La Chronique Agora http://la-chronique-agora.com Analyse macro économie contrarienne Tue, 23 Jan 2018 12:20:07 +0000 fr-FR hourly 1 Grands projets, grands travaux et grandes arnaques http://la-chronique-agora.com/grands-paris-travaux-arnaques/ http://la-chronique-agora.com/grands-paris-travaux-arnaques/#comments Tue, 23 Jan 2018 12:20:07 +0000 http://la-chronique-agora.com/?p=44518 Grand Paris

Et si nous vivions un shutdown à la française ? Trois grands projets viennent d'être abandonnés ou retardés. Nous sommes sur la bonne voie !

Le crédit se fait plus cher. Notre pays va-t-il renoncer à ses rêves de grandeur ?

Notre-Dame-des-Landes n'est plus à l'ordre du jour. Tant mieux.

Il y a en Europe 460 aéroports régionaux. Un tiers se trouve en France et la majorité n'est pas rentable.

Nous n'accueillerons pas l'Exposition universelle en 2025 dont le financement (en principe privé) n'a pas convaincu le gouvernement qui note des "faiblesses" dans le modèle économique dans le "contexte de redressement de nos finances publiques".

Je ne sais pas trop sur quoi se fonde notre Premier ministre pour estimer que nos finances publiques se redressent mais ne pas le creuser plus vite est déjà un progrès.

déficit public

Déjà deux grands machins abandonnés, nous sommes sur la bonne voie. Des rumeurs circulent également concernant l'abandon du projet de TGV des Landes jusqu'à Bayonne.

Voilà que ce matin, on parle de retarder le métro du Grand Paris.

"En 1987,
un vétéran de la Bourse m'a révélé LE secret qui pourrait changer la vie de milliers de retraités, présents et futurs...

Il l'appelait :

Le Plan Brongniart"

Cher lecteur de province, le Grand Paris est un réseau de super-métro. Le chantier paralyse la circulation parisienne depuis plus d'un an et vaut aux Parisiens plein de gros nuages carbonés.

L'adjectif "grand" est mérité, de quoi vous donner de grands frissons d'horreur :

"En 15 ans, on va doubler la surface du métro. Il n'y a pas eu un chantier d'une telle ampleur depuis la construction des villes nouvelles dans les années 1960."
Philippe Yvin, président de la Société du Grand Paris.

On connaît le grand plaisir des habitants de ces "villes nouvelles"...

Chiffré à 19 Mds€ en 2010, la dernière estimation est de 35 Mds€. C'est fou comme les estimations de dépenses avec l'argent des autres (celui de nos impôts) sont toujours imprécises.
[NDLR : Chantiers publics et préemptions de terrain compliquent parfois l'évaluation des biens immobiliers.
Notre Rapport Spécial vous donne toutes les clés d'une juste évaluation de vos biens. Que ce soit dans le cadre d'une estimation pour l'impôt sur la fortune immobilière, d'une transmission ou d'une mutation, de la sortie d'une indivision vous aurez toutes les méthodes de chiffrage, y compris celles utilisées par le fisc et celles qui lui sont opposables. Cliquez ici pour découvrir ce Rapport.]

La Cour des Comptes s'inquiétait la semaine dernière de ces dérives (je pense que les membres de la Cour sont shootés au Lexomil depuis des lustres à force de se cailler la rate).

De surcoûts en retards, le Grand Paris Express pourrait bien ne pas fonctionner au moment où nous accueillerons ce grand événement que sont les Jeux olympiques.

Une suggestion : nous devrions aussi renoncer aux Jeux olympiques. Ils ont plutôt porté malheur à leur pays d'accueil : faillite de la Grèce, émeutes au Brésil... Très mauvais pour une réélection.

Tous ces grands travaux sont évidemment payés à crédit, et il n'a pas échappé à votre sagacité légendaire, cher lecteur de Paris et de province, que ledit crédit avait récemment tendance à se renchérir.

Or si les banquiers centraux peuvent multiplier à l'infini le crédit, ils ont plus de mal à multiplier les contribuables solvables.

Mais me direz-vous, l'intérêt général, l'intérêt public dans tout cela ? Tout ceci vaut bien quelques sacrifices, n'est-ce pas ? On ne peut pas tout réduire à de la rentabilité mesquine ?

Mmmmm... si, justement !

"L'intérêt général, c'est que personne ne vole personne. Il n'y en a pas d'autre."
François Guillaumat

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Krach obligataire ou krach des marchés actions : quel sera le premier ? http://la-chronique-agora.com/krach-obligataire-krach-marches-actions/ http://la-chronique-agora.com/krach-obligataire-krach-marches-actions/#respond Tue, 23 Jan 2018 11:50:38 +0000 http://la-chronique-agora.com/?p=44505 krach obligataire

Tout est détraqué par les banquiers centraux apprentis sorciers ; les marchés actions et obligataires envoient maintenant des signaux incompatibles.

TARP, quantitative easing, taux négatifs... nous naviguons depuis quelques années dans les eaux troubles de l'inconnue monétaire. Les banques centrales et les gouvernements ont décidé d'expérimenter puis de pérenniser des mesures non-conventionnelles pour nous aider à sortir de la crise des crédits subprime.

Vous savez notre méfiance face à ces bonnes intentions d'apprentis sorciers. Depuis près de 10 ans, nous constatons que les effets bénéfiques escomptés de ces politiques sont toujours difficilement mesurables tandis que le risque qu'elles font peser sur nos économies est de plus en plus conséquent.

Chaque mois, ce sont des milliards d'euros qui sont créés de toutes pièces et font augmenter le prix des actifs financiers.

Nous ne pouvons, bien sûr, que constater cet état de fait et tenter de nous protéger de ses conséquences sur nos investissements.

Nous savons que, partout, les bulles gonflent et qu'elles éclateront d'une manière ou d'une autre. Qu'il s'agisse d'un épisode d'hyperinflation généralisée ou de déflation des actifs financiers, il faudra bien que les valorisations des marchés rejoignent l'économie réelle.

Vous savez aussi que les taux négatifs sur les obligations sont une aberration qui n'aurait jamais dû se produire – et encore moins se prolonger dans le temps.

Aujourd'hui, nous nous penchons sur une énième bizarrerie des marchés : les signaux incompatibles envoyés par les marchés actions et obligataires.

Les investisseurs ne font plus leur travail de sélection rendement-risque

Le premier devoir d'un investisseur, qu'il soit un simple particulier désireux de se constituer un petit pactole pour sa retraite ou un institutionnel chargé de valoriser un portefeuille pesant des milliards d'euros, est d'arbitrer entre le rendement et le risque.

Le rendement moyen du marché actions est, sur le dernier siècle, d'environ 10% par an. Le rendement d'un pari gagnant à la roulette au casino est de +200% si vous misez sur la bonne couleur, et de +3 600% si vous misez sur le bon chiffre. Le tout en quelques secondes ! Bien sûr, jouer au casino n'est pas considéré comme un bon investissement : le risque est bien trop important par rapport au gain espéré.

Ce travail de calcul du rendement en fonction du risque encouru est au coeur de la réflexion que doivent mener les investisseurs.

Généralement, les obligations d'Etat sont considérées comme des investissements présentant un risque zéro de défaut. Nous savons, bien sûr, que rien n'est moins vrai, mais toute comparaison nécessite un point de référence... et les obligations d'Etat jouent ce rôle.

Oublions donc un instant le fait que nos Etats sont insolvables, et concentrons-nous sur la sécurité offerte par les obligations souveraines.

Lorsqu'un emprunt du Trésor américain sur 10 ans (bons du Trésor) offre un rendement de 2,53% comme aujourd'hui, cela signifie que tous les investisseurs du monde peuvent espérer, en immobilisant leur argent durant 10 ans, bénéficier d'un tel taux sans risque de défaut.

A contrario, les actions sont des actifs beaucoup plus risqués. Leur rendement est calculé en divisant le dividende annuel par le cours de Bourse... mais les aléas de la vie d'une entreprise font qu'un dividende peut être suspendu et qu'une entreprise peut faire faillite.

