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	<title>La Chronique Agora</title>
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		<title>Combien de temps avant que la Grèce ne sorte de l&#8217;euro ?</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 10:00:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dan Denning</dc:creator>
				<category><![CDATA[Inflation, dettes souveraines et récession]]></category>
		<category><![CDATA[crise de la dette]]></category>
		<category><![CDATA[dettes souveraines]]></category>
		<category><![CDATA[euro]]></category>
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		<description><![CDATA[▪ La réponse à cette question n&#8217;est pas si simple. En février dernier, j&#8217;étais d&#8217;avis que les pouvoirs en place de l&#8217;Europe devaient absolument empêcher un défaut des obligations grecques : ils ne pouvaient se permettre un précédent. Si la Grèce peut faire défaut sans problème, alors pourquoi pas l&#8217;Espagne ? Pourquoi pas l&#8217;Italie ? La confiance dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>▪ La réponse à cette question n&#8217;est pas si simple. En février dernier, j&#8217;étais d&#8217;avis que les pouvoirs en place de l&#8217;Europe devaient absolument empêcher un défaut des obligations grecques : ils ne pouvaient se permettre un précédent.</p>
<p>Si la Grèce peut faire défaut sans problème, alors pourquoi pas l&#8217;Espagne ? Pourquoi pas l&#8217;Italie ? La confiance dans l&#8217;ensemble du marché européen des obligations d&#8217;Etat volerait en éclats, emportant avec elle le système bancaire (capitalisé par de la dette d&#8217;état). La Banque centrale européenne (BCE) rentrerait dans les dommages collatéraux.</p>
<p>Pour autant, personne dans l&#8217;<em>establishment</em> européen n&#8217;aime à mentionner l&#8217;Islande. Il y a probablement une raison : cela pourrait donner des idées aux Grecs. En 2008, les trois plus grandes banques islandaises devaient aux créditeurs étrangers plus d&#8217;argent que l&#8217;économie islandaise dans son entier. Le gouvernement ne pouvait garantir les dettes de ces banques. Il ne l&#8217;a donc pas fait.</p>
<p><strong>▪ L&#8217;exemple islandais</strong> <br /> Si le gouvernement a assumé les obligations nationales des banques, il a envoyé paître les créditeurs étrangers. Il a fait défaut. La devise a chuté d&#8217;environ 80% par rapport à l&#8217;euro. Quelques années plus tard, grâce au défaut et à la dévaluation, l&#8217;Islande a enregistré un excédent commercial, et cette année l&#8217;agence de notation Fitch a relevé la note de crédit islandaise.</p>
<p align="center"><span style="color: #767676;font-family: Geneva,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size: small">__________________________</span></p>
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<p align="center"><span style="color: #767676;font-family: Geneva,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size: small">__________________________</span></p>
<p>Certes, on pourrait penser que ne pas rembourser ses créditeurs est une décision moins qu&#8217;honorable. Mais elle a été prise démocratiquement. L&#8217;Islande a posé la question du défaut à son peuple et 90% a choisi le défaut. Le peuple a reporté le risque de crédit sur le prêteur, ce qui semble approprié si l&#8217;on considère que les emprunteurs n&#8217;étaient pas le peuple mais les banques. Le peuple a refusé de prendre à son compte la dette contractée par les banques. Et tant pis pour les créditeurs.</p>
<p>La Grèce a pris l&#8217;autre voie. Jusqu&#8217;ici, les responsables politiques ont rejeté ce que voulait le peuple. Les hommes politiques grecs obéissent aux ordres de Bruxelles, Berlin et Paris. Les dettes du secteur privé sont à présent les dettes du peuple. Peut-être cela explique-t-il pourquoi les Grecs sont actuellement incapables de former un gouvernement. A en croire certaines sources, ce gouvernement aurait moins de deux milliards d&#8217;euros de liquidités.</p>
<p><strong>▪ Il y a quand même une différence cruciale&#8230;</strong> <br /> Bien sûr, la principale différence entre l&#8217;Islande et la Grèce est que l&#8217;Islande possède sa propre monnaie. Le défaut s&#8217;est accompagné d&#8217;une dévaluation. C&#8217;est ce qui a permis d&#8217;effacer la dette. Le résultat fut une récession, courte, forte et douloureuse. Et en termes de PIB, l&#8217;économie est beaucoup moins importante aujourd&#8217;hui qu&#8217;en 2008. Mais la dette a été liquidée et c&#8217;est ce qui compte. Elle n&#8217;a pas été conservée comme un perpétuel fardeau sur les épaules des contribuables afin de satisfaire les créditeurs (les banques privées).</p>
<p>Les Grecs ne peuvent dévaluer s&#8217;ils ne sortent pas de l&#8217;euro ; et les Européens ne veulent pas que les Grecs sortent de l&#8217;euro pour l&#8217;instant. Si les Grecs refusent d&#8217;honorer leurs créditeurs étrangers, cela signifie qu&#8217;ils refusent de rembourser les dettes qu&#8217;ils doivent aux banques françaises, allemandes et aux autres banques européennes. Nul ne peut dire ce qui arriverait alors.</p>
<p>Certains avancent déjà l&#8217;hypothèse qu&#8217;une création monétaire massive par la BCE &#8212; de l&#8217;ordre de centaines de milliards d&#8217;euros &#8212; s&#8217;ensuivrait. Le but serait d&#8217;isoler le reste de l&#8217;Europe d&#8217;une sortie de l&#8217;euro par la Grèce. Mais une conséquence involontaire serait une dévaluation de l&#8217;euro&#8230; pour revenir à la parité avec le dollar américain !</p>
<p>Cela ferait certainement sensation. Quand même, nous sommes dans une sorte de course à la baisse s&#8217;agissant de la valeur des monnaies. Chaque pays veut une monnaie bon marché pour booster les exportations. Les exportations conduisent à la croissance. La croissance vaut mieux que l&#8217;austérité. Mais de toute évidence, tout le monde ne peut pas avoir la monnaie la meilleure marché.</p>
<p>Si l&#8217;Europe dévalue&#8230; vous pouvez rapidement vous attendre à un QE3 (un troisième assouplissement quantitatif) de la Fed. Zut ! Peut-être même les Chinois dévalueront-ils eux aussi. Et la Reserve Bank of Australia pourrait à nouveau réduire ses taux plus tôt qu&#8217;on ne s&#8217;y attendrait.</p>
<p>Cette série d&#8217;expansions monétaires qui se répondent l&#8217;une l&#8217;autre montre bien l&#8217;absurdité de l&#8217;actuel système monétaire. Le ‘nivellement par le bas&#8217; dans la dévaluation monétaire concurrentielle a abaissé les taux d&#8217;intérêt mondiaux. Au début, des taux d&#8217;intérêt plus bas ont conduit à une augmentation des emprunts &#8212; le boom du crédit. Les principaux bénéficiaires en ont probablement été des pays comme l&#8217;Australie et le Brésil. Y ont été combinés une inflation des matières premières et une demande pour des actifs &#8216;risqués&#8217; comme des devises liées aux matières premières et des valeurs sur les ressources.</p>
<p>Bill Gross, gestionnaire du plus grand fonds obligataire au monde, reconnaît que nous atteignons le bout de ce nivellement par le bas. &#8220;Des changements majeurs de notre système monétaire mondial se profilent&#8221;, écrit Gross dans un article publié par le <em>Financial Times</em>. Selon Gross, la diffusion d&#8217;obligations souveraines à intérêt faible de la part du monde développé nous a amenés à un point de basculement qui pourrait conduire à un ordre monétaire totalement nouveau.</p>
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		<title>Après la France, les Etats-Unis et l&#8217;Italie mettent la pression sur Merkel</title>
		<link>http://la-chronique-agora.com/apres-france-etats-unis-italie-mettent-pression-sur-merkel/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 08:40:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Béchade</dc:creator>
				<category><![CDATA[Inflation, dettes souveraines et récession]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Béchade]]></category>
		<category><![CDATA[: CAC 40]]></category>
		<category><![CDATA[BCE]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[élections législatives en Grèce]]></category>
		<category><![CDATA[Fed]]></category>
		<category><![CDATA[mesures d'austérité]]></category>

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		<description><![CDATA[▪ Le CAC 40 plonge de pratiquement 3% en 48 heures. La cassure des 3 100 points -- même en réintégrant les coupons versés depuis 10 jours -- est avérée, tout comme l'est l'enfoncement sans ambiguïté du support des 2 200 sur l'Euro-Stoxx 50. Il affichait 1,15% mardi à 2 178 points, après un plus bas en séance inscrit à 2 170 points.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>▪ Le CAC 40 plonge de pratiquement 3% en 48 heures. La cassure des 3 100 points &#8212; même en réintégrant les coupons versés depuis 10 jours &#8212; est avérée, tout comme l&#8217;est l&#8217;enfoncement sans ambiguïté du support des 2 200 sur l&#8217;Euro-Stoxx 50. Il affichait 1,15% mardi à 2 178 points, après un plus bas en séance inscrit à 2 170 points.</p>
