Le Dow Jones, seul lauréat de la Golden League ?

| |

=============================
La Chronique Agora
Paris, France
Vendredi 06 octobre 2006
=============================

*** Le Dow Jones, seul lauréat de la Golden League ?
Excellent sur le sprint, mais laisse à désirer sur des distances plus longues…

*** Confession, suite
Tout de même, il y a des choses que l’humilité n’empêche pas de dire…

*** Marée basse (3)
Ville de Trenton, New Jersey, dans les années 20…

—————————– (publ.)

Le CAC 40 frôle des sommets : que cache cette apparente vigueur ?

Découvrez cinq "bombes à retardement" qui représentent un danger immédiat pour votre portefeuille…
… et surtout, le moyen de vous en protéger !

Continuez votre lecture…

—————————

Bonjour,

*** LE DOW JONES, SEUL LAUREAT DE LA GOLDEN LEAGUE ?

** Les désormais nombreux supporters de la thèse d’une poursuite, voire d’une accélération de la hausse des indices boursiers affichent un niveau de confiance optimale alors que le CAC 40 retrace son zénith annuel des 5 300 points (deux tests assez brefs ont eu lieu hier en tout début de séance puis quelques minutes après la réouverture de Wall Street).

Ils sont d’autant plus convaincus de tenir le bon bout que l’Euro-Stoxx 50 semble s’affranchir de la résistance des 3 900 points, en clôturant au contact des 3 940 points.

Sans chercher à leur miner le moral par le biais d’une argumentation contrarienne tirée par les cheveux, nous attirons leur attention sur le fait que l’Eurotop 100, qui inclut des valeurs helvétiques et britanniques, ne fait que retracer au point près son zénith du 10 mai dernier en clôturant à 2 980 points.

Certes, l’indice est parvenu à inscrire en tout début de journée un nouveau plus-haut depuis janvier 2002, à 2 988 points. Cependant, il n’opérait ainsi qu’un simple soulèvement à la marge de la résistance oblique très long terme qui prend sa source début janvier 2002, lorsque l’Eurotop 100 inscrivit un pic vers 2 900 points.

Il ne validerait donc un signal haussier qu’avec le franchissement des 3 000/3 012 points, ce qui signifierait que l’indice ne va pas se contenter d’un doublement de sa valeur par rapport au plancher du 12 mars 2003 (1 506 points).

A titre de comparaison, l’Euro-Stoxx 50 s’avère nettement plus performant, puisqu’un plancher fut trouvé vers 1 850 points en mars 2003… et nous constatons qu’un zénith de 3 950 points a été inscrit ce jeudi 5 octobre.

La tendance historique semble également se confirmer par rapport au mois de mai dernier — à condition de ne pas corriger l’indice de l’envolée stratosphérique d’une petite poignée de valeurs espagnoles qui permettent à l’IBEX 35 de battre de plus de 10% les records établis cinq mois auparavant, ce qui dope artificiellement la performance de l’Euro-Stoxx.

** En ce qui concerne les indices américains, et comme cela avait été souligné jeudi, l’exploit du Dow Jones a été et demeure surmédiatisé. L’occasion d’afficher un sourire ultra-bright et la tentation de rameuter les épargnants vers Wall Street est trop forte… mais ce n’est pas forcément un bon service à rendre aux investisseurs américains.

Les performances des indices les plus représentatifs tels que S&P 500 ou le Russell 1000 invitent à se montrer moins triomphaliste, puisqu’il leur faut encore reprendre 10% à 15% pour égaler les sommets de janvier 2000.

Pour emprunter une image à l’athlétisme de haut niveau, c’est un peu comme si la grand’messe du 20 Heures s’ouvrait sur l’exploit d’un sprinter américain venant de battre le record mondial du 100 mètres d’un ou deux centièmes de secondes lors d’une réunion de la Golden League… alors que l’équipe US ne parvient pas à se qualifier sur le 4×400 mètres, ni sur le 800 ou le Mile.

L’exploit réalisé sur la plus courte des distances olympiques — ou par le plus étroit des indices boursiers, puisqu’il ne reflète que l’évolution de 30 valeurs — permet de faire oublier que les athlètes courant sur des distances plus longues (ou les indices plus larges et plus représentatifs de la tendance) sont loin de remporter la moisson de médailles espérée.

Mais les commentateurs n’en démordent pas : le record du Dow Jones inscrit à 11 862 points ce jeudi devrait constituer l’électrochoc qui va galvaniser les autres coureurs.

Il est possible que le Dow puisse faire office de précurseur cette fois-ci, mais l’histoire démontre que c’est rarement le cas. Il vaut mieux se référer à l’évolution du Dow Transportation. Ce dernier avait en effet culminé dès la fin de l’année 1998, et avait déjà reperdu près de 30% en janvier 2000. Il vient de culminer vers 4 950 points en mai dernier, et amorçait au milieu de l’été un rebond sur les 4 150 points — ce qui lui permet à présent de se hisser vers 4 610 points (il lui manque encore 7% à 8% pour retracer son zénith historique printanier).