Un investisseur en action prend donc le risque de voir les intérêts disparaître (fin du dividende), voire de perdre son principal (liquidation de l'entreprise). La contrepartie attendue par le marché est donc un potentiel d'appréciation des intérêts (augmentation du dividende) et du principal (hausse du prix de l'action au moment de la revente).

Lors des périodes de crainte, les investisseurs protègent leur capital et privilégient les obligations sûres.

Lors des périodes d'euphorie, les investisseurs espèrent une appréciation de leur patrimoine et se reportent sur les actions.

C'est pour cette raison qu'il existe, lors du fonctionnement normal des marchés, une corrélation inverse entre le prix des obligations et celui des actions.

Depuis plusieurs mois, obligations et actions ont suivi une course simultanée vers le haut. Course qui n'a, économiquement parlant, pas de sens.

Blanc ou noir ? Il faut choisir !

Plus encore que le prix moyen des obligations (un indicateur fourre-tout qui n'apporte qu'une information limitée), l'écart entre obligations de différentes maturités donne de précieux signaux.

Rendement des obligations US de 2 à 10 ans (en bleu) comparé à celui des obligations de 5 à 30 ans

Source : Bloomberg

Depuis la fin août 2017, les rendements des obligations à court et long terme n'ont eu de cesse de se rapprocher. Autrement dit, les investisseurs se protègent à horizon 30 ans en préférant sécuriser les taux actuels sur une longue période.

Cela signifie qu'ils anticipent des turbulences sur l'économie à court terme...

Dans le même temps, les indices (et plus particulièrement les valeurs technologiques) volent de record en record.

A ce jeu, tout le monde ne peut avoir raison.

Soit l'économie va croître d'ici dix ans (le court terme pour les investisseurs obligataires), soit elle va se contracter.

Si les investisseurs font "tapis" sur les actions en misant sur une explosion à la hausse de l'activité des pays développés et des pays émergents, ils n'ont aucune raison d'amasser des obligations arrivant à échéance dans 30 ans alors que, je vous le rappelle, les taux directeurs sont censés augmenter dans les prochains mois, ce qui devrait tirer le prix des obligations à la baisse.

Si, a contrario, ils anticipent l'arrivée d'une zone de turbulence, ils n'ont aucune raison de propulser le NASDAQ de sommet en sommet comme ils le font depuis l'été 2017 (et, plus généralement, depuis quatre ans).

Quoi que nous réserve l'avenir, le mouvement actuel de ruée sur les obligations à 30 ans avec une accumulation simultanée d'actions fera nécessairement des gagnants et des perdants.

Quel sera l’arbitre du match ?

La situation actuelle est, vous le voyez, en théorie intenable... mais nous disions la même chose des taux négatifs lorsqu'ils ont pointé le bout de leur nez. Nous pensions que les taux négatifs siffleraient la fin de l'impression monétaire généralisée et la révolte des épargnants. Cela n'a pas été le cas.

Il faut donc se rendre à l'évidence : tant que les banques centrales continueront à fausser le mécanisme de découverte des prix des marchés, des tendances pourtant sans queue ni tête pourront se manifester – et perdurer.

Je me garderai bien de tenter de prédire le moment où obligations et actions devront arrêter leur course simultanée.

Impossible également de dire quelle force l'emportera entre les anticipations de croissance, d'inflation, et d'assagissement des banques centrales.

Peut-être même verrons-nous, lors des prochaines secousses sur les marchés, un dégagement concomitant des obligations et des actions. Dans un tel cas, les deux catégories pourraient plonger simultanément. Les investisseurs en panique ne trouveront alors que les valeurs refuges comme les matières premières pour absorber les capitaux.

Vous n'êtes pas obligé de prendre part au combat de Titans des marchés financiers entre actions et obligations dont, au mieux, un seul se relèvera !
[NDLR : Vous pouvez aujourd’hui investir sereinement pour un horizon de quatre ans en payant des actions d’entreprises moins de cinq fois les bénéfices à l’écart des manipulations monétaires. Découvrez ici comment.]

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Shutdown : gouvernement, quand il n’y en a plus… il y en a encore http://la-chronique-agora.com/gouvernement-shutdown/ http://la-chronique-agora.com/gouvernement-shutdown/#respond Tue, 23 Jan 2018 11:15:19 +0000 http://la-chronique-agora.com/?p=44511 shutdown

Le shutdown n'a été qu'une péripétie. Le gouvernement va continuer à vivre à crédit mais voilà que son prix augmente... Que va faire le Marigot de Washington ?

Oh, cher lecteur, imaginez notre émoi ! Concevez notre douleur !

Nous étions comme un petit garçon qui vient d'entendre que son école est en feu...

... Lorsque nous avons quitté le bureau vendredi dernier, le gouvernement fédéral américain n'était qu'à quelques heures d'un shutdown ! Nous avons croisé les doigts et rêvé au paradis.

Une escroquerie sans fin

Dimanche matin, nous nous sommes levé et avons regardé par la fenêtre, espérant voir un panache de fumée dans le lointain.

Mais le ciel était clair. L'électricité fonctionnait encore dans la maison. Il y avait du chauffage. Et l'eau courante.

Plus tard dans la journée, nous avons vaqué à nos occupations habituelles. Nous sommes allé à l'église, puis à la quincaillerie.

Vous pouvez imaginer notre déception. Tout était normal. Le gouvernement était toujours en activité.

Plus grand, plus profond, plus visqueux

Quasiment toute la couverture médiatique de la première année de la présidence Trump – et du shutdown – est à côté de la plaque.

Le Wall Street Journal, par exemple, titrait son article de vendredi : "l'année qui a tourneboulé Washington".

Le Donald a froissé quelques susceptibilités. Il a dit des choses que d'autres voulaient dire mais avaient le bon sens de taire.

Il a offensé des millions de personnes, embarrassé des millions d'autres... et consterné des millions d'autres encore.

Mais il n'a rien tourneboulé d'important. Les conservateurs et les démagogues peuvent se faire applaudir en promettant d'"assainir le Marigot"... mais qui le veut vraiment ?

Même les conservateurs les plus acharnés – s'il en reste – ne veulent pas que le spectacle prenne fin : ils ont des fauteuils au premier rang !

Non, cher lecteur, le gouvernement US ne va pas s'arrêter.

Le Marigot est toujours là... plus grand, plus profond et plus visqueux que jamais.

Les 30 Mds$ de l'usine à gaz du Mur de M. Trump ajouteront quelques centimètres de vase. Les 80 Mds$ supplémentaires de gâchis pour la défense, l'industrie et le terrorisme augmenteront encore le niveau. Et la Loi sur la fiscalité – voilà qui devrait faire presqu'un demi-mètre de plus.

A eux tous, ils porteront les emprunts du gouvernement US en 2019 à 1 200 Mds$.

C'est plus que ce qu'a créé George H. W. Bush durant l'intégralité de son mandat de quatre ans. Alors qu'il a envoyé des troupes au Koweït... supervisé le renflouage fédéral qui a mis fin à la crise des caisses d'épargne de 1989... et présidé à la récession de 1991, qui avait sévèrement attaqué les recettes fiscales du gouvernement.

Imaginez ce qui se passera quand l'administration de M. Trump commencera à avoir des problèmes.

Une nouvelle crise du crédit

Les problèmes, c'est ce sur quoi nous nous concentrons, à la Chronique... et ces derniers temps, nous nous demandons comment l'arnaque finira.

Les augmentations des dépenses fédérales... et les dépenses "privées" improductives ordonnées par la Fed... semblent irrépressibles.

En plus des dépenses du complexe militaro-anti-terrorismo-industriel, il y a aussi les transferts vers la santé, l'éducation et l'aide sociale.

Environ 10 000 baby-boomers américains prennent leur retraite chaque jour. Au fur et à mesure de ce processus, les programmes fédéraux à durée indéterminée – notamment Obamacare – dépensent plus d'argent.

Politiquement, il est quasi-impossible de supprimer à ces "droits", puisque tant les compères du Deep State que les lumpenzombies les soutiennent.

Mais d'où proviendra l'argent ?

