Investissement aurifère : le moment est-il venu de se repositionner ? | La Chronique Agora


Investissement aurifère : le moment est-il venu de se repositionner ?

Rédigé le 24 novembre 2015 par | Epargne, Or & Matières Premières Imprimer

▪ Nous continuons notre analyse de la dernière conférence d’investissement de la Nouvelle-Orléans avec un nouveau sujet : la disparition progressive des ressources aurifères

Le pire reste à venir. Ces dernières années, les fluctuations du prix de l’or ont « détruit » de nombreuses ressources aurifères auparavant bien établies. Certes, les atomes d’or restent des atomes d’or et ne sont pas détruits ; mais ils se trouvent dans des roches. L’idée est d’extraire ces roches — appelées minerai — et de les traiter pour en récupérer l’or. Mais ce processus doit se faire d’une manière économique, « industrielle ».

Par exemple, supposons que l’on ait un corps de minerai avec des teneurs élevées en or dans certaines zones et des concentrations en or moindres dans d’autres — ce qui est en fait assez souvent le cas. On extrait alors le matériau à teneur élevée et on le mélange dans le concasseur et le haut-fourneau avec un matériau de teneur moindre. De cette façon, le coût moyen de récupération de l’or rentabilise le fait de rechercher le matériau de moindre teneur.

Supposons à présent que le prix de l’or chute — en fait, pas besoin de le supposer puisque cela a été le cas dernièrement. Les exploitants miniers du monde entier utilisent de plus en plus de minerai à forte teneur pour récupérer l’or et payer leurs charges. Cela signifie que de plus en plus de matériaux de moindre teneur restent dans le sol — où à présent il pourrait ne s’avérer jamais rentable de l’extraire pour le récupérer. Ainsi, de nombreux exploitants miniers revoient à la baisse les estimations de ressources, conséquence du minerai à teneur élevée qui « étouffe » l’or dans son ensemble. En un certain sens, c’est l’inverse de la découverte.

La Chine est une autre principale source de raréfaction de l’offre d’or dans le monde

▪ La Chine, le trou noir de l’or La Chine est une autre principale source de raréfaction de l’offre d’or dans le monde. Jim Rickards a donné sur ce sujet une excellente conférence à la Nouvelle-Orléans. Pour résumer, la Chine n’exporte pas d’or mais en importe de grandes quantités.

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Naturellement, la Chine possède des mines d’or. C’est un grand pays, riche en ressources naturelles. Les mineurs chinois exploitent des mines d’or, c’est certain. Mais les exportations chinoises d’or sont nulles (bon, vous pouvez vous rendre en Chine, acheter quelques bijoux en or ou une pièce d’or souvenir Panda et la rapporter chez vous. Mais à grande échelle les exportations chinoises d’or égalent zéro).

Toutefois, les importations chinoises d’or sont très importantes. Le gouvernement chinois, tout comme l’industrie du pays, achète de l’or. Les consommateurs chinois achètent eux aussi de l’or, au détail. Les importations d’or arrivent en Chine des Etats-Unis, d’Europe, d’Australie, d’Afrique, etc — pour citer ce qui rentre via Hong Kong. Si l’on additionne tout cela, la Chine possède probablement près de 5 000 tonnes (ou plus) d’or et pourtant les réserves « officielles » rapportées ne représentent qu’une petite partie de ce chiffre.

Le fait est que la Chine accumule l’or en catimini, ce qui est logique : les Chinois seraient stupides de prévenir les marchés de l’or qu’ils en achètent en grandes quantités, ce qui ferait hausser le prix. Mais le fait est que la Chine achète de l’or, sans doute en prévision de temps difficiles, lorsque la prochaine crise monétaire frappera. La Chine sera prête. Et vous ?

En tant qu’investisseur, vous devez comprendre ce qui se passe sur les marchés de l’or et avoir un temps d’avance sur les courbes

▪ L’appel aux armes — investissez dans l’or et les minières ! En tant qu’investisseur, vous devez comprendre ce qui se passe sur les marchés de l’or et avoir un temps d’avance sur les courbes — une offre moindre, une demande en hausse et – finalement – une hausse des prix. Il vous faut aussi comprendre que beaucoup d’autres événements se passent dans le monde de l’investissement et qu’il n’existe pas de solution unique pour parvenir à préserver votre richesse et la faire fructifier.

Quasiment tous les conférenciers à la Nouvelle-Orléans (mais pas tous) pensent qu’il faut posséder de l’or physique — cela fait partie de tout portefeuille équilibré — c’est-à-dire posséder des pièces en or comme des Eagles, ou des lingots, etc. Ceci est la base de tout portefeuille d’or (et réellement la base — pas de la numismatique ou de la collection de luxe, ou que sais-je encore. Ces derniers sont d’un tout autre ordre que de l’investissement dans l’or.)

Combien d’or faut-il posséder ? J’ai entendu des chiffres comme 5% à 10% de votre portefeuille. En ce moment, il n’est pas nécessaire d’acheter beaucoup d’or en une seule fois. Il vaut mieux accumuler au fil du temps. Naturellement, il faut acheter à la baisse. Au fil du temps, achetez et construisez votre magot. Et n’y touchez pas.

Qu’en est-il des valeurs minières aurifères ? Si vous n’en possédez pas — après la récente performance du cours des valeurs du secteur, cela est compréhensible — une bonne façon de revenir dans le secteur est de le faire au moyen des fonds indiciels (ou trackers).

Le voyage est long et monotone mais l’espoir pointe à l’horizon. Ayez donc toujours une longueur d’avance et tenez-vous prêt à ce que l’avenir nous réserve.

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Byron King
Byron King
Avocat

Byron King est diplômé de l’Université de Harvard et exerce actuellement la profession d’avocat à Pittsburgh, en Pennsylvanie.

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