La semaine de l’eau

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LA CHRONIQUE AGORA
Paris, France
Mardi 22 août 2006
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*** La semaine de l’eau
Et le dollar en profite pour couler à pic…

*** Projet Sunrise
Pourquoi l’économie américaine est en route pour le Zimbabwe

*** Pour une poignée de gambas (2)
Et il y a, enfin, la mine d’or de ce pays en pleine transformation : l’immobilier, érigé au rang de priorité nationale…

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Bonjour,

*** LA SEMAINE DE L’EAU

** Petite journée pour les marchés hier. Peu de statistiques économiques, peu de résultats pour les entreprises… les investisseurs de la planète ont choisi de se reposer de leurs efforts de la semaine dernière — en ramassant quelques bénéfices tant que durent les bonnes conditions boursières.

Le CAC 40 a ainsi abandonné 0,60% hier, pour terminer à 5 104 points, dans des volumes anémiques : 2,6 milliards d’euros seulement ont changé de main. A Francfort, le Dax faisait lui aussi une pause, avec une baisse de 0,38%, tandis que le Footsie londonien jouait les meneurs avec une hausse de 0,2%.

Le seul chiffre économique de la zone euro — un déficit commercial à deux milliards d’euros (contre 3,2 milliards le mois dernier) — a été accueilli par une profonde indifférence par les marchés.

De l’autre côté de l’Atlantique, même nonchalance, mêmes prises de profits. Le Dow Jones a ainsi chuté de 0,32%, pour atteindre les 11 345,05 points, tandis que le Nasdaq dégringolait plus durement, à 2 147,75 points, soit une baisse de 0,75%. Le S&P 500, de son côté, a abandonné 0,37%, à 1 297,5.

** Le dollar est le seul à avoir fait parler de lui hier — sa faiblesse est en passe de se transformer en léthargie chronique ; l’euro a atteint hier 1,2927 $, et certains spécialistes le voient à 1,30, voire 1,35 dans les mois qui viennent.

Evidemment, entre un ralentissement économique joliment camouflé sous le terme d’"atterrissage en douceur" et une Fed qui a mis fin à ses hausses de taux, il ne reste plus beaucoup d’arguments au billet vert. Les marchés obligataires s’en sont d’ailleurs eux aussi ressentis, avec un T-bond à 10 ans dont le rendement a atteint un plancher à 4,81% hier — on n’avait plus vu ça depuis la fin mars.

Est-ce un hasard si, dans le même temps, l’or s’est sérieusement repris ? L’once a grimpé de 11 $ hier, pour terminer à 625 $ au second fixing de Londres.

Quant au pétrole, il a repris le chemin de la hausse, suite au renouveau des tensions au Liban au refus désormais officiel de l’Iran de mettre fin à son programme d’enrichissement nucléaire: le baril de WTI atteignait ainsi hier 72,45 $ à New York.

** Pendant ce temps, les autorités mondiales et les médias ont décrété que cette semaine serait "la semaine de l’eau". Plutôt qu’une semaine, voilà un bout de temps que nos spécialistes prévoient que ce sera l’année… la décennie… et probablement le siècle de l’eau !

Eric Fry en parlait d’ailleurs il y a quelques semaines de cela, chiffres à l’appui. Petit rappel des faits…

"Selon les Nations Unis, si les tendances de consommation d’eau actuelles se poursuivent, on trouvera dans 25 ans cinq milliards de personnes vivant dans des régions où il sera impossible — ou quasi-impossible — de répondre aux besoins de base en matière d’eau pour se soigner, boire ou s’alimenter".

"Le problème, c’est qu’il n’y a pas de substitut à l’eau douce"…

"’L'eau est la matière première la plus basique et la plus nécessaire’, observe la société d’investissement Summit Global Management, ‘et c’est le seul élément au monde n’ayant aucun substitut, à aucun prix’."

