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La Chronique Agora
Paris, France
Mercredi 11 octobre 2006
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*** Prix Nobel et peau de lapin
Philippe Béchade s’interroge sur Edmund Phelps…
*** Le retour de la vieille fripouille
Tiens, un revenant…
*** Qui est le vrai voleur de hamburgers ? (2)
Hamburgers et inflation hier, anchois et soja aujourd’hui… Mais où s’arrêtera le Mogambo ?
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Nous n’avons pas de solution miracle à la volatilité et aux incertitudes boursières…
… mais que pensez-vous d’une plus-value de 44% enregistrée en quatre séances… alors même que le Nasdaq perdait 4,5% sur la semaine ?
Si ça vous intéresse… continuez votre lecture pour tout savoir.
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Bonjour,
*** PRIX NOBEL ET PEAU DE LAPIN
** Tous les commentateurs s’en félicitent : le CAC 40 a enregistré hier sa seconde meilleure clôture annuelle, avec +0,47% à 5 310 points. Les acheteurs sont revenus à la charge en fin de séance, encouragés par un sursaut haussier des indices américains (+0,15% vers 17h30) qui avaient entamé la séance sur une note hésitante, voire un peu lourde — un peu de prudence avant la publication mardi soir des résultats d’Alcoa ou de Caterpillar ?
Si le timing du rebond des marchés US, après une première heure de cotation laborieuse, était effectivement idéal, l’élément macro-économique décisif fut visiblement la nouvelle hausse du dollar (+0,55% à 1,2540 euros). Elle mérite quelques éclaircissements — notamment sur la forte hausse des rendements obligataires –, et ne constitue pas nécessairement la meilleure nouvelle pour les entreprises exportatrices cotées sur le NYSE ou le Nasdaq.
Mais Wall Street ainsi que les principales places boursières du Vieux Continent sont manifestement déterminées à ne retenir de l’actualité macroéconomique que les éléments qui plaident en faveur de la hausse des actions. Ils nous administrent, à une semaine d’intervalle, la démonstration que n’importe quel scénario de politique monétaire peut être retourné comme une peau de lapin et réinterprété de manière à conforter une anticipation haussière sur les principaux indices boursiers.
Il y a quinze jours, les signaux de ralentissement économique aux Etats-Unis et le chiffrage (à -1 point de croissance) de l’impact d’un "refroidissement" du marché immobilier par Ben Bernanke alimentaient toutes les spéculations sur un potentiel assouplissement du loyer de l’argent par la Fed d’ici mars prochain. Rien ne pouvait davantage réjouir les traders que la promesse de liquidités moins chères d’ici cinq à six mois.
** Le patron de la Fed et certains de ses lieutenants (Janet Yellen s’exprimait lundi soir) ont fait une mise au point à ce sujet début octobre. Les anticipations de baisse de taux sont largement prématurées, et des foyers de tensions inflationnistes persistent — un argument étayé dès le vendredi 6 octobre par une forte révision à la hausse des créations d’emplois aux Etats-Unis en juillet puis au mois d’août, sur fond de hausse des coûts salariaux supérieure à +4% en rythme annuel.
Qu’à cela ne tienne, les investisseurs considèrent le discours de fermeté de Ben Bernanke plutôt rassurant : il implique l’ancrage des anticipations inflationnistes à des niveaux tolérables. Par ailleurs, la forte tension des taux depuis dix jours (ils sont remontés de 4,59% à 4,75% sur les bons du Trésor à 10 ans) suggère que l’économie américaine va continuer de bénéficier des effets positifs de la croissance mondiale. Cette dernière resterait voisine de 5% en 2007 grâce aux 10% du PIB chinois, aux 8% du PIB indien et à des rythmes comparables dans les ex-républiques soviétiques ayant récemment intégré l’espace économique européen.
Autrement dit, Wall Street peut courir avec un égal bonheur deux lièvres à la fois : que les taux d’intérêt grimpent ou se détendent, l’effet sur les actions reste invariablement positif.
