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la Chronique Agora
Paris, France
Jeudi 28 septembre 2006
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*** Le nouveau "M"
Sera-t-il maudit ?
*** Une histoire de chiffres
Qu’il s’agisse de hedge funds ou de déficits, on en revient toujours à la même chose…
*** Des performances plus qu’enviables (1)
Justice examine le marché du gaz naturel en détail, à la recherche d’opportunités de profit…
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Bonjour,
*** LE NOUVEAU "M"
** Quelques croquis valent souvent mieux qu’un long discours : telle est la maxime préférée des analystes techniques, qui piaffent d’impatience depuis le 15 août dernier, date où le CAC 40 s’était débarrassé de la dernière résistance lui barrant la route des 5 330 points, tandis que le Nasdaq débordait enfin le palier des 2 100 points.
La progression des indices s’est avérée laborieuse, mais le scénario anticipé six semaines auparavant se matérialise enfin, à quelques imperfections près : le CAC 40 devrait encore progresser de 1,5% supplémentaires pour renouer avec ses records annuels.
Mission accomplie en revanche pour l’Euro-Stoxx 50, qui retrace, au point près, son zénith des 3 898 points du 10 mai dernier… Et que dire du Dow Jones, qui vient de s’inscrire à 11 720 points, contre une meilleure clôture historique de 11 722 points le 14 janvier 2000 ?
Le fameux croquis évoqué en titre évoque donc la forme d’un vaste "M" — qu’il s’agisse du plus célèbre indice américain, du plus précis des baromètres boursiers paneuropéen, et même du CAC 40 dont la remontée s’est avérée un peu plus poussive que la moyenne entre la mi-juin et cette fin du mois de septembre.
Une telle conjonction de double sommets annuels ou historiques est particulièrement rare et remarquable : une telle simultanéité est tout simplement exceptionnelle. Il ne fait aucun doute que les marchés dans leur ensemble sont proches d’amorcer un tournant décisif… Reste à déterminer si ce virage permettra aux actions d’emprunter une nouvelle autoroute haussière, ou si, au contraire, il les mène droit vers une descente verglacée, bordée de précipices — dont notamment le fameux gouffre insondable de la dette américaine.
** La progression du CAC 40 depuis trois séances laisserait à penser que les investisseurs voient les cours se rapprocher de sommets historiques sans appréhension. Une observation détaillée de l’évolution des valeurs françaises hier démontre que le marché fait preuve de plus de nervosité que le score final ne le suggère.
Le marché parisien a effectué pas moins de deux incursions dans la "zone rouge" en cours d’après-midi mercredi ; une première fois vers 14h45, juste après la parution des ventes de biens durables aux USA au mois d’août (elle ont baissé de 0,5%, notamment sous l’effet d’un ralentissement des commandes dans l’électronique)… puis une seconde fois vers 16h45, suite à la publication d’une hausse surprise de 4,1% des ventes de logements neufs en août aux USA — ce qui ramène le glissement annuel à -17,4%.
Un chiffre d’autant plus étonnant qu’une reprise de 1% était anticipée, ce qui semblait encore trop optimiste 48 heures après la publication d’une contraction de 0,5% des reventes de logements anciens (soit -12,6% en rythme annuel).
** Mais il existe au moins un dénominateur commun, et c’est la grande nouveauté révélée par les dernières statistiques : aucun doute n’est plus permis, les prix de l’immobilier reculent ! Dans l’ancien, ils ont baissé de 1,7% au mois d’août. Ils se sont également tassés dans le neuf, de 1,3%.
Le déstockage auquel procèdent nombre de promoteurs — qui prédisent un avenir très sombre au cours des 12 prochains mois — serait à l’origine de ce phénomène. Ce n’est pas consentir un immense sacrifice que de réduire les tarifs de 2% ou 3% lorsque certains biens en catalogue font apparaître des plus-values latentes de 10% ou 15% (ce qui était le rythme de progression annualisé au début de l’année 2006) par rapport au prix de vente prévu initialement.
Mais le seul fait de constater une "désinflation" ponctuelle (la première en 11 ans tout de même) suffit à alimenter le soupçon que si la bulle immobilière ne gonfle plus — alors que nombre de journalistes et la plupart des agents immobiliers continuent de souffler dans le conduit à pleins poumons –, c’est qu’elle a tout simplement commencé à éclater.