"Il ne fait donc pas le moindre doute que l’eau propre soit la ressource la plus précieuse au monde. Cette vérité essentielle n’a pourtant pas empêché des décennies de mauvaise gestion de l’eau. Dans le monde entier, l’eau saine est sous-estimée et lamentablement mal utilisée… sinon par les milliards de gens qui luttent pour en trouver tous les jours — ou meurent à la tâche. Seuls 20% de la population mondiale profitent actuellement des bienfaits de l’eau courante. Les 80% qui restent doivent la trouver où et quand ils le peuvent. Dans certaines parties du monde, les gens passent jusqu’à six heures par jour à chercher de l’eau"

"Maintenant que l’eau malsaine est devenue un problème ECONOMIQUE sérieux dans bon nombre de pays en voie de développement, les agences gouvernementales et les entreprises privées du monde entier passent à l’action. En fait, chaque pays densément peuplé de la planète dépensera des milliards — voire des millions de milliards — de dollars au cours des vingt prochaines années, afin d’installer et améliorer les infrastructures de traitement et de distribution d’eau. Les Etats-Unis à eux seuls dépenseront 1 000 milliards de dollars au cours des deux prochaines décennies afin d’améliorer leur infrastructure décrépie."

Nos experts ont déniché pour vous quelques moyens très concrets de profiter de cette "ruée vers l’eau" — nous vous donnerons plus de détails dans quelques jours, promis, donc restez à l’écoute…

Françoise Garteiser,
Paris

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Le meilleur de la finance américaine se tient prêt à faire grimper votre portefeuille !

Découvrez un marché de 21 000 milliards d’euros… dans lequel vous pouvez désormais puiser vos profits !

Toutes les explications sont ici…

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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

*** PROJET SUNRISE

** Ils ont appelé ça "le projet Sunrise" [Lever de soleil, ndlr.].

* Oui, nous commençons notre chronique aujourd’hui là où nous pensons que nous finirons tous : au Zimbabwe.

* Ce malheureux pays est affligé des taux d’inflation les plus élevés au monde — dépassant les 1 000%. Mais ne vous inquiétez pas, le gouvernement et la banque centrale qui ont provoqué l’inflation ont désormais décidé d’agir contre elle. Les Zimbabwéens ont vraiment de la veine.

* Le projet Sunrise fait partie d’une nouvelle campagne gouvernementale destinée à freiner l’inflation et le marché noir. Depuis hier, on ne peut plus utiliser les anciens dollars du Zimbabwe. Il faut utiliser les nouveaux, qui ont été amputés de trois zéros.

* Des affiches vantent les faits comme si l’opération permettait aux consommateurs d’économiser de l’argent. L’une d’entre elle montre une miche de pain avec la légende suivante : "Elle coûtait 85 000 $… elle n’en coûte plus que 85 $". On peut imaginer la joie avec laquelle la ménagère moyenne anticipait le changement.

* Mais les débuts du programme se sont avérés chaotiques. Ce week-end, on a parlé de bagarres… dans lesquelles les gens essayaient de dépenser leurs anciens billets en achetant tout et n’importe quoi — ce qui n’était pas nécessairement beaucoup. L’inflation et les contrôles de prix ont déjà fait disparaître bon nombre de biens de consommation. Mais les gens voulaient désespérément se débarrasser de leurs anciennes devises avant-hier, parce que le gouvernement avait limité la somme que l’on pouvait échanger contre de nouveaux billets à 400 $ par transaction et par semaine maximum.

* Sous le nouveau régime, il y aurait même des billets d’un cent, nous dit-on. Les étudiants de l’université locale ont calculé qu’il serait moins cher de se chauffer en brûlant des liasses de nouveaux billets qu’en utilisant du charbon ou du bois.

** Pourquoi nous tournons-nous vers le "Continent Noir" ? Non pour rire, mais pour pleurer. Parce que c’est ce qui attend les Américains.

