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La Chronique Agora
Paris, France
Lundi 08 janvier 2007
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*** "Prise-de-bénéfite" aiguë
Une drôle de maladie semble affecter les marchés…
*** Le brillant avenir de l’énergie solaire
Justice Litle se penche sur un secteur appelé à prendre de plus en plus d’importance…
*** Réchauffement planétaire contre terrorisme
A chacun ses illusions…
*** Que nous réserve 2007 ? (2)
Mainstream et prévisions contrariennes par Bill Bonner
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Il y a quelques mois de cela, la donne financière a radicalement changé… et les conséquences commencent seulement à se faire sentir.
Cinq en particulier représentent un danger immédiat pour votre portefeuille… tandis qu’une autre pourrait vous rapporter des profits à trois, voire quatre chiffres.
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Bonjour,
*** "PRISE-DE-BENEFITE" AIGUE
** La première semaine de l’année 2007 ne se sera pas terminée extraordinairement favorablement pour les places mondiales ; la baisse a été générale sur les marchés, suite à des chiffres de l’emploi US — paradoxalement — assez bons. Preuve que les investisseurs savent faire la fine bouche… quand il s’agit de justifier des prises de bénéfices.
Le CAC 40 a terminé la semaine sur une dégringolade de 1,03%, avec moins d’un quart des valeurs de l’indice en hausse. Ne nous plaignons pas, cher lecteur : ça a été pire dans le reste de l’Europe, avec par exemple une glissade de 1,06% pour le Footsie à Londres, et pas moins de 1,22% de perdus pour le DAX à Francfort.
On n’était d’ailleurs pas en reste côté américain. Le Dow Jones a terminé la séance de vendredi sur une baisse de 0,66%, qui le mettait à 12 398,01 points. Le Nasdaq, de son côté, abandonnait 0,78% pour rejoindre les 2 434,25 points ; le S&P 500, quant à lui, termine pour une fois en tête du tiercé US, n’ayant perdu "que" 0,61%, à 1 409,71 points.
** Responsable de cette mauvaise humeur générale ? Selon moi, un petit accès de "prise-de-bénéfite" aiguë ; avec des cours frôlant les sommets, qui pourrait blâmer les investisseurs de vouloir sécuriser leurs gains tant qu’il est temps ? Les beaux jours ne sont pas éternels, répétons-nous depuis des mois (que dis-je, des mois — des années !)… et on dirait que les lumpeninvestisseurs commencent à se dire la même chose.
Quoiqu’il en soit, ce sont les chiffres de l’emploi américain qui ont servi de catalyseur : le département du Travail US a ainsi annoncé la création de 167 000 emplois le mois dernier, contre 100 000 attendus — le taux de chômage général restant stable à 4,5%. Et "le salaire horaire moyen progresse de 8 cents, ou 0,5% de plus que les 0,3% pressentis par le marché", ajoute le site Investir.fr. "Sur 12 mois, le salaire horaire moyen progresse de 4,2%; soit plus du double de l’inflation".
C’est ce dernier point qui a fait trébucher les marchés ; les tensions persistantes sur les salaires inquiètent apparemment les investisseurs — qui ne nous avaient pas habitués à tant de manières, d’ordinaire…
** Les chiffres de l’emploi ont également provoqué une nette tension sur le marché obligataire. Eh oui : maintenant que la crise économique semble s’éloigner du côté américain, il en va de même pour une baisse potentielle des taux directeurs de la part de la Fed. Les bons du Trésor US à 10 ans ont ainsi vu leur rendement se tendre de cinq points de base, pour atteindre les 4,65%.
Le dollar, bien entendu, a lui aussi été directement influencé par l’emploi ; il a terminé la semaine en hausse, mettant la monnaie unique européenne à un plancher de six semaines, à 1,3010 $ pour un euro.
Et l’or… l’or mériterait d’être placé en soins intensifs ! Il a pris une véritable volée, chutant de plus de 16 $ en une seule séance à Londres : de 626 $ l’once au premier fixing, il est passé à 609,5 $ au fixing de l’après-midi. Une excellente occasion de renforcer votre position sur le métal jaune, dirait sans aucun doute Bill Bonner…
Enfin, un dernier mot du pétrole, qui remonte tout doucement. A New York, le baril de WTI est passé de 55,59 $ jeudi à 56,20 $ vendredi.
