Le gouvernement frappe en amont

Rédigé le 11 juillet 2015 par | Article, Chronique Imprimer

Bon… la Grèce fait durer le suspense. Un nouveau plan de réforme a été soumis aux autorités européennes pile à temps jeudi soir… mais à l’heure où j’écris ces lignes, pas mal de questions restent en suspens.

On ne sait pas encore, par exemple, si le parlement grec va accepter ce nouveau plan, qui se révèle extrêmement rigoureux. On ne sait pas non plus ce que vont en penser les autorités européennes, ni si elles ont l’intention de céder du terrain au niveau de la dette.

Et le peuple grec, qu’en pensera-t-il de son côté ? A quoi sert de voter non à l’austérité si c’est pour se la voir appliquée malgré tout ? La situation est tendue dans le pays, des débordements ne sont à mon avis pas à exclure. Pour prendre toutes les précautions nécessaires en cas de choc — qui ébranlerait tout le système — continuez votre lecture.

D’ici là, wait and see, comme disent les Anglais… mais le rêve européen a pris un sérieux coup dans l’aile.

▪ Pendant ce temps, en France, le gouvernement frappe en amont. Dans la campagne pour s’accaparer votre argent et limiter votre liberté à en disposer comme bon vous semble, un nouveau pas a été franchi : le prélèvement des impôts à la source.

Simone Wapler nous en parlait longuement dans sa Stratégie la semaine dernière :

« Bof… rien de très venimeux, après-tout, pensais-je. L’employeur retient à la source la part d’impôt liée au salaire qu’il verse en se basant sur les tranches d’imposition qui correspond au salaire. Certes, cela transforme l’entreprise en collecteur d’impôts mais elle l’est déjà via la TVA, l’URSSSAF, etc. Certes, aussi, cela déresponsabilise encore un peu plus ceux qui payent l’impôt sur le revenu en le rendant en partie transparent et indolore, mais c’est la tendance de notre pays dans lequel moins d’une personne sur deux paie ledit impôt.

Mais ce que je n’avais pas intégré, alors, c’est que le prélèvement à la source mis en place par nos étatistes de gauche dès 2016, sera en fait pire que tout. Votre entreprise va se faire communiquer par Bercy votre tranche marginale d’imposition et va appliquer le prélèvement correspondant.

En d’autres termes l’ensemble de vos revenus et de celui de votre conjoint va globalement être connu de votre employeur.

Je vous laisse digérer la portée de cela :
– si, à côté de votre emploi, vous avez une activité en autoentrepreneur, votre employeur le verra ;
– si vous percevez des droits d’auteur, des royalties sur des brevets, votre employeur le verra ;
– si votre conjoint est riche, votre employeur le verra ;
– si vous possédez un grand domicile, lorsque le loyer fictif sera réintégré dans les revenus, votre employeur le verra ;
– si vous avez d’autres sources de revenus (immobiliers, fonciers, dividendes), votre employeur le verra ;
– si vous avez réalisé des plus-values, votre employeur le verra ;

Evidemment, vous serez ainsi très à l’aise pour négocier votre salaire !

Et si vous êtes licencié, les prud’hommes statueront peut-être que finalement vous n’avez pas besoin d’indemnités de licenciement puisque par ailleurs vous avez d’autres sources de revenus.

Je propose que l’on nous insère une puce sous la peau avec notre numéro fiscal. Avec la société sans cash, votre boulangère vous débitera ensuite le prix auquel vous devez payer votre baguette compte-tenu de vos revenus. Idem pour tous vos autres achats.

[…]

Nous sommes gouvernés par des fonctionnaires qui n’ont aucune idée de la façon dont on gagne de l’argent dans un marché soumis à la concurrence.

Nos politiciens-fonctionnaires veulent éradiquer la concurrence. Ils veulent le contrôle étatique omniprésent. Ils veulent l’égalitarisme. Toute inégalité est à leurs yeux injuste. Ils veulent imposer des transactions forcées. Ils veulent supprimer les débats sur les impôts et sur qui paye quoi et pourquoi. Ils veulent donc supprimer la démocratie. Ils veulent un monde 100% étatique gouverné par eux ».

Il faut résister, en conclut Simone. Assez de faire l’autruche ; au niveau individuel, prenez vos précautions. Débancarisez une partie de votre épargne, conservez votre or, assurez-vous d’avoir du cash sous la main.

En temps que citoyen aussi, il est temps d’agir. Cliquez ici pour signer notre pétition, et surtout — je n’insisterai jamais assez sur ce point — faites-la circuler, parlez-en autour de vous.

Faisons-nous entendre !

Meilleures salutations,

Françoise Garteiser
La Chronique Agora

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Françoise Garteiser
Françoise Garteiser
Directrice de la rédaction pour La Chronique Agora

Françoise Garteiser est Directrice de la rédaction pour La Chronique Agora. Elle se charge de la diffusion de cette lettre d’information contrarienne et politiquement incorrecte. Du choix des textes au respect de la ligne éditoriale – en passant par la traduction des notes provenant de nos partenaires à l’étranger et des interventions ponctuelles au sein de la lettre quotidienne, elle s’assure qu’aucun grain de sable ne vient empêcher le bon fonctionnement des rouages de La Chronique Agora. Vous pouvez également retrouver Françoise Garteiser toutes les semaines dans La Chronique du week-end, billet d’humeur envoyé le samedi.

Un commentaire pour “Le gouvernement frappe en amont”

  1. Bonjour,
    Je lis régulièrement vos articles et j’en partage en partie les idées.
    En particulier, le déclin imposé du paiement en espèces me semble une menace sérieuse.
    Mais, vous avez la fâcheuse habitude d’amalgamer hommes politiques et fonctionnaires.
    Je rappelle que les fonctionnaires -l’immense majorité en tout cas- ne sont que des exécutants : ils appliquent, ou plutôt essaient d’appliquer, les lois votées par le Parlement.

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