* Les empires coûtent cher. Du pain et des jeux à domicile… des guerres à l’étranger… En fin de compte, l’addition se fait si élevée qu’il est impossible de la régler. Après que l’Empire romain a atteint son apogée, au 2ème siècle, ses empereurs ont à maintes reprises mis sur pied des opérations du type projet Sunrise. Jusqu’alors, leur système monétaire était basé sur des pièces d’or et d’argent, ce qui agissait comme un frein à l’inflation — les forges ne pouvaient frapper qu’une quantité limitée de pièces. C’est alors que l’empereur Aurélien décréta que les pièces valaient deux fois et demie leur valeur réelle, gonflant la masse monétaire de 250% du jour au lendemain !

* Avec plus de 70 000 milliards de dollars dans le rouge, la majeure partie de cette somme étant due — sous forme d’allocations santé et retraite — aux électeurs à domicile… et le reste appartenant à des étrangers plutôt nerveux… le gouvernement américain impérial devrait envisager de prendre exemple sur Aurélien. Parce qu’à Rome comme à Harare, les autorités financières peuvent s’en tirer avec à peu près n’importe quoi. Et la tentation de gonfler la masse monétaire s’est faite simplement trop grande… et même irrésistible.

* Mais est-ce aussi simple que ça ? Si oui, la marche à suivre ne serait-elle pas évidente, cher lecteur ? Il suffirait de prendre un énorme prêt hypothécaire sur la période la plus longue possible… et d’attendre que l’inflation le réduise à rien. Nous nous rappelons combien nous enviions les gens profitant encore des anciens taux à 6% dans les années 70. Lorsque les taux d’inflation passèrent au-dessus des 10%, à la fin de cette même décennie, ils avaient eu leur maison quasiment gratuitement. La même chose pourrait-elle à nouveau se produire ?

* Les entreprises américaines semblent le penser, en tout cas. Un article du Wall Street Journal nous apprend que les entreprises s’endettent de plus en plus. L’argent est bon marché, se disent-elles. Profitons-en tant que ça dure.

* Les obligations grimpent donc. Le rendement sur le bon du Trésor US à 10 ans n’est qu’à 4,83%. Les taux de prêts pourraient eux aussi bientôt passer à la baisse, plutôt qu’à la hausse — c’est ce qui se produit aux USA depuis quatre semaines.

* Une baisse des taux de prêt n’est pas un signe d’inflation, d’habitude, mais bien de déflation. Voilà pourquoi la tactique consistant à s’endetter plus profondément maintenant pourrait être prématurée. Oui, à long terme, l’inflation pourrait réduire votre charge de dette et vous mettre dans la peau d’un génie financier. Mais à court terme, la charge pourrait se faire bien plus lourde… si bien que vous pourriez vous sentir plutôt comme l’idiot du village.

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COMMENT INVESTIR AUJOURD’HUI ?

Eh bien… nous n’avons pas de recette miracle, mais…
… que pensez-vous d’un système qui dépasse les 24% de croissance annuelle moyenne depuis 2003… en accumulant des gains de 74%, 53,8%, 43,17%, 60%… et bien d’autres encore !

Pour tout savoir…

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*** La Chronique Agora présente ***

Hier, notre Banquier Central et ses compères présentaient une solution aux incertitudes boursières du moment : investir au Maroc. Aujourd’hui, ils développent leurs arguments…