L’union des contraires se sublime dans le scénario de l’atterrissage en douceur de l’économie américaine : la contradiction apparente matérialisée par l’inversion de la courbe de taux se résout d’elle-même, puisque le contrôle de l’inflation à court terme — notamment par une modération de la hausse des salaires — préfigure l’instauration d’un cycle de croissance vertueux à plus long terme.
** Le comité du prix Nobel vient de récompenser un économiste américain de 73 ans, Edmund Phelps (chercheur de l’université de Columbia), pour ses travaux éclairant les relations d’exclusion réciproque entre l’inflation et le plein emploi — sans la menace du chômage, les salaires ont une fâcheuse tendance à déraper vers le haut, générant le classique cercle vicieux d’une hausse des prix en anticipation d’un accroissement de la demande de biens de consommation.
Pour tenter de résumer, avec nos petits moyens intellectuels de lecteurs assidus du Mogambo Guru, les grandes lignes de son corpus théorique, élaboré dans les années 60, il suffit de constater que l’inflation mesurée par les indices traditionnels (qui excluent de leur champ de calcul les bulles de l’immobilier, des actions et du marché de l’art) demeure d’une sagesse qui force l’admiration depuis une quinzaine d’années, sur fond de stagnation des salaires et du pouvoir d’achat des ménages.
Mais les fulgurances d’Edmund Phelps auraient-elles pu se matérialiser sans la chute du Rideau de Fer… et le virage vers un capitalisme sauvage du plus grand réservoir de main d’oeuvre à bas coût de la planète, entraînant dans son sillage le sous-continent indien et d’ex-satellites communistes ou maoïstes tels que le Vietnam, le Laos ou le Cambodge ?
La croissance atteindrait-elle les sommets du début du 21ème siècle sans l’usage immodéré de la planche à billet institué par la Fed sous la houlette d’Alan Greenspan, et sans l’endettement astronomique des ménages en parallèle avec celui de l’Etat américain ?
** En ce qui concerne "l’ancrage" de l’inflation (une expression devenue "incontournâââble" dans les dîners en ville), il faut bien savoir de quoi l’on parle : sans l’allongement démesuré de la durée des prêts immobiliers et l’aménagement du calendrier des remboursements, quel Américain moyen aurait les moyens de s’offrir un logement à 230 000 $, prix moyen des transactions aux Etats-Unis ?
Les salaires sont en panne depuis le milieu des années 90, mais les prix de l’immobilier ont flambé de 130% en 10 ans. Si ce n’est pas de l’inflation, comment les prix Nobel d’économie voient-ils la chose ?
Le doublement de la masse monétaire américaine en sept ans — et le doublement de l’endettement en seulement six ans d’administration Bush — correspondent-ils à un cycle de croissance vertueux ?
L’effondrement de la production industrielle aux Etats-Unis, puis son transfert vers des pays où les salaires sont 50 fois moins élevés, constituent-ils la preuve d’une supériorité ontologique et définitive d’une économie de services adossés aux technologies de l’information ?
La réalité, c’est que l’enrichissement apparent du citoyen américain est un gigantesque trompe-l’oeil. Il masque une progression vertigineuse des inégalités et un risque de paupérisation massive des ménages appartenant à la classe moyenne si la bulle immobilière devait éclater. Cependant, les "experts" tentent d’accréditer la thèse selon laquelle le dégonflement des prix des logements individuels s’apparentera à un atterrissage en douceur, à l’image des scénarios de décrue progressive de la croissance en 2007.
Nous n’avons pas trouvé trace au cours des 50 dernières années — en Angleterre ou aux Etats-Unis — d’un repli mesuré des prix de l’immobilier dès lors que ceux-ci avaient cessé de progresser. L’instauration d’une situation d’équilibre plus ou moins durable reste une pure fiction s’agissant du haut de la courbe. En revanche, il arrive — comme au Japon ou en Europe de 91 à 95 — que les planchers soient longuement testés avant qu’un nouveau cycle haussier s’enclenche : dans cette situation précise, le statu quo constitue le moindre mal.
