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La Chronique Agora
Paris, France
Mardi 12 décembre 2006
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*** Une époque de bruit et de fureur
La "confiance" continue de régner… mais pour combien de temps encore ?
*** Impressions d’inde…
… et le nœud coulant se resserre sur le cou des consommateurs américains…
*** Sortez du troupeau (2)
L’ effet David Babson…
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Le plus court chemin vers les plus-values
Cette forme d’investissement permet d’accumuler rapidement et simplement les plus-values.
Elle a déjà permis d’engranger 155% de gains cumulés en à peine deux mois… qu’attendez-vous pour en profiter ?
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Bonjour,
*** UNE EPOQUE DE BRUIT ET DE FUREUR
** Noël approche, et le week-end qui vient de s’achever dissipe l’un des derniers grands suspens économiques de cette fin d’année : la neige est enfin tombée sur les reliefs — du nord des Vosges jusqu’aux contreforts du Mercantour, en passant par la Vanoise et le Massif Central. Les ventes de forfaits ski vont pouvoir démarrer sur internet, les loueurs de matériel respirent (une bonne paire de baskets suffisait jusqu’à présent pour arpenter les pistes de moyenne altitude) et les saisonniers vont retrouver de l’embauche dans les remontées mécaniques et les hôtels.
Les dernières images diffusées à la télé montraient des skieurs ou des surfeurs tout heureux de laisser leurs premières traces dans la poudreuse au milieu de sapins cotonneux contribuant à renforcer l’impression visuelle d’une ambiance "blanche". Mais pour bien connaître les lieux où ces images avaient été filmées (une station chic et réputée de la Tarentaise), nous savons que les pistes en question avaient été préalablement recouvertes de neige artificielle… et que toute tentative pour s’en écarter exposerait les amateurs de glisse à déchirer leurs semelles sur les cailloux, lesquels affleurent à quelques centimètres seulement sous le mince manteau neigeux.
** Nous avons le net sentiment que la hausse des marchés financiers depuis une semaine est assimilable à un saupoudrage qui flatte l’oeil… Cependant, sans le secours non pas des canons à neige, mais d’un épandage de liquidités judicieusement vaporisées sur les surfaces de la cote les plus abritées des vents d’ouest et des rayons du soleil, il serait dangereux de slalomer entre la baisse du billet vert et la hausse du pétrole. Certains s’y sont néanmoins risqués dès le 4 décembre dernier, avant même que l’euro ne se décide enfin à rétrograder sous les 1,32 $/euro grâce au plaidoyer de M. Paulson en faveur d’un dollar fort — et encore aura-t-il fallu patienter jusque vers 16h vendredi dernier.
Il serait vain d’expliquer la hausse de 0,8% des indices européens ce lundi par un nouveau coup de pouce du dollar, puisque celui-ci se repliait sous les 1,3220/euro. Il serait tout aussi inapproprié d’invoquer les effets positifs d’une détente des taux — les Bunds alignaient une sixième séance de repli consécutif sur la maturité 2008… et il serait carrément absurde d’établir un lien avec la seule statistique macro-économique du jour parue aux Etats-Unis, puisque les stocks des grossistes ont augmentent de 0,8% en novembre (plus que prévu) tandis que les ventes reculaient de 0,5% (c’est pire qu’anticipé).
Mais Wall Street, qui était attendu en repli, poursuivait sur sa lancée de vendredi ; hier à mi-séance, le Dow Jones flirtait de nouveau avec ses records absolus (12 350 points), tandis que le Nasdaq affichait une hausse inespérée de 0,5%.
La conclusion qui s’impose, c’est qu’en l’absence de nouveau éléments d’actualité qui seraient perçus comme franchement négatifs, les marchés manifestent une irrépressible envie de grimper. La proximité de la journée des "quatre sorcières" de vendredi n’est certainement pas indifférente dans cette accélération des opérations d’habillage de bilans de fin d’année.
