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LA CHRONIQUE AGORA
Paris, France
Mercredi 14 juin 2006
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*** Ca ne va pas mieux
Encore une journée de baisse pour le CAC 40…
*** La gorge sèche
L’or noir n’est pas le seul liquide précieux sur Terre…
*** Il se passe des choses étranges
Chauves-souris à deux têtes, mortalité en hausse et déconfiture boursière…
*** Un mouton noir sur les marchés (2)
Jim Rogers continue son analyse sur les matières premières…
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Dans les moments d’incertitude boursière…
IL EST PLUS SUR DE REVENIR AUX SOURCES !
Voici par exemple un principe d’investissement quasi-enfantin… mais qui vous aurait permis de doubler votre mise en six mois…
Pour savoir comment, continuez votre lecture…
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Bonjour,
*** CA NE VA PAS MIEUX
** J’ai trouvé ce matin au fil de mes lectures une preuve supplémentaire — s’il en fallait — de la complète incohérence qui règne actuellement sur les marchés : "Près de 60% des gérants de portefeuille européens ne se font pas de mauvais sang pour les résultats des entreprises européennes, qu’ils voient grimper de 10% au moins en 2007, révèle un sondage de la banque Merrill Lynch, réalisé du 2 au 8 juin", annonçait La Tribune.
Bon sang mais c’est bien sûr… cet optimisme se reflète bien dans les 14% de dégringolade du CAC 40 ces dernières semaines !
** Un CAC 40 qui ne va pas mieux, d’ailleurs — il a re-dégringolé de 2,24% hier, ce qui le met désormais à 4 617,59 points. Le reste des marchés européens était à l’unisson, avec -1,95% pour le Footsie à Londres, et -1,94% pour le Dax à Francfort. Cette dernière baisse se justifiait en plus par la mauvaise performance de l’indice ZEW : la mesure des attentes sur la santé de l’économie allemande chute à nouveau. Après une glissade de 12,7 points en mai, l’indice a perdu 12,2 points ce mois-ci, pour se retrouver à 37,8 points.
Les marchés américain, quant à eux, sont aussi piteux qu’un chat persan qu’on aurait laissé sous une pluie battante : le Dow Jones a abandonné hier 0,80%, à 10 706,14 points, le Nasdaq perdait 0,90% à 2 072,47 points, et le S&P 500 a glissé de 1,03% pour rejoindre les 1 223,7 points.
Et là, cher lecteur, permettez-moi de lancer quelques fleurs à toute l’équipe des Publications Agora, qui résiste de manière spectaculaire à la tempête qui secoue les marchés. Ce mois-ci, c’est Vos Finances – La Lettre du Patrimoine qui remporte la palme. Avec des plus-values de pas moins de 100%, 45%, 65%, 97,8%… ces dernières semaines, Raphaël Garaud et ses acolytes prouvent qu’avec une bonne allocation d’actifs, des principes de gestion sains… et un solide bon sens, on peut faire des profits quoi qu’il arrive. [Si vous voulez en savoir plus sur Vos Finances, c'est par ici...]
** Voilà. Ce petit moment d’auto-congratulation passé, revenons-en à la cause principale de la déprime boursière actuelle : l’inflation et la hausse — ou non — des taux directeurs de la Fed d’ici la fin du mois. Hier, c’était le tour des prix à la production américains d’être passés au crible. Selon le département du Travail, ils étaient en hausse de 0,2% le mois dernier — inférieurs donc aux attentes du marché, qui tablaient sur +0,4%.
Signalons par ailleurs, les stocks des entreprises ont augmenté de 0,4% en avril (après une hausse de 0,7% en mars), tandis que les ventes ont grimpé de 0,6% sur la même période.
Des chiffres "meilleurs" que prévu, donc… alors pourquoi cette continuité dans la panique boursière ? Parce que les prix à la consommation sont prévus pour aujourd’hui… et que c’est surtout sur eux que portent les inquiétudes — sans parler du Livre beige de la Fed, dont la publication est prévue pour ce soir. Sachant qu’une hausse des taux reste probable, attendez-vous à des passages mouvementés en Bourse jusqu’à la fin du mois de juin… au moins.