Mais à l’image des pneumatiques tubeless qui équipent la plupart des véhicules modernes, lorsque l’enveloppe de caoutchouc est percée, il ne se produit plus le "bang" caractéristique des vieilles chambres à air dispersant leurs débris sur la chaussée… Non, le processus est désormais beaucoup plus discret et se limite à un vague chuintement (un "pfuit" !) tandis que les parois du pneu s’affaissent, et le conducteur ne ressent plus qu’une légère résistance dans la colonne de direction, au lieu de perdre brutalement le contrôle de son véhicule.
Mais dans un cas comme dans l’autre, une conduite sportive — même avec l’illusion de maîtriser ses trajectoires — est fortement déconseillée et peut précipiter le véhicule dans le bas-côté, voire le faire partir en tonneaux.
** Le marché parisien avait prudemment donné deux petits coups de freins qui ont sensiblement réduit sa vitesse en fin de journée. Il a cependant brusquement remis les gaz au cours des ultimes transactions, ce qui lui a permis de gagner 0,2% supplémentaires, à 5 243 points, pour clôturer symboliquement au-dessus des 5 240 points. Les opérations d’habillage de bilan de fin de troisième trimestre ne sont certainement pas étrangères à cet heureux phénomène !
Et vous vous demandez certainement si le CAC 40 ne dispose pas encore d’une forte marge de progression, lui qui culminait vers 6 900 points il y a six ans (à trois semaines près), alors que le Dow Jones avait inscrit neuf mois auparavant un zénith à 11 750 points — niveau qu’il a retrouvé en ce 27/09/2006.
Nous sommes convaincus qu’un élément essentiel de la réponse réside dans la valeur du CAC 40 exprimée en euros : la monnaie unique valait moins de 0,88 $ début septembre 2000, et s’est appréciée de 40% en six ans.
Vous voyez aisément où nous voulons en venir : ajoutez 45% aux 5 250 points du CAC en cette fin septembre… et vous obtenez, du point de vue d’un gérant américain, un indice équivalant à 7 600 points (base 2000, avec un dollar à 0,88 euro).
Etes-vous toujours convaincus que le CAC 40 a encore un lourd handicap à combler par rapport au Dow Jones ?
Philippe Béchade,
Paris
PS : Retrouvez Philippe Béchade au 0899 707 009* dès 15h45, avec un commentaire complet de la séance en cours, de nouvelles recommandations et le suivi des valeurs actuellement en portefeuille — indispensable pour réagir aux conditions boursières du jour !
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)
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Nous n’avons pas de solution miracle à la volatilité et aux incertitudes boursières…
… mais que pensez-vous d’une plus-value de 44% enregistrée en quatre séances… alors même que le Nasdaq perdait 4,5% sur la semaine ?
Si ça vous intéresse… continuez votre lecture pour tout savoir…
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** UNE HISTOIRE DE CHIFFRES
** Pauvre Bernie Ebbers. Ses carottes sont cuites. Il a dû se rendre au complexe correctionnel d’Oakdale, en Louisiane, cette semaine. Il est sorti de sa Mercedes pour rejoindre l’ancien gouverneur de l’état, Edwin Edwards, dans sa cellule fédérale. Ebbers a eu droit à 25 ans pour son rôle dans le scandale des télécoms. Les comptables travaillant sous sa direction ont enlevé des chiffres entiers des colonnes du bilan, disent-ils, et les ont glissés dans le budget des investissements.
* Ils ont fait des bêtises, nous ne le nions pas. Mais mettre le pauvre Bernie derrière les barreaux durant un quart de siècle pour quelques tours de passe-passe semble excessif. Lorsqu’il s’agit de chiffres, après tout… tout le monde peut se tromper. Ces petites choses sont notoirement glissantes.
* Il suffit de voir Brian Hunter. Il aurait beaucoup de choses à raconter. Il gagnait entre 75 et 100 millions de dollars par an en tant qu’as du trading en matières premières. Il était si bon que même les meilleurs acteurs du secteur voulaient être de la partie. Tant Morgan Stanley que Goldman Sachs avaient investi leur argent auprès de l’employeur de Hunter, Amaranth Advisors — le fonds de couverture à neuf milliards de dollars qui a rendu l’âme la semaine dernière.
* Qu’est-ce qui a mal tourné ? Les hedge funds sont censés avoir la bosse des maths, après tout. Ils embauchent des gens surdiplômés en mathématiques simplement pour s’assurer qu’ils ont bien calculé les probabilités et compensé leurs risques et leurs attentes de manière logique.