Passée quasiment inaperçue parmi les nouvelles salaces de la semaine dernière, il y avait cette pépite en page B1 du Wall Street Journal : "le rendement des bons du Trésor US atteint un sommet de trois ans".

Voici qu'un obstacle inamovible se précise. Après 30 ans de chute, les rendements se remettent à grimper.

rendement à 10 ans

Partout dans le monde, les banques centrales réalisent qu'elles doivent resserrer leurs politiques si elles veulent avoir des "munitions" lorsque la prochaine crise du crédit frappera. Les taux augmentent.
[NDLR : En Europe aussi ce mouvement a commencé. La dette coûte plus cher, les rendements montent. Une nouvelle crise de l'euro couve. Votre contrat d'assurance-vie en euro est adossé à de la dette française qui perd de sa valeur. Les banques européennes sont gorgées de créances douteuses. Que va-t-il se passer ? Découvrez-le ici.]

Ce que font toujours les canailles

L'économie américaine vit de dettes.

Si les prêteurs étaient incapables de prêter... ou si les taux d'intérêt grimpaient... tout le bataclan s'effondrerait.

C'est ce qui arrive lors d'une crise du crédit.

Tout à coup, l'argent disparaît, les taux d'intérêt s'envolent... et tant les ménages que les entreprises – éduquées par les autorités à dépendre de crédit abondant et bon marché – font faillite.

Que peuvent alors faire les autorités ? Voyons voir...

Elles peuvent admettre qu'elles ont commis une terrible erreur, "fermer" effectivement certains domaines du gouvernement et laisser le système purger les mauvaises dettes, les actifs surévalués et les excès de dépenses.

Ou elles peuvent faire ce que font toujours les canailles : mentir, tricher et voler.

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Attention au fléchage de l’épargne par des intermédiaires http://la-chronique-agora.com/flechage-epargne-intermediaires/ http://la-chronique-agora.com/flechage-epargne-intermediaires/#respond Mon, 22 Jan 2018 12:15:39 +0000 http://la-chronique-agora.com/?p=44502 épargne

Les conseilleurs ne sont pas les payeurs mais il y a plus grave : ne subissant pas de préjudices s'ils se trompent, ils sont incapables d'apprendre et de s'améliorer.

Les Echos du lundi 22 janvier :

"Vers une réforme des produits d'épargne

Les acteurs de la finance doivent préciser ce lundi leur plan pour orienter l'épargne des Français vers les entreprises. Pédagogie et réforme des produits d'épargne actuels sont privilégiées."

L'article nous explique qu'il faut "des pistes pour mieux flécher l'épargne" et que les financiers devront proposer des produits qui "vont permettre aux Français non plus d'aller placer leur argent uniquement pour des raisons de défiscalisation mais bien pour des raisons d'investissement productif".

***** CIA : classé confidentiel *****

Cet outil confidentiel élaboré par les services secrets américains pourrait tout changer pour vos investissements.

Un initié de la CIA vous explique comment faire : cliquez ici pour tout savoir.
(Attention : ces informations sont exclusives et pourraient disparaître du jour au lendemain. N'attendez pas pour les appliquer.)

Pour ne pas se laisser polluer et influencer par l'écume de l'actualité, une des méthodes consiste à essayer d'analyser un fait à la lumière d'un penseur-philosophe reconnu.

Pourquoi avoir besoin d'un "maître-à-penser" ? Ne sommes-nous pas autonomes, pensez-vous peut-être, cher lecteur circonspect ?

Pas tout à fait. Nous sommes en réalité très influençables et manipulables, beaucoup plus que ce que nous nous avouons.

Aristote, Kant, Descartes, Voltaire... pour n'en citer que quelques-uns, ont posé de grands principes qui restent vrais au travers des époques, un peu comme un billet de banque qui ne serait jamais démonétisé ni dévalué. Mais nous avons tendance à les perdre de vue au profit d'émotions ou sous la pression de l'actualité.

L'article des Echos nous explique en réalité comment "les acteurs de la finances" aidés par le gouvernement vont essayer de nous manipuler, même si, bien sûr, ce n'est pas dit comme ça.

Je vous conseille de ruminer ce genre d'article à la lumière du tout dernier livre de Nassim Nicholas Taleb, Jouer sa peau – asymétries cachées dans la vie quotidienne. Taleb est un philosophe contemporain. Il est le père du "cygne noir" quasiment passé dans le langage courant (*).

Voici le propos de Jouer sa peau :

"Afin de comprendre pourquoi il n'est pas facile, dans la vraie vie, de dissocier éthique, obligations morales et compétences, réfléchissez à la chose suivante. Quand vous dites à quelqu'un qui occupe un poste à responsabilité – votre comptable, par exemple – ‘je vous fais confiance', entendez-vous par là que : 1) vous faites confiance à son éthique (il ne détournera pas votre argent au Panama) ; 2) vous faites confiance à sa précision en tant que comptable ; ou 3) les deux ? Tout le sujet du livre porte sur la difficulté qu'il y a, dans le monde réel, à dissocier l'éthique de la connaissance."

Pourquoi ferions-nous confiance à ces gens pour "orienter notre épargne" ? Ne sommes-nous pas capable nous-même de discerner là où notre argent doit aller ?

Vous me répondrez qu'un banquier a l'habitude de prêter à des entreprises et qu'un gérant de fonds a l'habitude de sélectionner des actions. C'est leur métier après tout.

Mais un banquier qui prête à une entreprise qui fait ensuite faillite perd-il lui-même de l'argent ? Qu'a-t-il en jeu ? Quant aux actions, très peu de gérants de fonds arrivent à faire de meilleures performances que leur indice de référence.

Lorsque je regarde autour de moi, je constate qu'il y a beaucoup plus de financiers qui se sont enrichis que d'investisseurs qui se sont enrichis avec les placements financiers conseillés par ces mêmes personnes.

D'après Taleb, ce n'est pas une bonne idée de se laisser influencer par quelqu'un qui ne "joue pas sa peau".

"Ne pas confondre l'idée de jouer sa peau [...] avec le fait de prendre part aux bénéfices. Non. Il s'agit au contraire de prendre part aux préjudices, d'être pénalisé si quelque chose tourne mal."

Pourquoi ces intermédiaires que sont les banques et les assureurs témoignent-ils d'un subit intérêt pour détourner notre épargne vers les entreprises ?

Il me semble que le motif est dans ces chiffres.

Ratio de dépenses publiques (en% du PIB)

Si les dépenses publiques représentent plus de 56% du PIB, nous avons de moins en moins la main sur l'argent que nous gagnons. Un montant de plus en plus important, en proportion de ce que nous produisons, nous est repris puis redistribué.

Ce processus vampirise l'économie productive puisqu'il détourne des investissements. Cependant, plutôt que de renoncer à leurs prérogatives et baisser les dépenses publiques, nos interventionnistes préfèrent "flécher l'épargne".

Tous ces stratèges et conseilleurs ne "risquent pas leur peau".

Jean Peyrelevade n'a pas coulé avec le Crédit Lyonnais.

Anne Lauvergeon n'a pas été ruinée par Areva.

Récemment, Christine Lagarde a appelé les Allemands à augmenter leurs dépenses publiques. Mais Christine Lagarde ne vit pas en Allemagne et ne paie pas d'impôts en Allemagne ou ailleurs.

Ces conseilleurs ne sont pas victimes de leurs erreurs. Ils prennent part aux bénéfices mais jamais aux préjudices.

Dès lors, comment peuvent-ils apprendre, se corriger et s'améliorer ?

En quoi leur fléchage du chemin de votre épargne sera-t-il meilleur que votre propre décision ?

Pour financer l'économie réelle et les entreprises, la finance participative permet désormais de se passer de ces intermédiaires qui ne jouent pas leur peau que sont les banques et les assureurs. Comment ? Tout est expliqué ici.

(*) Libanais, vivant à New-York, rédigeant en anglais mais francophone et francophile, Taleb a décidé de publier son dernier ouvrage d'abord en français. La parution en langue anglaise se fera plus tard.