** Mais si certaines considérations techniques justifient ponctuellement une fermeté des cours déconnectée des réalités macro-économiques, il faut, pour que la situation perdure, y rajouter un second ingrédient qui force depuis de nombreuses semaines et même de nombreux mois notre admiration : il a pour nom "la confiance".
Cette dernière est au zénith : les stratèges des grandes banques d’affaires de Wall Street sondés par le magazine Barron’s manifestent un optimisme qui flirte avec la béatitude. Les gérants de portefeuilles sont unanimement haussiers pour les actions en 2007 ; l’objectif de performance médian se situe entre +8% et +10% pour le S&P 500. Ils se montrent en revanche plus réservés sur les produits obligataires, estimant que le seuil des 4,50% récemment testés sur les T-Bonds 2016 pourrait constituer un plancher.
Si l’immobilier n’attire plus les capitaux (les experts iront jusqu’à espérer que les prix cessent de s’effondrer si le loyer de l’argent est réduit à 4,75% aux Etats-Unis d’ici juin prochain)… si les T-Bonds ne peuvent plus grimper… quel autre choix reste-t-il aux épargnants, en dehors des actions ?
** Vous qui nous lisez pourriez leur suggérer de rembourser leurs dettes, de voyager un peu plus afin de découvrir à quoi ressemble un monde où le shopping ne constitue pas la première activité d’un ménage après une semaine de dur labeur, d’acheter des véhicules moins polluants, d’investir dans des panneaux fonctionnant à l’énergie solaire pour produire le courant qui permet de faire ronronner leur climatiseur…
Mais ces produits ou services ne sont pas disponibles dans l’agence bancaire ou chez le concessionnaire automobile de la zone commerciale la plus proche. De nouveaux fonds à effet de levier ou de nouvelles formules de crédit, par contre, sont créées chaque semaine et font l’objet d’un intense matraquage publicitaire sur les chaînes télévisées ou sur internet.
La plupart des technologies douces et écologiques font peu de tapage médiatique… or la plupart des ménages américains n’aiment guère ce qui est discret. Ils apprécient les systèmes audio ou vidéo qui développent plus de 200 watts, les véhicules au pot d’échappement tonitruant, les épreuves de Nascar qui détruisent les tympans bien plus vite que la couche d’ozone, les guerres impériales qui mobilisent les matériels les plus gourmands en carburant.
Les Etats-Unis font — inconsciemment ou non — l’apologie de tout ce qui remplit l’atmosphère de bruit et de fureur, comme si cela compensait une forme de vide spirituel. Là encore, lorsque le besoin se fait ressentir d’élever son esprit au-delà des seules considérations matérielles, cela s’opère par le truchement de congrégations religieuses radicales qui dérivent plus souvent vers le sectarisme ou l’obscurantisme.
Il suffit de constater la fulgurante montée en puissance du "créationnisme". Le concept a en effet de quoi séduire, puisque les Etats-Unis sont le seul pays auquel un souffle divin permet de créer autant de monnaie qu’il lui est nécessaire ex nihilo… tandis que ses habitants peuvent consommer autant d’énergie qu’ils le désirent, comme si Dieu pouvait refaire le plein des gisements pétrolier du Texas tous les 5 500 ans, comme certains prédicateurs lui en attribuent la capacité.
Philippe Béchade,
Paris
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Bombay
*** IMPRESSIONS D’INDE…
** Le noeud est-il en train de se resserrer ?
* La semaine dernière, la Banque centrale européenne a augmenté les taux. Cela, associé à la chute du dollar, compliquera la tâche de la Fed pour aller dans la direction opposée. Mais c’est dans la direction opposée, justement, que la Fed voudra aller. Parce qu’alors que le dollar est menacé… les consommateurs américains commencent à sentir la corde leur râper le cou.