** En attendant, c’est le dollar qui profite de cette "fuite loin du risque", dont Bill Bonner nous parle plus en détails ci-dessous. Le billet vert a enchaîné sept séances de hausse consécutives, pour se retrouver à 1,2548 pour un euro ce matin.
L’or, par contre, sort perdant de la course — il a abandonné pas moins de 4 $ au second fixing de Londres hier, et l’once n’est désormais plus qu’à… 586,50 $. Une occasion "en or" de renforcer vos positions…
Le pétrole aussi baisse : la menace Alberto s’éloigne et les chiffres des réserves américaines, qui seront publiés demain, devraient être plutôt favorables — à New York, le baril de WTI a ainsi terminé hier à 68,56 $.
Françoise Garteiser,
Paris
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Les dernières nouvelles de Wall Street…
*** LA GORGE SECHE
** Assoiffé — tel est l’euphémisme décrivant mon état après un petit jogging ce matin. Heureusement, je vis dans un pays où je peux simplement entrer dans un magasin sur le chemin du retour, et acheter une bouteille d’eau. Un privilège inaccessible à plus de gens que vous le pensez.
- L’eau est la ressource la plus importante sur Terre. C’est aussi la plus sous-estimée. Voilà pourquoi quelques actions dans ce secteur offrent beaucoup de potentiel aux investisseurs avisés [NDLR : Nous sommes bien de cet avis -- surtout maintenant que nous avons déniché une valeur très particulière. Plus d'informations à suivre... bientôt]. Au cours du siècle dernier, l’utilisation de l’eau dans le monde a été multipliée par six — deux fois le taux de croissance démographique sur la même période… et la demande n’est pas près de décliner. L’eau est mal gérée depuis si longtemps que les pénuries atteignent des niveaux inquiétants dans le monde entier — et les secteurs tant privé que public commencent à y prêter attention.
- Même si 70% de la surface de la planète sont couverts d’eau, seuls 2,5% sont potables, et la majeure partie est prise au piège dans les calottes polaires et loin au dessous de la surface terrestre. Selon l’Organisation mondiale de la santé, moins d’1% de l’eau douce, soit 0,007% de toute l’eau sur Terre, est facilement accessible à la consommation humaine.
- L’eau, la ressource la plus précieuse au monde, est vitale pour entretenir quasiment toutes les formes de vie. Consommation immédiate mise à part, elle est un composant essentiel pour l’agriculture, l’industrie, la stérilisation, les conditions sanitaires et une myriade d’autres applications. L’agriculture à elle seule représente 70% de toute la consommation d’eau. Ajoutez à cela 22% pour l’industrie et il ne reste plus que 8% pour la consommation humaine directe.
** Selon le rapport sur le développement de l’eau publié par les Nations Unies, la croissance démographique devrait exiger 55% de nourriture supplémentaire d’ici 2030. Cela laisse une population mondiale en croissance rapide, obligée de partager la quantité sérieusement déclinante d’une ressource sans laquelle elle ne peut survivre.
- Inutile de chercher bien loin pour trouver les effets extrêmes de la pénurie d’eau dans le monde.
- Quasiment un cinquième de la population mondiale — 1,2 milliards de personnes environ — n’a actuellement pas accès à une eau potable saine, et quasiment la moitié de la population mondiale n’a pas de systèmes de purification adéquats. Cette pénurie concerne surtout des pays en voie de développement, où les habitants paient en moyenne un litre d’eau 12 fois plus cher que dans les pays développés obtenant leur eau des systèmes municipaux. Selon les Nations Unies et l’OMS, 80% des maladies affectant les pays en voie de développement proviennent de la consommation et de l’exposition à de l’eau malsaine. Cette eau contaminée tue plus de 25 000 personnes par jour ! Le tsunami de 2005 a coûté plus de 200 000 vies dans la région Asie-Inde. Le nombre de morts causées par la pénurie mondiale d’eau équivaut à un tel tsunami frappant tous les huit jours.