Françoise Garteiser,
Paris
PS : Philippe Béchade vous indiquait vendredi après-midi des changements importants survenus dans notre portefeuille — il est encore temps d’appliquer ses recommandations : pour en prendre connaissance, il vous suffit de composer le 0899 707 009*.
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)
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Justice Litle nous donne les dernières nouvelles du marché du Soleil
*** LE BRILLANT AVENIR DE L’ENERGIE SOLAIRE
** La première loi de la thermodynamique nous dit que l’énergie ne peut être ni créée ni détruite. La seconde loi nous dit qu’un transfert d’énergie parfait n’existe pas — on perd toujours un petit quelque chose. Ces lois ne peuvent être transgressées, pas plus que la soif mondiale d’énergie ne peut être facilement étanchée. Et notre dépendance aux carburants fossiles augmente donc, simplement parce qu’il n’existe pas d’alternatives simples à grande échelle… pour l’instant.
- Le soleil, lui, est plutôt "à grande échelle", et il produit une quantité impressionnante d’énergie. En fait, il baigne la terre de plus d’énergie potentielle que nous pourrions espérer en utiliser (il a été calculé que les humaines utilisent actuellement environ un millionième d’un milliardième de la production totale du soleil).
- Ces deux considérations — le coût caché des carburant fossiles et la prodigieuse production solaire — ont poussé les gouvernements des pays riches à subventionner l’industrie de l’énergie solaire. En général, le terme "subventionner" laisse un arrière-goût amer, mais le raisonnement est en fait plutôt sensé, dans le cas présent. Les problèmes énergétiques pressants de la planète sont en grande partie ce que les économistes appellent des "externalités" — des facteurs qui se manifestent en dehors du prix de marché, et qui doivent donc être traités en conséquence. Les marchés financiers excellent dans l’art de résoudre les problèmes de court terme lorsque des motifs de profits suffisants existent. Mais les marchés ne sont pas si doués pour régler les difficultés du genre "tragédie de tous les jours" — toutes les choses "hors bilan" que tout le monde finit par payer à long terme. D’où l’idée de donner un petit coup de pouce gouvernemental à l’énergie solaire — dans l’espoir de lui donner la masse critique dont elle a besoin.
** Les pragmatiques Allemands ont été les premiers à se lancer. Il y a quelques années, le gouvernement allemand a inventé un programme plus qu’alléchant : il s’agissait d’encourager le consommateurs et les entreprises à revendre de l’électricité solaire au réseau, à des prix supérieurs à ceux du marché. Par le biais d’un modeste investissement en technologie écologique, un soleil abondant pouvait être transformé en espèces sonnantes et trébuchantes.
- Qui pouvait faire mieux ? Le programme a été un succès retentissant, faisant de l’Allemagne le plus grand consommateur de panneaux solaires au monde — avec une bonne longueur d’avance sur le reste.
- Les autorités locales et nationales de plusieurs continents n’ont pas tardé à suivre l’exemple allemand, encourageant le développement de la technologie solaire au travers de divers changements de réglementation, réductions d’impôts et programme d’encouragements. Aux Etats-Unis, la Californie et le New Jersey mènent la charge de l’énergie renouvelable, ouvrant la voie à des dizaines d’autres états.
- Malheureusement pour le secteur de l’énergie solaire, cet afflux d’enthousiasme s’est révélé un peu prématuré et difficile à canaliser. La constante pénurie de silicone — la matière utilisée pour faire les semi-conducteurs et les panneaux solaires — a engendré des fournisseurs à court, des installateurs au chômage technique et des coûts de production devenus astronomiques. De nombreuses petites entreprises solaires se sont retrouvées mises à mal.
- Malgré cela, l’énergie solaire est promise à un brillant avenir (pardonnez le jeu de mot…). La longue marche vers la "parité énergétique" — le point où les coûts de l’électricité solaire sont au même niveau que l’électricité conventionnelle pour le réseau local — est bel est bien entamée.
[NDLR : Pour des nouvelles quotidiennes de l'énergie sous toutes ses formes et des ressources naturelles dans leur ensemble -- ainsi que des moyens d'en profiter ! -- retrouvez tous les jours Isabelle Mouilleseaux et toute son équipe dans L'Edito Matières Premières. Il suffit de vous inscrire, c'est GRATUIT ! ]
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** RECHAUFFEMENT PLANETAIRE CONTRE TERRORISME
** Et vous pensiez que 2006 avait été une année chaude ! Eh bien, 2007 pourrait être encore plus brûlante. Le Dow est déjà en train d’atteindre de nouveaux records. Les valeurs boursières atteignent des chiffres plus élevés. Les produits dérivés continuent de grimper… et voilà que des météorologues britanniques prévoient que cette année sera la plus chaude jamais enregistrée !
