Goldman Sachs peut remercier Trump

Rédigé le 15 décembre 2016 par | Bill Bonner, Deep State Imprimer

Qui est le plus grand gagnant à ce jour ? Le « gouvernement Sachs » !

Selon le magazine Fortune, la personne ayant le plus gagné depuis l’élection de Trump est le PDG de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein.

Le cours de Goldman est de retour à son niveau pré-krach de 2008. Blankfein est lui aussi en pleine forme : sa participation dans l’entreprise a gagné 140 millions de dollars ces quatre dernières semaines.

Le coup de pouce de Trump

Donald Trump s’est engagé à rabattre le caquet des élites. Pour l’instant, les choses prennent la direction opposée.

Globalement, les initiés se sont enrichis de 4 400 milliards de dollars environ, leurs actions grimpant en flèche grâce au « coup de pouce de Trump ». Nombre des meilleurs investisseurs des Etats-Unis — dont Carl Icahn et Ray Dalio — pensent que ce n’est qu’un début.

Avec certains des hommes d’argent les plus prospères de la nation à ses côtés — notamment un ancien de Goldman au Trésor — nombre de gens parient que Trump amènera un boom durable.

Depuis quelques jours, nous examinons le capitalisme de copinage. Selon nous, il est financé par l’argent factice des autorités, et favorisé par leurs réglementations.

Pour l’instant, nous avons examiné le cas de Steven Mnuchin, ex-banquier chez Goldman, choisi par Trump pour devenir secrétaire au Trésor.

Tandis qu’il faisait fortune chez Goldman, une grande entreprise de l’économie réelle, Sears, a été transformée en victime de la finance. Son titre a perdu 90%. Elle devrait se mettre en faillite d’ici quelques mois.

Wilbur Ross, le nouvel homme de Trump au département du Commerce, a utilisé les réglementations fédérales sur les importations pour gagner un milliard de dollars dans l’industrie sidérurgique.

Jack Welch, membre du conseil financier de Trump, a utilisé le boom nourri au crédit dans les années 80 et 90 pour transformer General Electric, un géant de la manufacture, en casino financier.

Dans les jours qui viennent, nous nous pencherons sur deux autres conseillers de Trump : Stephen Schwarzman, PDG de Blackstone Group, et Larry Fink, PDG de BlackRock. Schwarzman et Fink sont deux des PDG les plus puissants de Wall Street. Tous deux savent comment jouer à ce jeu.

Mais quelle sorte de jeu est-ce ? Qui en a écrit les règles ? Qui gagne, et comment ?

A suivre.

Mots clé : -

Bill Bonner
Bill Bonner
Fondateur de AGORA

Né en 1948, Bill Bonner est le fondateur d’AGORA, le plus large réseau d’entreprises indépendantes de presse spécialisée au monde.

En 1978, depuis sa ville natale, Baltimore (Maryland, Etats-Unis), Bill Bonner a voulu développer un « marché » (« Agora » en grec) des idées. Pas de l’information homogénéisée telle que les médias grand public relayent sur nos écrans et journaux, mais une source d’idées diverses avec des opinions et des avis originaux, alternatifs et surtout utiles. Bill a à cœur d’aider les lecteurs à mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent, et à agir en conséquence. Que ce soit en matière de géopolitique, de macro-économie ou tout simplement dans le domaine de l’épargne, Bill incite ses lecteurs à cultiver un esprit vif et anticonformiste.

« Parfois nous avons raison, parfois nous avons tort, mais nous sommes toujours dans le questionnement », telle est la devise de Bill.

Bill a également co-écrit des livres qui ont tous figuré dans la liste des best-sellers du New York Times et du Wall Street Journal : L’inéluctable faillite de l’économie américaine (2004), L’Empire des dettes. À l’aube d’une crise économique épique (2006) et Le Nouvel Empire des dettes. Grandeur et décadence d’une bulle financière épique (2010).

Dans son dernier livre, Hormegeddon, quand trop de bien nuit (2015), paru aux Belles Lettres (www.lesbelleslettres.com), Bill décrit ce qu’il advient lorsque l’on abuse d’une bonne chose dans les sphères de la politique, de l’économie et des affaires. En bref, trop de bien conduit au désastre.

Vous pouvez retrouver les notes de Bill au quotidien dans La Chronique Agora.

2 commentaires pour “Goldman Sachs peut remercier Trump”

  1. Pour moi, il y a un élément très lourd, qui a des conséquences graves sur notre économie, je veux perler de l’honnetete intellectuelle des responsables économiques.
    Je veux parler ici de tous ces éléments nonupliez, qui fondent des décisions abusives, et mortifieres, je pense à cette exigence des fonds de placement US,qui exigent des sociétés qui composent un ensembles u’ils viennent de racheter,qu’elles se portent caution solidaire de leur société de tête, donc le fonds de placement, pour cogarantir les emprunts contractés pour faire l’acquisition qui les concerne
    qils orientent la politique des filiales dans un sens qui ne leur plus la maîtrise e leur quotidienet renvoient au plus haut niveau toute décision pouvant concerner les salaires, leur évolution.Pour mémoire, il y a en France, des lois, il y a meme un parlement qui consacre tous ses temps morts, et il faut croire qu’ils sont importants.Montaigne, mais combien l’ont lu, en particulier le chapitre treize du troisième livre des essais.il y suggère en particulier, qu’il soitintrrdit au législateur de faire une quelconque nouvelle loi, sans en abroger au moins une autre, de facon à maintenir un total constant, donc maîtrisé par un plus grand nombre.les fonds de placement US, ont dèsexigencesces, par exemple, comme je viens de le dire qui sont d’orbi tantes du droit commun.il à meme été question, il y a quelques mois d’un grand groupe français, contraint à disparaître, parce que les cautions données le mettaient en demeure de se déclarer en cessation d paiements, alors qu’une simple action auprès d’un tribunal de commerceaurait permis de éclate nulles ces dispositions constitutives d’un abus de biens sociaux caractérisé.
    Pour moi, toute arrivée d’un Hergé fond sur notre territoire devrait être mise sous surveillance étroite.

  2. Attention lire Hergé fond au lieu de Hergé fond, mystère des correcteurs d’orthographe
    Merci de me faire un retour sur ces reflexions

Laissez un commentaire