’est pas parfait, il est encore la meilleure devise jamais inventée par l’homme. C’est une devise dans le sens où il représente un substitut pratique et fiable à la richesse réelle. Et parce qu’il y a une bien plus grande quantité de l’autre genre de monnaie — celle que l’on fabrique à partir d’arbres — qu’autrefois
* A court terme, comparé au billet vert, le métal jaune tend à grimper et baisser. Mais sur le très long terme, il s’est révélé être plus fiable que n’importe quoi. On peut acheter un costume entier pour une once d’or aujourd’hui — comme durant le règne de Jules César.
* Mais pourquoi ne serait-il pas mieux d’investir votre argent plutôt que de le détenir sous une forme si léthargique ? Parce qu’il y a des moments où l’inaction vaut mieux que l’action… où ne rien faire avec votre argent vaut mieux que faire quelque chose. Lorsque les investissements sont surévalués, par exemple. Ou lorsque les risques sont sous-estimés. A la fin des années 70, le cours de l’or a grimpé en flèche lorsqu’il est devenu évident que le risque d’inflation des prix à la consommation avait été largement ignoré.
** Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Non, en lisant les journaux, on a l’impression que les autorités financières du monde entier reste éveillées la nuit, s’inquiétant de l’IPC. On s’attend à une nouvelle hausse des taux directeurs de la Fed cette semaine — de 25 points de base. Une autre pourrait avoir lieu en août. Le Japon resserre les prêts. La Chine éponge ses liquidités. La Banque centrale européenne augmente ses propres taux. Il y a tant de "faucons de l’inflation" que leurs battements d’ailes en éclipsent presque le soleil.
* Pourtant, les véritables preuves d’inflation des prix à la consommation sont aussi réduites qu’un bikini brésilien. Les mesures bidon des coûts de l’immobilier mises en place par la Fed surestiment le prix d’avoir un toit au-dessus de sa tête aux USA. Sans les chiffres du logement, l’IPC central n’a pas bougé, dans un sens ou dans l’autre, depuis la mi-2004.
* Et peu importe qui s’inquiète de l’inflation, les investisseurs, eux, ne se font clairement aucun souci à ce sujet. Lorsque la vague de ventes s’est produite la semaine dernière, les spéculateurs ont vendu exactement ce qu’ils auraient dû être en train d’acheter : les matières premières et l’or.
* Non, le danger ne provient pas de l’inflation des prix à la consommation, mais de l’inflation des prix des actifs. Voilà le risque que l’on sous-estime et que l’on couvre mal. En fait, l’investisseur moyen estime que ce n’est pas du tout un risque.
* En général, l’inflation des prix des actifs est suivie par la déflation des prix des actifs. C’est la partie que les investisseurs n’apprécient pas. C’est là qu’ils découvrent qu’ils peuvent échanger leurs maisons, leurs actions et leurs obligations pour moins de billets de banque qu’auparavant. Cela les rend souvent assez larmoyants ; nous pensons qu’ils pourraient se tourner vers l’or comme consolation.
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*** La Chronique Agora présente ***
Lorsque le Banquier Central prend l’avion, il voyage toujours en bonne compagnie. La semaine dernière, il partageait son plateau-repas avec un certain Noël F….
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Le Journal d’un Banquier Central
LE SYNDROME VANILLE-FRAISE — 1ère PARTIE
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Par le Banquier Central (*)
Pâques aux options, Noël aux tisons.
– Vieux dicton d’EADS
"Nous vous proposons un dos de saumon aux petits légumes ou un filet de veau et son gratin dauphinois", m’annonça suavement l’hôtesse. Il devait être onze heures trente, quelque part au-dessus des Alpes ; l’avion me ramenait de Gibraltar, où j’avais suivi la troisième conférence internationale "Vers une évasion fiscale durable" pour le compte de l’Agioteur Beauceron. Je n’étais pas dans mon assiette. Les vifs débats de la semaine, sans parler du cocktail de clôture — au champagne détaxé, comme il se doit — m’avaient laissé les idées brumeuses.
"Votre choix ? insista l’hôtesse sans se départir de son gracieux sourire.
- … Le filet de veau avec les petits légumes du saumon, ce ne serait pas possible ?" demandai-je après un moment de réflexion.
Le gracieux sourire de l’hôtesse se figea dans une sorte de ravissement suspendu ; mais mon voisin de siège, auquel je n’avais guère prêté attention jusque-là, ne lui laissa pas le temps de répondre. Se penchant brusquement vers elle, il gronda, péremptoire :
"Monsieur ne va pas faire son difficile ; monsieur prendra le poisson aux légumes, comme moi. C’est très bon, le poisson ; c’est plein d’oméga trois." Et d’ajouter en grommelant : "… Sont quand même incroyables, ces clients !"
