La purge est-elle terminée ?

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La Choronique Agora
Paris, France
Lundi 27 août 2007
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*** La purge est-elle terminée ?
Certains en sont plus convaincus que d’autres…

*** Bombe à retardement
Certains avaient entendu le tic-tac… et d’autres pas

*** Suivez les méga-tendances (1)
Retour sur leurs bases historiques…

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Comment sélectionner les gagnants boursiers dans les circonstances actuelles ?
C’est bien plus facile que vous ne le pensez : il suffit d’allier un principe d’investissement simplissime… et quelques critères de sélection rigoureux.

A la clé ? Déjà des gains de 42,19%… 21,26%… 21,45%… 26,43%… 28,70%…26,90%… 22,90%… 40,19%… et même… 96,24% !

Pour faire profiter votre portefeuille des prochaines aubaines, continuez votre lecture…

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Bonjour,

**** LA PURGE EST-ELLE TERMINEE ?

** Deux articles lus dans La Tribune ce matin me semblent parfaitement résumer la situation actuelle. Le premier concerne… les flacons de parfum, dont les cours ne cessent de grimper parmi les collectionneurs — et dont les prix dépassent souvent plusieurs milliers d’euros, pour atteindre jusqu’à 70 000 euros. Décidément, il n’y a pas que les Warhol qui voient leurs prix flamber…

Le second article, lui, nous informe que "la banque régionale allemande SachsenLB va passer sous le giron de sa consoeur du Bade-Würtemberg, la LBBW. Cette fusion en urgence est destinée à éviter la faillite de l’établissement, frappé de plein fouet par la crise des crédits immobiliers à risque aux Etats-Unis".

D’un côté, une telle abondance de liquidités que l’inondation va jusqu’à remplir de vieux flacons de parfum… et de l’autre, une crise de ces mêmes liquidités qui accule un organisme financier après l’autre à la faillite (je rappelle que du côté américain, on en est déjà à 84 prêteurs ayant mis la clé sous la porte depuis le début de la crise du subprime).

Que faut-il en déduire ? Hm… Je pense que les articles concernant les fusions précipitées et autres "mesures d’urgence" vont aller en se multipliant — tandis que les investisseurs verront leurs euros devenir trop précieux et trop rares pour aller les investir dans des flacons de parfum…

** Quoiqu’il en soit, ces mêmes investisseurs ne semblent pas tant s’en faire pour l’instant. Le rebond se poursuit — et il a été quasi-unanime vendredi. Le CAC 40 a grimpé de 0,83% sur la journée, à 5 569,38 points, tandis que le Footsie londonien s’adjugeait 0,37%. A Francfort, le DAX était de légèrement moins bonne humeur : il a perdu 0,06%.

Aux Etats-Unis, le Dow Jones a pris 1,08%, ce qui l’a porté à 13 378,87 points. Le Nasdaq n’était pas en reste avec une hausse de 1,38%, clôturant la semaine à 2 576,69 points. Enfin, le S&P 500 a grimpé de 1,15%, à 1 479,37 points.

Bien entendu, au vu des statistiques qui étaient publiées vendredi, cette hausse n’a rien d’étonnant : les ventes de logements neufs aux Etats-Unis ont augmenté de 2,8%, soit 870 000 en rythme annualisé… tandis que — quel heureux hasard ! — les ventes de juillet ont été revues à la hausse, enregistrant finalement un recul de 4% au lieu de 6,6%. Si ça ne valait pas une petite hausse des cours, alors…

D’autant que le département du Commerce US est lui aussi venu à la rescousse des investisseurs, en publiant les derniers chiffres des commandes de biens durables : avec une hausse de 5,9% le mois dernier contre 1,5% généralement attendus, il fallait vraiment être difficile… ou contrarien… pour faire la fine bouche.

Et qu’en sera-t-il dans les jours qui viennent ? Avons-nous renoué avec la Hausse Eternelle qui prévalait jusqu’en juillet dernier ? Comme le dirait Jean Chabru, rédacteur en chef de Small Caps Profits, "La purge est-elle finie ?"

Nous n’en jurerions pas… et Jean non plus : "après la crise des subprime, les marchés rebondissent. Trop vite et trop fort ? L’avenir nous le dira, mais j’estime que cette reprise est un peu prématurée et vigoureuse par rapport aux fondamentaux des sociétés et mes modèles de prime de risque".

** Du côté des autres marchés, on a noté un net affaiblissement du billet vert : le dollar a repassé la barre des 1,36, pour terminer vendredi à 1,3668 pour un euro — soit un plus bas de deux semaines pour la devise américaine. Parallèlement, le rendement du bon du Trésor US à 10 ans s’est détendu d’un point de base, pour rejoindre 4,63%.

L’or, dans le même temps, continuait d’hésiter : il a pris 1,10 $ entre le premier et le second fixing à Londres, clôturant la semaine à 660,50 $ l’once. Le pétrole continue quant à lui de bénéficier du soulagement — voire de l’aveuglement — des investisseurs estimant que la crise du crédit n’aura "aucun impact" sur le reste de l’économie : le baril continue de grimper, avec un WTI New York à 71,09 $ vendredi, contre 69,83 $ la veille.

