=============================
La Chronique Agora
Paris, France
Jeudi 11 janvier 2007
=============================
*** Une forte baisse qui démarre… en douceur ?
Le moment de jouer la baisse des marchés serait-il arrivé ?
*** Une république bananière…
… mais sans tout le plaisir qui va avec…
*** Le nucléaire en pleine forme (1)
Une solution au cœur des grands débats géopolitiques, écologiques et de croissance des pays émergents
—————————– (publ.)
Découvrez la machine à plus-values !
Cette forme d’investissement permet d’accumuler rapidement et simplement les plus-values.
Elle a déjà permis d’engranger 155% de gains cumulés en à peine deux mois…
qu’attendez-vous pour en profiter ?
—————————
Bonjour,
*** UNE FORTE BAISSE QUI DEMARRE… EN DOUCEUR ?
** Autant les marchés semblaient progresser avec obstination depuis le 1er décembre 2006, escaladant jour après jour de nouveaux sommets jusqu’à en perdre haleine (toute tentative de reprise de souffle semblant vouée à l’échec)… autant les espoirs de rebond qui se matérialisent ponctuellement en cours de journée depuis le 3 janvier sont systématiquement déçus.
Le profil de cette séance de mercredi nous en administre une nouvelle preuve. L’embellie qui se dessinait à une heure de la clôture sur les places européennes a été durement contrée au cours de la dernière demi-heure ; le CAC 40, qui remontait d’un plancher de 5 575 points (en matinée) au contact des 5 520 points, a inversé la vapeur vers 17h, rechutant jusque sur les 5 500 points au moment du fixing de clôture, avec -0,56% au final.
Le même phénomène de liquidation des positions acheteuses en intraday survenant au cours des derniers échanges s’était déjà manifesté au cours des trois précédentes séances de vendredi, lundi et mardi. Cela signifie que la confiance n’est plus là, même si la tactique du moment ne consiste pas encore à initier des rafales de ventes à découvert tous azimuts — sauf sur quelques valeurs pétrolières et para-pétrolières atteintes de plein fouet par la débâcle des prix du brut à Londres (IPE) ou sur le NYMEX ; il valait à peine 54,2 $ le baril mercredi soir à New York.
** Même si la température est particulièrement douce pour la saison, ce qui invite à profiter des joies des activités extérieures et plus symboliquement à des investissements sur des marchés émergents, le moment est peut-être venu quitter le terrain et de regagner prudemment le banc de touche avant que ne surviennent les premières crampes.
Les joueurs sont fatigués et certains commencent à faire preuve de nervosité. C’était très perceptible sur les marchés asiatiques, qui avaient donné le ton en fin de nuit avec une chute de 1,7% de la bourse de Tokyo puis de 1,3% de l’ASX à Singapour.
Les investisseurs se demandent si la cadence haussière imprimée aux indices boursiers des pays d’Extrême-Orient en 2006 sera soutenable en 2007. Manille a bondi l’an dernier de 42%, Bombay de 47%, Djakarta de 55%, et le compartiment "domestique" de Shanghai s’est littéralement envolé de 130%.
La croissance dans cette zone économique demeure largement tributaire du bon vouloir du consommateur américain : le Chinois ou l’Indien, au lieu de mordre dans la vie à plein portefeuille, épargne, épargne encore, chaque année davantage… au cas où le miracle économique actuel se volatiliserait comme ce fut le cas en 1997 de la Thaïlande à la Corée du Sud en passant par la Malaisie, et même la Russie, en pleine fièvre des privatisations.
** La météo vient en effet à la rescousse des ménages américains : leurs dépenses de loisirs et de confort se maintiennent à un niveau plus que convenable depuis le mois d’octobre (les experts redoutaient alors un coup de frein conjoncturel), tandis que le volume du crédit à la consommation se contracte sensiblement depuis plusieurs semaines.
La facture de chauffage a baissé en moyenne de 14% depuis le début de l’hiver aux Etats-Unis ; les livraisons de fuel domestique sont en chute libre de 25% début janvier. L’Europe est logée à la même enseigne, puisque les livraisons de fioul plongent carrément d’un tiers dans les régions les plus méridionales telles que le Pays Basque, le Languedoc, la Côte d’Azur — et naturellement toute l’Espagne et l’Italie.