Philippe Béchade,
Paris
PS : Quoi que fassent la bulle immobilière, la Fed et les entreprises de la planète, Philippe Béchade a un avis sur la question… et les recommandations qui vont avec. Pour retrouver son analyse de la séance en cours et son conseil du jour, composez le 0899 707 009* dès 15h45 cet après-midi.
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)
—————————– (publ.)
Notre Banquier Central ne rate jamais une occasion de faire le malin…
… mais il faut dire qu’il a de quoi !
Il a en effet enregistré pas moins de 429,45% de gains cumulés sur les six premiers mois de l’année — alors même que le CAC 40 connaissait sa chute la plus sévère depuis le krach des technologiques !
Pour tout savoir sur ces conseils vraiment pas comme les autres, continuez votre lecture…
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** LE RETOUR DE LA VIEILLE FRIPOUILLE
** Bouhou !
* Alan Greenspan, cette vieille fripouille, nous manquait. Qu’était-il devenu, nous demandions-nous ? L’être humain le plus sage, le plus rusé et le plus puissant de la planète semblait avoir disparu après avoir quitté son poste à la Fed. Nous pensions ne plus jamais entendre parler de lui.
* Mais cette semaine, notre homme a refait surface tel un béluga au large des côtes du Canada. S’exprimant devant un public privé, il a déclaré que la bulle des prix de l’immobilier — et le krach qui menace — n’étaient pas de sa faute.
* "Je ne pense pas que le boom soit né d’un taux directeur de 1%, ou de l’assouplissement de la Fed. Il est venu de l’effondrement du Mur de Berlin", a déclaré M. Greenspan à ses auditeurs.
* Le Financial Times déclare :
* "L’ancien président de la Fed a affirmé que l’effondrement du communisme en Europe de l’Est et le passage à l’économies de marché en Chine et dans d’autres pays en voie de développement ont amené ‘des milliards de travailleurs bon marché sur la scène’."
* "Selon lui, cela a ‘généré une désinflation tout en réduisant l’inflation des primes de risques et les taux d’intérêt de long terme, créant un déclin des taux d’intérêt de long terme et des primes valeur/risque’. En conséquence, ‘la valeur de marché réelle des actifs a augmenté plus rapidement que le PIB’."
** Il y a indubitablement du vrai dans ce qu’il dit.
* Mais on est là dans une de ces occasions pour lesquelles le mot "malhonnête" a été inventé. Oui, l’intégration mondiale a réduit les attentes d’inflation, permettant ainsi des taux d’intérêt plus bas et une hausse des valeurs des actifs. Mais sans l’aide et l’encouragement actif de la Fed, qui a fait passer ses taux directeurs sous les 2% — c’est-à-dire sous le niveau d’inflation — durant 35 mois, le boom américain des prix de l’immobilier ne se serait probablement jamais transformé en bulle. Et des millions d’Américains seraient encore solvables aujourd’hui.
* La mondialisation a peut-être abaissé les taux d’inflation, permettant des taux d’intérêt plus bas. Mais la mondialisation n’a pas amené avec elle des taux de prêt sous le taux d’inflation. Ces taux de prêt négatifs n’étaient pas imposés par M. le Marché, mais par M. le Manipulateur de Marchés, Alan Greenspan.
* Un taux de prêt négatif est une merveille. Il permet à un spéculateur d’emprunter, sachant qu’il peut rembourser moins qu’on ne lui a prêté. Les prêts négatifs sont au monde financier ce qu’un dessert à calories négatives serait pour Mamie Nova, ou une sentence de prison négative pour un cambrioleur. Vous pouvez imaginer, cher lecteur, à quels méfaits ils se livreraient.