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Le graphique le plus important pour les 10 prochaines années http://la-chronique-agora.com/palladium-petrole-matieres-premieres/ http://la-chronique-agora.com/palladium-petrole-matieres-premieres/#respond Mon, 22 Jan 2018 11:45:04 +0000 http://la-chronique-agora.com/?p=44464 matières premières - Palladium

Les matières premières bougent. Elles sont votre possibilité de gain le plus important pour les 10 prochaines années.

Tout se résume au graphique le plus important pour les 10 prochaines années, mis en avant par le gestionnaire de fonds Jeffrey Gundlach.

La mesure considérée ici est le rapport entre la valeur des matières premières et celle des actions. Lorsque le tracé pointe vers le haut, les prix des matières premières sont élevés par rapports aux actions. Lorsqu'il baisse, les matières premières sont bon marché et les actions sont chères.

actions vs matières premières

Comme vous pouvez le voir, chaque cycle de baisse des matières premières se termine toujours par une crise. En outre, cela fait 50 ans que leur valorisation n'a pas été aussi basse.

Que conclure ? Que nous sommes dans une combinaison krach boursier et/ou retour des matières premières.

C'est le bon moment pour posséder des matières premières plutôt que des actions.

Que pourrait-il se produire pour que le tracé bleu du graphique revienne à la moyenne ?

Un des scénarios possibles est une poussée de l'inflation, ce qui augmenterait le prix des matières premières et tirerait vers le bas les rendements des actions.

Autre scénario : la bulle boursière pourrait éclater, en particulier celle des actions technologiques surévaluées. Ce scénario rappelle beaucoup celui de 2000. En comparaison, les matières premières du monde réel pourraient mieux s'en sortir.

On voit déjà des signes montrant que le cycle des matières premières se retourne à la hausse.

Prenons l'exemple du palladium. C'est la matière première qui a enregistré la meilleure performance en 2017, en hausse de 55% alors que les stocks au New York Mercantile Exchange ont atteint des niveaux historiquement bas. Les normes environnementales pour les voitures et le boom de la consommation en Chine ont fait croître la consommation de ce métal.

Si l'idée de faire du trading sur le risque politique vous plaît, sachez qu'environ 80% du palladium et un pourcentage encore plus élevé de son cousin le platine ne sont exploités que dans deux pays seulement – l'Afrique du Sud et la Russie.

Qu'en est-il des autres matières premières ?

Le graphique ci-dessus montrait le rapport entre les matières premières et les actions. Tout le monde sait que les marchés actions sont au plus haut. Mais le marché des matières premières ? Le numérateur de mon premier graphique est le Goldman Sachs Commodity Index (GSCI). Ce panier diversifié de diverses matières premières a chuté à des niveaux extraordinairement bas :

matières premières

Un retour vers les plus hauts de 2007 impliquerait que le prix du panier de ces matières premières soit mutiplié par sept.

Dans les faits, posséder des matières premières a toujours été difficile pour les investisseurs particuliers. Tout le monde connaît les pratiques douteuses de Goldman Sachs concernant les stocks dans les entrepôts afin de manipuler les marchés.

Si vous voulez détenir du métal physique, les primes par rapport aux prix de cotation sont énormes. Lorsque vous essayez de vendre, les prix de nombreux métaux sont sous les prix de cotation. Les vendeurs de platine paient environ 6% en dessous du prix spot. Toutefois, des entreprises comme BullionVault reviennent à de meilleurs prix dans les transactions.

Qu'en est-il des trackers (ETF) ? Ce graphique montre l'évolution de l'ETF PALL de la New York Stock Exchange. Il a doublé depuis son plus bas en 2016 :

ETF PALL

Source: Yahoo Finance

Il existe cependant un moyen encore meilleur de profiter de la future hausse des matières premières.
[NDLR : C'est maintenant qu'il faut vous placer pour profiter de la hausse de l'or qui a déjà commencé, quoique de façon furtive... Découvrez ici comment démultiplier cette hausse.]

Les actions liées aux matières premières, encore mieux que les matières premières

La plupart des spéculateurs en matières premières préfèrent les actions. Etudions de plus près quels ont été les effets de la hausse du prix du palladium sur les actions.

Les minières spécialisées dans le palladium ne sont pas légion. La majeure partie du métal est extraite par de grandes entreprises diversifiées. Mais choisir le bon titre peut générer des gains extraordinaires. Ainsi, le prix de l'action Ivanhoe Mines a été multiplié par sept depuis 2016.

Les risques des petites capitalisations boursières dans le secteur des matières premières sont élevés. Mais cela ne veut pas dire que l'investisseur ayant une aversion au risque ne doit pas s'intéresser aux actions liées aux matières premières. C'est là l'erreur des investisseurs institutionnels. Selon Jeremy Grantham, les plus grandes actions de matières premières sont largement mésestimées.

Ce célèbre investisseur expliquait il y a un an dans le magazine Barron's pourquoi il conseillait d'acheter des actions liées aux matières premières :

"L'exposition du S&P 500 aux entreprises énergie et métaux a chuté de plus de 50% ces dernières années. Même chose pour le MSCI All Country World Index. Ceux qui investissent avec une orientation sur la valeur sont particulièrement sous-exposés aux actions dans le secteur des ressources."

Il ajoute :

"Lorsque les valorisations par rapport au marché se sont trouvées dans le quintile le plus bas de l'histoire, les producteurs de matières premières ont mieux performé que l'ensemble du marché de près de 7% par an en moyenne au cours des cinq années suivantes."

Toujours selon Grantham, la volatilité des matières premières et des actions liées aux matières premières fait fuir beaucoup d'investisseurs institutionnels. Par exemple, les fonds de pension ne pourraient pas supporter un plongeon des prix du pétrole. Cela renforce les rendements potentiels de ceux qui peuvent tenir le risque, c'est-à-dire nous, les investisseurs ordinaires. Toutefois, il vous faut pouvoir supporter la volatilité.

Le point important ici est que le secteur des matières premières est mûr et les gains potentiels très grands.

Pour être tout à fait honnête, c'est la première fois que j'envisage de revenir en bourse depuis 2009. Mais il y a un point d'attention majeur.

Le pétrole ne vous engraissera probablement pas

Dans le monde des matières premières, le premier rôle revient bien sûr au pétrole. Il représente de loin la majorité du GSCI – environ 40%.

Ces derniers jours, le prix du pétrole a gagné 2%, à plus de 61 $. Nous n'avions pas vu ce niveau depuis 2014. Mais je ne suis pas convaincu que cette hausse durera.

Personne ne sait vraiment que penser du principal fournisseur mondial de pétrole, l'Arabie Saoudite. Le pays est agité de troubles politiques. Il tente également de se diversifier... dans les champs pétroliers américains. Ses dirigeants veulent coter leur société pétrolière sur de grandes bourses. En résumé, la confusion est totale.

Les agitations au Venezuela et les protestations en Iran pourraient encourager le rally actuel des prix du pétrole.

Au final, il semble y avoir beaucoup de pétrole dans le monde. La production américaine pourrait bientôt dépasser le plus haut record enregistré dans les années 1970.

En d'autres termes, l'offre de pétrole pourrait contrarier la hausse des prix des matières premières. Du moins pendant un certain temps.

 

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Après le prochain krach http://la-chronique-agora.com/fed-autorites-krach/ http://la-chronique-agora.com/fed-autorites-krach/#comments Mon, 22 Jan 2018 11:16:00 +0000 http://la-chronique-agora.com/?p=44495 La Fed ne voit pas venir le krach

Nous avons vu que le prochain krach pourrait effacer 10 000 Mds$ de capitalisation. Que feront alors les autorités ?

Que voyons-nous, là au loin ? On dirait un nuage de poussière, tout juste visible à l'horizon.

C'est la cavalerie, les renforts envoyés de Fort Fed !

Hourra !

La confiance des damnés

Certes, ils ne sont pas encore là. C'est normal : aussi loin qu'on porte le regard, pas besoin de relève pour l'instant.

Les actions sont proches de leurs sommets historiques.

Le chômage, lui aussi, a rarement été aussi bas aux Etats-Unis.