** Le Dow Transportation, c’est à notre sens le meilleur baromètre de l’économie réelle, par opposition à la "nouvelle économie" ou à "l’enrichissement virtuel" (croissance fictive de la valeur du patrimoine des épargnants au travers de la bulle immobilière).

Ben Bernanke, qui avait soigneusement éludé le sujet dans le texte lu mercredi soir devant l’Economics Club de Washington, a profité d’une question pour pronostiquer un recul de un point supplémentaire de la croissance américaine en 2007 si la décrue actuelle des prix du logement (ainsi que du nombre de transactions) se confirmait au cours des prochains mois.

Au départ, l’immobilier n’était pas le sujet de sa conférence : Ben Bernanke s’était abstenu de commenter la conjoncture économique aux Etats-Unis, se bornant à encourager l’épargne et la réduction des déficits, seul moyen de venir à bout des problèmes de financement de la protection sociale. Mais au final, Wall Street n’a retenu que son diagnostic de ralentissement économique.

Nous aurions été tentés de comprendre "risque de récession"… mais le marché a transformé ce concept en "atterrissage en douceur" — comme si l’éclatement d’une bulle s’était jamais traduit par un modeste tassement de l’activité ou de la valeur des titres concernés.

** La même lecture optimiste a été pratiquée ce jeudi avec le communiqué de la BCE à l’issue de son conseil de politique monétaire. De l’avis des spécialistes interrogés, J.C. Trichet aurait employé un ton moins "dur" qu’à l’issue de la précédente réunion de la mi-septembre.

Il n’a pourtant cessé de réaffirmer pendant une demi-heure sa détermination — et celle de ses pairs, qui ont voté le relèvement de 25 points du taux de base à l’unanimité — à maintenir la stabilité des prix et le fameux ancrage des anticipations inflationnistes à des niveaux compatibles avec les objectifs énoncés lors de la création de la Banque centrale il y a presque 10 ans.

J.C. Trichet a mis l’accent sur la croissance trop rapide de la masse monétaire qui sous-tend des pressions indésirables sur les salaires. Peut-être considère-t-il comme excessives des rémunérations annuelles dépassant les 100 millions de dollars (et même les 300 millions dans certains cas) pour quelques centaines de rois de la finance qui gèrent les plus gros hedge funds de la planète (ceux qui négocient justement la dette des banques et des Etats… un service qui n’a naturellement pas de prix !) — mais nous soupçonnons que le public visé, c’est plutôt l’employé de base ou le cadre intermédiaire !

Ce qui a en réalité rassuré la communauté financière, c’est le simple constat que le patron de la BCE n’a pas réintroduit l’expression "extrême vigilance".

Il a cependant indiqué que les marchés sont fondés à anticiper un nouveau tour de vis monétaire en décembre, ce qui est déjà pris en compte dans les cours. Il s’est ensuite refusé à commenter une question concernant une nouvelle hausse de taux au premier trimestre 2007 (tout dépendra de l’environnement macroéconomique).

Il n’a pas pu fournir d’estimation concernant la façon dont l’Euroland risquait d’être affecté par un ralentissement économique aux Etats-Unis, évoqué la veille par Ben Bernanke. Cela peut s’interpréter comme l’aveu d’une navigation à vue… mais le marché préfère comprendre "capacité d’adaptation aux évènements".

De quelle nature seront les "évènements" en question… et y aura-t-il moyen de les maîtriser — voilà le genre de question que le marché excelle à ne pas se poser. S’il continue ainsi, nous sommes bien d’accord, le Dow Jones, l’Eurotop 100, le CAC 40 peuvent continuer de monter.

La sagesse consiste peut-être à les laisser poursuivre sur leur lancée… en profitant d’une consolidation du métal précieux et des valeurs aurifères.

Voilà une autre façon enrichissante de participer à la Golden League.

Philippe Béchade,
Paris

PS : Retrouvez les analyses et conseils de Philippe Béchade au 0899 707 009* : tous les jours, dès 15h45, un point complet sur la séance en cours, assorti de recommandations précises — pour que votre portefeuille soit toujours adapté aux conditions des marchés !
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)

—————————– (publ.)

COMMENT INVESTIR AUJOURD’HUI ?

Eh bien… nous n’avons pas de recette miracle, mais…
… que pensez-vous d’un système qui dépasse les 22% de croissance annuelle moyenne depuis 2003… en accumulant des gains de 74%, 53,8%, 43,17%, 60%… et bien d’autres encore !