<p>La rupture baissière semble nette et sans bavure. Mais il y a une faille dans le scénario : où sont donc passés les volumes qui gonflent souvent de 30% à 50% avec le déclenchement en cascade des ventes stop en de pareilles circonstances ?</p>
<p>Même les valeurs bancaires, sur lesquelles les ventes à découvert sont redevenues possibles, ne se désintègrent pas comme au mois d&#8217;août et septembre 2011.</p>
<p>Tous les chartistes valident la chute du CAC 40, mais il n&#8217;y a pas de ruée des vendeurs !</p>
<p>Symétriquement, il est bien difficile de prétendre que le CAC 40 à 3 020 points est trop survendu pour aller plus bas &#8212; les oscillateurs hebdomadaires sont en effet au tapis. L&#8217;absence de volumes ne caractérise aucunement le genre de <em>sell-off</em> qui marque souvent la fin d&#8217;un mouvement de correction moyen terme.</p>
<p><a name="anc"></a></p>
<p><strong>▪ Qui tend un piège aux vendeurs ?<br /> </strong>Pour ceux qui avaient les 3 000 points ou les 2 970 points  (plancher de clôture du 16 décembre) en ligne de mire, il n&#8217;y a plus grand-chose à gagner à la baisse. En effet, le CAC 40 se situe maintenant à 20% de ses sommets de la mi-mars.</p>
<p>En revanche, pour ceux qui prennent les graphiques au pied de la lettre, sous les 3 100 points, l&#8217;objectif moyen terme redevient 2 871 points (<em>gap</em> haussier du 25 novembre dernier).</p>
<p>La question qui nous taraude depuis lundi matin (et la première incursion de l&#8217;Euro-Stoxx 50 sous les 2 200 points) est la suivante : quelques influents opérateurs ne seraient-ils pas en train de tendre un piège aux vendeurs ?</p>
<p>Vu l&#8217;avalanche de nouvelles consternantes en provenance de la Grèce, vu la récession qui se répand à travers l&#8217;Europe, vu la croissance qui décline en Asie, l&#8217;affaire aurait dû être pliée dès le début de la semaine dernière.</p>
<p>Pourquoi les indices ont-ils obstinément refusé de se laisser glisser le long de la pente conjoncturelle&#8230; et de prolonger la tendance baissière qui s&#8217;est amorcée mi-mars ?</p>
<p>Quand le mouvement haussier s&#8217;est enclenché fin décembre, aucune mauvaise nouvelle, aucune incertitude sur la santé des banques espagnoles n&#8217;a jamais ralenti la hausse somnambulique des indices boursiers &#8212; et cela a duré 13 interminables semaines !</p>
<p>Il ne leur en a fallu que sept pour effacer la totalité des gains accumulés en trois mois, sans que les réservistes de la hausse ne se manifestent. Vous savez, ces cohortes d&#8217;investisseurs qui n&#8217;avaient pas compris à quel point l&#8217;avenir économique était radieux puisque la crise grecque ou espagnole allait être résolue par la magie des LTRO.</p>
<p><strong>▪ Les marchés sont déçus par la tournure du dossier grec<br /> </strong>Le CAC 40 a désormais reperdu 550 points mais il n&#8217;y a toujours aucun acheteur à l&#8217;horizon. Il faut reconnaître que l&#8217;échec des négociations à Athènes tombe très mal : les chefs de partis politiques grecs convoqués depuis le week-end pour la constitution d&#8217;un gouvernement de technocrates ne sont pas parvenus à trouver un compromis.</p>
<p>Même si les marchés ne fondaient pas d&#8217;espoirs démesurés, ils ont manifesté une franche déception vers 15h en apprenant que la Grèce se préparait à de nouvelles élections mi-juin. L&#8217;issue semble tout aussi incertaines que celles du 6 mai dernier, comme l&#8217;a souligné le patron du Pasok (et ex-ministre de l&#8217;Economie), Evangelos Venizelos.</p>
<p>La désillusion vécue de ce côté-ci de l&#8217;Atlantique a semblé épargner Wall Street dans un premier temps… Mais tout comme lundi, les bonnes dispositions affichées à la mi-séance n&#8217;ont pas tenu la distance.</p>
<p>Les marchés américains ont succombé aux vents contraires venus d&#8217;Europe tout au long de l&#8217;après-midi. Pourtant, l&#8217;actualité conjoncturelle s&#8217;est avérée plutôt porteuse en interne, tant du point de vue de l&#8217;activité manufacturière (10 points dans la région de New York) qu&#8217;immobilière, avec l&#8217;indice du moral des constructeurs de maisons individuelles en hausse inespérée de cinq points.</p>
<p>La volatilité <em>intraday</em> s&#8217;est avérée plus intense qu&#8217;au cours des séances précédentes avec par exemple un écart de 40 points sur le Nasdaq et de 150 points sur le Dow Jones. Ce dernier a culminé vers 12 760 points avant d&#8217;en terminer pratiquement au plus bas à 12 630 points.</p>
<p>L&#8217;indice du stress (VIX) a grimpé jusque vers 22,7 en séance, inscrivant son plus haut niveau depuis le début de l&#8217;année 2012, bien loin du plancher des 13,66 de la mi-mars.</p>
<p>Le VIX se retrouvait mardi soir à la croisée des chemins. Soit le sentiment d&#8217;insécurité s&#8217;étiole et l&#8217;indice retombe sous les 20, soit le cap des 23 est franchi et plus rien ne devrait l&#8217;arrêter avant la zone des 30.</p>
<p>Il y aurait vraiment de quoi redouter ce second scénario si le mouvement de repli ne semblait un peu en bout de course. Mais la franche cassure du support des 1 343 points par le S&amp;P (-0,57% à 1 330) induit également un risque de rechute immédiate vers 1 285 points.</p>
<p><strong>▪ La Fed et la BCE vont-elles devoir envoyer un message encourageant aux marchés ?<br /> </strong>Si ce genre de correction s&#8217;enclenche, ce sera un signal très négatif pour Wall Street et la Maison Blanche à tout juste six mois des élections présidentielles. Le moment est peut-être venu pour la Fed, mais également la BCE, d&#8217;envoyer un message encourageant aux marchés.</p>
<p>Les banques centrales n&#8217;ont jamais manqué de le faire lorsque la situation menaçait de déraper. C&#8217;est d&#8217;ailleurs à nouveau le cas avec un dollar qui se renforce brusquement face à l&#8217;euro, vers 1,2730 hier contre 1,2860 ce matin.</p>
<p>Il leur est difficile d&#8217;agir à chaud alors que Berlin restait sur sa ligne dure pour la première visite du président français, accordant la priorité à la réduction des déficits.</p>
<p><strong>▪ Berlin est à nouveau critiqué<br /> </strong>Berlin se retrouve de plus en plus isolé sur la scène économique internationale car Barack Obama et Mario Monti ont uni leurs voix mardi soir pour souhaiter plus de croissance et plus d&#8217;emploi. Cela constitue un très clair signal de soutien à la stratégie de François Hollande&#8230; et un désaveu implicite de la rigidité d&#8217;Angela Merkel en matière de relance.</p>
<p>Mais il est plus facile de décréter qui a raison ou tort que de décréter la croissance. Tous les expédients keynésiens classiques ont échoué depuis 2008, les mesures non-conventionnelles également, (<em>quantitative easing</em> et LTRO)&#8230; il ne semble plus rester que le vaudou et la magie noire !</p>
<p>Si cela implique d&#8217;imprimer plus d&#8217;argent, Ben Bernanke devrait y être très favorable.</p>
<p>P.S : Retrouvez Philippe Béchade au <strong><span style="color: #ff0000">0899 88 20 36</span></strong>* pour une analyse exclusive des coulisses boursières&#8230; et des conseils pour y adapter votre portefeuille.</p>
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		<title>Les rendements obligataires montrent que la récession mondiale ressemble à celle du Japon</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 08:06:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bill Bonner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bill Bonner]]></category>
		<category><![CDATA[Inflation, dettes souveraines et récession]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[récession]]></category>
		<category><![CDATA[rendements obligataires]]></category>

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		<description><![CDATA[Martin Wolf, du Financial Times, est la voix de l'establishment économique. Voilà donc notre économiste néo-keynésien. Que dit-il ? Que le monde suit les pas du Japon. Bien entendu, tel était le message diffusé il y a déjà 10 ans par un certain économiste renégat dont nous ne mentionnerons pas le nom. Il affirmait que le Japon ouvrait la voie, plutôt que de la suivre... et que les Etats-Unis lui emboîteraient le pas... avec un délai d'environ 10 ans.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>▪ Le Dow chute.</p>
<p>L&#8217;or chute.</p>
<p>Le pétrole chute.</p>
<p>Le cuivre chute.</p>
<p>Les rendements chutent.</p>