* Revenons en arrière et jetons un coup d’oeil aux fondamentaux. L’économie US dépend à 70% des dépenses de consommation. Mais ces derniers temps, l’argent dépensé par les consommateurs ne provenait pas des revenus — mais de l’emprunt. Et voilà que les prêteurs se font rares.
* Nous avons appris ce week-end que le crédit à la consommation chute à son rythme le plus rapide de ces 14 dernières années aux Etats-Unis. Nous n’avons pas examiné les détails de l’article — mais c’est sûrement lié au fait que les prix des maisons ne grimpent plus… si bien que les prêteurs n’ont plus rien sur quoi appuyer leurs prêts.
* Chez les emprunteurs de moins bonne qualité, les retards de paiement grimpent… et il en va de même pour les saisies. Le Texas et le Michigan sont en tête pour ce qui concerne les saisies, déclare le Financial Times, avec, à eux deux, un total de plus de 20 000 maisons saisies mises en vente.
* Et le consommateur américain devient nerveux. Il se tient fièrement sur ce qui ressemble de plus en plus à un échafaud. Il se demande ce qui va se passer ensuite. La correction de l’immobilier cessera-t-elle sur une perte de 2%… comme le suggère Alan Greenspan ? Prendra-t-elle fin à 25%… comme le suppose Gary Schilling ? Ou bien se montera-t-elle à une perte de plus de 40%, comme l’impliquent les chiffres de Robert Shiller ?
* Nous n’en savons rien. Mais si le malheureux consommateur attend que la Fed vienne à la rescousse — avec des taux plus bas — il se pourrait qu’il attende encore. Parce que, pendant ce temps, le dollar semble être sous pression. Le pauvre billet vert se trouve confronté à des problèmes quelle que soit la direction qu’il prenne. Les Etats-Unis ont accumulé le plus grand déficit commercial de toute l’histoire du commerce international. Le maintenir, c’est comme d’essayer de tenir plein le verre d’un dipsomane. Il faut au dollar un flux constant de nouvel argent… sans quoi il disparaîtrait. Cependant, quasiment tous les principaux détenteurs de dollars ont récemment prévenu qu’ils avaient l’intention de vendre le billet vert. Et voilà que les Européens rendent les dépôts en euros plus attirants encore.
* C’était bien tant que cela durait. Les achats étrangers de dollars ont aidé à maintenir les taux d’intérêt bas aux Etats-Unis… ce qui a aidé les consommateurs à refinancer leurs maisons et à en retirer un peu de valeur, ce qui a aidé à son tour à étayer les dépenses de consommation. Mais à présent, tout cela semble prendre fin. Le consommateur US ne sait peut-être pas ce qu’il a fait de mal… mais le pauvre homme sent qu’il est sur le point d’être lynché malgré tout.
** Qu’est-ce que l’Inde ?…
* Nous n’en savons rien. Nous nous sommes préparé à ce voyage en lisant "Bombay Maximum City", mais ça n’a pas suffi.
* Voici quelques impressions… des coups d’oeils… le genre de surcharge sensorielle que vous obtenez lorsque vous voyagez en Inde.
