Japon, bambous et taux d’intérêt

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LA CHRONIQUE AGORA
Paris, France
Lundi 13 mars 2006
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*** Gibier à plumes
On en trouve, des choses, sur les quais parisiens…

*** Accords et désaccords
CNOOC, Dubai Ports World… les USA peuvent-ils se permettre de se passer de capitaux étrangers ?

*** Japon, bambous et taux d’intérêt
Le Japon met fin à sa politique monétaire souple… et ça change tout.

*** Vive Bernanke ! (1)
Comment de tels mots peuvent sortir de la bouche du Mogambo Guru ? Mais où va le monde ?

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Un système… sept étapes… et des gains à répétition !
Depuis des années, ce système nous permet d’engranger des plus-values quoi que fassent les marchés.

Pour en savoir plus…

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Bonjour,

*** GIBIER A PLUMES

** En rentrant d’une balade sur les quais, hier, nous avons aperçu un pigeon mort sur le bord de la route — de toute évidence écrasé par une voiture, ou éviscéré par un chat. Sur le moment, nous n’y avons pas prêté attention… mais quelques pas plus loin, nous nous sommes demandé si nous ne faisions pas preuve d’un déplorable manque de civisme en ne dénonçant pas ce cadavre aux autorités (d’autant que le quai des Orfèvres n’était pas bien loin).

Après tout, le malheureux volatile s’était peut-être fait écraser parce que, affaibli par une fièvre mortelle, il n’avait pas eu la force de s’envoler. Ou, pire encore… faisant preuve de la roublardise caractéristique de bon nombre de virus… le H5N1 avait-il assassiné le pauvre columbidé en lui passant dessus — à moto ?

Quoiqu’il en soit, si vous entendez parler de grippe aviaire à Paris dans les jours prochains, sachez que votre correspondante, fidèle aux principes de la Chronique Agora, était au courant avant tout le monde.

** Les marchés, eux, ne se sont pas laissés distraire par le moindre virus, microbe ou épidémie en fin de semaine dernière (en ce qui concerne les oiseaux, en Bourse, c’est une autre histoire, entre charognards, pigeons et autres dindons de la farce…). Ils se sont emparés des statistiques américaines pour terminer la semaine sur une bonne note générale.

Le CAC 40, nourri au bon grain des rumeurs de fusions dans le secteur bancaire, a terminé en beauté. Il a grimpé de pas moins de 1,23% vendredi, remontant au-delà des 5 000 points, pour clôturer à 5 069,27 points. De l’autre côté de l’Atlantique, le Dow Jones était le seul à faire entendre un petit couac au milieu des piaillements d’allégresse : il a terminé en baisse, à 11 076,34 points, soit 0,95% de perte. Le Nasdaq s’est adjugé 0,55%, à 2 262,04 points, et le S&P 500, une fois n’est pas coutume, était en tête : il a grimpé de 0,73% à 1 281,58 points.

** Tout ce remue-ménage était dû aux derniers chiffres annoncés par le département du Travail américain, qui nous appris vendredi que 243 000 emplois avaient été créés le mois dernier, contre 206 000 attendus par les économistes. Les salaires sont eux aussi en hausse, +0,3% pour le salaire moyen horaire, soit 3,5% sur un an. Parfait, parfait… mais si tout est aussi rose, pourquoi le taux de chômage ressort-il en hausse, à 4,8% (par rapport à 4,7% en janvier) ?

Autre chiffre, annoncé par le département du Commerce, cette fois : une hausse de 0,1% des stocks de grossistes, contre 0,6% attendus par les économistes.