Les autorités ont déposé armes et sorti le panier à pique-nique.

Certains font une petite sieste sous le soleil du Dow à 26 000. D'autres dégustent des canapés... et parlent gaiement des occasions où ils ont mis la pâtée au Krach de 89... à l'Effondrement du Nasdaq de 2000... et à la Crise de 2008-2009.

D'autres encore regardent vers l'avenir... et réfléchissent à comment profiter de cette superbe économie pour "normaliser" les taux.

Un autre marché baissier ?

"Qu'ils y viennent !"

Ainsi, avec la confiance des damnés, les investisseurs et leurs gardiens de l'establishment financier attendent la prochaine occasion d'"acheter dans le creux".

Est-ce aussi simple ?

Mais à la Chronique, nous sommes rongé de doutes, d'inquiétudes et de facéties.

Est-ce aussi simple ?

Quelles munitions les autorités vont-elles utiliser pour lutter contre la prochaine crise ?

Et si les investisseurs n'étaient pas aussi intelligents qu'ils pensent l'être ?

En cet an de grâce 2018, quasiment tout le monde ayant investi dans les actions regarde dans le miroir et y voit un génie... et rien pour le contredire.

Jeff Clark, de GoldSilver :

  • "Le Dow a battu un plus haut record à 71 reprises l'an dernier. En moyenne, on compte un record plus d'une fois par semaine.
  • Pour la première fois de ses 90 ans d'existence, le S&P 500 a augmenté tous les mois en 2017. Historiquement, on n'a recensé que quatre occurrences avec des gains sur 11 mois de l'année. La baisse maximale enregistrée pour le S&P en 2017 a été de 2,8%, le chiffre le plus limité depuis 1995.
  • Début 2018, le S&P 500 a augmenté sur chacune des cinq premières séances [de l'année], atteignant un nouveau record chaque jour.
  • La dernière fois que l'indice a ouvert l'année avec cinq sommets record consécutifs, c'était en 1964. Le CAPE, le PER ajusté aux cycles, a désormais rattrapé son niveau de 1999, le deuxième le plus élevé en 100 ans de données. Le CAPE n'a jamais été plus élevé, sinon en 1929."

Chaque jour de 2017 a ajouté des points de QI aux investisseurs.

"Et quand les prix baisseront ?" demandons-nous à l'investisseur imaginaire.

"Cessez de vous inquiéter. Si les cours baissent, je vendrai", nous répond-on.

"Mais à qui ?" nous demandons-nous.

Un canon hors d'usage

Ces 30 dernières années, la réponse à cette question est restée la même : "aux autorités !"

Après chaque crise, les autorités et leurs compères de la banque centrales sont arrivés sur le marché avec des brassées de cash.

Des taux plus bas !

Le TARP !

Du cash contre votre vieille voiture !

Les taux d'intérêt ont quasiment disparu. Les prix des actifs ont grimpé.

Nous supposons que la prochaine crise trouvera les autorités encore allongées sur le gazon... et les taux d'intérêt encore aux abonnés absents. Il faudra des années pour les remettre à la normale.

Quant à la relance fiscale, ce boulet a été tiré il y a trois semaines, avec le passage de la Loi sur la fiscalité.

Est-ce qu'elle va aider ou non ? Nous n'en savons rien. Ce que nous savons, en revanche, c'est que le canon est désormais hors d'usage.

Lorsque la bataille commencera, les pauvres bidasses sur le terrain de l'investissement, sans le soutien de la Fed ou du Congrès US, pourraient donc avoir du mal à avancer.

La première attaque sera probablement repoussée par les acheteurs-durant-les-creux.

La charge suivante, en revanche, devrait provoquer paumes moites et genoux tremblants. Les investisseurs ne tarderont pas à réaliser qu'ils n'ont pas d'artillerie protectrice.

Ils paniqueront.

C'est à ce moment-là que tout le fantasme de ces 30 dernières années devrait prendre fin. Les actions devraient perdre 10 000 Mds$, les obligations, 20 000 Mds$.

D'autres défauts, faillites et dévalorisations devraient effacer quelque 10 000 Mds$ supplémentaires.

Ensuite, lorsque les dettes, les actifs et les QI auront assez dégonflé pour rejoindre des niveaux raisonnables, toute l'idée cinglée consistant à enrichir les gens en ajoutant de la "liquidité" factice pourra être écartée.

Nous pourrons revenir à une devise raisonnable et une économie honnête, avec des prix découverts sur des marchés libres.

Mais ça n'arrivera pas.

Un patriote dément

Il n'y a pas Ronald Reagan à la Maison Blanche... ni Paul Volcker à la Fed. Même si les dirigeants actuels leur étaient comparables, il y a peu de chances de les voir tenir leurs positions quand cette bataille commencera.

Ils seront dépassés, débordés et défaits.

Le président Trump demandera de l'action !

Plus de dépenses d'infrastructures !

Construisez un mur !

Plus de navires pour la Marine !

Et des renflouages pour ses potes de Wall Street.

Le Congrès promettra un gigantesque programme de travaux d'infrastructures... une autre baisse d'impôts... et des déficits à des milliers de milliards de dollars.

Quant à la Fed, pauvre d'elle, n'aura pas de taux à baisser... et pas d'argent réel à utiliser comme munitions.

Mais cela ne l'arrêtera pas. Drapeaux au vent... au son du tambour et du clairon... les renforts arriveront.

"Nous imprimerons l'argent", disent les braves banquiers centraux.

Une fois encore, avec l'ersatz de courage d'un patriote dément, la Fed viendra à la rescousse... et causera le plus gros désastre financier de l'histoire.
[NDLR : Qu'elle vienne des Etats-Unis ou d'Europe, la prochaine crise sera redoutable. Pour vous protéger, c'est maintenant qu'il faut agir -- en suivant quelques étapes toutes simples : cliquez ici pour tout savoir.]

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« Jouer sa peau » et gagnant-gagnant http://la-chronique-agora.com/jouer-peau-gagnant-gagnant/ http://la-chronique-agora.com/jouer-peau-gagnant-gagnant/#respond Sat, 20 Jan 2018 18:30:16 +0000 http://la-chronique-agora.com/?p=44490 Nassim Taleb

Cette semaine, le bitcoin a connu un semblant de krach... à moins qu'il ne démontre qu'il est "antifragile" et se bonifie dans cette épreuve.

Des épreuves, c'est ce qui attend encore la Zone euro, pense Mory Doré qui soupesait le risque de sécession dans un grand pays.

Ce qui amenait ce commentaire d'un lecteur :

"Si les pauvres doivent toujours payer et jamais encaisser (système du gagnant-perdant), la situation devient intenable assez rapidement...

Pour l'heure les pauvres ont payé en s'endettant. Mais l'endettement a ses limites, surtout si on ne maîtrise pas sa monnaie et qu'il n'y a pas d'inflation... Tout cela conduit à la situation de la Grèce, de l'Espagne etc. ... et aussi de la France...

L'Allemagne est une adepte du gagnant-perdant et c'est pour cela que l'Europe n'est pas viable... il faut qu'il y ait des transferts économiques et financiers, sinon l'Europe éclatera... et tout peut aller très vite..."

Mmmmmm... "les transferts économiques et financiers" ne font pas partie des accords gagnant-gagnant puisqu'ils sont imposés et subis. Il n'y a qu'à voir la corruption qu'a suscitée la "Caisse pour le Mezzogiorno" sans vraiment augmenter la compétitivité économique du sud de l'Italie.

Gagnant-perdant ou l'inverse, mais gagnant-gagnant ?

Vous savez que Bill Bonner en a fait un de ses thèmes principaux de réflexion depuis quelques mois.

Mais voici que l'écrivain, chercheur, philosophe (et ancien trader d'options) Nassim Nicholas Taleb propose un autre angle de réflexion.

Nassim Taleb

Une phrase pour vous mettre en bouche...

"Trop nombreux sont ceux qui dirigent le monde sans mettre leur peau en jeu."

C'est le sujet qu'explore Nassim Taleb dans ce livre.