Il ne faut pas chercher beaucoup plus loin l’explication de la contraction du déficit commercial américain au mois de novembre (-0,5%, à -58,3 milliards de dollars). En valeur, les importations de produits pétroliers ont atteint leur plus faible niveau depuis juillet 2005, à 15,6 milliards de dollars contre 17,2 milliards en octobre.
Le département de l’Energie US annonçait dans la foulée que les stocks de pétrole brut s’étaient de nouveau contractés la semaine dernière, de cinq millions de barils. Par un phénomène de vases communicant aisément compréhensible, les réserves de fuel et autres produits distillés se sont regonflées symétriquement de 5,4 millions de barils, tandis que les stocks d’essence progressaient également de 3,8 millions de barils.
Les raffineries américaines tournent toujours à plein régime, mais les chaudières fonctionnent en mode "économie"… quand elles ne sont pas purement et simplement mises en veilleuse — qu’il s’agisse de l’habitat individuel, des lieux publics, des tours de bureaux ou des usines — dans tout l’hémisphère nord.
Le déficit commercial américain pourrait, grâce à la clémence des éléments climatiques, rester contenu en deçà de la barre des 800 milliards de dollars (pressentis dès le milieu de l’été, c’était alors bien parti pour !). Le déficit cumulé sur les 11 premiers mois s’établit cependant à 701 milliards de dollars contre 717 milliards pour l’ensemble de l’année 2005, et le solde négatif du millésime 2006 devrait se situer dans une fourchette comprise entre 768 et 770 milliards de dollars, soit 5,3% du PIB US.
** La France, qui s’enorgueillissait de vastes excédents au début des années 2000, est sur la mauvaise pente depuis trois ans, et l’allègement ponctuel de la facture pétrolière n’y change rien. Le déficit commercial continue de se creuser à un rythme alarmant ; fin novembre, il flirtait avec les trois milliards d’euros, à -2,835 milliards. La barre des -25 milliards d’euros devrait être allègrement franchie à fin 2006. Si le processus se perpétuait à la même allure en 2007, le déficit pourrait atteindre les 40 milliards d’euros et s’aligner sur le ratio des 5% en vigueur aux Etats-Unis depuis 2004.
L’Hexagone accumule les mauvais points depuis le début du second semestre : après une croissance nulle au troisième trimestre 2006, la production industrielle s’est encore repliée de 0,2% en novembre par rapport au mois d’octobre.
Malgré ces chiffres décevants, le ministre de l’Economie, Thierry Breton, réitérait mercredi ses prévisions de croissance comprise dans une fourchette de +0,6% à +0,8% au quatrième trimestre 2006. Cela validerait au mieux une hausse globale du PIB voisine de 2% qui fera, quoi qu’il en soit, pâle figure en regard des 2,7% annoncés par anticipation en Allemagne.
** Mais les fondamentaux économiques ne pèsent guère dans les stratégies d’investissements dès lors que les liquidités demeurent abondantes — et elles le sont encore en ce début d’année. Cependant, la chute des recettes pétrolières des pays producteurs, qui les recyclent majoritairement sur les marchés financiers occidentaux, pourrait contribuer à les tarir au cours des prochaines semaines.
N’importe quel prétexte sera alors le bon pour s’alléger sur le compartiment actions — aussi bien un discours traduisant une ligne monétaire dure de la BCE (nous en saurons un peu plus ce jeudi midi) que des trimestriels en ligne avec des estimations très optimistes aux Etats-Unis à partir de la semaine prochaine.
Les niveaux à surveiller avec une attention toute particulière sur le CAC 40 sont 5 480, 5 453 puis surtout 5 400/5 410 points, un support graphique qui correspond à la base du canal haussier en vigueur depuis le 14 juin 2006.
Nous attendons l’éclosion d’articles "encourageants" et la multiplication des références à Goldilocks pour avoir la confirmation que le moment de jouer la baisse des marchés est arrivé… et nous pressentons que nous n’allons plus devoir patienter bien longtemps.
Philippe Béchade,
Paris
PS : Notre portefeuille a vu de nombreuses modifications, ces derniers jours… pour découvrir où nous en sommes de notre stratégie — et retrouver tous les conseils de Philippe Béchade sur la séance boursière d’aujourd’hui, rendez-vous au 0899 707 009* !