* Même à des taux d’intérêt réels bas, un emprunteur doit se montrer prudent. Mais quel genre de prudence est nécessaire lorsqu’on vous garantit de faire des profits rien qu’en empruntant ?
* Les véritables effets des taux directeurs à moins de 2% sont désormais passés dans l’Histoire — enfin, une histoire qui est encore en train de s’écrire, une page douloureuse après l’autre. Cela a causé une énorme bulle dans les prix de l’immobilier américain — voilà qui ne fait aucun doute. Cela a également aidé à soutenir l’économie US toute entière, et, par extension, l’économie de la planète. Goldman Sachs calcule que, depuis 2002, les propriétaires américains ont pu "retirer" assez d’argent de leurs maisons pour ajouter tous les ans 2,5% à la croissance réelle du PIB — c’est-à-dire la majeure partie de cette croissance.
* A présent, il semblerait que la bulle soit en train de dégonfler. La Fed ne distribue plus d’argent. Et le marché de l’immobilier n’accorde plus de gros gains aux propriétaires. Les affaires marchent moins bien pour les distributeurs de revêtements de sol et pour le reste du complexe industrialo-immobilier.
* Si M. Greenspan avait raison, les investisseurs pourraient s’attendre à des prix de l’immobilier élevés durant longtemps. Après tout, le commerce mondial ne disparaîtra probablement pas de sitôt. Pourquoi les prix des maisons devraient-ils baisser, dans ce cas ? Et les prix des actions, d’ailleurs ?
* Mais à présent, même le Maestro concède que les prix des maisons baissent. Seulement, dit-il, c’est parce que les maisons sont devenues hors de prix. Et il suppose que le pire du ralentissement immobilier est déjà derrière nous.
* Qui sait ? Il a peut-être raison. Mais un investisseur doit jouer les probabilités. Quelles sont les probabilités d’engranger de véritables gains en actions aux cours record actuels ? Quelles sont les probabilités d’engranger de véritables gains dans l’immobilier américain ? Quelles sont les probabilités que M. Greenspan en sache plus long que tout le monde ?
* Nous attendons de voir.
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Rencontrez l’équipe des Publications Agora !
Nous participerons au Forum de l’Investissement et de l’Epargne les 13 et 14 octobre prochains. Venez nous rendre visite… et profitez-en pour discuter avec les dizaines de professionnels de l’investissement et du conseil financier présents sur le reste du salon !
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*** La Chronique Agora présente ***
Hier, c’était hamburgers et inflation. Aujourd’hui, c’est anchois et soja. Mais où s’arrêtera le Mogambo ?
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QUI EST LE VRAI VOLEUR DE HAMBURGERS ? — 2ème PARTIE
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Par le Mogambo Guru (*)
Si l’on en croit le Plan de mon Cours, le moment est venu de vous enseigner que les choses sont Très Très Moches (TTM) dans le monde réel de la Dure Réalité Mogambo (DRM).
Toute cette misère est due à l’inflation des agrégats monétaires par la Réserve fédérale — inflation qui doit se manifester par une inflation des prix à mesure que tout ce nouvel argent inonde l’économie. Et malheureusement, c’est bien ce qui se passe. Et c’est ainsi que le citoyen américain et son argent partent en fumée — et il en va de même pour son pitoyable compte d’épargne-retraite, lequel est si parfaitement inadéquat que j’en Ris De Mépris (RDM).