<p>Nous avons lutté, cher lecteur. Nous avons médité. Nous avons prié. Nous avons absorbé abondance d&#8217;alcool.</p>
<p>Et enfin&#8230; nous avons surmonté la terrible tentation de clamer : &#8220;on vous l&#8217;avait bien dit !&#8221;</p>
<p>Comme vous le savez, Martin Wolf, du <em>Financial Times</em>, est la voix de l&#8217;<em>establishment</em> économique. Tout ce que la profession compte de bon et de prestigieux &#8212; c&#8217;est-à-dire pas grand-chose &#8212; trouve sa voix en M. Wolf. Et ces idées sont ensuite acceptables pour les législateurs, les ministres des Finances et les banquiers centraux &#8212; sans parler des gens que l&#8217;on croise lors des dîners en ville.</p>
<p>Et voilà donc notre économiste néo-keynésien. Que dit-il ?</p>
<p><a name="anc"></a></p>
<p>Que le monde suit les pas du Japon.</p>
<p>Bien entendu, tel était le message diffusé il y a déjà 10 ans par un certain économiste renégat dont nous ne mentionnerons pas le nom. Il affirmait que le Japon ouvrait la voie, plutôt que de la suivre&#8230; et que les Etats-Unis lui emboîteraient le pas&#8230; avec un délai d&#8217;environ 10 ans.</p>
<p>Il a même écrit un livre sur le sujet, en collaboration avec Addison Wiggin : <a href="http://www.amazon.fr/Lin%C3%A9luctable-faillite-l%C3%A9conomie-am%C3%A9ricaine-William/dp/2251442308/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;qid=1337155480&amp;sr=8-1" target="_blank"><em>L&#8217;Inéluctable faillite de l&#8217;économie américaine</em>.</a></p>
<p>Où avait-il trouvé cette idée ? Nous ne nous en souvenons pas. En revanche, nous nous rappelons que tout le monde s&#8217;en est moqué. &#8220;Le Japon ?&#8221; ont dit les gens. &#8220;Les Etats-Unis ne ressemblent en rien au Japon. Nous avons une économie dynamique et robuste. Nous avons Lehman Brothers, Bear Stearns et les prêts hypothécaires simplifiés de Countrywide. Nous avons Alan Greenspan. Et George W. Bush. Nous avons une &#8216;mission accomplie&#8217; en Irak. Nous avons la Silicon Valley, Bernie Madoff et un boom immobilier. Le Japon n&#8217;a rien de tout ça. Ha ha ha&#8221;.</p>
<p>Mais à présent, rit bien qui rit le dernier !</p>
<p>Le marché japonais a atteint son sommet en 1990. Le marché américain a atteint le sien &#8212; en termes réels &#8212; en 2000. A partir de là, le Japon a subi une récession par intermittence&#8230; une chute générale des prix&#8230; et des conditions ralenties. Il est désormais de retour dans l&#8217;ornière&#8230;</p>
<p>&#8230; et à présent, tant l&#8217;Europe que les Etats-Unis ressemblent de plus en plus au Japon.</p>
<p><strong>▪ Préparez-vous à des temps difficiles</strong> <br /> Martin Wolf nous en dit plus :</p>
<p>&#8220;Le 10 mai 2012, le rendement sur le Bund allemand à 10 ans était de 1,44%, celui du bon du Trésor US à 10 ans était de 1,85%, et celui du gilt britannique à 10 ans était de 1,9%. Ce sont des chiffres extraordinaires. Ils sont particulièrement frappants dans le cas des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, qui, contrairement à l&#8217;Allemagne, ont des déficits budgétaires très profonds et connaissent une augmentation très rapide de l&#8217;endettement du secteur public&#8221;.</p>
<p>&#8220;Cette combinaison de taux obligataires gouvernementaux en baisse et d&#8217;une hausse rapide de l&#8217;endettement du secteur public nous rappelle bien entendu ce que vit le Japon depuis 1990&#8243;.</p>
<p>&#8220;A la fin de 1990, quand son &#8216;économie de bulle&#8217; a éclaté, le rendement de l&#8217;obligation souveraine japonaise à 10 ans était de 6,7%. A mesure que l&#8217;économie déclinait, la déflation est ensuite entrée en scène, et les déficits budgétaires ainsi que la dette publique ont explosé. Mais les rendements des obligations gouvernementales japonaises à 10 ans (JGB) ont chuté ; ils ont frôlé les 2% en 1997, puis, avec des fluctuations notables, sont passés à des plus bas de 0,8% en 1998, 0,4% en 2003, et, récemment, 0,9%. En bref, plus les conditions d&#8217;endettement actuelles et à venir du gouvernement japonais empiraient, plus les taux d&#8217;intérêts sur les JGB baissaient eux aussi&#8221;.</p>
<p>&#8220;De même, en juillet 2007, juste avant le début de la crise et l&#8217;explosion qui s&#8217;en est suivi pour les déficits budgétaires et la dette, le bon du Trésor US à 10 ans rapportait 5,1%. A présent, près de cinq ans plus tard, les obligations [américaines] rapportent moins de 2%. De même, au Royaume-Uni [...], avec de gigantesques déficits budgétaires et des programmes d&#8217;austérité glissants, les rendements sont passés de 5,5% en juillet 2007 à moins de 2%&#8221;.</p>
<p>Qu&#8217;est-ce que ça signifie ?</p>
<p>Eh bien, si les Etats-Unis et l&#8217;Europe suivent le Japon&#8230; et si le Japon ne va nulle part&#8230; alors trois des plus importantes régions de la planète sont en panne.</p>
<p>Si c&#8217;est bien le cas, on peut s&#8217;attendre à ce que toute l&#8217;économie mondiale &#8220;devienne japonaise&#8221;.</p>
<p>Ce qui signifie une baisse des prix des matières premières. Une baisse du prix du pétrole. Une baisse du prix de l&#8217;or. Une baisse des taux d&#8217;intérêt. De mauvais chiffres de l&#8217;emploi. Une croissance basse ou négative. Une baisse des prix de l&#8217;immobilier&#8230;</p>
<p>&#8230; et probablement un krach boursier.</p>
<p>Accrochez-vous !</p>
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		<title>S&amp;P 500 : en mai, vendez et partez ?</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 10:00:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Lebrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Indices, marchés actions, stratégies]]></category>
		<category><![CDATA[: CAC 40]]></category>
		<category><![CDATA[analyse technique]]></category>
		<category><![CDATA[S&P 500]]></category>
		<category><![CDATA[trading]]></category>

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		<description><![CDATA[▪ Selon le célèbre StockTrader's Almanac, depuis 1950, l'indice élargi américain affiche une progression moyenne d'un peu plus de 1% entre octobre et mai, contre un rendement moyen de 7% entre novembre et avril. Statistiquement donc, la période mai/octobre est plutôt défavorable aux actions. Entre détachement de dividende, jours fériés et autres poses estivales (qui réduit les volumes), on constate aisément que cet adage se vérifie souvent.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>▪ Selon le célèbre <em>StockTrader&#8217;s Almanac</em>, depuis 1950, l&#8217;indice élargi américain affiche une progression moyenne d&#8217;un peu plus de 1% entre octobre et mai, contre un rendement moyen de 7% entre novembre et avril. Statistiquement donc, la période mai/octobre est plutôt défavorable aux actions. Entre détachement de dividende, jours fériés et autres poses estivales (qui réduit les volumes), on constate aisément que cet adage se vérifie souvent.</p>
<p>En pleine crise de la Zone euro, 2010 et 2011 n&#8217;ont pas fait exception (regardez juste le mois d&#8217;août dernier pour vous en convaincre). Aujourd&#8217;hui, en ce mois de mai 2012 truffé de ponts, la situation est toujours tendue en Zone euro et la question revient, logiquement&#8230;</p>
<p><strong>▪ 2012 : nouvelle débâcle en vue ou exception ?</strong><br /> Avant d&#8217;analyser la situation de notre indice, penchons-nous sur les autres classes d&#8217;actifs. L&#8217;obligataire notamment me semble valoir le détour. En voici la raison.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, les rendements de l&#8217;obligataire allemand (Bund) et américain (T-Note) sont au plus bas, ce qui est à ce stade assez surprenant compte tenu de la hauteur prise par les marchés américains. En effet, l&#8217;obligataire, <em>en théorie</em>, évolue à l&#8217;inverse des marchés actions. De plus, n&#8217;oublions jamais que le rendement de l&#8217;obligataire est la &#8220;traduction marché&#8221; du taux de croissance que les investisseurs &#8220;pricent&#8221; pour le PIB américain sur l&#8217;année.</p>
<p align="center"><span style="color: #767676;font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;font-size: x-small">__________________________</span></p>
<p><strong>Simone Wapler a quelque chose à vous montrer</strong> <br /> Découvrez sa vidéo exclusive sur un phénomène qui est en train de se dérouler <em>en ce moment même</em> &#8212; et qui menace votre épargne.</p>
<p>Pour tout savoir sur ce bouleversement historique, <a href="http://doc.publications-agora.fr/pack/video/ssw/?code=WSSWN516/" target="_blank">il suffit de cliquer ici</a>.</p>
<p align="center"><span style="color: #767676;font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;font-size: x-small">__________________________</span></p>