Françoise Garteiser,
Paris

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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

*** BOMBE A RETARDEMENT

** Nous avons assisté à un dîner ce week-end. Parmi les convives, trois banquiers : deux banquiers français… et un banquier d’investissement travaillant chez Lehman Bros. à Londres.

* "Cette crise du crédit a plus d’impact que les gens n’en ont conscience", déclarait l’employé de Lehman Bros. "Ce n’est plus simplement un problème lié au subprime. Vous pouvez toujours mettre un deal fabuleux sur pied… mais vous ne pourrez plus avoir le financement qui va avec".

* "Jusqu’à présent, seuls les gens du secteur financier sont affectés. Et soyons honnêtes, personne n’en souffre vraiment. On a tous gagné tellement d’argent ces dernières années… qu’on pourrait tous prendre notre retraite si on le voulait. En plus, je ne pense pas que la contraction durera encore longtemps, ou qu’elle empirera. Il se passe trop de choses".

* Bob Diamond, président de la Barclay’s Bank, est cité dans le Financial Times :

* Nous voyons "une véritable fissure dans la bulle de liquidités", déclare-t-il.

* La question est de savoir si cette fissure peut être réparée avec les rustines des banques centrales. La plupart des gens le pensent… et tous l’espèrent. En tout cas, tous y travaillent. Goldman mis deux milliards de dollars de son propre argent dans ses hedge funds en difficulté. Bank of America a acheté pour deux milliards de dollars de parts de Countrywide Financial, le plus grand organisme de prêt immobilier aux Etats-Unis. Et les banques centrales de la planète entière fournissent autant de liquidités que le marché est prêt à accepter.

* Ce qui nous sépare du reste des commentateurs financiers, ce n’est pas notre connaissance — nous ne savons pas plus que les autres ce qui va se passer — ce sont nos désirs. Alors que d’autres souhaitent une convalescence rapide à Wall Street, nous espérons plutôt une longue maladie, interrompue par des annonces régulières de la mort du patient. Une correction, voilà ce que l’économie mérite. Parce que les véritables gains financiers ont disparu. Les corrections sont douloureuses — mais sans douleur, pas de profit.

** Notre vieil ami Rick Ackerman écrit :

* "Une couverture du New York Times nous a fait rire l’autre jour : ‘Peu de gens ont entendu le tic-tac de la bombe à retardement du crédit’. Quelques-uns qui n’étaient pas sourds, muets et aveugles, peut-être. Cependant, pour les millions d’êtres pensants vivant au-dehors de la faille spatio-temporelle dans laquelle le Times est de toute évidence quotidiennement fabriqué, le tic-tac de la bombe à retardement du crédit était à peu près aussi difficile à détecter qu’un astéroïde géant fonçant sur Cleveland. On dirait qu’aucun employé de la rédaction du NYT n’a songé à faire une petite recherche Google avec les mots ‘crise du crédit’ ces dernières années, parce que cela aurait rapporté des millions de pistes qu’un journaliste entreprenant aurait pu suivre".

* "Tant le Times que le Wall Street Journal avaient des choses à rattraper ces derniers temps, suite aux révélations concernant la véritable condition du marché immobilier américain. Il a fallu les faillites de grands prêteurs immobiliers, ainsi que le quasi-naufrage du spécialiste ès subprime et effet de levier Bear Stearns pour attirer l’attention sur les problèmes potentiellement désastreux que le monde des lettres d’information financière annonce depuis des années".

* "Le New York Times, le Wall Street Journal et d’autres organismes de presse adeptes du statu quo doivent sûrement considérer la crise des prêts immobiliers comme une chose qui sera résolue en temps et en heure, probablement par un inévitable renversement à la hausse des prix des maisons… et un peu d’aide de la part des banques centrales. Mais une telle manière de pensée ne fait que confirmer qu’ils sont aussi obtus maintenant qu’ils l’étaient lorsque la crise de l’immobilier a atteint sa masse critique il y a près de deux ans de ça. Et nous sommes certain qu’il seront tout aussi pris au dépourvu lorsque la hausse attendue des prix des maisons ne se produira pas et que la déflation resserra son nœud coulant sur les économies américaines et mondiales".

* "A ce moment-là, les louanges et le respect que les médias accordaient à l’ancien président de la Fed, Alan Greenspan, seront remis en question. Permettez-nous de signaler que ce dernier a été jugé et condamné depuis longtemps dans le vaste monde des lettres d’information comme étant le principal instigateur d’une explosion de crédit qui ne pouvait que se terminer comme elle est sur le point de le faire : en crise mondiale. Trois générations après le début de la Grande dépression, les intellos, les experts et les matheux cherchent encore le coupable. Etait-ce la faute des tarifs douaniers Smoot-Hawley ? Des conditions de crédit trop serrées après l’effondrement du marché ? En tout cas, lorsqu’on contera la légende de la ‘Seconde Grande dépression’, il sera inutile d’aller chercher plus loin qu’une Fédérale réserve ayant réussi à transformer aux Etats-Unis le concept de ‘quelque chose en l’échange de rien’ en religion d’état".