** Suite à de si merveilleuses nouvelles, le billet vert a repris du poil de la bête (ou devrions-nous dire "des plumes", pour rester dans le ton ?) ; le dollar a ainsi terminé la semaine en pleine forme, à 1,1910 pour un euro. L’or a subi cette hausse de plein fouet — l’once a perdu 10 $ au second fixing de Londres, redescendant à 535 $ ; gageons que Bill Bonner aura profité de l’occasion pour en racheter un peu…

Les taux d’intérêts, eux, se sont tendus — la hausse des salaires faisant renaître de ses cendres le phénix de l’inflation : le bon du Trésor US à 10 ans s’est ainsi tendu de trois points de base, à 4,76%.

Quant au pétrole, entraîné par l’optimisme général, il a généreusement octroyé un petit répit aux investisseurs : à New York, le baril de WTI a ainsi baissé, à 59,96 $. Ca ne va pas mieux au Nigeria, l’Iran ne donne pas signe de vouloir abandonner son programme nucléaire et aucun scientifique n’a trouvé de source d’énergie miracle permettant de remplacer l’or noir, mais bon… il faut bien souffler de temps en temps, pas vrai ?

** Tout ça, ça en fait, des tendances… à la hausse, à la baisse… Comment profiter, par exemple, de l’ébullition qui règne en ce moment sur le secteur bancaire ? Comment s’assurer de participer à la hausse de l’énergie et des matières premières ? L’or subit en ce moment une baisse — comment jouer ce passage à vide temporaire tout en restant positionné pour sa hausse de long terme ?

Patience, cher lecteur… la réponse arrive — dès vendredi.

Françoise Garteiser,
Paris

PS : N’oubliez pas que Philippe Béchade commentera pour vous la séance en cours dès cet après-midi au 0899 707 009*. Il y a eu quelques mouvements ces derniers temps dans notre portefeuille — vous en retrouverez également un suivi complet…
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)

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Les dernières nouvelles de Wall Street…

*** ACCORDS ET DESACCORDS

** En août 2005, la Chinese National Overseas Oil Company (CNOOC) a tenté d’acheter la société Unocal Corp., basée en Californie — avant de retirer son offre à la dernière minute, en citant une opposition politique "regrettable et injustifiée" de la part des Etats-Unis.

- Sur l’incident CNOOC, Byron King, rédacteur de la lettre Whiskey & Gunpowder, a déclaré : "à la base, en offrant d’acheter Unocal, CNOOC présente un miroir à l’économie américaine moderne, et bien des gens n’aiment pas le reflet qu’il leur renvoie".

- "C’est le reflet d’une économie en déclin. C’est l’image d’un système économique qui se concentre quasi-exclusivement sur le brassage d’argent et de papier. C’est l’incarnation d’un système politique qui privilégie l’image au détriment de la substance, rappelant le célèbre architecte Albert Speer. Cela reflète un pays qui a abandonné son passé, et a tout oublié du besoin sous-jacent de fabriquer ou construire quelque chose que les autres habitants de la planète voudraient acheter."

** Hmm… Ca vous dit quelque chose ? Jeudi dernier, après des semaines de débats, de manifestations et de frénésie médiatique, la société Dubai Ports World a abandonné ses plans de gérer cinq ports américains. "A cause de l’étroite relation entre les Emirats Arabes Unis et les Etats-Unis, et afin de préserver cette relation", déclarait un communiqué du PDG de Dubai Ports World, Edward H. Bilkey, "DP World a décidé de transférer entièrement la gestion de P&0 Operations North America à une unité américaine."

- Le président Bush a promis d’opposer son veto à toute législation qui bloquerait les accords des ports — mais mercredi, un amendement était ajouté à un projet de loi concernant des dépenses supplémentaires de 91 milliards de dollars pour la guerre en Irak et l’aide aux victimes de l’ouragan ; cet amendement aurait bloqué l’utilisation de tous fonds fédéraux pour mettre en place un accord sur les ports. La Commission des crédits de la Chambre des représentants US a voté 62-2 en faveur de cet amendement, ce qui ne laisse aucun doute sur le fait que le Congrès aurait passé outre au veto présidentiel.