- Les Nations Unies estiment que dans moins de 25 ans, si la consommation actuelle d’eau se poursuit, cinq milliards de personnes vivront dans des régions où il sera impossible ou difficile de répondre aux besoins de base en eau — que ce soit pour se soigner, se nourrir ou boire.
- En 1998, 31 pays étaient confrontés à des pénuries d’eau chroniques. En 2025, cependant, 48 pays devront faire face à de tels phénomènes, affectant près de trois milliards de personnes — 35% de la population mondiale prévue. Cette crise mérite de toute évidence qu’on lui prête la plus vive attention. Devant une demande inexorable et inévitable, cette ressource des plus précieuses ne pourra qu’attirer de nombreux investissements ces prochaines années.
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Des plus-values de 350%… 273,28%… 234,19%… 281,12%… 401,22%… 521,52%… 771,17%…
et 36,34% de gains par an en moyenne depuis 14 ans !
Découvrez un outil indispensable à vos investissements…
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** IL SE PASSE DES CHOSES ETRANGES
** D’étranges choses se passent. Des chauves-souris à deux têtes sont nées en Albanie. On a rapporté que les dindes marchent à l’envers en Transylvanie. Et en Pennsylvanie, de minuscules téléphones portables, trouvés dans les entrailles d’agneaux massacrés, disent "vendez Goldman" lorsqu’on appuie sur la touche étoile.
* Aux Etats-Unis, 19 600 peronnes ont été tuées par balle, étranglées, poignardées ou battues à mort l’année dernière — une augmentation de 4,8%, la plus importante en 15 ans. Aucune explication n’a été avancée.
* Et dans le monde financier, un curieux désordre semble également s’être installé, tandis que la "fuite loin du risque" se poursuit, toujours dans la mauvaise direction.
* Dans le monde entier, les investisseurs boursiers prennent une raclée — en particulier sur les marchés émergents. Dubaï est 58% au-dessous de son plus haut de l’année. Les actions saoudiennes se vendent avec une remise de 43% par rapport à leur sommet. Les actions indiennes ont perdu 5% de plus lundi, tandis que les fusibles du marché colombien ont sauté : il a dû fermer après que les actions ont chuté de 10%.
* Même les marchés sophistiqués des pays développés chutent. La Suède et l’Allemagne ont toutes deux perdu 17%. La France en est à plus de 14%. Aux Etats-Unis, le Dow a perdu près de 100 points lundi, et le S&P a abandonné tous ses gains sur l’année.
* Les valeurs immobilières américaines sont en pleine déconfiture. L’indice américain a baissé de plus de 40% pour l’année, bon nombre des grandes valeurs du secteur ayant été divisées par deux. Hier, nous avons également noté autre chose : les actions financières aussi prennent des coups. Lehman a annoncé une hausse de 47% pour le second trimestre — mais son titre a tout de même baissé. Idem pour Merrill Lynch, et pour l’institution financière la plus riche au monde, Goldman Sachs, qui a chuté de 4,89 $, à 145 $.
* Nous avons remarqué ce dernier chiffre parce que nous nous intéressons de plus en plus à Goldman. L’entreprise réalise quasiment les trois quarts de ses profits grace au "trading". Comment s’y prend-elle ? Qu’échange-t-elle ? Comment est-elle aussi douée dans un secteur où le talent compte rarement ? Nous allons reformuler la question. Le trading est notoirement inconstant. Une bonne partie du succès, en matière de trading, n’est rien d’autre que de la chance, selon le mathématicien/trader Nicholas Taleb. Dans le temps et l’espace — une quantité accrue de transactions, sur plus de temps — on s’attendrait à ce que la chance se répartisse assez régulièrement, et que les résultats reviennent à la moyenne. Non seulement Goldman gagne des fortunes grâce au trading, mais ses meilleurs hommes sont choisis pour des emplois prestigieux à la Maison-Blanche et au Trésor américain… et elle est si bien considérée par les investisseur qu’elle vaut bien plus que n’importe lequel de ses homologues dans le monde. Comment se fait-il que Goldman ait tant de chance ?