<p>Or, après une croissance du PIB de 2,2% sur le premier trimestre 2012, le rendement du T-Note à 10 ans se maintient toujours sous les 2%. Les niveaux actuels amènent donc à deux évolutions possibles à ce stade :</p>
<p>- la faiblesse des rendements est justifiée et l&#8217;économie américaine va continuer à ralentir et repasser sous les 2% au cours des prochains trimestres. L&#8217;obligataire reste alors et son rôle refuge se poursuit au détriment des indices actions, qui rechutent donc alors dans cette hypothèse ;</p>
<p>- les rendements repartent à la hausse (baisse des contrats) et, par le jeu des vases communicants, l&#8217;argent sortant de l&#8217;obligataire se reporte sur les indices. Le S&amp;P 500 poursuit alors son <em>rally </em>dans les semaines qui viennent.</p>
<p>Alors aujourd&#8217;hui, avec un S&amp;P 500 en hausse de plus de 11% depuis le début de l&#8217;année et qui a plafonné le mois dernier, on commence à sentir que le vent tourne&#8230; ou du moins que le ciel se couvre.</p>
<p>Personnellement à ce stade, je penche plutôt vers la première hypothèse, plus pessimiste. Il va donc falloir nous redoubler de vigilance&#8230; et guetter la fin du rebond pour se repositionner vendeur.</p>
<p><strong>▪ Point sur le CAC 40</strong><br /> Regardez le graphique suivant. Que peut-on en tirer ?</p>
<p align="center"><a href="http://la-chronique-agora.com/elements/lca/newsletter/images/contenu/120515_CAC_XL.gif" target="_blank"><span style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;font-size: x-small"><img src="http://la-chronique-agora.com/elements/lca/newsletter/images/contenu/120515_CAC.gif" alt="Graphique du CAC 40" width="460" height="235" border="0" /></span></a><br /> <em>Pour agrandir le graphique, cliquez dessus</em></p>
<p>A moyen terme, l&#8217;indice est sorti par le bas de son large biseau ascendant. On notera d&#8217;ailleurs qu&#8217;il a atteint avec une certaine précision son objectif théorique des 3 100 points. Ce niveau correspond en effet à la fois à la projection de Fibonacci de 100% de la &#8220;bouche&#8221; de la figure mais également au retracement de Fibonacci de 61,8% de la hausse réalisée entre novembre et mars dernier.</p>
<p>A court terme, depuis l&#8217;atteinte de cette cible, un rebond technique s&#8217;est mis en place. L&#8217;objectif de retracement situe selon moi dans la région des 3 300/3 350 points, importante zone de résistance horizontale + zone de<em> gap</em>).</p>
<p>Avec un S&amp;P 500 re-testant ses plus hauts annuels, c&#8217;est à mon avis dans cette zone que cela &#8220;va se jouer&#8221;. Tenez par exemple, après une entrée opportune proche des 3 200 points la semaine dernière, grâce au levier des CFD, nous venons de prendre un gain de 43% sur le CAC 40. Un retour au-dessus dans la zone évoquée des 3 300/3 350 points pourrait de nouveau nous donner une nouvelle opportunité d&#8217;intervention.<br /> [NDLR : la performance nette du portefeuille "Onde de Choc" de Mathieu dépasse les 34% depuis le 1er juillet 2010.... Pour en savoir plus, <a href="https://secure.publications-agora.fr/WIN10/WWINN511/index.htm?pageNumber=1" target="_blank">continuez votre lecture !</a>]</p>
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		<title>La rencontre Merkel-Hollande pourrait être décisive pour le sort de la Grèce</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 08:36:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Béchade</dc:creator>
				<category><![CDATA[Inflation, dettes souveraines et récession]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Béchade]]></category>
		<category><![CDATA[Angela Merkel]]></category>
		<category><![CDATA[dette grecque]]></category>
		<category><![CDATA[François Hollande]]></category>
		<category><![CDATA[mesures d'austérité]]></category>

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		<description><![CDATA[▪ Il serait facile d'ironiser -- et nous n'avions pas manqué de le faire -- sur les déclarations triomphalistes de l'Elysée à la mi-mars. Rappelez-vous les "la crise est enfin derrière nous, le tandem franco-allemand a sauvé l'Europe, mais nous avons eu chaud !". L'heure est toutefois bien trop grave pour dénoncer la légèreté ou l'incompétence des uns et des autres. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>▪ Il serait facile d&#8217;ironiser &#8212; et nous n&#8217;avions pas manqué de le faire &#8212; sur les déclarations triomphalistes de l&#8217;Elysée à la mi-mars. Rappelez-vous les &#8220;la crise est enfin derrière nous, le tandem franco-allemand a sauvé l&#8217;Europe, mais nous avons eu chaud !&#8221;. L&#8217;heure est toutefois bien trop grave pour dénoncer la légèreté ou l&#8217;incompétence des uns et des autres. La question cruciale, c&#8217;est d&#8217;envoyer de toute urgence le bon signal aux marchés, afin de leur éviter le genre de scénario catastrophe qu&#8217;ils craignaient fin novembre.</p>
<p>Si les marchés (tout comme l&#8217;Allemagne) redoutent le laxisme budgétaire qui aboutit à l&#8217;alourdissement sans fin de la dette des Etats, ils viennent de prendre conscience que le &#8220;tout austérité&#8221; prôné par Angela Merkel ne marche pas et que le malade mourra (ou fera faillite) avant même de commencer à guérir.</p>
<p>Même les électeurs de la Rhénanie-Westphalie viennent de désavouer leur chancelière, malgré toute l&#8217;estime qu&#8217;ils lui portent par ailleurs. Si l&#8217;Allemagne ne relance pas son marché intérieur et ne lâche pas du lest sur les initiatives en faveurs de la croissance &#8212; y compris par voie d&#8217;emprunt &#8212; c&#8217;est toute l&#8217;Europe qui va droit dans le mur.</p>
<p>Sur la question grecque, en revanche, la population allemande est majoritairement de l&#8217;avis d&#8217;Angela Merkel et Wolfgang Schäuble : Athènes doit tenir ses engagements, le pays doit refonder son système fiscal, sa législation du travail et accepter une mise sous tutelle provisoire, le temps de sortir de la période de crise.</p>
<p><a name="anc"></a></p>
<p><strong>▪ La crise grecque : comme 1929… mais en pire !<br /> </strong>Mais cette crise s&#8217;appelle une dépression et s&#8217;apparente pour la population à ce qu&#8217;a été 1929 pour les citoyens américains. Sauf qu&#8217;à l&#8217;époque, les 2% ou 3% des plus riches n&#8217;avaient pas placé à l&#8217;étranger l&#8217;équivalent d&#8217;un an du PIB du pays en attendant une éventuelle dévaluation du dollar pour doubler la mise.</p>
<p>Les mesures d&#8217;ajustement exigées de la Grèce épargnent largement ceux qui ont le plus contribué à la faillite de leur pays. En effet, certains ont eu recours à une pratique massive de la fraude fiscale ou du bénéfice d&#8217;exemptions discrétionnaires qui ont entretenu un sentiment d&#8217;injustice pour ceux qui n&#8217;avaient pas les moyens d&#8217;échapper à l&#8217;impôt.</p>
<p>Se contenter de rejeter la faute sur Bruxelles, l&#8217;Allemagne, la Troïka ou quiconque exige des changements radicaux est un procédé un peu facile, mais c&#8217;est aussi le symptôme d&#8217;une montée du désespoir qui peut conduire à des émeutes bien pires que les quelques manifestations violentes de la fin février.</p>
<p>Ne pas vouloir l&#8217;entendre &#8212; parce que les grands principes d&#8217;une bonne gestion doivent primer sur toute autre considération &#8212; nous expose à une montée des extrémismes dont l&#8217;Allemagne à tout à redouter.</p>
<p>Par ailleurs, les marchés n&#8217;attendront pas que d&#8217;autres peuples se révoltent à leur tour contre l&#8217;Europe pour condamner l&#8217;aveuglement économique germanique sous forme d&#8217;une dislocation de l&#8217;Eurozone et d&#8217;un krach systémique qui emporterait aussi bien Madrid et Milan que Berlin dans la tourmente.</p>
<p><strong>▪ Dettes souveraines : deux poids, deux mesures ?<br /> </strong>Qui songe aujourd&#8217;hui à s&#8217;en prendre au Japon malgré ses 230% d&#8217;endettement et la catastrophe de Fukushima qui ampute un territoire déjà exigu de 5% de ses zones habitables ?</p>
<p>Le nord volcanique et rural du Japon &#8212; qui bénéficie d&#8217;importants transferts budgétaires pour afficher un confort de vie comparable au reste de l&#8217;Archipel &#8212; est-il laissé pour compte, au nom de son manque de compétitivité par rapport au centre hyper-industrialisé et tourné vers l&#8217;export ?</p>
<p>Si le nord du Japon pratiquait massivement la fraude fiscale et la chasse aux subventions, une remise dans l&#8217;axe s&#8217;imposerait sous la pression des marchés &#8212; qui cesseraient d&#8217;accorder leur confiance à la dette nippone.</p>
<p>Le bannissement des régions fautives ne serait pas une option ; faire porter tout le poids de la faute de quelques-uns sur la totalité des classes moyennes ou défavorisées serait jugé indigne. Le pays encaisserait l&#8217;épreuve et se montrerait solidaire, comme ce fut le cas lors de la catastrophe de Kobé ou de Fukushima.</p>