Pour tout savoir…

—————————

Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

*** CONFESSION, SUITE

** Cette semaine, le Dow Jones a atteint un nouveau record — puis un autre. Et l’or a dégringolé.

* Que faut-il comprendre ? D’un côté, notre stock d’humilité grimpe. De l’autre, notre or chute.

* Depuis le début de la semaine, nous sommes d’humeur à nous confesser. Nous avons admis avoir manqué la résurgence de l’économie et du marché boursier. Nous savions ce que Bush et Greenspan mijotaient. Nous doutions qu’ils puissent s’en tirer indemnes, par contre… mais ils y sont parvenus malgré tout. A présent, six ans après son pic, le Dow est toujours proche de ses sommets historiques, et — au moins en termes nominaux — il atteint de nouveaux plus-hauts chaque jour.

* Bien entendu, les lecteurs qui ont ignoré notre conseil de vendre les actions en 2000 sont encore en position perdante — parce que même au niveau actuel, le Dow est près de 20% plus bas que son sommet de 2000 en termes réels, ajustés à l’inflation.

* D’un autre côté, on pourrait pardonner aux lecteurs ayant ignoré notre conseil de vendre les actions en 2002, 2003, 2004, 2005 et 2006 de manifester quelque mauvaise humeur : oui, ils s’en seraient probablement mieux tirés en investissant dans l’or, mais c’est une piètre consolation s’ils n’en ont pas acheté. De plus, l’or baisse ; il est 150 $ plus bas que son sommet pour ce cycle.

* Alors que les marchés boursiers montent — tandis que l’or baisse — certains commencent peut-être à se demander si nous savons de quoi nous parlons. La question nous traverse aussi l’esprit, quasiment tous les jours. Et la réponse sans équivoque est "non".

* Tout de même, c’est exactement ça qui nous donne une longueur d’avance sur la plupart des commentateurs boursiers. Ils ne savent pas non plus de quoi ils parlent… mais ils n’en ont pas conscience. La vérité, en fin de compte, c’est que nous avons tous des théories, des idées, des notions. Nous nous accrochons à elles comme des matelots naufragés à un morceau de mât. Si nous lâchons prise, nous coulons.

** La théorie à laquelle nous nous accrochons veut qu’au final, les gens n’obtiennent pas ce qu’ils attendent, mais ce qu’ils méritent. Le travail, l’honnêteté, la modestie, la discipline et la persévérance finissent par payer. Elles payent toujours, plus ou moins. Et elles payeront toujours, plus ou moins. En d’autres termes, les fondamentaux sont importants.

** Mais regardons-les d’un peu plus près, justement. Qu’est-ce qui a changé ? Les concurrents asiatiques ont-ils oublié comment fabriquer des choses ? Non. Les travailleurs étrangers ont-ils jeté leurs pelles et leurs fers à souder ? Non. Le déficit commercial anglo-saxon a-t-il disparu ? Non. La dette gouvernementale américaine s’est-elle évaporée ? Non. La quantité de dette de consommation a-t-elle diminuée ? Non. Ford et GM fabriqueront-ils des voitures avec profit l’an prochain ? Non. Les travailleurs auront-ils une augmentation ? Non. Bernanke va-t-il équilibrer le budget, tandis que la Fed liera son dollar à l’or ? Non et non. Alors qu’est-ce qui s’est réellement amélioré ?

* Les actions s’échangent à des PER élevés, alors que les bénéfices atteignent eux aussi des records. De combien peuvent-ils encore grimper ? Et si vous achetez à ce niveau, la récompense vaut-elle vraiment le risque ? En fin de compte, les actions ne dépendent-elles pas de l’économie ?

* Cher lecteur, nous vous donnons une réponse courte : les actions ne sont pas un bon investissement. Pas aux cours actuels. Cela ne signifie pas qu’elles ne vont plus grimper. Et cela ne signifie pas non plus que certaines actions, bien choisies, ne vous rapporteront pas de jolis profits.

* Cela veut simplement dire qu’il n’est pas très sage de les suivre. Il y a plus de baisse dont s’inquiéter que de hausse à espérer. Prenez cette petite escalade comme un cadeau des dieux ; vendez le marché sur ses rebonds.

* Ceci étant posé, nous revenons à notre confession. Il est vrai que nous ne nous attendions pas à ce que le marché tienne aussi longtemps qu’il l’a fait. Notre erreur a été de surestimer le bon sens de nos concitoyens. Ils sont plus nigauds que nous le pensions.

* On leur a donné le crédit facile et les prêts à remboursement différé du capital — ils ont avidement mordu à l’hameçon. A présent, ils sont accrochés, pour plus d’argent que n’importe qui dans l’histoire… et sans revenus plus élevés qu’auparavant pour rembourser tout cela.