- Apparemment, l’annonce de DP World selon laquelle ils laisseraient une entreprise américaine acheter les cinq ports en question n’a pas suffit aux sénateurs démocrates, qui militent pour que la législation bloquant l’accord soit approuvée, "par précaution".

- Et ça ne s’arrête pas là — non, les Etats-Unis ne se sont pas encore tout à fait mis le reste du monde à dos. Duncan Hunter, président de la Commission des services armés de la Chambre des représentants, a introduit une proposition de loi qui n’empêcherait pas uniquement l’accord DP World, mais bien toute détention ou gestion "d’infrastructures critiques" — comme les ports — par des étrangers. Donc si vous êtes étranger, et si vous possédez un port, vous allez devoir le vendre.

- Au fait, avons-nous mentionné qu’environ la moitié des terminaux portuaires américains sont détenus par des étrangers ? Le site internet du Conseil américain des relations étrangères souligne fort utilement que des non-Américains possèdent 80% des terminaux à Los Angeles. Dommage pour eux, puisque le projet de Hunter exige que les entreprises contrôlant des infrastructures critiques aient un PDG et un président du conseil qui soient citoyens américains.

- Le journal Los Angeles Times déclare : "Hunter a écarté les remarques selon lesquelles cette mesure écarterait les étrangers et freinerait une économie américaine de plus en plus mondialisée". Sans parler du fait que l’économie US dépend lourdement des investissements étrangers pour payer ses déficits budgétaire et commercial…

- "Nous devons nous poser la question : voulons-nous que ces capitaux s’en aillent pour ne plus jamais revenir ?" a déclaré Charles Ogburn, directeur exécutif de Arcapita, une société d’investissement basée à Bahreïn. "Ou bien voulons-nous qu’ils viennent sous cette forme d’investissement, recyclée dans l’économie américaine ?"

- Ces dernières années, les investisseurs arabes ont versé des milliards de dollars d’investissements dans des entreprises américaines, mais de nombreux experts du Moyen-Orient affirment que cet outrage pourrait effrayer les capitaux étrangers, et mener les investisseurs arabes à investir en Inde ou en Chine — et qui pourrait leur en vouloir ?

- Comme le dit James Zogby, président du Arab American Institute, think tank basé à Washington : "les capitaux n’aiment pas le risque, et ils n’aiment pas la controverse".

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Profitez-en à votre tour !

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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

*** JAPON, BAMBOUS ET TAUX D’INTERET

** "Tokyo met fin à sa politique monétaire souple", déclare un titre du New York Times.

* Après 16 ans de ralentissement, de déflation, de krachs et de baisses de taux sans but, on dirait que l’économie japonaise donne signe de vie. Elle semble revenir à elle. Les banquiers centraux enlèvent donc les perfusions de liquidités et de crédit qui ont maintenu en vie des banques en difficulté et encouragé les mauvais investissements. Le patient se remet et n’a plus besoin d’être constamment sous médicaments.

* A partir de maintenant, les emprunteurs vont devoir payer leur argent au Japon, comme partout ailleurs. Et à partir de maintenant, les spéculateurs ne seront peut-être plus aussi pleins aux as. Depuis plusieurs années, ils ont pu emprunter au Japon à taux zéro ou presque, et réutiliser ces sommes ailleurs. Le monde s’est emparé de cet argent facile comme un panda dévore des pousses de bambou. Le crédit a fait grimper les marchés émergents au Moyen-Orient, construit des usines en Asie et même contribué au boom des dépenses de consommation en Amérique du Nord.

* C’était à tel point que les consommateurs semblent désormais penser qu’ils n’ont plus besoin d’épargner. En janvier, le taux d’épargne aux Etats-Unis a chuté à -0,5% pour la première fois de l’histoire. Et cependant, plus d’Américains que jamais se préparent à prendre leur retraite. Avec quoi vont-ils la prendre ? Nous n’en savons rien. Ils ont des maisons. Ils ont des cartes de crédit. Il y a toujours cet argent facile en Asie, juste au cas où.