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Le Journal d’un Banquier Central
POUR UNE POIGNEE DE GAMBAS — 2ème PARTIE
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Le Maroc à la loupe
"Il faut faire confiance à la transition démocratique, intervint Ben B***. Le roi Mohammed VI a lancé d’importantes réformes qui semblent suivies d’effets : nouvelle législation du travail, assainissement du secteur financier, réforme du secteur des transports, extension de ses capacités portuaires — vitales pour son économie internationale –, mais aussi refonte du système éducatif, assurance médicale obligatoire, lutte contre la pauvreté. L’accent est davantage libéral que social ; en contrepartie, malgré la pauvreté (46,5% d’analphabètes) et le chômage (autour de 11%), de réels progrès économiques se dessinent. Et le pays a des atouts à faire valoir auprès des investisseurs étrangers : un endettement à peu près maîtrisé (75% environ du PIB) ; une économie de libre-échange ; une inflation sous contrôle (dans les 2%), et la stabilité politique. C’est autre chose que le Mexique, non ?
- Si, convins-je.
- Note, ajouta Jean-Claude, que la bourse marocaine est, avec la tunisienne, l’une des deux seules du monde arabe à avoir progressé cette année. Après une mauvaise année 2005, le pays renoue avec la croissance, attendue cette année à 5,5%. Le secteur primaire (13% du PIB environ), hier sinistré par la sécheresse, reprend des couleurs. Quant à l’industrie…
- Leur textile n’a-t-il pas souffert, face à la Chine, de la dérégulation des marchés ? demanda M. F***.
- C’est en effet l’un des grands perdants de la fin de l’accord multifibres (en 2005) qui garantissait à l’Afrique des exportations vers les USA et l’Europe. La le textile marocain s’est replié de -17% dans les cinq premiers mois de l’année dernière. Le Royaume a mis en place un programme de modernisation, pour limiter les dégâts. Par ailleurs, l’industrie (30% environ du PIB) a bien progressé cette année : elle apparaît tirée par la flambée des matières premières (métallurgie), mais aussi par le secteur du matériel de transport.
- Ce qui nous laisse, dis-je, un tertiaire à 57% environ de l’activité nationale…
- De l’off-shoring à la pelle, reprit Jean-Claude, des call centers francophones — et surtout, un véritable tas d’or sur lequel est assis cette vieille et grande civilisation…
- Le tourisme", devinai-je.

Riads et logements sociaux
"Précisément, reprit Jean-Claude. Tout le monde, aujourd’hui, veut son riad à Issaouira — ou encore, aller entendre des contes sur la place Jamaâ El-Fna. L’industrie du tourisme a progressé de +4,5% en 2005 ; les recettes voyages, en mai dernier, affichaient un gain de +21,4% en glissement annuel… et de plus 51% par rapport à la moyenne 2001-2005 ! L’effet 11 septembre se dissipe. Ajoute à cela la dérégulation du transport aérien, qui contribue à doper le secteur des voyages, et tu verras que le Maroc est bien parti pour gagner son pari. Pas étonnant, dès lors, que les investisseurs étrangers y viennent.
- Car ils y viennent ?
- Bien sûr. Le Maroc attire notamment les investisseurs du Golfe et de l’Europe. Il offre, pour nous, l’avantage de sa proximité linguistique et culturelle. Les grands groupes profitent aussi d’un programme de privatisations énergiques. L’Espagnol Altadis s’est offert la régie marocaine des tabacs en 2003 ; Vivendi a pris la moitié de Maroc Telecom ; en 2005, la holding ONA a racheté à l’Etat quatre sucrières publiques — as-tu regardé récemment les cours du sucre ? Et il y a, enfin, la mine d’or de ce pays en pleine transformation : l’immobilier, érigé au rang de priorité nationale…
- Pourquoi ? demandai-je.
- En 2004, on estimait que 40% de l’habitat marocain était insalubre (4 millions de personnes) et que la population urbaine allait doubler dans les trois décennies à venir. Les bidonvilles sont une plaie nationale. Le gouvernement s’est engagé à y remédier par un programme de logements sociaux confié au secteur privé, mais pour lequel il cède des terrains publics — en s’efforçant de lutter contre la corruption courante dans ce secteur. Pour te donner une idée des enjeux : le leader du logement social marocain, le groupe Addoha, vient de réussir son introduction à la bourse de Casablanca. Et ce, juste après le coup de déprime des marchés émergents. Or la demande a excédé de 21 fois le nombre de titres disponibles…
- Impressionnant, dis-je.
- J’ai d’ailleurs demandé à Egisthe, ton Analyste, un rapport sur l’indice global de la bourse de Casablanca, le MASI (Moroccan All Share Index).
- … Tu fais travailler mon analyste technique en douce, maintenant ?
- Pour la bonne cause ! poursuivit Jean-Claude, sans se démonter. On y retrouve le géant MAROC TELECOM (IAM), le sucrier ONA, le groupe ADDOHA (ADH)…"

