La Parasitocratie démasquée

Rédigé le 18 novembre 2016 par | Inflation, dettes et récession, Simone Wapler Imprimer

Le monde de la parasitocratie financière ne parle pas toujours la langue de bois. Une note de Natixis souligne qu’un choc d’inflation devient nécessaire et envisage les deux voies classiques d’y parvenir : un choc pétrolier ou la guerre.

Une note de Natixis, en date du 7 octobre 2016, titre « Quelle forme prendra la spoliation des prêteurs ? ». Je vous cite son préambule :

« Les niveaux d’endettement (public et privé) dans les pays de l’OCDE sont si élevés que la spoliation des prêteurs qui permet de réduire le taux d’endettement est inévitable.

Elle peut prendre plusieurs formes :

Une spoliation lente, avec des taux d’intérêt anormalement bas obtenus par les politiques monétaires très expansionnistes ; mais pour que cette stratégie soit efficace, il faut disposer d’une longue période de stabilité économique (croissance suffisante, absence d’inflation)

Si la stabilité économique disparaît, nécessairement on passe à une spoliation brutale des prêteurs : par l’inflation si elle revient de manière non anticipée (crise pétrolière ?) ; par le défaut des emprunteurs en cas de récession. 

Il faut reconnaître qu’une longue période de stabilité économique soit disponible est assez faible ».

Je résume.

Les prêteurs, c’est nous, épargnants et contribuables (peu importe notre nationalité).

Il va falloir que nous payions l’addition.

Il n’y aura pas de douce euthanasie financière.

La note sera présentée de façon brutale.

« La stratégie de spoliation lente des prêteurs doit être abandonnée au profit d’une spoliation brutale des prêteurs », continue Natixis.

Image JAG Survivaliste

« J’ai appris au cours de ma carrière dans la police que cet objet était indispensable…

C’est pourquoi j’ai décidé de vous l’envoyer… à mes frais ! » Jason Hanson

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« Au profit » ou « au détriment » ? La Parasitocratie démasquée

Petite remarque au passage. Natixis est une banque. C’est donc en principe une structure privée. Mais Natixis parle comme si elle était une entité gouvernementale parasitocratique. Natixis dit « au profit d’une spoliation brutale » et non « au détriment d’une spoliation brutale » et se range donc clairement du côté des spoliateurs en élaborant sous nos yeux la stratégie possible.

Continuons. Natixis indique que l’inflation par les salaires n’est pas possible mais que l’inflation par le pétrole est une possibilité et explore cette piste.

« La spoliation des prêteurs ne pourrait donc se faire que par l’inflation, c’est-à-dire par le passage à des taux d’intérêt réels très négatifs dus à une forte hausse de l’inflation. La spoliation des prêteurs par l’inflation et les taux d’intérêt réels négatifs est une vieille tradition : elle a eu lieu après la Seconde Guerre mondiale, après le premier choc pétrolier en 1974 ».

Le mot important ici est « guerre ». La guerre est le plan de relance ultime des autorités déconsidérées et des gouvernements en faillite. Elle présente de très grands avantages. Elle permet d’occuper les gens à fabriquer de l’armement. Elle permet d’imputer ses erreurs à un ennemi (intérieur ou extérieur) et de se déclarer irresponsable de ses erreurs passées.

A défaut de la guerre, reste le défaut des emprunteurs. Curieusement, la note de Natixis n’explore pas cette voie. Il est vrai qu’avec la loi Sapin 2 et le système de résolution bancaire, les choses sont bien verrouillées de ce côté.

La note de Natixis se conclue ainsi :

« La rupture de la croissance régulière et non inflationniste forcera à basculer vers une technologie de spoliation brutale des prêteurs :

Je résume : la guerre ou votre ruine.

A ce stade, je pense que vous êtes lucide. La Parasitocratie est prête à envisager la guerre puisque c’est inflationniste ce qui lui permet de conserver ses rentes. Car si nous sommes ruinés en tant qu’épargnants et contribuables de quoi se nourrira-t-elle ?

Un bipède averti en vaut deux… (ce qui ne veut pas dire qu’il se transforme en quadrupède).

Parasitocratie, populisme, les deux désirent nous pousser à la guerre. Bill Bonner de son côté de l’Atlantique semble aussi le pressentir.

Concrètement, dans l’immédiat, je ne donne pas cher de la survie de l’euro à un ou deux ans car, dans l’union monétaire, les Allemands sont prêteurs et non pas emprunteurs… Etes-vous prêt à une explosion de l’euro ?

Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’œil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

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Visitez le site officiel de Simone Wapler : www.Simone Wapler.fr

2 commentaires pour “La Parasitocratie démasquée”

  1. bonjour,
    concernant le cea les avions renifleurs,
    cat’s cradle, la bombe, la doctrine MAD, ice9…
    https://dailyreckoning.com/war-cash-just-escalated/
     »
    There’s also the climate change agenda led by the United Nations. This agenda goes by the name United Nations Framework Convention on Climate Change (UNFCCC).

    The science of climate change is a sticky topic. It’s enough to know that climate change is a convenient platform for world money and world taxation.

    That’s because climate change does not respect national borders. If you have a global problem, then you can justify global solutions. A global tax plan to pay for global climate change infrastructure with world money is the end game.
     »
    = pas de frontière=>exactement comme la guerre froide

    notes : l’emission franceculture , l’economie en question est une succursale des pillards, de l’ofce.
    il y a deux(?) semaines , pour éviter de parler de trump , des intervenants du partie communiste-OFCE ont débattu sans se démonter de « eco-QE » « de basel vert » pour ce qu’il reste de nos banques (nous sommes au milieu de Law)…

    ils n’ont même plus peur du ridicule.
    Si il y une guerre, je pense savoir où.
    Elle n’aura pas lieu selon leurs désirs mais selon ceux de trump , ce n’était pas celle prévue au départ. Elle sera juste (un règlement de compte) et économe en marines et encore plus en civils.
    Mais aussi chose nouvelle: certains joueurs vont perdre beaucoup car trump encaisserait la mise sans partager.

  2. le chat ne fait pas partie de la parasitocratie….
    Il se contente de ronronner la complainte des parasites qui le gouvernent.
    Avez vous noté que
    1) les parlementaires sont les « julot casse-croute » de leurs putes (nous qui leur payons intégralement le commerce de leurs charmes : 9 500€ par mois en moyenne, cumuls compris et répartis)
    2) les partis sont mes maqs ‘en chef 1,70€ par voix du premier tour et 42 000€ par député du 2nd tour des législatives et ce à guichet fermé pour 5 ans)
    3) les collectivités dites locales (taxes locales. Chaque échelon démultiplie et les taxres et les cumuls d’emplois similaires)
    4) les ministères (qui paie leurs coûts)
    5) la présidence et sa « liste sociale » (plus financière que sociale
    6) les PV…..
    7) la TVA
    8) les associations …… caritatives, religieuses de recherche ……
    9) les banques et actionnaires (par le CICE) que l’on renfloue

    Etonnez vous après que la France (surtout celle profonde, car elle l’a profond….) ne s’en sorte pas.
    Et vous êtes surpris?

    http://wp.me/p4Im0Q-1oU

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