<p>Et personne ne reproche au Japon de s&#8217;être surendetté pour faire face à de tels &#8220;accidents du destin&#8221; : le 10 ans japonais rapporte moins que le Bund allemand.</p>
<p><strong>▪ La Grèce : le pays qui doit servir d&#8217;exemple<br /> </strong>L&#8217;Europe aurait pu dès le début choisir de considérer l&#8217;affaire grecque de cette manière, en indiquant clairement dès le départ que les principaux coupables de la débâcle grecque ne seraient pas oubliés. Mais l&#8217;opinion allemande ne semblait pas prête à l&#8217;accepter, et personne n&#8217;a voulu prendre le risque de la contrarier.</p>
<p>Pas question de renflouer la Grèce ni de passer l&#8217;éponge. Ce serait un mauvais signal envoyé aux autres pays soupçonnés de se montrer peu rigoureux.</p>
<p>Mais les problèmes de l&#8217;Irlande ou de l&#8217;Espagne proviennent-ils d&#8217;un manque de rigueur ou de l&#8217;adoption d&#8217;un modèle de croissance à l&#8217;anglo-saxonne qui s&#8217;appuie sur le levier de la dette et le gonflement de bulles immobilières à répétition ?</p>
<p>Un modèle qui semblait pourtant beaucoup plaire aux banques allemandes qui se gavèrent de produits dérivés de type <em>subprime</em> jusqu&#8217;à faire faillite en cascade fin 2008. Et là, Berlin n&#8217;hésita pas une seconde à les renflouer !</p>
<p>Il ne fut pas question de leur &#8220;donner une bonne leçon&#8221; en leur infligeant une interminable cure d&#8217;austérité tout en les laissant mourir à petit feu&#8230; paniquant épisodiquement leurs contreparties sur le marché interbancaire.</p>
<p>Les grands principes ne peuvent prétendre à l&#8217;exemplarité que lorsqu&#8217;ils sont appliqués équitablement en dehors comme à l&#8217;intérieur des frontières.</p>
<p>Aucun des protagonistes de la réunion de Berlin ce mardi après-midi ne pourra se permettre de tenir ce genre de langage &#8212; diplomatie oblige. Mais Angela Merkel n&#8217;a pas le monopole du bon sens économique et sa propre population vient de le lui rappeler à l&#8217;occasion des deux derniers scrutins législatifs régionaux.</p>
<p>L&#8217;espoir d&#8217;échapper à une débâcle boursière viendra-t-il d&#8217;une solution &#8220;à l&#8217;italienne&#8221; en Grèce ? Comprenez un accord de principe sur la formation d&#8217;un gouvernement de technocrates qui éviterait une vacance du pouvoir à Athènes jusqu&#8217;à de prochaines législatives ?</p>
<p><strong>▪ La rencontre Merkel-Hollande est très attendue<br /> </strong>Il est encore permis de l&#8217;espérer à quelques heures de la première rencontre officielle à Berlin entre François Hollande et Angela Merkel. Ce serait un signal positif bienvenu et probablement salutaire.</p>
<p>Dans la négative, le sommet de Berlin acterait une impasse politique et économique majeure au sein de l&#8217;Eurozone.</p>
<p>L&#8217;inquiétude a atteint son paroxysme ce lundi à Paris avec une clôture du CAC 40 à 3 057 points (-2,3%). Cela marque une franche rupture de la zone de soutien des 3 075/3 115 points.</p>
<p>En ce qui concerne les taux longs espagnols, ils ont pulvérisé la barre des 6% pour s&#8217;établir à 6,25%, soit 480 points de base au-dessus du Bund allemand &#8212; qui a symétriquement établi un nouveau plancher historique à 1,45%.</p>
<p>Vu ce contexte, tout pouvait sembler perdu ce lundi vers 15h45, lorsque l&#8217;Euro-Stoxx 50 pulvérisa le plancher graphique majeur des 2 200 points (testé du 14 au 20 décembre). Mais il a finalement rebondi sur 3 187 points et clôturait à 2 202 points.</p>
<p>Il s&#8217;agit (au point près) du support testé en clôture le vendredi 16 décembre, mais également à plusieurs reprises du 14 au 20 décembre 2011. Il était difficile de retracer ce plancher majeur plus précisément !</p>
<p>Ne nous berçons pas d&#8217;illusions : si le scénario des cinq dernières séances ressemble beaucoup techniquement à celui de la mi-décembre, il n&#8217;est nullement assuré que l&#8217;issue soit aussi favorable&#8230; car aucun LTRO ne semble poindre à l&#8217;horizon !</p>
<p>Nous avons du mal à imaginer quel lapin la BCE pourrait sortir de son chapeau avant que le tandem Merkel-Hollande n&#8217;ait prouvé qu&#8217;il pédale à la même vitesse après avoir choisi la même direction !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P.S : Retrouvez Philippe Béchade au <span style="color: #ff0000"><strong>0899 88 20 36</strong></span>* pour une analyse exclusive des coulisses boursières&#8230; et des conseils pour y adapter votre portefeuille.</p>
<p><em>* 1,35 euro par appel + 0,34 euro / minute.</em><em><br /> </em><em>Depuis la Belgique : composez le 09 02 33110, chaque appel vous sera facturé 0,75 euro / minute.</em><em><br /> </em><em>Depuis la Suisse : composez le 0901 801 889, chaque appel vous sera facturé 2 CHF / minute.</em></p>
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		<title>Comment l&#8217;industrie financière a pris le mors aux dents</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 07:56:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bill Bonner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bill Bonner]]></category>
		<category><![CDATA[Inflation, dettes souveraines et récession]]></category>
		<category><![CDATA[industrie financière]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[masse monétaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Les sociétés deviennent plus complexes à mesure qu'elles mûrissent. Chaque défi... ou opportunité... est accueilli par un nouveau trucage d'une sorte ou d'une autre. Un impôt. Une réglementation. Un bidouillage organisationnel.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>▪ Les sociétés deviennent plus complexes à mesure qu&#8217;elles mûrissent. Chaque défi&#8230; ou opportunité&#8230; est accueilli par un nouveau trucage d&#8217;une sorte ou d&#8217;une autre. Un impôt. Une réglementation. Un bidouillage organisationnel.</p>
<p>A mesure que le temps passe, ces bidouillages agissent comme une friction : ils ralentissent la machine. Elle s&#8217;ankylose&#8230; elle devient inflexible et peu réceptive. Au cours du temps, de plus en plus de gens profitent des trucages &#8212; des groupes de lobbying, chacun bénéficiant de son propre renflouage ou subvention&#8230; et chacun s&#8217;y accrochant désespérément.</p>
<p>C&#8217;est ainsi que les activités non-productives prennent le dessus. Les vrais producteurs sont punis &#8212; à coups de taxes et de réglementations &#8212; tandis que les activités improductives sont récompensées par des renflouages, des subventions et des faveurs.</p>
<p>L&#8217;industrie financière représentait 2,5% de l&#8217;économie américaine lorsque la Deuxième Guerre mondiale a pris fin. Elle est désormais à 8,5%. Comment est-elle devenue aussi énorme ? Que fait-elle pour tout cet argent ?</p>
<p><a name="anc"></a></p>
<p><strong>▪ La financiarisation de l&#8217;économie américaine</strong> <br /> La réponse à la première question, c&#8217;est que le secteur financier s&#8217;est développé à mesure que l&#8217;économie se &#8220;financiarisait&#8221;. De plus en plus de lois ont été passées accordant de plus en plus de faveurs et de protection au secteur financier. Il suffit de lire le Code des Impôts américain. Allez-y si vous l&#8217;osez ! Vous y trouverez des dérogations et des accords pour le secteur des assurances quasiment sur toutes les pages. Il y a également des règles pour les fonds de pension. Et pour les retraites elles-mêmes. Tout est réglementé&#8230; contrôlé&#8230; protégé.</p>
<p>Tout ça est arrivé à la suite de la plus grande expansion d&#8217;instruments financiers de l&#8217;histoire mondiale. Les autorités ont transformé l&#8217;économie ; c&#8217;était un système fabriquant des choses&#8230; avec profit&#8230; qui est devenu un système ne faisant que générer de l&#8217;argent. La masse monétaire américaine a augmenté de 1 300% durant les 40 années qui ont suivi la fermeture de la &#8220;fenêtre de l&#8217;or&#8221; par Nixon au Trésor US. Cette &#8220;richesse&#8221; n&#8217;a pas pris la forme de nouvelles usines en Nouvelle-Angleterre ou de nouveaux tracteurs dans le Vieux Sud. Elle est passée en grande partie dans des instruments monétaires&#8230; canalisée grâce à l&#8217;industrie financière vers les riches qui possédaient des actifs financiers.</p>
<p>Chaque nouveau concurrent potentiel devait se plier à une telle montagne de lois et de réglementations qu&#8217;il abandonnait rapidement. Même s&#8217;il obtenait un permis, il ne pouvait espérer fournir un nouveau produit. Il ne pouvait qu&#8217;offrir les mêmes services et produits que ceux que les principales entreprises, solidement installées, avaient déjà en stock.</p>