* Des femmes bourrelées de graisse, assises à l’arrière de scooters… des vieillards enroulés dans des draps blancs, à la Gandhi… du béton, des piles de briques, des échafaudages de bambous… de la fumée, de la chaleur et une brume si épaisse qu’on ne peut voir de l’autre côté du port… un homme dont la barbe et les cheveux sont teints en orange vif… un autre homme aux yeux fous, comme un St Jean-Baptiste qui aurait trop bu… des immeubles de bureaux tout en verre… des odeurs corporelles… des taxis ayant plus de klaxons que de chevaux… de mignonnes petites filles toutes sales qui vous suivent, vous prennent le bras, vous harcèlent et vous suivent des rues durant… de vieux immeubles gris et délabrés, baptisés de noms comme Villa des Prairies, où du linge pend aux fenêtres… des familles entières campant autour d’arbres et de réverbères… deux garçons portant cravate que leur père emmène à l’école en moto, l’un devant, l’autre derrière… un autre homme avec quatre enfants sur sa bicyclette… une circulation si incontrôlable et chaotique que même un conducteur italien prendrait peur… des complexes d’appartements dont les balcons portent des affiches vantant le fait qu’"ici, les jeunes professionnels peuvent mener une vie saine"… "Effrayé par le marché boursier ?" demande une autre affiche, qui invite les clients à appeler le fonds Franklin Templeton… des Musulmanes habillées de noir de la tête aux pieds… des élégantes à la peau claire portant sari… des êtres squelettiques accroupis le long de l’autoroute… des acres et des acres de bidonvilles aux toits de tôle ondulée… "9% d’intérêt avec la Catholic Syrian Bank… dépôt minimum : 100 roupies (environ 1,5 euros)"…
* … Bombay, c’est du bruit, des odeurs, des couleurs… du nouveau et de l’ancien… tant de choses à voir que vous ne pouvez regarder assez rapidement…
* … et puis… il y a la gare ! (Dont nous vous parlerons plus en détails demain…)
** Il y a une semaine de ça, Bombay a été agitée par des émeutes. Des bus ont été brûlés. Des voitures renversées. "Attention", nous a averti un ami.
* "On dirait tout à fait Paris", avons-nous répondu.
* Les mécontents, avons-nous appris, étaient des Dalits — un groupe de basse caste largement laissé pour compte par "les jours fastes" dont profitent tant d’autres Indiens. Le taux de croissance du PIB frôle les 10%. L’endroit semble en plein boom. Mais selon le journal India Times, seuls 44% des Dalits ont l’électricité. 48% ont l’eau courante chez eux. "La prospérité leur échappe", déclare le journal.
* "Les classes supérieures s’enrichissent rapidement", a déclaré l’un de nos contacts. "Si bien que le fossé entre les riches et les pauvres va en s’approfondissant. Nous avons beaucoup gagné grâce à la mondialisation, mais principalement dans le secteur des technologies de l’information. Pas dans l’industrie. Si bien que les gens qui parlent anglais et ont un diplôme universitaire sont très demandés. Pas les pauvres que l’on voit dans la rue. Il y aura certainement encore des problèmes".
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Il y a quelques mois de cela, la donne financière a radicalement changé… et les conséquences commencent seulement à se faire sentir.
Cinq en particulier représentent un danger immédiat pour votre portefeuille… tandis qu’une autre pourrait vous rapporter des profits à trois, voire quatre chiffres. Pour en savoir plus…
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*** La Chronique Agora présente ***
La Chronique Agora présente : Nous avons laissé Chris Mayer hier en plein "confessionnal financier" avec Adam Smith et David Babson — ce dernier critiquant ses collègues pour leur amour de la spéculation et leur absence de scrupules. Aujourd’hui, les choses ne vont pas en s’arrangeant…
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SORTEZ DU TROUPEAU – 2ème PARTIE
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Par Chris Mayer (*)
Tout comme Babson était hors normes durant les années 40, il se retrouva hors normes une fois encore dans les années 60.
La conférence inhabituelle d’Adam Smith battait son plein ; tout semblait se dérouler comme prévu… jusqu’à que ce Smith se tourne vers Babson pour solliciter un commentaire — lui demandant si les professionnels devaient être accusés de la bulle des années 60. Oui, sans aucun doute, répondit Babson. "Que faudrait-il faire ?", demanda Smith.
Babson, regardant la foule par-dessus les verres de ses lunettes, asséna à son public l’équivalent d’un K.O. verbal : "certains d’entre vous devraient cesser toute activité", déclara-t-il.
Smith rapporte que quelques rires nerveux se firent entendre parmi les participants. Puis Babson cita quasiment des noms, avant de se lancer dans une tirade accusatrice fustigeant la folie et l’incompétence de ses pairs. Smith finit par l’arrêter, mais la conférence avait vraiment, comme le dit Smith, "tourné au vinaigre". Un silence de plomb régnait dans la salle.
