Le Gold va-t-il l’emporter sur les actions, finalement ?

Rédigé le 17 août 2016 par | Bill Bonner, Investissement, Or et Argent Imprimer

Quand le dollar a été détaché de l’or en 1971, l’hyperinflation semblait inévitable et l’or indispensable. Mais l’expansion du crédit a finalement profité aux actions. Pourtant, le Gold n’a pas démérité : il a fait que 30 fois la mise contre 21 pour le Dow Jones, pour le moment…

Il est encore bien trop tôt pour savoir si la tendance haussière des sept dernières années s’est achevée pour les marchés boursiers. M. le Marché est peut-être épuisé par tant de temps passé à monter en courant. Ou peut-être qu’il joue simplement avec nous. Nous allons devoir attendre pour en avoir le coeur net.

Quand les prix vont dans le sens que l’on attendait, les ennuis ne sont pas loin. Inutile de réfléchir ; on sait déjà tout. Inutile aussi de s’inquiéter ; il suffit d’attendre que l’argent arrive. Jusqu’à ce qu’il n’arrive plus.

Mieux vaut que les nouvelles financières aillent contre vous. Il faut alors remettre en question vos principes, vos émotions — et votre santé mentale.

Il ne se passe quasiment pas de jours sans que nous remercions notre étoile. Voyez-vous, nous avons été béni par la malchance.

Durant notre enfance, nous n’avions pas d’argent. Nous ne pouvions pas perdre la fortune familiale — elle n’existait pas ! Ce qui se révéla être une bonne chose — parce que si nous avions eu de l’argent, nous l’aurions perdu durant le Grand marché baissier de l’or de 1980-1998.

Le président Nixon a finalement coupé le lien entre le dollar et l’or le 15 août 1971. Nous avions lu assez de livres d’histoire pour savoir ce que ça signifiait. Nous ne tarderions pas à pousser des brouettes de billets de 100 $ pour aller acheter notre pack de bière au supermarché.

Comment se protéger de l’hyperinflation inévitable ?

Simple : en achetant de l’or.

C’est ainsi que nous sommes devenus fanatique de l’or. Puis le pire s’est produit : l’or a grimpé. De 41 $ l’once en 1971, le Gold a grimpé en flèche pour dépasser les 800 $ en 1980.

Nous avions raison ! Nous étions intelligent ! Nous avons donc tout misé sur l’or… et attendu la fortune.

Heureusement, notre chance tourna avant que nous allions bien loin. La malchance nous a souri… nous mettant en porte-à-faux grâce à un marché baissier de 18 ans sur l’or.

Savez-vous ce que c’est, cher lecteur ?

Tous les jours… tous les mois… tous les ans… vous perdez de l’argent… vous êtes conspué par les dieux du marché… et critiqué par votre famille et vos voisins.

Chaque jour prouvait encore plus lourdement que le précédent que nous n’avions pas la moindre idée de ce que nous faisions. Chaque jour, lorsque sonnait la cloche de clôture, M. le Marché prononçait son jugement solennel : nous étions un idiot.

Gold : Rira bien qui rira le dernier ?

Pendant 18 ans, nous avons enduré ce châtiment. Dieu merci : parce que nous savons à présent combien il est facile de se tromper.

On essaie de comprendre ce qui se passe… mais on ne voit que des ombres, on n’entend que des échos. Comme un fantôme hantant une vieille maison, on sent une brise glaciale frôler son visage… on voit des choses apparaître dans des endroits étranges et on se demande comment elles sont arrivées là. Mais on ne saura jamais comment fonctionne ce monde spectral — pas tant qu’on n’a pas rendu l’âme…

Alors que nous nous accrochions à nos positions perdantes en or, l’argent intelligent passa aux actions. Peut-être avait-il compris que nous vivions une gigantesque expansion du crédit qui multiplierait les actions par 20 par rapport à leurs niveaux de 1971.

Le Dow Jones passa de 874 points en 1971 à 18 588 points à l’heure où nous écrivons ces lignes. Superbe ! Mais attendez. Et si on s’en était tenu à l’or ? Voyons voir… de 41 $ à 1 340 $ l’once. Accrochez-vous : c’est plus de 30 fois votre mise !

Peut-être que notre idée « fêlée » était saine dès le départ. Et peut-être que l’or se révélera être un investissement exemplaire, finalement.

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Bill Bonner
Bill Bonner
Fondateur de AGORA

Né en 1948, Bill Bonner est le fondateur d’AGORA, le plus large réseau d’entreprises indépendantes de presse spécialisée au monde.

En 1978, depuis sa ville natale, Baltimore (Maryland, Etats-Unis), Bill Bonner a voulu développer un « marché » (« Agora » en grec) des idées. Pas de l’information homogénéisée telle que les médias grand public relayent sur nos écrans et journaux, mais une source d’idées diverses avec des opinions et des avis originaux, alternatifs et surtout utiles. Bill a à cœur d’aider les lecteurs à mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent, et à agir en conséquence. Que ce soit en matière de géopolitique, de macro-économie ou tout simplement dans le domaine de l’épargne, Bill incite ses lecteurs à cultiver un esprit vif et anticonformiste.

« Parfois nous avons raison, parfois nous avons tort, mais nous sommes toujours dans le questionnement », telle est la devise de Bill.

Bill a également co-écrit des livres qui ont tous figuré dans la liste des best-sellers du New York Times et du Wall Street Journal : L’inéluctable faillite de l’économie américaine (2004), L’Empire des dettes. À l’aube d’une crise économique épique (2006) et Le Nouvel Empire des dettes. Grandeur et décadence d’une bulle financière épique (2010).

Dans son dernier livre, Hormegeddon, quand trop de bien nuit (2015), paru aux Belles Lettres (www.lesbelleslettres.com), Bill décrit ce qu’il advient lorsque l’on abuse d’une bonne chose dans les sphères de la politique, de l’économie et des affaires. En bref, trop de bien conduit au désastre.

Vous pouvez retrouver les notes de Bill au quotidien dans La Chronique Agora.

2 commentaires pour “Le Gold va-t-il l’emporter sur les actions, finalement ?”

  1. Je suis déjà abonné à la lettre de Mme WAPPLER et suis intéressé par d’éventuels investissements en or physique.
    Cordialement

  2. Je suis entièrement d’accord avec vos informations concernant l’ arrivée prochaine d’une nouvelle bulle financière qui sera d’une violence inouie , engendrant des faillites retentissantes du secteur bancaire.
    L’ achat d’or physique que vous recommandez me parait indispensable pour limiter les dégâts prévisibles de tout patrimoine.

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