"Avoir quelque chose à perdre, vouloir accepter le risque, y voir une question de justice d'honneur, et de sacrifice, est pour les héros, les saints et bon nombre d'êtres humains épanouis... une essentielle règle du jeu".

Le père du Cygne Noir, francophile, a choisi de publier son livre d'abord en français alors qu'il vit la plupart du temps à New York et écrit en anglais.

Donc, cher lecteur, si vous vous procurez ce livre, vous aurez une longueur d'avance sur les anglophones. Comme avec tous les livres de Taleb, je vous promets que vous ne regretterez pas ; vous aurez de quoi réfléchir et mettre vos neurones en ébullition.

Vous pouvez vous le procurer sur Amazon ici.

Pourquoi sur le vilain méchant Amazon, la rivière sans retour (sur investissement) si souvent moquée par Bill Bonner ? Pourquoi ne pas passer par l'éditeur, Les Belles Lettres ?

Parce que c'est la dure loi du "vu à la télé". Si vous achetez le livre sur Amazon, son classement remonte. Si vous faites des commentaires, son classement remonte encore plus, des lecteurs potentiels sont attirés, cela devient un succès de librairie, des journalistes tombent dessus. Et, qui sait, un jour, Nabilla – au lieu de faire la promotion du bitcoin – achètera le livre de Taleb !

Donc achetez et commentez, cher lecteur (désolée d'être aussi directive en ce paisible jour de repos).

En attendant que votre colis Amazon vous soit télétransporté, retrouvez un extrait de Jouer sa peau, à lire ici.

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Jouer sa peau http://la-chronique-agora.com/jouer-sa-peau/ http://la-chronique-agora.com/jouer-sa-peau/#respond Sat, 20 Jan 2018 18:00:53 +0000 http://la-chronique-agora.com/?p=44484 Nassim Taleb

Asymétries cachée dans la vie Quotidienne, extraits

L'argent surpasse l'or

Nassim Taleb - Jouer sa peauParcourons rapidement les règles qui figurent à la droite d'Hammourabi. Le Lévitique est une version édulcorée du Code d'Hammourabi. La Règle d'or est :

"Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux."

La Règle d'argent, plus robuste, est :

"Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'il te fasse."

Plus robuste ? Pourquoi la Règle d'argent est-elle plus robuste ?

Premièrement, elle nous dit de nous mêler de nos affaires et de ne pas décider de ce qui est "bon" pour autrui, d'éviter de lui faire ce qui est "mauvais" pour lui – fondamentalement, ce que nous ne nous ferions pas à nous-mêmes.

Nous savons bien plus clairement ce qui est mauvais que ce qui est bon. La Règle d'argent peut être comme la Règle d'or en négatif et, comme nous l'avons vu précédemment et comme je le répète toutes les trois semaines à mon barbier calabrais (et calabrophone) : la via negativa (l'action par la soustraction) est plus puissante et moins sujette à erreur que la via positiva (l'action par l'ajout).

[...]

Escroc, idiot, ou les deux

Une extension pratique de la Règle d'argent, "ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'il te fasse" :

Evite de demander des conseils à quelqu'un qui gagne sa vie en en donnant, à moins que cette personne puisse, si nécessaire, être sanctionnée pour les avoir donnés.

Rappelez-vous ce que nous avons dit précédemment, sur le fait que : "je vous fais confiance" concernait à la fois l'éthique et la connaissance. Il y a toujours une part d'idiots et d'escrocs du hasard dans les questions d'incertitude : les premiers ont un défaut de compréhension, et les seconds des motivations perverties. Les uns (les idiots) prennent des risques qu'ils ne comprennent pas, les autres (les escrocs) transfèrent les risques aux autres. Les économistes, quand ils parlent de jouer sa peau, ne s'intéressent qu'à ces derniers.

Evacuons le problème d'agent, une notion bien connue et étudiée par les compagnies d'assurance. Pour le dire simplement, on en sait bien plus sur notre propre santé que n'importe quel assureur. C'est pourquoi, quand on s'aperçoit qu'on est atteint d'une maladie, on a intérêt à souscrire une police d'assurance avant que quelqu'un d'autre ne l'apprenne.

En se faisant assurer quand cela nous arrange, et non quand on est en bonne santé, on finit par coûter au système plus qu'on ne reçoit de lui. Afin d'éliminer cette conséquence, les compagnies d'assurance disposent de filtres comme les franchises élevées.

Le problème de l'agent (ou de l'agent principal) se manifeste également à travers la divergence des intérêts dans une transaction : dans le cadre d'une transaction ponctuelle, les intérêts du vendeur ne coïncident pas avec les nôtres – il est donc susceptible de nous cacher des choses.

Mais le décourager ne suffit pas : l'idiot est une chose bien réelle. Certaines personnes ne savent pas où se trouve leur intérêt – il suffit de songer aux drogués, aux bourreaux de travail, à ceux qui sont prisonniers d'une relation toxique, qui aiment les gouvernements dominants, à la presse, aux critiques littéraires, ou aux bureaucrates qui présentent tous des signes extérieurs de respectabilité ; toutes personnes qui, pour une raison obscure, agissent à l'encontre de leurs propres intérêts. Il y a donc un autre cas où le filtrage joue un rôle : les idiots qui se sont laissé avoir par le hasard sont éliminés par la réalité afin de cesser de porter préjudice aux autres. Rappelez-vous que l'évolution est fondée sur le fait que les systèmes deviennent intelligents en éliminant des choses.

Ou encore : nous ne savons peut-être pas à l'avance si une action est idiote, mais la réalité, elle, le sait.

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Des signaux d’alerte extrêmes http://la-chronique-agora.com/krach-marches-boursiers/ http://la-chronique-agora.com/krach-marches-boursiers/#comments Fri, 19 Jan 2018 12:30:20 +0000 http://la-chronique-agora.com/?p=44481 marchés boursiers

Comment "acheter dans les creux" lorsqu’il n’y a plus de creux ? La hausse est telle que le prochain krach pourrait effacer 10 000 Mds$ de capitalisation boursière.

Hier, nous décrivions comment les leçons apprises ces 30 dernières années pourraient se retourner contre nous lors de la prochaine crise.

Les investisseurs sont habitués à dépendre du put Greenspan/Bernanke/Yellen. En d'autres termes, ils sont relativement certains que les autorités interviendront avec un surcroît d'alcool lorsque la fête commencera à donner des signes de faiblesse.

"Achetez les creux", se disent-ils, confiants dans le fait qu'ils pourront compter sur les autorités en cas de problème.

Nombreux sont ceux qui pensent que la nouvelle Loi sur la fiscalité US est elle aussi à 80° d'alcool – capable donc de faire redémarrer les choses en mettant plus d'argent entre les mains des actionnaires et des consommateurs.

Peut-être que ça va faire grimper les prix des actions. Ou peut-être en pas. En tout cas, ça ne fera pas disparaître la prochaine crise.
[NDLR : Etes-vous préparé ? Voici six mesures d'urgence à prendre dès aujourd'hui pour protéger votre argent contre les futures tempêtes.]

Nous n'aimons pas annoncer de mauvaises nouvelles, mais les mauvaises nouvelles sont tout ce que nous avons à annoncer.

Les entreprises américaines sont déjà pleines aux as. Les PER sur le S&P 500 sont désormais 70% supérieurs à la moyenne de long terme. En fait, ils n'ont atteint de tels sommets que deux fois ces 118 dernières années... à chaque fois suite aux options put de la Fed.

Ratio cours sur bénéfice de l’indice S&P 500

Et plus les actions grimpent... plus elles tomberont de haut.

Pour revenir à des niveaux plus traditionnels, notait Martin Feldstein dans le Wall Street Journal cette semaine, le prochain marché baissier devrait effacer quelque 10 000 Mds$ de richesse boursière.

Cela, dit-il, éliminerait 2% du PIB annuel... faisant basculer les Etats-Unis dans la récession.

Alerte : signaux extrêmes

Cette crise est-elle proche ? Nous nous tournons vers notre chercheur d'élite, Joe Withrow :

"Notre Indice de la Catastrophe est remonté à 7 ce mois-ci – notre niveau d'alerte maximal.