Et à ce sujet, ce dont on n’a pas (selon moi) assez parlé dans les médias, c’est la publications des trois grands indicateurs de tendance — leading, coincident et lagging. Le seul organe de presse digne de confiance ayant réellement fait un scandale à ce sujet, ça a été le Services de Nouvelles Monétaires du Vrai Patriote Mogambo (SNMVPM), que vous trouverez sur le canal 1776 de votre radio ; vous pouvez le capter partout, sauf dans les régions où le gouvernement brouille le signal dans une tentative de réduire le Mogambo au silence — empêchant sa Mogambo-ité d’annoncer aux quatre vents que "vous pouvez faire vos adieux à vos sales petites personnes, crétins de Yankees, parce que vous avez ignoré la Constitution, et vous avez laissé votre devise n’être rien d’autre que du papier et des chiffres électroniques, à la suite de quoi le gouvernement et les banques sont devenus cinglés à force de créer et de dépenser trop de monnaie, et vous voilà tous complètement maudits par l’inflation des prix et l’enfer d’une économie basée sur les dépenses gouvernementales ! Hahahaha !".
Enfin bref, pour ceux d’entre vous que les censeurs du gouvernement ont empêché d’entendre cette communication si excessivement importante, ce qui s’est passé, c’est que le leading indicator (qui indique les futurs profits) a baissé de 0,3. C’est assez mauvais. Le coincident indicator(l’indicateur d’activité économique actuelle), quant à lui, a grimpé du plus petit chiffre possible, 0,1. C’est assez pire, si vous me passez l’expression. Mais les nouvelles vraiment terrifiantes, c’est que le lagging indicator (qui est l’indicateur de l’inflation) a grimpé en flèche (relativement) de 0,4 ! C’est assez plus pire encore !
Si vous vérifiez cette curieuse combinaison de choses dans la section "risque/récompense" de votre Manuel Pratique de Bureau Mogambo (MPBM), vous remarquerez que ça va très très très loin dans la Dimension de la Malédiction, qui est un peu comme la Quatrième Dimension — au sens où les choses sont plutôt bizarres et tordues. Sauf qu’en général, dans la Quatrième Dimension, tout le monde est encore vivant à la fin de l’épisode, tandis que dans la Dimension de la Malédiction, tout le monde passe l’arme à gauche dans d’atroces souffrances, dévoré vivant par l’inflation, avec des tas de cris de crainte et de douleur, et les épisodes terminent dans le silence, après un rot retentissant.
Mais on parlait d’inflation, parce que c’est tout ce dont je sais parler — et nous en venons au fait que la sécheresse a sévèrement réduit les récoltes de choses mangeables cette année, comme par exemple les champs de blé, les tiges de maïs, les buissons de soja et les arbres à pizzas. Nous apprenons aussi de Bloomberg que "les Etats-Unis continentaux ont subi l’été le plus chaud depuis les années 30, le deuxième au palmarès depuis qu’on a commencé à enregistrer les chiffres il y a plus d’un siècle de cela".
Et cela n’a quasi-certainement rien à voir avec El Nino, dans l’océan Pacifique — qui est, une fois encore cette année, très gros et très chaud, et a incommensurablement plus d’influence sur la météo. On apprend par exemple de FreeMarketNews.com que "John Ing, de Maison Placements Canada, prend le côté inflationniste dans un article posté sur gold-eagle.com, notant que les anchois manquent encore une fois à l’appel sur la côte péruvienne".
Qu’est-ce que les anchois ont à voir avec ça ? Eh bien, avant que je puisse expliquer comment cette offre réduite de protéines d’anchois et la hausse de la demande globale de protéines qui en résulte se répercutent sur la dynamique offre/demande de sources alternatives de protéines, ils m’interrompent grossièrement en disant : "la dernière fois que cela s’est passé, le soja a atteint des niveaux record, entraînant avec lui les prix des métaux précieux".
A la prochaine,
Le Mogambo Guru
Pour la Chronique Agora
(*) Richard Daughty est associé gérant et directeur d’exploitation pour Smith Consultant Group, qui sert les secteurs financier et médical. Il est également l’auteur de la lettre d’information économique Mogambo Guru, un exercice visant à accumuler les sarcasmes sur ceux qui le méritent largement. Le Mogambo Guru est souvent cité dans le journal Barron’s ou dans le Daily Reckoning, l’équivalent américain de la Chronique Agora.
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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