* L’humilité ne nous empêche pas non plus de souligner que, malgré des apparences contraires, nous avons eu essentiellement raison concernant le boom de 2002-2006. C’était une fraude. Les gens ne sont pas devenus plus riches — ils sont devenus plus pauvres, avec plus de dettes, et pas plus de revenus que quand ils ont commencé.

—————————

*** La Chronique Agora présente ***

Hier, nous avions quitté Bill en pleine mondialisation… dans les années 20. Aujourd’hui, nous reprenons le fil : Etats-Unis, premier quart du 20ème siècle, l’industrie est en plein boom — pour le moment.

============
MAREE BASSE — 3ème PARTIE
============

Par Bill Bonner (*)

Aujourd’hui encore, la ville de Trenton, dans le New Jersey, s’accroche à sa vieille devise — toute rouillée, à présent, et fausse : "Trenton produit, le reste du monde absorbe". Mais dans les années 20, ce slogan était flambant neuf et tout à fait exact. Le commerce mondialisé avait créé un boom à Trenton. Les produits provenant de la ville et de ses environs étaient chargés dans divers véhicules et expédiés dans le monde entier. Les océans du commerce international étaient si calmes… et le trafic maritime si profitable à toutes les parties concernées… que de nombreuses personnes, à l’époque, pensaient aussi que rien ne les troublerait jamais.

Les prix de l’immobilier et des entreprises de Trenton grimpèrent en flèche. La ville devint célèbre en tant que grand centre industriel pour l’acier, le caoutchouc, les câbles, les cordages, le linoléum et la céramique.

Puis arriva ce qui n’était pas censé arriver. La Grande dépression heurta Trenton de plein fouet — tout comme le reste des Etats-Unis. En 1933, un tiers de la population de l’état dépendait du gouvernement pour vivre. La situation était si grave que le New Jersey distribua des permis de mendier aux pauvres une fois les caisses de l’état vides. En 1937, mêmes les fossoyeurs locaux se mirent en grève. Le tableau était devenu si sombre que durant la diffusion radiophonique de "La Guerre des Mondes", lorsqu’Orson Welles annonça qu’un énorme objet en flammes s’était écrasé sur une ferme à un trentaine de kilomètres de Trenton, et que les extra-terrestres étaient en chemin, une panique générale s’ensuivit… certaines personnes bloquant les autoroutes dans leur hâte de fuir, tandis que d’autres barricadaient leurs maisons contre les Martiens.

En fait, par une étrange coïncidence, un énorme objet en flamme s’écrasa effectivement sur le New Jersey en 1937. Le dirigeable allemand Hindenburg — tout chargé d’hydrogène — prit feu à l’approche de Manchester. Il ne fallut qu’une demi-minute pour que les flammes dévorent le navire et tuent 36 personnes. Cela aurait pu être un présage… Deux ans plus tard, la Seconde guerre mondiale éclatait.

Il y avait un bon côté aux choses, cependant. Certes, 10% environ de la population du New Jersey furent envoyés au front, mais la situation de l’emploi dans l’état finit par s’arranger… Les chantiers navals du New Jersey se mirent à bouillonner d’activité une fois encore — cette fois-ci grâce à la construction de navires de guerre, porte-avions, croiseurs et destroyers. En tout, l’état récupéra 9% de tous les contrats alliés durant les années de guerre.

Au plus haut du boom, dans les années 20, le New Jersey n’aurait jamais pu deviner qu’il était à l’orée de la pire récession de l’histoire des Etats-Unis. Et il n’aurait jamais pu prévoir que le krach qui l’attendait serait si profond et si long qu’il faudrait une guerre mondiale pour y remédier.

Le navire américain navigua très chargé, dans les années 20 ; les tempêtes qui se levèrent plus tard ses chargèrent de l’inonder. Aujourd’hui, il n’y a que 100 points de base entre le plat-bord du crédit le plus sûr au monde et la ligne de flottaison de l’un des plus risqués ; il serait sans doute sage de se préoccuper d’assurance maritime.

Meilleures salutations,

Bill Bonner
Pour la Chronique Agora

(*) Bill Bonner est le fondateur et président d’Agora Publishing, maison-mère des Publications Agora aux Etats-Unis. Auteur de la lettre e-mail quotidienne The Daily Reckoning (450 000 lecteurs), il intervient dans La Chronique Agora, directement inspirée du Daily Reckoning. Il est également l’auteur des livres "L’inéluctable faillite de l’économie américaine" et "L’Empire des Dettes".

==========================================
(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
——————————————————–
Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
==========================================

La Chronique Agora est une lettre électronique quotidienne gratuite distribuée par les services financiers des Publications Agora. Si vous désirez appliquer les conseils et évoqués dans cet e-mail, n’hésitez pas à vous abonner à l’une de nos lettres.

Pour plus d’informations :
http://www.publications-agora.fr

Author Image for admin

Laissez un commentaire

En soumettant votre commentaire, vous acceptez de respecter nos politique de commentaire.