Après un troisième trimestre étonnamment exubérant en 2017, la croissance du crédit est retombée à 1,6% durant le quatrième trimestre. Pour paraphraser votre ami Richard Duncan, quand la croissance du crédit passe sous les 2%, il y a du grabuge...

En ce qui concerne les marchés du crédit, les dégradations de notes ont continué pour les obligations d'entreprises, à un niveau accéléré au trimestre dernier. Et les junk bonds commencent à montrer des signes de faiblesse, ayant perdu plus d'1% sur le trimestre (tel que mesuré par HYG). Ceci étant dit, les junk bonds ont tout de même clôturé 2017 en territoire positif.

Comme vous le savez, les valorisations boursières sont toujours très hautes par rapport à leurs moyennes historiques... mais nous n'avons pas vraiment vu les ‘instincts animaux' que l'on constate généralement à la fin de tout marché haussier.

Cela commence toutefois à changer... l'optimisme des investisseurs a grimpé de plus de 20 points de pourcentage au dernier trimestre, tel que mesuré par l'indice AAII.

Nos indicateurs financiers ont été les premiers à nous crier des avertissements en 2000 et 2007... mais les marchés ne se sont pas effondrés avant que nous recevions aussi des signaux d'alertes de la part de nos indicateurs de productivité. Je soupçonne que ce sera le cas à nouveau cette fois-ci... mais on ne peut jamais en être totalement certain.

Ce dont on peut être certain, cependant, c'est qu'on est beaucoup plus proche de la catastrophe aujourd'hui que lors du trimestre précédent. Ce pourrait être une bonne idée d'épousseter ce bon vieux drapeau d'Alerte au Krach... s'assurer qu'il est bien présentable."

Un inévitable marché baissier

Nous avons hissé ce pavillon si souvent – sans succès – que tant lui que notre réputation en matière de timing boursier sont en lambeaux. Nous hésitons à afficher l'une et l'autre, désormais.

Mais un marché baissier est inévitable. Nous nous rappelons les années 70. C'est en 1973 que le Dow a franchi pour la première fois la barre des 1 000 points. Il a ensuite chuté pour ne plus remonter jusqu'à 1 000 pendant une décennie.

Pendant cette période, les prix nominaux ont baissé, sans toutefois perdre plus de 25%. Les dommages ne semblaient pas si affreux. Sauf que l'inflation réduisait aussi continuellement les valeurs réelles.

On peut voir ce qui s'est vraiment produit en examinant le Dow en termes d'or.

Le sommet réel a été atteint en 1965, lorsqu'il a fallu environ 25 onces d'or pour acheter les actions du Dow. Puis les prix ont chuté... chuté... chuté...

... Au point qu'on pouvait acheter le Dow tout entier pour une seule once d'or. En termes réels, les actions avaient perdu 96% de leur valeur.

A vos armes... en joue... feu !

Nous voyons une débâcle similaire arriver.

Les banques centrales augmentent les taux. L'inflation semble prendre de la vitesse. Dans le même temps, les autorités doivent financer de gigantesques déficits.

Le marché obligataire va être pris entre une augmentation de l'offre et une diminution de la demande. Les prix obligataires chuteront à mesure que les rendements augmentent.

Les actions chuteront aussi, soit à cause de la hausse des taux d'intérêt... ou malgré elle. Vous pouvez vous attendre à des pertes initiales de 50% environ.

Ensuite, une fois encore, les investisseurs tourneront leurs yeux mélancoliques vers la Fed.

A vos armes... en joue... feu !

La Fed donnera l'ordre. Mais le coup ne retentira pas dans le monde entier. En fait, c'est tout juste si on l'entendra... parce que la Fed est à court de cartouches.

Comme l'explique M. Feldstein, la Fed a attendu trop longtemps avant de commencer à augmenter les taux. Si un krach se produit, elle voudra les réduire... mais à moins que la crise ne patiente encore deux ans, elle n'aura quasiment pas de taux à baisser et pas de relance monétaire à proposer.

Et la relance budgétaire alors, demandez-vous ? Ah ha... C'est censé être le rôle de la Loi sur la fiscalité.

En réalité, alors que la Fed était en retard... le Congrès US a fait tonner son canon trop tôt – avant même que l'ennemi apparaisse.

A présent, lors de la prochaine crise, il sera presque impossible de décréter une nouvelle baisse d'impôts ou une augmentation des dépenses... ou de financer plus de déficits sans faire grimper les taux.

Mais attendez... que voyons-nous là ?

Des renforts !

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Le jubilé ou le « Glace-9 », quelle différence ? http://la-chronique-agora.com/jubile-glace9/ http://la-chronique-agora.com/jubile-glace9/#comments Fri, 19 Jan 2018 12:00:27 +0000 http://la-chronique-agora.com/?p=44468 Glace-9 ou jubilé ?

Les banquiers centraux et les gouvernements ne seront pas démunis lors de la prochaine crise. Nous allons passer d'accords gagnant-perdant à perdant-perdant.

Hier soir, j'assistais à la présentation d'entreprises non-cotées souhaitant lever des fonds auprès d'investisseurs.

Aucune ne correspondait réellement à mes critères de sélection : entreprises opérant sur des marchés concurrentiels et ne bénéficiant pas d'aides publiques, ayant déjà des clients et des marges.

Au stade auquel je souhaite investir, l'objectif n'est pas de financer du rêve mais de financer de la vraie croissance dans des échanges potentiellement gagnant-gagnant et non pas gagnant-perdant, échanges contraints dans lesquels l'Etat fausse le marché.
[NDLR : Découvrez et devenez actionnaire pour seulement 4,5 fois les bénéfices de ce futur équipementier majeur du sport-spectacle. Vous pouvez viser 1 400% de gain en 2020. Pour en savoir plus, c'est ici.]

A cette présentation assistaient de jeunes entrepreneurs en herbe venus voir comment se déroule un "pitch" et des business angels. L'un d'eux m'ayant reconnue a engagé la conversation :

"J'ai arrêté d'investir sur les marchés financiers, depuis 2009. Avec Mario Draghi qui met entre 80 Mds€ et 30 Mds€ sur la table tous les mois, il faut être naïf pour croire qu'on va tirer son épingle du jeu.

Là, en levée de fonds, je peux mettre un peu d'argent et parfois même aider. Il faut être plus patient, c'est tout. De toutes les façons, vu ce que font les banques centrales, le risque du capital investissement n'est aujourd'hui finalement pas beaucoup plus élevé que celui des marchés financiers. Et le rendement potentiel l'est bien plus...

Quelle sera la valorisation des valeurs cotées à la prochaine crise ? Que va-t-il se passer ?"

Si nous n'avons aucune idée de quand se produira la prochaine crise, nous avons ici, à La Chronique, quelques idées sur comment les autorités monétaires et politiques pourraient réagir.

Et si vous achetiez Amazon... à son prix de 1997 ?

La valeur a pris +83 000% en 20 ans, mais nous avons trouvé le moyen de "remonter le temps" -- vous donnant la possibilité de transformer 100 €... en près de 12 000 €, facilement.

Cliquez ici pour tout savoir...

La ligne générale est "par plus d'interventionnisme" plutôt que de laisser mourir les zombies.

Ensuite, il y a trois voies possibles, mais l'une est déjà condamnée.

La première voie est le jubilé, que j'ai déjà évoqué ici et ici. Dans ce scénario, les taux et les rendements montent car les banques centrales arrêtent de créer du crédit (donc des dettes) supplémentaire. Les zombies commencent à agoniser et le peuple écrasé de dettes et d'impôts demande au gouvernement de "faire quelque chose".

Le grand jubilé perdant-perdant

Un génial tribun promet l'annulation des dettes, le jubilé. "Nous allons tout effacer. Vous repartirez vers un avenir radieux sans être esclaves de la dette".

Gardez présent à l'esprit lorsque vous entendrez ce médiatique personnage que vous ne devez pas penser "j'ai 1 000 € sur mon compte bancaire"... mais "ma banque me doit 1 000 €". En cas de jubilé, la banque ne vous doit plus rien.