<p>John Kay, dans le <em>Financial Times</em>, explique ce qui serait arrivé si le secteur informatique avait été soumis aux mêmes exigences.</p>
<p>&#8220;S&#8217;il avait fallu un permis pour s&#8217;installer dans le secteur informatique américain, imaginez l&#8217;Agence de réglementation information interroger Bill Gates et Steve Jobs dans les années 70. Quel régulateur zélé permettrait à quelqu&#8217;un qui n&#8217;a même pas terminé son diplôme de Harvard de vendre des logiciels au public ?&#8221;</p>
<p>Protégée, gâtée, l&#8217;industrie financière a pris le mors aux dents. Elle était censée mettre en contact des investisseurs avec des investissements dignes de ce nom, aidant à générer croissance et prospérité aux Etats-Unis. Au lieu de ça, elle a mis en contact la majeure partie du nouvel argent avec&#8230; lui-même.</p>
<p>L&#8217;Américain moyen s&#8217;en est trouvé appauvri. Quarante ans après que la devise américaine a pris le large, il n&#8217;a pas un sou de pouvoir d&#8217;achat supplémentaire par heure. Et 4,5 fois plus de dette, en tenant compte de l&#8217;inflation.</p>
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		<title>Crise de la dette souveraine : la Grèce et la BCE donnent le mauvais exemple</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 09:47:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric J. Fry</dc:creator>
				<category><![CDATA[Inflation, dettes souveraines et récession]]></category>
		<category><![CDATA[BCE]]></category>
		<category><![CDATA[dette souveraine]]></category>
		<category><![CDATA[Grèce]]></category>

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		<description><![CDATA[▪ Plus tôt cette année, l'espace d'un instant, beaucoup d'investisseurs ont évoqué la crise de l'Eurozone au passé. Mais aujourd'hui, il semble que cette crise doive bien se conjuguer au présent et au futur. "]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>▪ Plus tôt cette année, l&#8217;espace d&#8217;un instant, beaucoup d&#8217;investisseurs ont évoqué la crise de l&#8217;Eurozone au passé. Mais aujourd&#8217;hui, il semble que cette crise doive bien se conjuguer au présent et au futur. &#8220;Les inquiétudes sur la Grèce font tomber l&#8217;euro à son plus bas depuis trois mois&#8221;, titre Bloomberg News. &#8220;Alexis Tsipras, dont le parti Syriza est arrivé en deuxième position aux élections grecques le 6 mai&#8230; a déclaré qu&#8217;il ne souhaitait pas une coalition avec la Nouvelle Démocratie et le Pasok, les deux partis qui ont soutenu les mesures d&#8217;austérité en échange de l&#8217;aide financière internationale&#8221;.</p>
<p>&#8220;Lorsque celui qui est censé former la coalition annonce un moratoire sur l&#8217;ensemble de la dette&#8221;, explique un stratégiste en devises à Bloomberg, &#8220;et que le renflouement n&#8217;est pas nécessairement en place, il y a de quoi rendre les gens un tantinet nerveux&#8221;.</p>
<p>En effet&#8230; et cet agacement se ressent outre-Atlantique. Ici aux Etats-Unis, les transactions <em>risk-off</em> sont de retour. Les actions et les matières premières sont en baisse ; les obligations et le dollar en hausse. Même si les principaux indices boursiers américains s&#8217;accrochent encore pour être positifs en 2012, le S&amp;P 500 est en baisse de près de 4% depuis début avril.</p>
<p>Ces signes modérés d&#8217;inquiétude de la part des investisseurs inspireront sans aucun doute un renouvellement des efforts de renflouement/austérité/manipulation de la part des opérateurs financiers des gouvernements européen et américain. Comme nous l&#8217;avons observé à maintes reprises depuis la crise de 2008, il n&#8217;y a pas de signal à la baisse de l&#8217;économie qui ne soit pas en même temps un appel à agir &#8212; un appel à l&#8217;action gouvernementale.</p>
<p align="center"><span style="color: #767676;font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;font-size: x-small">__________________________</span></p>
<p><strong>L&#8217;Etat-Providence a signé son propre arrêt de mort !</strong> <strong>A présent, c&#8217;est <span style="text-decoration: underline">chacun pour soi</span></strong></p>
<p>Mais dans cette nouvelle donne, une poignée de Français pourrait être <strong>jusqu&#8217;à<em> quatre fois plus riche </em>d&#8217;ici deux ans</strong>.</p>
<p>Comment en faire partie ? <a href="https://secure.publications-agora.fr/LIM10/WLIMN502/index.htm?pageNumber=1" target="_blank">Il suffit de suivre le guide&#8230; </a></p>
<p align="center"><span style="color: #767676;font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;font-size: x-small">__________________________</span></p>
<p>Malheureusement, la plupart de ces actions gouvernementales traitent les symptômes plutôt que la maladie elle-même. Elles &#8220;guérissent&#8221; des membres gangréneux avec de l&#8217;aspirine plutôt que par amputation. Résultat : un petit nombre de banques et d&#8217;entreprises liées au monde politique sont redressées mais l&#8217;économie dans son ensemble reste fatalement malade.</p>
<p><strong>▪ De l&#8217;argent créé à partir de rien&#8230; et pour rien</strong> <br /> Les interventions européennes de ces deux dernières années sont très révélatrices. Les contribuables d&#8217;Europe du nord ont envoyé des centaines de milliards d&#8217;euros à leurs voisins du sud, tandis que la Banque centrale européenne a imprimé plus de mille milliards d&#8217;euros en destinant la plus grosse partie de cet argent aux grandes banques européennes. Résultat de toutes ces manigances, la situation de beaucoup de grandes banques européennes est bien meilleure. Mais des millions de contribuables sont appauvris&#8230; et les Grecs eux-mêmes ne s&#8217;en retrouvent pas plus riches.</p>
<p>En 2010, avant le premier renflouement, le gouvernement grec devait près de 310 milliards d&#8217;euros à des banques ainsi qu&#8217;à d&#8217;autres membres du secteur privé. Aujourd&#8217;hui, 73% de la dette grecque appartient à la BCE, aux Etats de la Zone euro et au FMI. Lorsque l&#8217;Union européenne et le FMI auront terminé d&#8217;envoyer leurs euros de sauvetage à la Grèce en 2015, la dette grecque totalisera environ 316 milliards d&#8217;euros, dont à peu près 100% sera détenue par la BCE et d&#8217;autres agences gouvernementales.</p>
<p>En d&#8217;autres termes, la monstrueuse dette de l&#8217;Etat grec sera aussi importante en 2015 qu&#8217;elle l&#8217;était en 2010. Mais les agences gouvernementales seront tenues d&#8217;assumer ces dettes contrairement aux banques européennes et autres investisseurs privés.</p>
<p>Est-ce vraiment là une solution ? Si oui, pour qui ?</p>
<p>Ce genre de solution récompense les banques imprudentes, punit les contribuables et condamne les Grecs à des années de servitude. Et elle condamne probablement toute l&#8217;économie européenne à une longue période de croissance entre faible et négative.</p>
<p>Malheureusement, alors que de telles &#8220;bonnes actions&#8221; gouvernementales échouent presque toujours à redonner bonne santé et viabilité à une économie malade, elles réussissent presque toujours à alimenter beaucoup de &#8220;mauvais comportements&#8221;. En récompensant l&#8217;imprudence &#8212; encore et toujours &#8212; les renflouements soutenus par les gouvernements encouragent les mauvais comportements&#8230; encore et toujours.</p>
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		<title>Le CDU d&#8217;Angela Merkel et ses mesures d&#8217;austérité ne font plus recette</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 09:03:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Béchade</dc:creator>
				<category><![CDATA[Inflation, dettes souveraines et récession]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Béchade]]></category>
		<category><![CDATA[Angela Merkel]]></category>
		<category><![CDATA[CDU]]></category>
		<category><![CDATA[élections allemandes]]></category>
		<category><![CDATA[J.P. Morgan Chase]]></category>
		<category><![CDATA[Jamie Dimon]]></category>
		<category><![CDATA[mesures d'austérité]]></category>

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		<description><![CDATA[▪ Le week-end s'est achevé sans qu'une coalition n'ait réussi à émerger à Athènes. Ce n'est pas une grosse surprise tant les uns et les autres ont intérêt à s'en tenir à la ligne qui a séduit leurs électeurs respectifs -- enfin, surtout ceux qui rejettent massivement l'austérité.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>▪ Le week-end s&#8217;est achevé sans qu&#8217;une coalition n&#8217;ait réussi à émerger à Athènes. Ce n&#8217;est pas une grosse surprise tant les uns et les autres ont intérêt à s&#8217;en tenir à la ligne qui a séduit leurs électeurs respectifs &#8212; enfin, surtout ceux qui rejettent massivement l&#8217;austérité.</p>