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)
—————————
Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** UNE REPUBLIQUE BANANIERE…
** Quel jour merveilleux pour lire les nouvelles. Cherchant quelque chose pour nous distraire, nous avons l’embarras du choix.
* Pour commencer, nous devons une fière chandelle à notre vieil ami Marc Faber pour plusieurs choses, aujourd’hui. Nous avions manqué un délicieux petit article de notre éditorialiste préféré, Thomas L. Friedman. Marc en parlait dans son Gloom, Boom and Doom Report.
* Tous les articles de Friedman sont petits, dans le sens où les idées en sont si minuscules et légères qu’elles disparaissent presque avant qu’on ait eu le temps de les savourer. Et ils sont tous délicieux — dans le sens où ils nous font rire, avec délices.
* Ecrivant avant les élections à l’automne dernier, Friedman a offert aux Américains quelques conseils électoraux :
* "Les Américains devraient faire savoir à Karl [Rove] qu’ils ne sont pas stupides".
* Nous ricanons déjà. Parce que nous nous demandons qui peut encore lire Friedman aujourd’hui, à part des idiots, les cyniques — ou un économiste cherchant à se distraire.
* Friedman continuait…
* "Ils devraient lui faire savoir que la chose la plus patriotique à faire, dans ces élections, est de voter contre l’administration qui nous a mené — par pure incompétence — au point où la situation en Irak était non seulement inévitable — mais désormais ‘ingagnable’".
* Et là, nos zygomatiques sont mis à rude épreuve — parce que Friedman était l’un des partisans les plus virulents de la guerre. Il a encouragé l’administration Bush à se mettre dans ce pétrin. Et il était si énervé contre les Français, restés en dehors du conflit, qu’il a pratiquement appelé à la guerre contre eux aussi.
* Maintenant que la guerre a tourné comme le prédisaient les mangeurs de grenouilles, notre éditorialiste accuse l’équipe Bush ! La guerre était une bonne idée, maintient-il ; simplement, le gang Bush n’était pas à la hauteur. Imaginez combien la situation aurait été meilleure si John Kerry, Al Gore ou Hillary Clinton avaient pris les affaires en main !
* Hahaha !
* Qu’auraient-ils fait… envoyé plus de troupes ? Ou dépensé plus d’argent ? Nous avons jeté un coup d’œil au site du "Projet des Priorités Nationales" américaines, et avons découvert que le pays a déjà dépensé 357 120 600 000 $ pour la guerre. Les chiffres défilent si rapidement que nous n’avons pas pu avoir les données exactes. Mais cela représente déjà plus de 1 000 $ pour chaque homme, femme et enfant aux Etats-Unis… plus de 12 000 $ par tête enturbannée en Irak… ou encore, imaginez un peu, 10 millions de dollars pour chaque "insurgé" tué par les forces US. Qu’auraient fait les démocrates ? Payé plus encore ?
** Nous devons également des remerciements à Marc pour avoir souligné un autre petit détail des sottises de Friedman. Si les électeurs ne mettent pas les républicains à la porte, a-t-il dit, "cela signifie que [les Etats-Unis] sont devenus une république bananière".
* Que mange cet homme ? Quel air respire-t-il ? Qu’y a-t-il dans l’eau qu’il boit ?
* Par de nombreux aspects, les Etats-Unis sont déjà une république bananière — mais sans les fruits tropicaux et le climat agréable. Faber explique :
* "Une république bananière n’est pas seulement caractérisée par un système politique pourri, dirigé par une petite élite riche et corrompue, qui a en général accédé au pouvoir grâce à des intérêts étrangers — ou qui est soutenue par eux — mais également par d’immenses inégalités de richesse et de revenus, des infrastructures défaillantes, des retards dans de nombreux secteurs de l’économie, des dépenses d’investissement basses, une dépendance aux capitaux étrangers, à l’impression d’argent et aux déficits budgétaires, et bien entendu par une devise qui va s’affaiblissant".
* "Une république bananière est également caractérisée par une classe dirigeante entravant les libertés personnelles du peuple et versant dans la dictature militaire ouverte sous prétexte de lutter contre des groupes d’oppositions ou des ennemis guérilleros (ou terroristes)".