Devant tant de vigueur, je m’inclinai. Quand l’hôtesse nous eut servis, je jetai un coup d’œil curieux vers mon péremptoire voisin.
La coupe à deux boules
Penché sur sa tablette, le petit homme aux oreilles décollées entamait son saumon d’un air concentré. "C’est vrai, quoi, poursuivit-il. Déjà que ce n’est pas simple, de gérer l’intendance sur un avion de ligne ; s’il faut tenir compte de toutes les demandes particulières…
- Vous avez raison, convins-je.
- Alors mangez, tant que c’est chaud.
- Ce qui m’étonne, c’est que vous preniez cette histoire tellement à coeur.
- … Parce que c’est le drame du business moderne, mon vieux ! Le vendeur s’échine à rogner sur ses marges, à optimiser ses opérations, à standardiser sa production… Et le client veut toujours moins cher, mais toujours plus spécifique ! Tenez, vous déjeunez au restaurant, vous prenez le menu ; au dessert, le serveur vous propose une coupe fraise-citron ou bien — j’insiste sur l’alternative — ou bien une coupe vanille-chocolat. Franchement, qu’est-ce que vous commanderiez ?
- Euh… Vanille-fraise, ce n’est pas possible ?
- Vous voyez ! tonna mon voisin. On leur donne ça, ils réclament ça ! La voilà bien, l’attitude qui nous met tous à genoux ! C’est le syndrome vanille-fraise. Si tous les clients font comme vous, comment voulez-vous qu’on s’en sorte ?
- Vous êtes dans la restauration ?
- Un exemple, poursuivit-il sans répondre : vous passez quinze ans à mettre au point un long-courrier révolutionnaire, fleuron du savoir-faire français, immense, économe, largement aménageable. Un vrai paquebot des airs, sur deux ponts s’il vous plaît, qu’on pourra même — et vous avez la faiblesse d’en parler à ce moment-là, il faut bien vendre l’article — qu’on pourra même, disais-je, doter d’un salon particulier, d’espaces-bars, d’une salle d’aérobic, de vidéo à la demande, de tout ce qu’on voudra ! Le ticket gagnant pour toutes les compagnies aériennes au monde !"
Je dévisageai mieux mon interlocuteur : "Attendez une minute. Il me semble que je vous remets.
- … Vous lancez votre bijou en fanfare. Les commandes affluent… Vous vous êtes donné un mal de chien pour abaisser le coût par passager… Vous êtes prêt à répondre aux défis du low-cost… Et là, patatras ! Le syndrome vanille-fraise ! Le low-cost, vos clients s’en tamponnent : ce qu’ils veulent, vos clients, c’est de la marge ! C’est du service haut de gamme pour VIP ! La vanille du luxe, la fraise du prix d’ami ! Et que je te réclame la salle d’aérobic dans le salon… Et que j’exige des lits à deux places… des nurseries, des machines à sous ! La télé dans les toilettes ! Des jacuzzis dans les soutes ! Pas un seul qui vous demande juste un avion ! Du coup, qui doit redessiner tous les circuits électriques en catastrophe ? C’est Bibi. Quinze ans de boulot ! Et l’on vient vous chercher des poux pour six mois de retard ! Mais mangez votre saumon, il va refroidir.
- J’y suis ! m’exclamai-je. Vous êtes Noël F***, de ce grand groupe aéronautique franco-germano-espagnol…
- Surtout franco, mon vieux ; surtout franco.
- … Dont vous assumez désormais la co-direction !
- J’apporte ma pierre, tempéra-t-il, modeste.
- Elle n’aide pas à faire nager la boîte, remarquai-je. 25% de baisse en une journée, pour l’action d’une grande société cotée, ça la fiche mal.
- Pour six malheureux mois de retard ! bougonna-t-il. Où est le sens de la mesure ? Mais aujourd’hui, l’investisseur veut tout, tout de suite : ce fichu syndrome vanille-fraise. Voulez-vous que je vous dise ? Cette histoire de retard n’est qu’un prétexte. La vérité, c’est que les gens voulaient sortir du marché ; ils ont saisi l’occasion au bond."
Le débat ne s’est pas arrêté là, comme nous le verrons demain…
Meilleures salutations,
Le Banquier Central
Pour la Chronique Agora
(*) Derrière le Journal d’un Banquier Central, on trouve toute une équipe d’experts de la finance, de l’économie, de l’analyse technique et de la bourse — qui mettent à votre service leur expérience boursière aussi affûtée que leur sens de l’humour pour vous proposer des recommandations claires, fiables… et surtout profitables !
Pour découvrir toutes les analyses et recommandations du Journal d’un Banquier Central, continuez votre lecture…
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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