** "La balance commerciale atteint un nouveau record", dit un autre titre.

* En janvier, les Américains ont dépensé 68,5 milliards de dollars de plus qu’ils n’en ont gagné grâce aux étrangers. A ce rythme-là, dans un an, la balance commerciale américaine sera de 822 milliards de dollars dans le rouge, pas loin du millier de milliards de dollars. Nous approchons du point où tout le système nous explosera au visage — mais à quel point en sommes-nous proches ? Nous n’en savons rien.

* Les Américains ont toujours été plus connus pour leur propension à dépenser leur argent plutôt que de l’épargner, mais ces jours-ci, ils dépensent à tel point que leurs revenus n’y suffisent plus. Lorsqu’ils achètent une nouvelle Toyota, par exemple, ils doivent emprunter l’argent à une société de financement qui emprunte elle aussi — aux taux les plus bas qu’elle peut obtenir. Le taux que les consommateurs paient pour acheter leur voiture dépend du taux que la société de financement peut obtenir, lequel dépend en grande partie des taux bas fixés par la Banque du Japon et la Banque de Bernanke. C’est grâce au crédit facile de ces deux vénérables institutions que le lumpen-ménage américain peut acheter sa voiture — voire sa maison — sans avoir d’argent à lui. La vente apporte des dollars et des profits aux Japonais, qui sont ensuite recyclés aux Etats-Unis en dette, si bien que le consommateur américain peut s’enterrer dans un trou plus spacieux encore.

* En Grande-Bretagne, on pouvait lire la semaine dernière que "les tribunaux sont inondés de cas de créances irrécupérables".

* Voilà qui aurait pu apparaître dans les journaux américains. Des deux côtés de l’Atlantique, les prolétaires sont mis sous pression. Pour maintenir son illusion de progrès financier, le travailleur moyen doit emprunter grâce à sa maison ou ses cartes de crédit. L’emprunt est devenu facile, grâce aux banquiers centraux mentionnés ci-dessus. Rembourser pourrait ne pas être aussi simple, parce que les vagues de commerce globalisé qui fournissent des rayons et des rayons de gadgets et de babioles — les mêmes courants de commerce qui apportent des automobiles d’Asie et des bananes d’Amérique Latine — viennent se heurter au pouvoir d’achat des consommateurs, et en emportent des morceaux. Les salaires des pays riches sont lentement érodés… réduits au niveau de la mer… ramenés au plus bas dénominateur commun que le marché mondial de la main d’oeuvre puisse produire.

** Et pendant ce temps, les riches deviennent plus riches.

* "Le monde compte 102 milliardaires de plus", déclare le Houston Chronicle. On en compte désormais 793, et leur richesse a augmenté de 18% l’année dernière. Actuellement, ils possèdent environ 2 600 milliards de dollars, selon une estimation du magazine Forbes.

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*** La Chronique Agora présente ***

Dans les bureaux de la Chronique, nous nous inquiétons, parce qu’il se pourrait que la fin du monde tel que nous le connaissons soit proche. Aujourd’hui, nous en avons la preuve : le Mogambo Guru est tombé d’accord avec un membre de la Réserve fédérale…

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VIVE BERNANKE ! — 1ère PARTIE
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Par le Mogambo Guru (*)

Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale, a déclaré lors d’un discours à l’université de Princeton que la banque centrale "n’a pas vraiment les bons instruments pour traiter les bulles des prix des actifs quand elles se produisent, en particulier si elles concernent un segment spécifique", et c’est bien vrai, je suis d’accord avec lui — même si cela va fondamentalement à l’encontre de ma Nature Revêche de Mogambo (NRM) que d’être d’accord avec quoi que ce soit que ce Bernanke raconte.