* "De plus, le fait que les dirigeants ou l’élite proviennent de partis politiques différents n’est pas un facteur pertinent pour classifier un pays en tant que république bananière ; ce qui EST pertinent, par contre, c’est la détermination dont fait preuve cette élite — quel que soit le parti auquel appartiennent ses membres — de s’approprier la richesse de la majorité des gens (les masses), en général simplement en imprimant de l’argent et en accumulant des déficits budgétaires chroniques — et, fréquemment, par le biais de guerres n’ayant aucun sens".
* Le fait que les Etats-Unis sont — ou deviennent — une république bananière ne nous dérange pas. Certains de nos pays préférés de la planète ont été des républiques bananières. Nous aimons les prix bas, le climat et la politique comique. Ce qui nous dérange, par contre, c’est que les Etats-Unis semblent s’aigrir. La chaleur des tropiques semble leur être montée à la tête. Ils ont commencé à se prendre, eux et leur politique, au sérieux. C’est une chose que d’escroquer les électeurs avec une "Guerre contre la Pauvreté" ou même une "guerre contre la drogue". Mais cette guerre contre la terreur — avec ses goulags dans le monde entier, ses tactiques de terreur, ses fouilles aux aéroports, ses fantassins amputés, ses écrivaillons et sa propagande — semble en enlever tout le côté plaisant.
—————————– (publ.)
Les marchés semblent redescendre de leurs sommets :
Simple pause ou véritable début de retournement boursier ?
Pour en savoir plus — et découvrir comment réagir aux principales tendances qui nous attendent dans les mois qui viennent, continuez votre lecture…
—————————
*** La Chronique Agora présente ***
La Chronique Agora présente : Trois facteurs essentiels jouent en faveur de l’énergie nucléaire : la géopolitique, le réchauffement planétaire et la croissance des pays émergents.
============
LE NUCLEAIRE EN PLEINE FORME — 1ère PARTIE
============
Par Justice Litle (*)
Cigar Lake, dans la province de Saskatchewan, au Canada, renferme l’un des plus riches gisements de minerai d’uranium au monde. Avec 232 millions de livres de réserves prouvées et probables, la valeur économique de ce dépôt frôle les 14 milliards de dollars selon les récents prix au comptant.
La production de Cigar Lake était censée sauver la mise des centrales électriques nucléaires — dont 103 fonctionnant aux Etats-Unis. On projetait d’avoir accès à sept ou huit millions de livres de production d’ici 2008, et jusqu’à 18 millions peu après. Cigar Lake devait fournir 50% de toute la nouvelle production d’uranium sous cinq ans.
Puis tout s’est effondré. Littéralement.
Des portes de béton renforcées par de l’acier étaient en place pour retenir le lac, mais un éboulement souterrain a provoqué l’affaiblissement des portes. L’eau s’est engouffrée à la vitesse de 1 500 m3 par heure ; en peu de temps, la mine était inondée.
Cet accident va coûter cher à Cameco, qui possède 50% de la mine de Cigar Lake — et il va également causer pas mal de souci aux acheteurs d’uranium dans leur ensemble. Kevin Brambough, de Sprott Asset Management, pense que les fournisseurs énergétiques américains seront particulièrement mis à mal.
"Ces retards… créeront un sentiment d’urgence ces prochaines années", a déclaré Bambrough. "C’est presque comme si l’industrie pétrolière perdait l’Arabie Saoudite".
Les prix de l’uranium sont suivis et cotés sur une base hebdomadaire par plusieurs observateurs du secteur. La dernière hausse de 56 $ à 60 $ a été "la plus grande augmentation hebdomadaire jamais enregistrée", selon Eric Webb, d’Ux Consulting. Les prévisions de long terme pour l’uranium à 75 $ voire 100 $ la livre semblent désormais justifiées ; il devrait s’échanger à plus de 111 $ pour battre les sommets records de 1978 ajustés à l’inflation.
C’est plus qu’un simple contrecoup à l’effondrement de Cigar Lake : le prix au comptant de l’uranium n’a pas faibli depuis 2001. Voilà des années maintenant que les producteurs d’uranium ne répondent qu’à 60% de la demande annuelle totale — les 40% restants provenant de réserves gouvernementales et de têtes nucléaires désarmées. Cela ne peut pas durer très longtemps.
