En marche vers le début de la fin

Rédigé le 29 octobre 2018 par | Indices, marches actions, strategies, Inflation, dettes et récession, Simone Wapler Imprimer

Officiellement, le grand marché haussier des actions entamé en 2009 a pris fin. Lentement mais sûrement, l’argent sorti du néant va retourner au néant.

Les indices européens et asiatiques avaient déjà décroché. Il restait les indices américains. Cette fois, c’est désormais acquis pour la plupart des analystes techniques, le S&P 500 a lui aussi cassé sa tendance haussière débutée en 2009.

Pour le moment, les dégâts sont assez limités. Le S&P 500 n’a chuté que de 9,3% depuis son sommet et le Nasdaq de 12%.

Certes, les marchés ont déjà connu de telles alertes en 2011 (-20%) et en 2016 (-15%). Pour enrayer les chutes, il a fallu en 2011 que la Fed revoit sa politique monétaire et en 2016 que Trump annonce un énorme allègement d’impôts. Aucune bouée de sauvetage de la sorte ne semble cette fois à portée de main.

Conservons à l’esprit que les actions chutent alors même que la Banque centrale européenne, la Banque du Japon et la Banque d’Angleterre injectent encore l’équivalent de 200 milliards de dollars par mois d’argent factice.

Sont spécialement massacrées les actions américaines des promoteurs immobiliers (-34%), du secteur de l’infrastructure (-30%) et des grandes banques (-15%), ce qui est plutôt un mauvais présage.

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Les FAANG sont pour le moment relativement épargnées malgré leurs folles valorisations. Quant à Tesla ou Netflix, elles semblent encore en lévitation, Netflix affichant un ratio cours sur bénéfice de 103.

Bref, ce marché baissier en a encore « sous le pied ».

Pour remettre tout cela en perspective, voici à quoi a ressemblé pour le S&P 500 la descente aux enfers du krach des valeurs internet.

Graphique SP500 krach bulle Internet
Plus de deux années de baisse et -40%…

Et voici ce qu’a donné le krach des crédits subprime :

Graphique SP500 krach crédit subprimes
Un peu moins de deux ans de baisse, mais une chute encore plus violente, -50%.

Ce qui nous attend désormais devrait être pire. L’endettement, le levier, est supérieur à celui qui prévalait en 2000 ou 2008 et les banquiers centraux ont déjà émis des milliers de milliards de monnaie pour soutenir les marchés.

L’argent sorti du néant va retourner au néant et il sera confirmé que « l’effet richesse » n’est que du vent.

Mais comme vous le voyez, le retour au néant prendra un peu de temps.

Dans de tels marchés, vous pouvez tirer votre épingle du jeu si vous êtes un trader averti. [NDLR : Et si vous avez besoin de quelques conseils en la matière, vous pouvez essayer notre service par SMS en cliquant ici.]

Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’œil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

Pour en savoir plus sur Crise, Or & Opportunités et La Stratégie de Simone Wapler.

Visitez le site officiel de Simone Wapler : www.Simone Wapler.fr

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Un commentaire pour “En marche vers le début de la fin”

  1. La ligne de tendance dessinée depuis 2009 n’est pas cassée, elle se situe autour de 2250 points sur le sp500 (ce représente déjà un risque de chute supplémentaire de 15%), pour le moment on a fait que réintégrer le canal qui avait était cassé par le haut à la fin de l’année 2017 (ie tentative avortée de passage d’une hausse linéaire à une hausse parabolique).

    15% de correction, c’est également ce qu’il faut pour revenir à proximité des ratios de valorisation historiques en termes de PER et PBR.

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