Le guide de survie des soixante-huitards

Rédigé le 9 janvier 2018 par | Bill Bonner, Investissement Imprimer

Que faire si vous êtes en train de vous retrouver à court de temps et d’argent ? Commencez par comprendre pourquoi vous voulez plus d’argent…

Que faire si vous êtes en train de vous retrouver à court de temps et d’argent ?

Telle est la question que nous envoient de nombreux lecteurs ayant dépassé la cinquantaine… la soixantaine… voire la « soixante-dizaine ».

Les baby-boomers, en bons soixante-huitards, avaient pour devise de ne pas se soucier du lendemain. Sauf qu’on est désormais « le lendemain ». Et nombre d’entre nous – souvent sans en être responsables – ont du mal à joindre les deux bouts.

A la Chronique, nous écrivons sur le monde de l’argent. Sur la politique économique et la façon dont elle nous affecte.

Mais… si, dans votre propre monde de l’argent, vous vous retrouvez à sec ? Que faire pour en avoir plus ?

Vérifier sous les coussins du canapé ? Cambrioler une banque ?

Fontaine

La cigale se trouva fort dépourvue

Lorsque la bise fut venue

Ce qui compte vraiment

Vous avez 70 ans. Vous n’avez pas d’argent. Que faites-vous ?

Vous vendez votre corps à la science ? Vous inventez une nouvelle appli pour smartphone ?

Les systèmes de trading sophistiqués et les programmes d’investissement coûteux ne sont pas une bonne idée si vous faites partie de cette catégorie.

Ils sont réservés aux gens qui ont déjà de l’argent. Si vous avez déjà un capital, que vous voulez l’augmenter et que vous aimez le frisson et les défis d’une aventure financière, ils peuvent être extrêmement lucratifs. [NDLR : Ils peuvent même vous aider à vous constituer un revenu supplémentaire en toute sécurité. Cliquez ici pour découvrir comment vous pourriez engranger 1 500 € en plus tous les mois – avec 96,46% de transactions gagnantes depuis 2013, vous êtes entre de bonnes mains…]

Et si vous n’avez pas encore d’argent ?

Nous n’en savons pas plus long que les autres sur le sujet. Nous n’avons pas de secret. Mais après y avoir réfléchi, nous avons quelques idées.

Ce ne sont pas des conseils. C’est simplement ce que nous ferions si nous étions dans une telle situation.

D’abord, nous reviendrions à la philosophie – Démocrite, Epicure, Zénon, Sénèque, Marc Aurèle et Lucrèce (sans parler de Jésus de Nazareth).

Ils affirment – quoique de manières différentes – que ce qui compte dans la vie n’a pas grand-chose à voir avec la richesse ou le statut. Ce qui compte (du moins selon les descriptions de Platon), c’est le courage, la sagesse, la justice et la modération.

Nous ajouterions la beauté et la dignité. Et un bon vin. Mais nulle part sur la liste ne se trouvent une Rolex ou une maison à Malibu.

Le bon côté de la liste de Platon… et de toutes les doctrines épicurienne/stoïque/ascétique… c’est qu’elles ne coûtent pas grand-chose !

Comme l’ont dit de nombreux philosophes et maîtres religieux, la richesse peut entraver les choses vraiment importantes. Elle peut vous distraire et réduire votre véritable bonheur.

Vous vous trouverez peut-être mieux sans…

Une meilleure philosophie

Nous n’éludons pas la question. Nous la remettons simplement dans son contexte.

Si vous voulez plus d’argent, vous devez d’abord comprendre pourquoi vous le voulez… et comment la richesse pourrait affecter votre vie.

Notre but n’est pas de « composer » avec la misère financière. Ni de se soumettre à la pauvreté – même si cela nous rend heureux. Nous voulons plutôt maîtriser la pauvreté… pour vivre mieux.

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Bill Bonner
Bill Bonner
Fondateur de AGORA

Né en 1948, Bill Bonner est le fondateur d’AGORA, le plus large réseau d’entreprises indépendantes de presse spécialisée au monde.

En 1978, depuis sa ville natale, Baltimore (Maryland, Etats-Unis), Bill Bonner a voulu développer un « marché » (« Agora » en grec) des idées. Pas de l’information homogénéisée telle que les médias grand public relayent sur nos écrans et journaux, mais une source d’idées diverses avec des opinions et des avis originaux, alternatifs et surtout utiles. Bill a à cœur d’aider les lecteurs à mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent, et à agir en conséquence. Que ce soit en matière de géopolitique, de macro-économie ou tout simplement dans le domaine de l’épargne, Bill incite ses lecteurs à cultiver un esprit vif et anticonformiste.

« Parfois nous avons raison, parfois nous avons tort, mais nous sommes toujours dans le questionnement », telle est la devise de Bill.

Bill a également co-écrit des livres qui ont tous figuré dans la liste des best-sellers du New York Times et du Wall Street Journal : L’inéluctable faillite de l’économie américaine (2004), L’Empire des dettes. À l’aube d’une crise économique épique (2006) et Le Nouvel Empire des dettes. Grandeur et décadence d’une bulle financière épique (2010).

Dans son dernier livre, Hormegeddon, quand trop de bien nuit (2015), paru aux Belles Lettres (www.lesbelleslettres.com), Bill décrit ce qu’il advient lorsque l’on abuse d’une bonne chose dans les sphères de la politique, de l’économie et des affaires. En bref, trop de bien conduit au désastre.

Vous pouvez retrouver les notes de Bill au quotidien dans La Chronique Agora.

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