<p>Le paradoxe demeure entier puisqu&#8217;un sondage publié samedi indique que 78% des Grecs souhaitent que leur pays se maintienne dans la Zone euro, mais ils sont pratiquement aussi nombreux à rejeter les sacrifices qui rendent la chose possible.</p>
<p>Du côté des bailleurs de fonds &#8212; en particulier de l&#8217;Allemagne &#8212; la patience semble avoir atteint ses ultimes limites. Toutefois, les déclarations chocs de Wolfgang Schäuble à 48 heures d&#8217;un scrutin législatif décisif dans le Palatinat rhénan visaient peut-être davantage à séduire un électorat conservateur majoritairement hostile au sauvetage de la Grèce qu&#8217;à exprimer une position officielle destinée à être suivie d&#8217;effets.</p>
<p><a name="anc"></a></p>
<p><strong>▪ Angela Merkel connaît une défaite cinglante<br /> </strong>Ce discours ne passe plus, si l&#8217;on en juge par les résultats des régionales qui se tenaient ce dimanche 13. Le verdict des urnes est sans appel, avec une défaite cinglante de la CDU d&#8217;Angela Merkel (qui chute de 34% à 26% des suffrages) et un score toujours faible pour le FPD (8,5%), le parti qui soutient la coalition de la chancelière.</p>
<p>Le SPD (social démocrate, plus proche du PS de François Hollande) fait une percée remarquée de 34,5 à 39%. En additionnant les voix des <em>Grünen</em> (les Verts, 11,5% des suffrages), la coalition centre-gauche/écologistes est majoritaire avec 50,5%. Voilà une configuration qui semble très proche de celle qui se dessine juste de l&#8217;autre côté de la frontière.</p>
<p>Conclusion : si le flou politique le plus total régnait toujours en Grèce dimanche soir, les élections allemandes fragilisent très sérieusement la position d&#8217;Angela Merkel face au président français.</p>
<p>La chancelière ne représente plus l&#8217;opinion majoritaire dans son pays. Elle ne peut plus prétendre exprimer avec force la volonté allemande de poursuivre dans la voie de l&#8217;austérité.</p>
<p><strong>▪ Comment les marchés vont-ils réagir à la nouvelle donne politique allemande ?<br /> </strong>Nous verrons lundi comment les marchés interprètent ce basculement politique majeur outre-Rhin. François Hollande semble désormais en position de force à 48 heures d&#8217;un déplacement crucial à Berlin ; d&#8217;autant que les dernières déclarations de Barack Obama jeudi constituaient un désaveu implicite du manque d&#8217;audace des Européens en matière de relance de la croissance. Et n&#8217;oublions pas le ministre brésilien, Guido Mantega, qui a dressé un véritable réquisitoire contre <a href="http://la-chronique-agora.com/le-tout-austerite-impose-par-allemagne-commence-a-etre-critique/" target="_blank">le &#8220;tout austérité&#8221; germanique</a>.</p>
<p>Les marchés avaient-ils senti que le vent risquait de tourner en Allemagne vendredi ?</p>
<p>La Bourse de Paris a limité son repli hebdomadaire à 1%. C&#8217;est un score honorable compte tenu des révisions en baisse du PIB européen par la Commission de Bruxelles, de la crise grecque et de la distribution de nombreux dividendes la semaine passée qui représentaient plus de 30 points d&#8217;indice.</p>
<p>Conclusion, hors coupons, Paris finit la semaine stable, à l&#8217;image du score final du CAC 40 vendredi (-0,01% à 3 129,8 points).</p>
<p>Paris aurait d&#8217;ailleurs pu terminer en hausse de 0,4% sans le plongeon de 20% de Vallourec &#8212; dans un volume de huit millions de titres soit plus de 10% des échanges vendredi à Paris.</p>
<p>Après avoir flirté pour la troisième fois consécutive en <em>intraday</em> avec les 3 075 points, l&#8217;indice parisien a réduit nettement ses pertes grâce à la publication d&#8217;un indice de confiance des ménages de très bonne facture aux Etats-Unis. Le baromètre de l&#8217;Université du Michigan rebondit vers 77,8 en mai contre 76,4 début avril.</p>
<p>Les désillusions conjoncturelles ont été les plus nombreuses à la veille du week-end, à commencer par le ralentissement de l&#8217;activité en Chine en avril (pire que prévu).</p>
<p>Les marchés ont ensuite subi la révision en baisse des prévisions de la Commission européenne. Cette dernière s&#8217;attend à ce que le PIB réel stagne dans l&#8217;Union européenne et se contracte de 0,3% dans la Zone euro cette année, avant de rebondir modestement de 1% en 2013.</p>
<p>Cela fait une accumulation de mauvaises nouvelles comme on n&#8217;en avait plus observées depuis le mois d&#8217;août 2011. Voilà de quoi justifier une chute hebdomadaire de 4% à 5% des indices sans que les observateurs dénoncent la moindre anomalie.</p>
<p>Pas de signe de renoncement devant tant d&#8217;adversité à Wall Street vendredi. Le Dow Jones s&#8217;effritait de 0,27% (soit -1,45% sur la semaine) ; le Nasdaq, parfaitement stable, ne cède que 0,8% d&#8217;un vendredi sur l&#8217;autre (et le S&amp;P -1,25%).</p>
<p>La séance de vendredi s&#8217;est déroulée en deux temps : hausse rapide durant les 90 premières minutes, lente glissade &#8212; d&#8217;une surprenante régularité &#8212; au cours des cinq heures qui ont suivi. Les opérateurs invoquaient l&#8217;imbroglio grec mais de façon plus pertinente le renversement de tendance à la baisse sur les matières premières, ainsi que les pertes de trading de J.P. Morgan Chase.</p>
<p><strong>▪ Encore une banque qui fait parler d&#8217;elle<br /> </strong>Wall Street semble stupéfait de la mésaventure qui frappe la première banque du pays, JP Morgan, dont l&#8217;emblématique patron, Jamie Dimon, s&#8217;est imposé comme le pourfendeur de la &#8220;règle Volker&#8221; qui vise à interdire aux banques de faire du courtage pour compte propre puis de limiter leurs activités sur les produits dérivés.</p>
<p>Jamie Dimon affirmait que JP Morgan avait la meilleure compréhension des risques liés aux marchés à terme organisés mais également de gré à gré &#8212; dont tout le monde connaît l&#8217;opacité et les risques de défaut de contrepartie. Il vient de faire ce week-end un vibrant <em>mea culpa, </em>parlant d&#8217;erreurs de jugement terribles, de &#8220;prises de position de couverture qui ont mal tourné&#8221;.</p>
<p>Les marchés ne le croient qu&#8217;à moitié car une couverture, c&#8217;est fait pour limiter les risques en toute discrétion, non pas pour défrayer la chronique sous forme d&#8217;interrogations concernant les paris massifs d&#8217;un trader londonien. Il est d&#8217;ailleurs surnommé &#8220;la baleine de la Tamise&#8221; sur la dette européenne.</p>
<p>Nous ne savons pas si la chute de l&#8217;or sous le support décisif des 1 600 $ la semaine dernière est lié à la liquidation de positions de couverture contre le repli du dollar ou de l&#8217;euro. Mais le verdict des analystes techniques, c&#8217;est que le métal précieux semble bien parti pour un second cycle de correction moyen terme, après une première vague de repli sous 1 910 $, en direction des 1 575 $ fin décembre.</p>
<p>P.S : Retrouvez Philippe Béchade au <strong><span style="color: #ff0000">0899 88 20 36</span></strong>* pour une analyse exclusive des coulisses boursières&#8230; et des conseils pour y adapter votre portefeuille.</p>
<p><em><span style="font-size: xx-small">*1,35 euro par appel + 0,34 euro / minute.</span></em><span style="font-size: xx-small"><em><br /> Depuis la Belgique : composez le 09 02 33110, chaque appel vous sera facturé 0,75 euro / minute.<br /> Depuis la Suisse : composez le 0901 801 889, chaque appel vous sera facturé 2 CHF / minute.</em> </span></p>
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		<title>Actions, obligations ou liquidités ?</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 08:11:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bill Bonner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bill Bonner]]></category>
		<category><![CDATA[Inflation, dettes souveraines et récession]]></category>
		<category><![CDATA[actions]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[liquidités]]></category>
		<category><![CDATA[obligations]]></category>

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		<description><![CDATA[Les actions ont perdu du terrain. Même l'or... cet ami si fidèle... nous a tourné le dos la semaine dernière, passant sous les 1 600 $ l'once. Oh, très cher lecteur... tout fiche le camp. A quoi nous raccrocher ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>▪ La Chine part en eau de boudin.</p>
<p>Les rendements obligataires chutent.</p>
<p>Le cuivre coule.</p>
<p>Le pétrole dégringole.</p>
<p>Les actions ont perdu du terrain.</p>
<p>Même l&#8217;or&#8230; cet ami si fidèle&#8230; nous a tourné le dos la semaine dernière, passant sous les 1 600 $ l&#8217;once.</p>