* Nous n’en savons rien. Mais nous sommes assez curieux pour poser des questions et espérer obtenir plus de réponses à mesure que la semaine avance.
** Parallèlement, nous considérons comme une heureuse coïncidence le fait que les investisseurs semblent soudain s’inquiéter alors même que M. Paulson est nommé au Trésor pour les rassurer. Ils s’inquiètent du risque généré à la fin d’une bulle mondiale des liquidités. L’argent facile a provoqué une série de bulles. L’argent plus difficile semble causer l’effondrement de ces bulles. La semaine dernière, les banques centrales de la planète ont annoncé des conditions de crédit plus serrées — Europe et Japon en tête, tandis que les gouverneurs de la Fed US faisaient écho. Les investisseurs, anticipant la fin des beaux jours "bullicieux", reviennent au dollar et aux bons du Trésor US.
* Ils considèrent même l’or avec méfiance. L’or a grimpé avec le plomb, mais pas autant que le cuivre. A présent, il chute comme les métaux de base. En fait, notre métal préféré est passé sous les 600 $ — se vendant à 591 $ en Asie.
* Qu’est-ce que cela signifie, cher lecteur ? L’or n’est-il plus un refuge pour les portefeuilles inquiets de la planète ? N’est-il pas plus précieux que le plomb, n’a-t-il pas d’autre utilité que sous forme de bracelets dans les mariages indiens, de plombage dans les bouches des édentés, ou de revêtement pour les murs des latrines, comme l’avait suggéré Lénine ? Notre foi dans l’or est-elle mal placée ? Devrions-nous rejoindre les autres à bord de la "fuite loin du risque", espérant un atterrissage très en douceur pour le dollar américain ?
* Nous acceptons le fait que l’or est, à long terme, un très mauvais investissement. Il ne rapporte rien. Il reste là.
* D’un autre côté, il ne plie devant personne. Ah, voilà la différence. Le dollar américain basé sur la confiance cède trop facilement, à quasiment tout. Depuis 1971, lorsqu’il a finalement été complètement libéré de l’or, il a perdu 80% de son pouvoir d’achat. Ceux qui se précipitent vers lui aujourd’hui doivent avoir confiance dans le fait qu’il continuera à perdre de la valeur au même rythme fiable. Mais nous n’en sommes pas si sûr. L’or est peut-être un très mauvais investissement la plupart du temps. Mais à l’occasion, c’est un investissement spectaculairement bon. L’arrivée de M. Paulson au Trésor US — en provenance de la compagnie financière la plus riche, la plus spéculatrice, la plus discrète et la plus puissante de l’histoire — nous dit que nous vivons actuellement l’une de ces occasions.
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*** La Chronique Agora présente ***
Jim Rogers s’attachait hier à nous décrire pourquoi les matières premières n’obtiennent pas le respect qu’elles méritent. Aujourd’hui, il nous démontre pourquoi cela devrait changer…
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UN MOUTON NOIR SUR LES MARCHES — 2ème PARTIE
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Par Jim Rogers (*)
L’une des principales raisons pour lesquelles je voulais écrire mon livre était d’ouvrir l’esprit des investisseurs aux matières premières. Je voulais absolument souligner que tous les 30 ans environ, on assiste à un marché haussier des matières premières, et que ces cycles se produisent toujours lors d’un changement dans le schéma offre/demande. Je voulais que les gens sachent que je n’ai pas eu besoin d’être un génie pour comprendre que lorsque l’offre et la demande sont sur le point de se déséquilibrer, le prix des matières premières en sortirait gagnant.
Ce n’était pas difficile d’affirmer que durant les marchés haussiers des actions et les marchés baissiers des matières premières, tels qu’ils se sont produits durant les années 80 et 90, peu d’investissements ont été faits dans les capacités de production de ressources naturelles. Par ailleurs, si personne n’investit dans les matières premières ou n’explore de nouvelles possibilités dans le domaine, peu importe l’abondance existant sur le moment, est-il vraiment difficile de comprendre que ces réserves ne peuvent que s’épuiser, et que des prix plus élevés s’ensuivront probablement ?