* "Quelqu’un ne surveillait pas ça correctement", a déclaré un professionnel, en faisant allusion à l’extraordinaire pari qu’Hunter avait placé sur les prix du gaz — un pari si énorme qu’à un moment, il détenait environ 10% du marché mondial des futures de gaz naturel.
* Pour autant que nous puissions le dire, voilà les faits en quelques mots : Hunter était acheteur. Et les investisseurs étaient vendeurs, d’un montant atteignant les six milliards de dollars.
* "Il semble que nous ayons un dysfonctionnement majeur", aurait-on pu dire aussi. Mais ce célèbre euphémisme était déjà pris. Il avait été prononcé le 28 janvier 1986… devant 50 millions de téléspectateurs. C’était le jour où la navette Challenger a explosé en mille morceaux.
* Le Prix Nobel de physique Richard Feynman a décrit la catastrophe comme un échec institutionnel. Les scientifiques et les ingénieurs de la NASA, a-t-il accusé, ont été dépassés par les bureaucrates qui ont permis de "pervertir les standards".
* Mais dans le monde financier, les standards se pervertissent si aisément qu’ils doivent avoir un gène tordu dès le départ.
* Voilà pourquoi nous ne pouvons nous empêcher d’avoir pitié de Brian Hunter. Comme Ebbers, il est parti de rien pour construire une fortune. Il est allé à l’université d’Alberta, où il a bien entendu été une star des maths, se spécialisant dans les modèles financiers. Mais le malheureux, âgé de 32 ans, avait à peine eu le temps de s’habituer à être extraordinairement riche et extraordinairement talentueux… quand une petite erreur de chiffres a fait dérailler son exceptionnelle carrière.
** Et maintenant, comme promis, plus d’informations sur les problèmes croissants de balance de paiement aux Etats-Unis. Pour la première fois en 90 ans, les Etats-Unis paient plus à leurs créditeurs étrangers qu’ils ne reçoivent de leurs investissements à l’étranger. La différence a augmenté, atteignant 2,5 milliards de dollars au second trimestre 2006. Cela, selon le Wall Street Journal, représente l’équivalent d’un paiement trimestriel de 22 $ par foyer américain, "un changement radical par rapport aux 31 $ de revenus nets d’investissement par ménage qu’ils enregistraient un an plus tôt".
* Ce n’est pas grand’chose… mais on a pris la mauvaise direction, et on va vite.
* "Nos obligations internationales nettes reviennent réclamer leur dû", déclare Catherine Mann, de l’Institute for International Economics.
* "Depuis la fin 2001, lorsque l’expansion économique actuelle a débuté, la consommation, l’investissement et les autres dépenses [américains] ont dépassé les revenus de 2 900 milliards de dollars au total — le plus grand déficit jamais enregistré. Le déficit courant contribue directement à la dette étrangère globale du pays, par la valeur de l’ensemble des actions, obligations, immobilier, entreprises et autres actifs américains possédés par des non-résidents américains. A la fin 2005, la dette étrangère totale des Etats-Unis se montait à 13,6 milliers de milliards de dollars — soit environ 119 000 $ par ménage. La dette étrangère nette, qui exclut la valeur de 11,1 milliers de milliards de dollars d’actifs étrangers possédés par les Etats-Unis, était de 2 500 milliards de dollars."
* "La bonne volonté des étrangers pour prêter de l’argent à taux bas a également encouragé les Américains et leur gouvernement à emprunter et dépenser. En achetant des bons du Trésor US, les investisseurs étrangers ont apporté plus de quatre cinquièmes des 1 300 milliards de dollars que le gouvernement fédéral a emprunté depuis 2001 pour aider à payer les baisses d’impôts, les avantages liés à Medicare et les guerres en Afghanistan et en Irak. Sur la même période, les étrangers ont investi plus de 700 milliards de dollars dans diverses sortes de titre américains basés sur les prêts hypothécaires, fournissant l’argent pour que des millions d’Américains achètent de nouvelles maisons — ou extraient du liquide de leurs maisons existantes pour le dépenser en marchandises comme des machines à laver ou des Hummers."
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Comment investir en toute confiance dans un marché en baisse
Des centaines d’investisseurs ont vu ce système accumuler plus-value après plus-value… aujourd’hui, c’est à votre tour d’en profiter.
Des gains de +40,42%… +35,14%… +60%… +74%… +43,17%… +37,87%… +33,33%… +28,21%… +23,10%… +30,95%… pourraient être à la clé : n’attendez plus !