Babson pouvait se permettre de telles déclarations parce qu’il ne possédait aucune des actions insensées prônées par ses homologues. Cela consolida également son statut de héros populaire de l’investissement, par son courage et son indépendance — et ne parlons pas de la gratitude de ses clients, qui purent ainsi se tirer indemnes des années 60, tout en protégeant leur capital.
La hausse actuelle des marchés fournira sans aucun doute assez de péchés pour de prochaines confessions — c’est le cas de tous les marchés. Après tout, quel conseiller financier pourrait honnêtement justifier de placer l’argent de ses clients dans une entreprise aussi peu saine que Research In Motion ? Le fabriquant des appareils Blackberry annonce des taux de croissance en baisse ; il est confronté à de nombreux concurrents et se vend à plus de 10 fois les ventes et 60 fois les bénéfices flottants.
Les entreprises du type Research In Motion sont relativement courantes, dans le climat spéculatif qui règne actuellement. Il n’y a qu’à regarder Google, à 16 fois les ventes et 62 fois les bénéfices flottants, ou le NYSE, à 10 fois les ventes et 119 fois les bénéfices flottants.
Pourtant, ces valeurs trouvent des adhérents parmi les professionnels ; il suffit de voir qui les achète. Ce sont toutes les grandes maisons — Fidelity, Barclays, Wellington, des banques et des fonds divers. Pour quoi les investisseurs les paient-ils ?
Jusqu’à présent, ces valeurs continuent de grimper. En fin d’année, elles se sont bien reprises, comme le marché dans son ensemble. Un jour, les effets de la caféine vont se dissiper — et avec eux l’illusion temporaire que ces titres valent de tels cours. Cela semble n’être qu’une question de temps.
Les marchés, cependant, sont difficiles à déchiffrer. Les gens voient ce qu’ils veulent voir. Les haussiers trouveront des raisons pour lesquelles ces valeurs vont grimper. Les baissiers leur trouveront des raisons de baisser. La vérité, rarement admise, c’est que la plupart du temps, les marchés flottent dans un état indéterminé, un peu comme une cerise dans un cocktail.
Je pense que la principale leçon de Babson, c’est qu’on ne peut pas faire confiance au consensus. On ne peut pas se fier à "l’establishment". On ne peut pas se réfugier au cœur du troupeau — et on doit résister à l’envie de se joindre à la foule. "La passion d’un moment", comme l’a observé l’écrivain J.P. Donleavy, "se révèle être un désastre au cours des ans".
La société de Babson, au passage, existe encore. Elle a récemment publié une lettre décrivant cinq vérités essentielles suivies par l’entreprise, rédigées par son fondateur il y a des années de cela. Les voici :
1. Les marchés sont imprévisibles et ne se prêtent pas aux prédictions.
2. Les fondamentaux de long terme sont essentiels.
3. Les émotions des investisseurs engendrent de la volatilité.
4. La discipline en matière de valorisation devrait guider la sélection des investissements.
5. La patience et la perspective sont récompensées.
Ce n’est pas une mauvaise série de vérités, qui peuvent paraître évidentes. Elles ne sont guère sexy… mais les meilleurs conseils d’investissement le sont rarement. Les investisseurs feraient bien de s’en souvenir — et de se rappeler Babson — lorsqu’ils envisagent de se ruer sur les dernières valeurs à la mode.
Meilleures salutations,
Chris Mayer
Pour la Chronique Agora
(*) Chris Mayer est le rédacteur en chef de la lettre d’information Capital & Crisis, ainsi que du système de trading Crisis Point Trader. Ses analyses des problématiques financières ont été reprises maintes fois dans de nombreuses publications, et notamment dans le très réputé Grant’s Interest Rate Observer.
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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