* On pourrait en dire autant pour les marchés financiers — de nouveaux records ont été battus dans quasiment tous les secteurs.
* Eh bien, tenez bon… et faites installer la climatisation… parce que cette année commence déjà à chauffer.
* Nous faisons une petite pause pour rappeler au lecteur que nous nous soucions peu des montées de températures ; nous évitons toute la structure financière actuelle. Nous ne possédons pas d’actions chères (à part quelques excentricités contrariennes). Nous ne possédons pas d’obligations. Nous n’avons pas plus d’immobilier résidentiel que les propriétés où nous pensons habiter. Et nous n’avons pas plus de dollars que la quantité nécessaire pour payer les factures. Nous n’avons pas de Picasso… de Pollock… de Klimt… ni même de balle de base-ball signée par l’idole du moment. En d’autres termes, nous n’avons rien, rien, rien.
* Mais cela ne signifie pas pour autant que nous sommes assez fou pour croire que nous pouvons dire quand cette "vague de liquidités" finira par se retirer. Vu l’état actuel des choses, elle pourrait continuer encore une année — ou plus. Ce qui signifierait, bien entendu, que nous manquerions des occasions de faire des profits. Pas de problème. Nous prenons le risque !
* Dans les années 60, ce genre de bulle de liquidités n’aurait jamais pu échapper ainsi à tout contrôle. A l’époque, le surplus de dollars dépensés par les Américains en achats à l’étranger serait revenu au Trésor, où ces billets verts auraient été échangés contre de l’or. Le Trésor — assistant à la fuite de son or — aurait été forcé d’agir. Il aurait dû fermer les vannes !
* Mais en 1971, Richard Nixon devait éponger les dépenses de son prédécesseur — Lyndon Johnson — et il se trouvait confronté à un groupe d’Européens alignés devant le Trésor. Ils avaient des dollars. Nixon agit en homme de déshonneur ; il revint sur une promesse plusieurs fois séculaire — selon laquelle les Etats-Unis échangeraient leur papier contre de l’or. Il ferma la "fenêtre de l’or". Depuis ce moment-là, le système financier mondial est basé sur la foi. Tout ira bien tant que les gens croient que, d’une manière ou d’une autre… à un moment ou un autre… tout finira par s’arranger.
* Nous nous demandons à présent — en fait, c’est même la mission de ces Chroniques quotidiennes — s’il reste beaucoup de cette foi ? Quand est-ce que les financiers de la planète se retrouveront-ils un peu à court de confiance… et commenceront-ils à vouloir quelque chose d’un peu plus ferme, d’un peu plus lourd, d’un peu plus solides dans leurs coffres ?
** Nous lisions dans le International Herald Tribune de vendredi que les Américains ne s’inquiétaient pas particulièrement du réchauffement planétaire. Les Américains se font du souci au sujet du terrorisme. Les Français, et la plupart des Européens, par contre, pensent le contraire. C’est le réchauffement planétaire qui leur donne des sueurs (paradoxalement) froides… et non Oussama. Aux Etats-Unis, 48% des personnes interrogées font du terrorisme le plus grand défi à relever. En France, seuls 26% pensent la même chose. Dans l’Hexagone, 54% des personnes interrogées pensent que c’est le réchauffement, le plus grand défi ; ils ne sont que 32% aux Etats-Unis.
* A Chacun Ses Illusions, selon nous.
* Les illusions doivent être cycliques, comme les récoltes — poussées par la presse… amplifiées par les bavards télévisuels… formées par leurs propres conditions historiques uniques… En fin de compte, les gens peuvent en venir à croire à peu près n’importe quoi.
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Le plus court chemin vers les plus-values
Cette forme d’investissement permet d’accumuler rapidement et simplement les plus-values.
Elle a déjà permis d’engranger 155% de gains cumulés en à peine deux mois…
qu’attendez-vous pour en profiter ?
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*** La Chronique Agora présente ***
Suite et fin des prévisions de Bill Bonner pour l’année 2007… Après l’Irak hier, il s’attaque aujourd’hui à la grande bulle de liquidités.