L’étape suivante est aussi claire et logique que n’importe quel autre phénomène économique : si, devant une offre déclinante, la demande augmente — ou même ne fait que stagner, voire décliner légèrement — quelque chose de fabuleux se produit : un marché haussier. Mais même avec les considérables forces de l’offre et de la demande de mon côté, je ne pouvais pas prouver sans l’ombre d’un doute que sans les matières premières, aucun portefeuille ne peut prétendre être vraiment diversifié. J’aurais pu avancer argument après argument, citer des exemples tirés de ma propre expérience, souligner les tendances historiques et actuelles… mais je n’avais pas fait le travail de fond, je n’avais pas les analyses professionnelles et les détails pour montrer, graphiques et chiffres à l’appui, comment les matières premières se comportaient par rapport aux actions et aux obligations. J’étais un investisseur, non un professeur. Mais j’ai eu de la chance. Alors que j’étais en train de rédiger mon livre, deux chercheurs ayant fait ces recherches et analysé la performance des investissements en matières premières par rapport aux actions et aux obligations ont publié les résultats de leurs travaux.
Voilà pourquoi je suis d’avis que l’étude réalisée en 2004 par le Centre des finances internationales de la Yale School of Management est un document véritablement révolutionnaire. Le professeur Gary Gorton, de la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie et du Bureau américain de la recherche économique, et le Professeur K. Geert Rouwenhorst, de la Yale School of Management, ont finalement achevé des recherches confirmant que :
* Depuis 1959, les contrats à terme sur les matières premières ont produit de meilleurs rendements annuels que les actions — et ont fait mieux encore par rapport aux obligations. Les matières premières présentent également moins de risques que les actions et les obligations, ainsi que de meilleurs rendements.
* Durant les années 70, les futures sur matières premières ont fait mieux que les actions. Durant les années 80, c’était exactement le contraire — une preuve de la "corrélation négative" entre les actions et les matières premières remarquée par bon nombre d’entre nous. Les marchés haussiers des matières premières s’accompagnent de marchés baissiers sur les actions, et vice-versa.
* Les rendements des futures sur matières premières examinés dans l’étude étaient "corrélés positivement" à l’inflation. Une hausse des prix des matières premières annonçait une hausse des prix en général (c’est-à-dire de l’inflation) ; voilà pourquoi les rendements sur les ressources naturelles sont meilleurs en période inflationniste, tandis que les actions et les obligations sont à la peine.
* La volatilité des rendements sur les futures sur matières premières, étudiée durant une période de 43 ans, était "légèrement inférieure" à la volatilité du S&P 500 sur la même période.
* Même si investir dans les sociétés de matières premières est une manière rationnelle de jouer un marché haussier des matières premières, ce n’est pas nécessairement la meilleure. Les rendements des futures sur matières premières examinés dans l’étude étaient "le triple" des rendements des actions des sociétés produisant ces mêmes matières premières.
Ainsi, les matières premières ne sont pas seulement un bon moyen de diversifier un portefeuille d’actions et d’obligations ; elles offrent souvent de meilleurs rendements. Et contrairement au préjugé le plus persistant, l’investissement en matières premières peut être moins risqué que celui dans les actions et les obligations.
C’est en tout cas ce que nous verrons demain…
Meilleures salutations,
Jim Rogers,
Pour la Chronique Agora
(*) Durant trois ans et 244 600 kilomètres, Jim Rogers et son épouse Paige Parker ont fait un tour du monde pas comme les autres dans leur Mercedes jaune. Investisseur consommé, Jim Rogers a recueilli des détails précis sur le climat financier du Moyen-Orient, de l’Asie du Sud-Est, de Chine, de Sibérie, d’Europe, d’Afrique et d’Amérique du Sud. Il a condensé ses impressions dans son livre Adventure Capitalist [L'aventurier capitaliste, ndlr].
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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