Je décidai d’aller à l’essentiel : "Qu’est-ce qu’il t’a dit sur ce MASI, mon analyste technique ?
- L’indice n’existe que depuis 2002, expliqua Jean-Claude — en produisant un graphique où je reconnus la patte d’Egisthe. Par manque d’historique, ton analyste n’a pu travailler qu’à une échelle de court terme ; son étude livre tout de même des renseignements intéressants. Le cours a retracé son envolée du début de l’année, suivant en cela la plupart des indices émergents ; mais il assure tout de même sur un gain de +27%, à comparer par exemple aux +15% du volatil Top 40 sud-africain. Le MASI semble maintenant dessiner un rebond et l’existence d’une bonne oblique de support, unissant les bottoms du deuxième semestre 2005, milite pour la poursuite de la tendance haussière. Il existe, par ailleurs, un support horizontal intermédiaire autour des 6 900 points. Il est moins clair, parce que brièvement enfoncé cet été, mais le cours pourrait prendre appui sur ce niveau qui constitue un bon point d’entrée. Au plan mathématique, le RSI, baissier à très court terme, devrait rebondir sur le support des 45% environ, ménageant un bon potentiel de hausse. Il demeure tout de même un risque d’enfoncement : le manque d’historique et la flambée récente du MASI font incliner à la prudence. Mais si le support oblique tient bon (par prudence, Egisthe arrête un stop sur le bottom récent des 6 555 points), on peut penser que l’indice s’est épuré, et parier sereinement sur un rebond dans la continuité du trend — jusqu’aux tops du printemps. Soit une plus-value théorique de +24% à moyen / long terme — il est probable que l’accélération sera beaucoup plus progressive qu’en début d’année."

Opportunités
"D’accord, dis-je. Mais cela ne me dit pas comment profiter de cette situation boursière : je ne me vois pas aller jouer des titres à la bourse de Casablanca…
- Je puis vous éclairer de mes humbles lumières, intervint alors M. F***. J’ai connu une dame, à Macao, très versée dans ces questions. Permettez-moi donc de vous redire ses conseils, avec la fidélité du calligraphe recopiant l’envol du papillon. Ceux qui ont des attaches avec le pays ne négligeront pas d’y investir directement — pourquoi pas dans le prometteur secteur immobilier ? Les autres se tourneront vers une SICAV ou un FCP spécialisé dans les valeurs marocaines : ces produits existent, notamment à l’intention des expatriés, et l’offre est complétée par des produits plus diversifiés, concernant le Maghreb.
- Je m’en souviendrai, M. F***, conclus-je. Laissez-moi commander une autre bouteille de mousseux, et trinquons.
– Bien volontiers… Après que notre ami Jean-Claude aura sacrifié, lui aussi, à notre sympathique rituel."

Jean-Claude T***, entre-temps, s’était planté devant la table de baccarat où il entreprenait, avec assurance, une héritière grecque : "Je suis Banquier Central ; je sais de quoi je parle !" La jeune femme haussa des épaules dédaigneuses, puis détourna son beau profil. Jean-Claude revint vers nous ; il rayonnait.

"C’est merveilleux, les vacances."

Meilleures salutations,

Le Banquier Central
Pour la Chronique Agora

(*) Derrière le Journal d’un Banquier Central, on trouve toute une équipe d’experts de la finance, de l’économie, de l’analyse technique et de la bourse — qui mettent à votre service leur expérience boursière aussi affûtée que leur sens de l’humour pour vous proposer des recommandations claires, fiables… et surtout profitables !

Pour découvrir toutes les analyses et recommandations du Journal d’un Banquier Central, continuez votre lecture…

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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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