Bernanke a aussi dit : "il est généralement mauvais que la Fed soit l’arbitre du prix des actifs", ce qui également vrai ! Je hoche la tête avec incrédulité à ces paroles, et il continue en disant : "la Fed n’a pas vraiment de meilleures informations que les autres gens sur le marché concernant la valeur correcte du prix des actifs", vrai aussi ! A nouveau, je suis obligé d’être d’accord avec Ben Bernanke, et vous pouvez voir combien cela me donne le frisson.

L’article note qu’Alan Blinder, ancien vice-président de la Fed et désormais professeur d’économie à l’université de Princeton (ce qui en fait un collègue de Bernanke) "a écrit l’année dernière un article déclarant que Greenspan a peut-être été ‘le plus grand banquier central’ de tous les temps", ce qui vous révèle tout ce qu’il y a à savoir sur Alan Blinder.

Blinder explique la manière dont Greenspan-Bernanke abordent les bulles : c’est de la magie ! Il se passe quelque chose de merveilleux, d’une manière ou d’une autre, alors que "vous ne faites rien ; le corollaire, c’est que vous épongez les dégâts après qu’elles éclatent, pour empêcher que le système financier ne fasse la culbute". Hahahaha ! Ca ne manque jamais de me faire rire aux larmes ! Je ne sais pas vraiment de quelle planète vient ce rigolo de Blinder, ou le genre de pilules qu’il avale pour que son fonctionnement mental devienne bizarre au point que même Princeton est prêt à l’embaucher, mais le "ne rien faire" dont il se vante est aisément contredit par le fait que la Réserve fédérale faisait quelque chose ! Pendant des satanées années, décennie après décennie, la Réserve fédérale n’a pas "rien fait", espèce de crétin ! Ils faisaient quelque chose ! Quelque chose d’horrible ! Ils créaient des océans de crédit à partir de rien, tous les satanés jours de la semaine ! Semaine après semaine ! Mois après mois ! Année après année ! L’argent est parti dans une inflation effroyable des actions, des obligations, des maisons et de la taille (et du coût) du gouvernement !

Et maintenant, les entreprises se plaignent qu’elles ne peuvent attirer de main d’oeuvre qualifiée parce que les prix de l’immobilier sont très élevés. Le gouvernement caresse solennellement son menton collectif, et déclare : "hmmm… voilà qui est sérieux ! Il nous faut une action gouvernementale !" Les prix des matières premières augmentent si haut que les électeurs se plaignent. Le gouvernement se caresse à nouveau le menton, et déclare : "hmmm… voilà qui est sérieux ! Il nous faut une action gouvernementale !"

Mais oublions toutes ces sottises, parce que, comme vous pouvez le constater, je suis en train de me mettre dans une de mes Colères Hystériques et Extrêmement Bruyantes (CHEB). Revenons donc à son discours — et là, nous nous calmons considérablement, et nous tombons d’accord, en fait, avec Bernanke, lorsqu’il déclare : "des prix stables sont désirables en eux-mêmes, et sont donc un but important de la politique monétaire". Hourrah ! Oui, oui, c’est exactement ça !

Ensuite, il continue en disant : "les prix stables sont également un pré-requis pour atteindre les autres objectifs de la Réserve fédérale, un emploi élevé et des taux d’intérêt à long terme modérés". Je saute sur mes pieds en criant : "Hourrah, hourrah pour Ben Bernanke !", et je suis choqué de m’entendre dire une chose pareille ! J’en ai le vertige ! Pfiou !

Le temps de me remettre, et je vous raconterai la suite dès demain…

Meilleures salutations,

Le Mogambo Guru
Pour la Chronique Agora

(*) Richard Daughty est associé gérant et directeur d’exploitation pour Smith Consultant Group, qui sert les secteurs financier et médical. Il est également l’auteur de la lettre d’information économique Mogambo Guru, un exercice visant à accumuler les sarcasmes sur ceux qui le méritent largement. Le Mogambo Guru est souvent cité dans le journal Barron’s ou dans le Daily Reckoning, l’équivalent américain de la Chronique Agora.

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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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