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QUE NOUS RESERVE 2007 ? — 2ème PARTIE
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Par Bill Bonner (*)
Rétrospectivement, nos prévisions de l’année dernière étaient bien trop sombres. Nous n’avions pas anticipé la manière dont "la vague de liquidités" continuerait à inonder le monde… ou comment certaines des plus grandes bulles de 2005 deviendraient de plus grandes bulles encore en 2006. Quelques transactions immobilières de haut vol à New York, par exemple, sont devenues les achats les plus chers de l’histoire de la ville. Le marché de l’art — déjà à des niveaux absurdes et vertigineux — est devenu plus ridicule encore. Dans le monde entier, les prix des logements ont continué à grimper, même si les choses se sont sans le moindre doute refroidies sur les marchés américains les plus brûlants. Les profits des entreprises ont eux aussi continué à grimper, quelque chose qui a poussé de nombreux analystes à conclure — c’était prévisible — que nous avons atteint une "Nouvelle Ere" de marges bénéficiaires éternellement élevées.
D’où provient tout cet argent ? Les gros titres disent tout.
"L’activité de fusions/acquisitions à un record de 4 000 milliards de dollars en 2006", note l’Associated Press.
"L’émission de junk bonds américaines bien notées bat des records", ajoute Reuters.
Le marché des obligations hypothécaires US a dépassé les 1 000 milliards de dollars en 2006.
Quant au marché des produits dérivés… c’est un haricot magique qui a bien vite grandi, perçant les nuages quasiment du jour au lendemain. Richement nourri de dettes et d’illusions, il égratigne désormais la surface de la lune tous les soirs.
Toute cette activité bouillonnante, bondissante et béate ne nous a pas surpris. Nous étions simplement choqué. C’est ce à quoi on peut s’attendre avec tant de liquidités. On n’avait plus vu tel flot depuis le Déluge. Bien entendu, tous les Noé du marché financier en profitent… hypothéquant, empruntant et faisant jouer l’effet de levier sur le moindre sou afin de mettre leur bateau à l’eau. Et tant que l’argent continue de couler, les joueurs surendettés dans les hedge funds et les sociétés d’investissement continueront de s’enrichir.
Mais qu’est-ce qui attend 2007 ? La même chose, en mieux, selon les journaux. Quasiment tous les commentateurs prédisent une montée des eaux. "La vague de liquidités continuera en 2007", titrait récemment le Financial Times. Peu d’investisseurs semblent en douter. Le Dow a terminé l’année sur une baisse de quelques points, mais tout près d’un sommet historique. Le VIX, qui mesure l’inquiétude des investisseurs quant à l’avenir, est aussi plat et immobile que l’électro-encéphalogramme d’une célébrité. Et le spread entre les junk bonds et les obligations d’émetteurs ayant les moyens de rembourser leurs dettes signale lui aussi une complaisance qui frôle l’état comateux. Si les investisseurs continuent comme ça, il faudra bientôt les nourrir par intraveineuse !
Selon toutes probabilités, les commentateurs, les experts, les économistes et les analystes finiront par avoir raison. Selon toutes probabilités, 2007 ressemblera beaucoup à 2006. La plupart des années imitent généralement les années qui les ont précédées. Nous sommes bien trop modeste pour affirmer le contraire. Mais voilà une supposition :
2007 pourrait-elle être l’année où le flot de liquidités commencera à reculer ? Quelles que soient les chances que cela se produise, elles sont probablement plus élevées que ne le pensent la plupart des gens. Nous n’avons pas vu de colombe portant en son bec un rameau d’olivier… mais nous conseillons aux lecteurs d’ouvrir l’œil.
A la Chronique Agora, nous sommes passés au statut "Alerte au krach". Un drapeau jaune, portant un grand point d’interrogation rouge en son milieu, flotte à notre mât. Nous ne sommes pas assez fou pour prédire la fin de la bulle des liquidités en 2007… mais nous ne sommes pas non plus assez intelligent pour penser savoir ce que le Destin nous réserve. Nous n’embarquerons donc pas, en ce mois de janvier, sans un peu de protection.
Notre conseil pour 2007 : vendez la dette. Achetez de l’or. Ne vous inquiétez pas. Soyez heureux.
Meilleures salutations,
Bill Bonner
Pour la Chronique Agora
(*) Bill Bonner est le fondateur et président d’Agora Publishing, maison-mère des Publications Agora aux Etats-Unis. Auteur de la lettre e-mail quotidienne The Daily Reckoning (290 000 lecteurs), il intervient dans La Chronique Agora, directement inspirée du Daily Reckoning. Il est également l’auteur des livres L’inéluctable faillite de l’économie américaine et L’Empire des Dettes.
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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