Les fortunes véritables se créent en investissant très tôt dans les entreprises

Rédigé le 21 juillet 2017 par | Investissement Imprimer

Aujourd’hui les plus-values se font avant l’introduction en bourse comme le montrent les résultats des dernières IPO.

Jeudi 29 juin, ce fut l’ouverture des marchés américains la plus attendue des investisseurs depuis l’introduction en bourse de Snapchat (NYSE : SNAP) en mars dernier.

La raison de cette impatience : l’introduction en bourse (IPO) de Blue Apron (NYSE : APRN).

L’enthousiasme des investisseurs fut vite douché. Après une introduction à 10 $, le titre a fait du surplace puis a chuté. Mi-juillet, il s’échangeait autour des 7 $, donc si vous aviez participé à l’IPO, vous auriez tout bonnement perdu environ 30%.

Pour autant, un autre type d’investisseurs de Blue Apron n’a pas perdu le moindre dollar dans cette IPO très attendue. Bien au contraire même, ils ont pu confortablement engranger des gains d’environ 20 000% !

Revenons sur cette IPO très attendue. Vous verrez qui furent les véritables gagnants dans cette affaire que l’on pourrait qualifier de cuisante pour les investisseurs en bourse.

Créée en 2012, Blue Apron est une startup de foodtech rapidement prometteuse. Son activité consiste en un service d’abonnement de kits prêts à cuisiner. Des recettes originales sont présentes dans chaque box avec tous les ingrédients nécessaires à leur concoction. Le prix de six repas sous cette forme – trois dîners pour deux – coûte dans les 60 $.

Le succès est au rendez-vous : Blue Apron engrange jusqu’à un million d’abonnés pour décupler son chiffre d’affaires (CA), atteignant 795 M$ en 2016 alors qu’en 2014 il n’était que de 77 M$.

Blue Apron apparaît donc rapidement comme la candidate idéale pour une introduction en bourse réussie. C’est sans compter sur deux signaux d’alarmes qui alertèrent les marchés.

Du chiffre d’affaires mais pas de bénéfices et un plongeon en bourse

Premièrement, les investisseurs apprirent qu’au premier trimestre 2017, Blue Apron perdait 52 M$ pour un CA de 244 M$. Même scénario en 2016, la société perdait environs 55 M$ sur les 795 M$ de CA.

En soi, pour une entreprise à forte croissance, une perte annuelle n’avait rien d’alarmant, mais une perte équivalente pour un trimestre seulement, dénote une faille majeure dans le business model. Le faux-pas, ce sont les coûts de marketing qui sont montés en flèche là où on aurait pu justement s’attendre à leur baisse proportionnellement au chiffre d’affaires…

Deuxièmement, l’arrivée d’un nouveau concurrent colossal sur le marché, porta le coup de grâce. Cette concurrence vient d’Amazon qui a racheté Whole Foods pour un montant de 14 Mds$. L’acquisition place le géant dans une situation de domination sur le marché des plats à emporter et lui permet d’écraser ses concurrents.

Ces deux faits ont poussé Blue Apron à réduire considérablement le prix d’introduction de ses titres en bourse. D’une fourchette initiale comprise entre 15 $ et 17 $, le prix de lancement fut seulement de 10 $. Cette baisse n’a pas suffi à créer l’effervescence escomptée. Bien au contraire, le soufflé est vite retombé et ceux qui tentèrent leur chance ont goûté à l’amertume.

blue apron

Mais assez parlé des « perdants » dans cette affaire. Parlons d’un autre type d’investisseur sur Blue Apron, les investisseurs de la première heure.

Une plus-value multiple de 200 pour d’autres !

Les gagnants, eux aussi, détiennent des actions Blue Apron classiques. La différence est qu’ils n’ont pas perdu le moindre centime. Là où ceux qui ont participé à l’IPO se lamentent, d’autres sortent le champagne et encaissent des bénéfices de 20 000%. Soit 200 fois leur mise initiale, assez pour transformer 5 000 $ en 1 M$.

Comment est-ce possible ?

Tout simplement, ils sont entrés au capital de Blue Apron avant son introduction en bourse. Ils ont investi lorsque l’entreprise était une minuscule startup, achetant leurs actions non cotées pour quelques centimes, à une époque où l’entreprise n’était valorisée qu’à moins de 10 M$.

Donc même s’ils vendaient aujourd’hui leurs actions sur le marché, ils seraient toujours largement gagnants.

Des investisseurs en bourse qui y laissent leur chemise et des investisseurs en private equity qui font fortune : ce scénario est fréquent.

La perte essuyée par les investisseurs de Blue Apron au moment de l’IPO comparée à la fortune gagnée par les investisseurs de la première heure, n’est pas un fait inhabituel, bien au contraire… Voici une liste d’IPO récentes qui confirment notre exemple :

Cette liste pourrait continuer encore et encore… mais dans chaque cas, nous trouverions une constante : les investisseurs de la premières heure, présents bien avant les IPO firent fortune.

Le développement du crowdequity en France, comme ailleurs, est une réelle opportunité pour les investisseurs de tous horizons, d’investir au début de l’aventure d’entreprises à très forts potentiels.

En investissant dans une entreprise encore non cotée, à condition de bien choisir les projets, vous pouvez maximiser vos bénéfices. En ce moment dans notre service Profits Réels, nous conseillons d’investir dans une startup française déjà implantée aux Etats-Unis. Votre potentiel de plus-value pour vous, investisseur de la première heure, pourrait aller jusqu’à 2000%. Pour la découvrir, cliquez ici.

Mots clé : -

Florian Darras
Florian Darras
Rédacteur pour La Chronique Agora

Florian est diplômé d’un master de droit des affaires et d’un master administration des entreprises (MAE).

Il suit avec grand intérêt l’essor du financement participatif en France depuis quelques années. Du côté emprunteur, il a participé au projet d’une levée de fonds.

Au sein des Publications Agora, il travaille aux côtés de Simone Wapler pour fournir solutions fiables et informations utiles aux épargnants français.

Laissez un commentaire