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Le CAC 40 à 6 500 points… ou à 4 600 ?
Le pétrole à 45 $… ou à 80 $ ?
Economie mondiale en plein boom… ou krach globalisé ?

2007 pourrait être une année agitée : vos investissements sont-ils prêts à tout ?

Avec une performance moyenne de 92,34% depuis 1992… et des gains de 69,77%, 35,52%, 29,56%, 42,90% (entre autres) en 2006… voici le moyen d’affronter tout ce que l’avenir boursier peut nous réserver !

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*** La Chronique Agora présente ***

Le secret de profits vraiment spectaculaires ? Une stricte approche contrarienne de l’investissement, se trouver au bon endroit au bon moment… et la capacité s’anticiper les grandes tendances — et de les suivre jusqu’au bout. David Galland nous en dit plus.

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SUIVEZ LES MEGA-TENDANCES — 1ère PARTIE
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Par David Galland (*)

Les marchés d’investissement mondiaux sont extrêmement complexes. Cependant, si vous adoptez un angle strictement contrarien et examinez l’ensemble du tableau, vous pourrez détecter, à certains moments, de grandes tendances qui ont toutes les chances de perdurer.

Suivez quelques-unes de ces méga-tendances, et vous pourriez prendre votre retraite dans un château avec piscine et jet privé. Se positionner en avance sur les grandes tendances peut rapporter très gros.

Et aujourd’hui, quelle est la tendance ?

Dans l’environnement économique actuel, les plus gros profits se font dans le secteur des ressources naturelles.

Cette tendance ne se fait-elle pas un peu vieille ?

Oui et non. Il est clair que l’argent "facile" a déjà été engrangé, par ceux qui ont investi dans les valeurs du secteur des matières premières avant 2000.

Mais nous restons convaincu que les plus gros profits restent à venir, pour cette tendance… en particulier pour le marché de l’or. Depuis 2000, bien entendu, l’or a plus que doublé, mais les valeurs aurifères de qualité ont grimpé de manière bien plus conséquente… de 400%, 1 000% ou plus. Depuis 12 mois, cependant, l’or et les actions aurifères se traînent. Ne laissez pas cette langueur vous induire en erreur. Toutes les conditions sont réunies pour que le marché haussier actuel de l’or produise des résultats spectaculaires et durables en comparaison des niveaux actuels.

Il y a une seule raison fondamentale à la hausse de l’or : lorsque les formes concurrentielles de devise — la monnaie papier, en général — perdent leur pouvoir d’achat. Si vous viviez au Zimbabwe aujourd’hui, par exemple, et qu’on vous offrait une once d’or ou un sac en papier rempli de dollars zimbabwéens en pleine dépréciation, qu’est-ce que vous choisiriez ? (Un indice : prenez l’or ! Au Zimbabwe, l’inflation atteint de tels sommets qu’un rouleau de papier toilette coûte désormais plus de 200 000 dollars zimbabwéens).

Mais le monde ne tourne pas autour de l’unité de devise zimbabwéenne. Cet honneur est dévolu au dollar américain, qui — comme vous le savez sans aucun doute — est devenu l’actif de réserve de facto de quasiment toutes les banques centrales de la planète. La devise flottante d’un seul pays constitue les principales détentions de tous les pays de la planète : une situation sans précédent dans l’histoire du monde.

On a écrit des livres sur ce processus. Permettez-moi de vous en livrer la version abrégée : cette situation est le résultat direct du fait que les Etats-Unis étaient "les derniers debout" après la Deuxième guerre mondiale. En 1944, alors que la guerre touchait à sa fin, les délégués de 44 pays ravagés par les combats se sont réunis à Bretton Woods, dans le New Hampshire ; après s’être un peu fait prier, ils sont tombés d’accord pour accepter le dollar US comme devise du commerce mondial. La décision de faire du billet vert la devise suprême était simplifiée parce que parmi les termes de l’accord, les Etats-Unis acceptaient de le rendre éternellement convertible en or.

Malheureusement, "éternellement" a un sens différents pour les politiciens et pour les gens ordinaires. En 1971, lorsqu’une série de détenteurs européens de dollars ont commencé à transformer leurs billets verts en or, le dollar US est devenu une abstraction, qui ne s’appuyait sur rien… et n’était contrôlée que par des caprices politiques.

La croissance de dollars en circulation depuis que Nixon a mis fin à la convertibilité est vertigineuse. Cette inondation mondiale de devises a de nombreuses implications. Le principal concept à comprendre est le suivant : l’offre de dollars augmente rapidement ; l’offre d’or augmente lentement. La dépréciation du dollar ne connaît pas de limite. Au cours du temps, la valeur de l’or en dollars devrait substantiellement augmenter.

Nous verrons la suite dès demain…

Meilleures salutations,

David Galland,
Pour la Chronique Agora

(*) David Galland est rédacteur en chef de la lettre International Speculator, dirigée par Doug Casey. Depuis 27 ans, cette lettre aide les investisseurs indépendants grâce à des recommandations objectives sur des investissements au potentiel spectaculaire.

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(c) Les Publications Agora France, 2002-2007
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