<p>Oh, très cher lecteur&#8230; tout fiche le camp. A quoi nous raccrocher ?</p>
<p>Pouvons-nous compter sur le lumpeninvestoriat ?</p>
<p>Comme vous le savez, qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;investissement ou de politique, les masses sont notre étoile du Berger ; elles guident nos pas. Nous pouvons compter sur elles pour se tromper à coup sûr ou presque. A chaque fois, elles se font berner par la démagogie et les bêtises.</p>
<p><a name="anc"></a></p>
<p>&#8220;Les actions pour le long terme&#8221; était un slogan populaire à la fin des années 90&#8230; juste avant que les marchés boursiers ne produisent leurs pires rendements des 60 dernières années.</p>
<p>Côté américain, la &#8220;Guerre contre la Terreur&#8221; était une autre sottise populaire ; elle a aidé à extraire de la population 4 000 milliards de dollars.</p>
<p><strong>▪ Les actions sont-elles toujours trop chères ?</strong> <br /> En ce qui nous concerne, nous avions abandonné les actions. Elles étaient trop chères. Qui plus est, comme ne le répétons souvent, les marchés n&#8217;avaient pas encore été à leur rendez-vous historique avec le plancher. Les investisseurs n&#8217;avaient pas encore abandonné. Les PER étaient toujours au-dessus de 12 ou 15. Les rendements des actions étaient sous les 3%.</p>
<p>Nous voulions un PER sous les 8&#8230; avant de commencer à réfléchir. Ou un rendement supérieur à 5%.</p>
<p>Plus important, nous attendions que le public se lasse des actions&#8230; convaincu qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;une option perdante.</p>
<p>Eh bien, ce jour n&#8217;est peut-être plus très loin.</p>
<p>De plus en plus d&#8217;investisseurs semblent choisir des fonds obligataires &#8220;sûrs&#8221;. Hmm&#8230; est-il temps de se débarrasser des obligations et d&#8217;acheter des actions ? Ou bien faut-il se débarrasser des deux ?</p>
<p><strong>▪ La meilleure solution, en fait&#8230;</strong> <br /> Nous nous sommes retrouvé confronté à cette question il y a quelques jours. Nous avons reçu un chèque &#8212; le règlement d&#8217;un accord passé il y a longtemps, et que nous avions oublié.</p>
<p>Que faire de cet argent ? Des liquidités ? Des obligations ? de l&#8217;or ? Des actions ? De l&#8217;immobilier ?</p>
<p>Nous avons choisi les liquidités !</p>
<p>Nous sommes d&#8217;avis que nous suivrons la voie actuelle &#8212; une croissance en berne&#8230; un chômage pensant&#8230; des rendements en baisse &#8212; pendant encore quelque temps. Combien ? C&#8217;est bien le diable si nous le savons.</p>
<p>Mais les rendements des bons du Trésor US sont déjà quasiment à un plus bas historique. Jusqu&#8217;où peuvent-ils encore baisser ? Idem pour l&#8217;immobilier US, qui a rejoint des planchers.</p>
<p>En ce qui concerne les actions, nous pensons qu&#8217;elles peuvent encore largement baisser. M. le Marché, s&#8217;il s&#8217;en donnait la peine, pourrait faire passer le Dow de 12 000 à 6 000&#8230; voire plus bas encore. Et s&#8217;il le voulait, il pourrait maintenir les cours à ce niveau pendant des années.</p>
<p>Il pourrait aussi faire passer le rendement du bon du Trésor US à 1% (il est à environ 1,8% actuellement) s&#8217;il le souhaitait.</p>
<p>Oui, cher lecteur, il y a encore de la place à la baisse. Beaucoup de place.</p>
<p>L&#8217;un des bons côtés d&#8217;être un investisseur de long terme, c&#8217;est qu&#8217;on peut prendre son temps avant d&#8217;agir. Comme le dit Warren Buffett, inutile de frapper chaque balle. Il n&#8217;y a pas de pénalités, à part des opportunités manquées, si l&#8217;on se contente d&#8217;attendre de voir passer la balle parfaite.</p>
<p>C&#8217;est ce qu&#8217;il y a de bien avec les liquidités. Elles sont une raquette &#8212; laquelle est entre vos mains.</p>
<p>Et nous ne serions pas du tout surpris de voir M. le Marché nous lancer une balle parfaite avant longtemps.</p>
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		<title>Votre patrimoine doit être protégé</title>
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		<pubDate>Sat, 12 May 2012 17:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Françoise Garteiser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[assurance-vie]]></category>
		<category><![CDATA[ISF]]></category>
		<category><![CDATA[sauvegarde patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[SCPI]]></category>

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		<description><![CDATA[▪ Ca chauffe à la rédaction. On court dans les couloirs, la machine à café est en surchauffe, les cerveaux aussi. Les réunions se multiplient, les questions fusent, les débats font rage.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>▪ Ca chauffe à la rédaction. On court dans les couloirs, la machine à café est en surchauffe, les cerveaux aussi. Les réunions se multiplient, les questions fusent, les débats font rage.</p>
<p>&#8220;Oui mais l&#8217;assurance-vie est en première ligne ! En cas de krach obligataire, que peut faire l&#8217;investisseur individuel ?&#8221;</p>
<p>&#8220;Ces histoires de grand emprunt pour financer les retraites, on aura tout vu !&#8221;</p>
<p>&#8220;Ouvrir un compte en Allemagne, il <em>faut</em> en parler, ça ne fait aucun doute&#8221;.</p>
<p>&#8220;Dites, dites, vous avez vu ce qu&#8217;a dit Obama au sujet d&#8217;Angela Merkel ?&#8221;</p>
<p>&#8220;Et les SCPI, dans tout ça ?&#8221;</p>
<p>Il faut dire que l&#8217;enjeu est de taille. La Zone euro est à nouveau en pleine tourmente ; la sortie de la Grèce semble une hypothèse de plus en plus probable. Des banques centrales aux banques tout court en passant par les autorités politiques et économiques, tout prend l&#8217;eau, tout menace de partir en lambeaux du jour au lendemain&#8230; ou presque.</p>
<p>Selon la plupart de nos spécialistes, les choses devraient tenir &#8212; ou à peu près &#8212; pendant encore quelques semaines. Mais l&#8217;été risque d&#8217;être très <em>très</em> difficile sur les marchés.</p>
<p>Comme toujours, nous travaillons d&#8217;arrache-pied pour trouver des solutions qui vous aideront à vous protéger dans ces circonstances difficiles. D&#8217;abord en vous informant de ce qui se passe, sans prendre de gants ou se voiler la face. Ce qui ne donne pas forcément des lectures très rassurantes, je vous l&#8217;accorde&#8230; mais ne veut-il pas mieux être préparé à toutes les éventualités, plutôt que bercé de paroles d&#8217;un optimisme souvent trompeur ?</p>
<p>Notre deuxième objectif est de vous donner des conseils concrets &#8212; des stratégies que vous pourrez <em>vraiment</em> mettre en place, afin de protéger votre épargne quoi qu&#8217;il arrive.</p>
<p>Et c&#8217;est là qu&#8217;arrivent la bonne nouvelle : les solutions existent. Elles ne sont pas forcément simples&#8230; et parfois, elles peuvent même sembler carrément insensées. Elles vont souvent à l&#8217;inverse du &#8220;consensus&#8221; mais peuvent déboucher sur des profits parfois spectaculaires (rappelez-vous l&#8217;or au début des années 2000&#8230;).</p>
<p>Simone Wapler nous le rappelait encore ce matin : &#8220;à chaque fois que des bouleversements se produisent, certains s&#8217;en sortent gagnants&#8221;.</p>
<p>Il faut juste être au bon endroit&#8230; au bon moment.</p>
<p>Et c&#8217;est bien pour ça que les Publications Agora sont en plein branle-bas de combat ! <a href="https://secure.publications-agora.fr/SCPAT03/W990N513/index.htm?pageNumber=1" target="_blank">Notre conférence du 22 juin</a>, qui a pour thème la protection ET les rendements pour votre patrimoine, est en train de devenir une sorte de &#8220;journée-pivot&#8221; pour nos spécialistes.</p>
<p>En termes de stratégie générale, je suis convaincue qu&#8217;il y aura un &#8220;avant&#8221; et un &#8220;après-22 juin&#8221;, pour tous ceux qui auront assisté à <a href="https://secure.publications-agora.fr/SCPAT03/W990N513/index.htm?pageNumber=1" target="_blank">cette journée exceptionnelle.</a></p>
<p>Difficile de vous dire précisément ce que nous couvrirons ; tout dépendra de l&#8217;évolution de la conjoncture d&#8217;ici là.</p>
<p>Une chose est sûre, en revanche : de la fiscalité à l&#8217;immobilier en passant par les actions ou l&#8217;assurance-vie, vous repartirez avec <em>une vraie stratégie de protection</em> pour l&#8217;ensemble de votre épargne &#8212; et surtout, <em>adaptée à la situation</em> telle que nous l&#8217;envisageons pour les mois à venir.</p>
<p>Plus les préparatifs avancent, plus cette journée s&#8217;annonce importante, passionnante&#8230; et enrichissante. J&#8217;espère vraiment que vous pourrez être des nôtres.</p>
<p>Meilleures salutations,</p>
<p>Françoise Garteiser<br /> La Chronique Agora</p>
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