Ce resserrement de l’offre survient au moment où l’énergie atomique reprend de l’ampleur. Trois facteurs importants jouent en faveur de l’énergie nucléaire : la géopolitique, le réchauffement planétaire et la croissance des pays en voie de développement.
Pour commencer, la géopolitique : les déplaisantes conséquences de la dépendance aux carburants fossiles s’étalent tous les jours en première page des journaux. Mahmoud Ahmadinejad prédit l’effondrement d’Israël et de l’Occident… Hugo Chavez jure de mettre à bas "l’empire le plus puissant de la planète"… Vladimir Poutine ignore superbement des assassinats brutaux tout en accélérant sa rhétorique de guerre froide… et ainsi de suite.
Tout cela — et bien d’autres choses encore — est nourri par une soif inextinguible de pétrole et de gaz. Le nucléaire n’offre peut-être pas un chemin direct vers l’indépendance énergétique — on ne peut pas mettre de barres d’uranium dans nos réservoirs à essence, comme l’observe Peter Tertzakian — mais c’est un grand pas dans la bonne direction (et si les ventes de voitures hybrides continuent de grimper en flèche, les conducteurs pourraient tout à fait "se brancher" la nuit, lorsque la demande d’électricité traditionnelle est basse).
Ensuite, le réchauffement planétaire. Le débat fait rage ; nombreux sont encore ceux qui partagent l’avis du sénateur James Inhofe (Oklahoma), qui a appelé le réchauffement de la planète "la plus grande couleuvre qu’on ait jamais essayé de faire avaler au peuple américain". Mais toute politique mise à part, les preuves s’accumulent et deviennent de plus en plus dures à ignorer. Alors que la Chine, l’Amérique du Nord et l’Australie sont dotées d’énormes gisements de charbon thermique, les conséquences d’une utilisation accélérée de charbon pourraient être sinistres (la pollution de l’air entre également en compte).
Que le public accepte le réchauffement ou non, leurs gouvernements, en tout cas, l’ont déjà fait. Les Etats-Unis étaient les derniers à céder — et maintenant que la sénatrice Barbara Boxer (Californie) a succédé à Inhofe à la tête du Comité américain de l’environnement et des travaux publics, la balance penche de l’autre côté. Le changement de régime à Washington, associé au besoin urgent de "faire quelque chose" contre le réchauffement de la planète, œuvre en faveur de l’énergie nucléaire.
Il ne fait aucun doute que les démocrates préfèreraient recourir à des solutions plus "vertes", comme l’énergie solaire ou éolienne, mais ces secteurs sont encore trop jeunes pour avoir beaucoup de poids. Les technologies vertes de demain sont extrêmement prometteuses ; cependant, elles n’ont pas encore démontré leurs capacités à performer sur une grande échelle. L’énergie nucléaire a déjà démontré sa sécurité, son adaptabilité et une fiabilité à plus de 90% — les technologies nouvelle génération comme les réacteurs à lit de boulets offrant une maintenance améliorée et plus de sécurité encore.
La suite dès demain…
Meilleures salutations,
Justice Litle
Pour la Chronique Agora
(*) Justice Litle, rédacteur de la lettre Outstanding Investments, possède des connaissances uniques qui lui ont bien servi sur les marchés. Justice a étudié la littérature et la philosophie dans des endroits aussi divers qu’Oxford, en Angleterre, l’université Pulacki (Olomouc, République Tchèque) ou l’université Macquarie (Sydney, Australie). Alors qu’il se destinait à une carrière universitaire, sa vie a pris un tout autre chemin après qu’il ait découvert The Investment Biker, la chronique de Jim Rogers sur l’investissement macro-économique… et la moto.
[NDLR : Le nucléaire, ce sera justement le thème développé par Isabelle Mouilleseaux dans l'Edito Matières Premières aujourd'hui... Pour en savoir plus, continuez votre lecture... et n'oubliez pas : c'est gratuit !]
==========================================
(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
——————————————————–
Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
==========================================
La Chronique Agora est une lettre électronique quotidienne gratuite distribuée par les services financiers des Publications Agora. Si vous désirez appliquer les conseils et évoqués dans cet e-mail, n’hésitez pas à vous abonner à l’une de nos lettres.
Pour plus d’informations :
http://www.publications-agora.fr



Laissez un commentaire