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*** La Chronique Agora présente ***
La demande de gaz naturel augmente depuis bien plus longtemps qu’on pourrait le penser — et au cours des prochaines décennies, la consommation de gaz naturel devrait grimper de plus de 20%. Justice examine ce marché en détail, à la recherche d’opportunités de profit…
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DES PERFORMANCES PLUS QU’ENVIABLES — 1ère PARTIE
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Par Justice Litle (*)
"Nous voyons la première phase de l’histoire du gaz naturel pour les 30 à 50 années à venir… l’utilisation de l’énergie passe par des cycles de 50 ans. On avait le bois, puis le charbon, puis le pétrole et à présent, le gaz naturel."
– Fred Barrett, cadre en gaz naturel (cité dans le Wall Street Journal)
Petit quiz énergétique : en quel siècle le pipeline de gaz naturel a-t-il été inventé ? Inutile d’être trop précis, et prenez quelques instants pour réfléchir à votre réponse.
Evidemment, il ne s’agit pas du 20ème — ce serait trop facile. Si vous avez pensé au 19ème siècle, vous êtes encore à côté de la cible. 18ème ? Non. 17ème ? Toujours pas.
Comme pour bon nombre d’inventions largement en avance sur leur temps, on peut attribuer le mérite du pipeline de gaz à la Chine. Les Chinois ont construit le premier système de transport de gaz naturel à partir de perches de bambou. Les commerçants chinois utilisaient le gaz pour faire évaporer de l’eau de mer et récolter le sel qui restait (le commerce du sel était en plein boom, à l’époque, comme c’est encore le cas dans certains endroits du monde aujourd’hui). Confucius nous parle de l’existence de gisements de gaz naturel et de pipelines de bambou aux environs de 600 av. J.C.. Les Grecs, quant à eux, avaient déjà découvert les "sources ardentes" 1 000 ans av. J.C. — mais contrairement aux Chinois, ils n’ont pas trouvé d’utilisation commerciale pour le gaz. En 100 ap. J.C., le roi de Perse eut l’idée originale d’utiliser le gaz naturel dans sa cuisine. Mais plutôt que d’amener le gaz vers le fourneau, le roi fit l’inverse. Il fit construire sa cuisine royale à proximité d’une source de gaz, où les fuites nourrissaient une flamme continue.
A la fin du 18ème siècle, la Grande-Bretagne utilisait du gaz fabriqué (à partir de charbon) pour éclairer maisons et réverbères. Baltimore fut l’une des premières villes américaines à être éclairées de la sorte, en 1816. Cinq ans plus tard, l’armurier William Hart creusa le premier puits de gaz naturel à Fredonia, dans l’état de New York. Hart, que de nombreuses personnes considèrent comme le père du gaz naturel américain, a ensuite fondé la société Fredonia Gas Light Co. — la première entreprise de ce genre. L’un des développements commerciaux essentiels pour le gaz naturel a été le bec Bunsen, conçu par le chercheur allemand Robert Bunsen en 1885. Le mélange réglementé air/gaz de Bunsen offrait un moyen pratique de dompter la flamme, augmentant ainsi la sécurité et la précision de son utilisation.
La demande de gaz naturel continue de grimper. L’Administration américaine de l’information énergétique (EIA) prévoit que la consommation de gaz naturel augmentera de plus de 20% au cours des décennies qui viennent. Le gaz utilisé pour la génération d’électricité devrait grimper de plus de 60%. C’est largement dû à son profil favorable de carburant fossile propre. Cependant, en dépit de l’augmentation constante de la demande, la production est en quasi-stagnation depuis quelque temps. La croissance de la production nationale américaine ces dix dernières années est largement inférieure à 1% annualisé.
Ce rythme d’escargot n’est pas dû à de la paresse de la part des entreprises de gaz naturel. Le problème, c’est que nous faisons du sur-place. Les puits existants se vident bien plus rapidement qu’on ne peut en développer de nouveaux.
La suite dès demain…
Meilleures salutations,
Justice Litle
Pour la Chronique Agora
(*) Justice Litle, rédacteur de la lettre Outstanding Investments, possède des connaissances uniques qui lui ont bien servi sur les marchés. Justice a étudié la littérature et la philosophie dans des endroits aussi divers qu’Oxford, en Angleterre, l’université Pulacki (Olomouc, République Tchèque) ou l’université Macquarie (Sydney, Australie). Alors qu’il se destinait à une carrière universitaire, sa vie a pris un tout autre chemin après qu’il ait découvert The Investment Biker, la chronique de Jim Rogers sur l’investissement macro-économique… et la moto.
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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