Tous ceux qui sont créditeurs du système financier au travers de leurs comptes bancaires, de leur assurance-vie, de leur épargne, sont perdants.

Evidemment, tous ceux qui sont débiteurs du système (entreprises zombies sous perfusion, ménages vivant de dépenses de redistribution, retraités) sont perdants aussi. Mais notre génial tribun s'est bien gardé de l'expliquer. On ne parvient pas au pouvoir en promettant de la sueur, du sang et des larmes... On parvient au pouvoir en faisant miroiter des accords gagnant-perdant comme l'explique Bill Bonner.

Cet accord stupide est cependant admis parce que notre habile tribun a vendu un accord gagnant-perdant a priori sympathique : "les ultra-riches qui s'en sont mis plein les poches et qui nous étranglent pour être plus riches encore paieront la dette".

La seconde voie est celle de l'hyperinflation.

Dans ce scénario, les banques centrales paniquées recommencent à créer du crédit (de la dette). Mais cette fois, les gens n'y croient plus et veulent "récupérer leur argent".

Les milliers de milliards créés sortent de la sphère financière et sont dépensés en actifs tangibles dont les prix s'envolent. Cette voie est devenue improbable parce que tout est déjà organisé pour que cela n'arrive pas.

C'est là qu'entre en scène le scénario "Glace-9" développé par mon collègue Jim Rickards, la troisième voie dans son livre En marche vers la faillite.

Glace-9 : tout est gelé

Le glace-9 (Ice-9 en anglais) est le matériau de science-fiction du roman Le Berceau du chat. Lorsque le Glace-9 entre en contact avec de l'eau, il la gèle immédiatement.

Une crise financière se manifeste toujours par une crise de liquidité. Les gens veulent récupérer leur argent mais ceux qui doivent cet argent ne l'ont pas. Pour en avoir, il faut qu'ils vendent quelque chose et ils ne trouvent plus d'acheteurs puisque c'est la panique.

Pour éviter la prochaine crise de liquidité, les autorités ont donc prévu qu'on ne puisse plus vendre.

C'est aussi simple que cela.

C'est exactement le propos de la loi Sapin 2 (gel des contrats d'assurance-vie).

C'est aussi l'objectif de la directive européenne de résolution bancaire qui prévoit une limitation des retraits bancaire : "l'autorité compétente pourrait, par exemple, permettre aux déposants de retirer chaque jour un montant limité, compatible avec le niveau de protection établi par la directive relative aux systèmes de garantie des dépôts."

Et enfin, c'est l'objectif de la "chasse au cash", le bannissement des espèces de notre vie quotidienne.

Jubilé ou Glace-9, le résultat est le même : votre épargne financière est engloutie ou gelée.

C'est à ce moment que vous serez content d'avoir du cash, de l'or et des participations dans des entreprises non zombies.

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Le marché du pétrole est manipulé, profitons-en ! http://la-chronique-agora.com/manipulation-petrole/ http://la-chronique-agora.com/manipulation-petrole/#comments Fri, 19 Jan 2018 11:20:33 +0000 http://la-chronique-agora.com/?p=44471 manipulation des crous du pétrole

Je vais vous expliquer comment encaisser cette semaine 300 $ de revenus immédiats, grâce à la manipulation actuelle du marché du pétrole...

L'Arabie Saoudite soutient actuellement les prix du pétrole comme jamais, en vue de l'introduction en bourse de son entreprise d'Etat Saudi Aramco : la plus importante IPO jamais réalisée.

L'Arabie Saoudite veut diminuer sa dépendance au pétrole. Le pays veut donc créer un énorme fonds souverain pour investir dans d'autres secteurs. Et pour créer ce fonds, l'Arabie Saoudite a besoin de beaucoup d'argent.

Pour obtenir cet argent, le royaume saoudien a décidé de vendre 5% de sa compagnie pétrolière d'Etat, Saudi Aramco. L'objectif de cette ouverture du capital est de recueillir 100 Mds$, ce qui valorise l'entreprise à 2 000 Mds$.

Si l'Arabie Saoudite veut obtenir 100 Mds$ de la part des investisseurs, le marché pétrolier doit être solide. C'est là que la manipulation entre en jeu.

Les Saoudiens font, et feront, tout ce qui est en leur pouvoir pour soutenir les prix du pétrole cette année – c'est pourquoi nous voyons les prix du brut atteindre un sommet depuis trois ans.

Dans notre service Revenus sur Demande, nous sommes toujours à la recherche de belles opportunités sur le marché qui nous permettent d'encaisser des revenus instantanément.

Aujourd'hui, nous pouvons utiliser la manipulation du marché pétrolier par l'Arabie Saoudite pour encaisser instantanément 300 $. Et vous aussi.

Voici comment.

L'augmentation de la production pétrolière entraîne un redressement du secteur offshore

Du pétrole offshore, au large des côtes.... Hummm, pas vraiment enthousiasmant...

Grâce à l'abondance du pétrole de schiste aux Etats-Unis et aux nouvelles technologies qui permettent aux foreurs d'exploiter efficacement ces énormes ressources, il semblait tout simplement peu pratique et rentable pour les sociétés pétrolières offshore de développer de nouveaux projets pour forer sous l'océan.

Mais c'était avant que l'Arabie Saoudite n'entame son vaste plan de manipulation du marché.

Jetez un coup d'oeil à la hausse des prix du pétrole au cours des derniers mois. Cette nouvelle tendance a tout changé !

Cours du brut sur le marché de Chicago

Maintenant que le pétrole américain se négocie à près de 64 $ le baril (et que le Brent européen a dépassé les 70 $ le baril), toutes sortes d'entreprises de forage pétrolier peuvent être à nouveau rentables.

Même si la production de pétrole coûte généralement plus cher aux foreurs offshore qu'à leurs homologues schisteux, ces sociétés peuvent maintenant dégager des bénéfices en vendant leur pétrole à des prix plus élevés.

Et c'est ce qui se passe à l'heure actuelle ; les sociétés offshore sécurisent leurs profits à long terme en utilisant les marchés à terme pour verrouiller aujourd'hui le prix de vente (rentable) auquel elles vendront leur production future.

En bref, elles se couvrent en vendant leur pétrole sur les prochaines années au prix d'aujourd'hui. Pour cela elles utilisent les futures (contrats à terme).

L'une des sociétés qui profite le plus de la hausse des prix du pétrole est Diamond Offshore Drilling

Le cours de l'action a doublé au cours des six derniers mois grâce à la hausse des prix pétroliers.

Evolution du cours de Diamond Offshore Drilling

Diamond est un excellent exemple de ce qui arrive lorsqu'une entreprise passe d'un seuil de rentabilité marginal à la pleine rentabilité. Et comme les investisseurs vont vouloir continuer de tirer profit de la manipulation saoudienne du marché du pétrole, je m'attends à ce que les actions de DO progressent encore.

Aujourd'hui, nous allons utiliser la stratégie de Revenus sur Demande pour encaisser un revenu immédiat de 300 $ grâce au soutien des cours du pétrole par l'Arabie Saoudite.

Comment encaisser 300 $ de revenus immédiatement ?

En vendant une option de vente (put) sur Diamond Offshore Drilling (Symbole : DO). Je vous explique :

Nous aimerions acheter des actions DO. Elles sont à 20 $. Mais nous aimerions les payer un peu moins que ça.

Nous avons donc décidé (et vous pourriez en faire autant aujourd'hui) de vendre un put sur DO avec un prix d'exercice de 17,50 $ et une date d'expiration à quelques mois.

La contrepartie qui achète notre contrat nous paiera instantanément une prime qui ira directement sur votre compte.

C'est un revenu instantané !

Ainsi, grâce à DO, nous avons encaissé cette semaine 300 $. Et vous pouvez en faire autant, il est encore temps !

Nos abonnés encaissent un revenu de ce type toutes les semaines. Soit un revenu moyen de 1 200 $ à 1 500 $ par mois. (Vous voulez vous aussi encaisser des revenus toutes les semaines avec nos abonnés, cliquez ici.)

Voici ce qui peut ensuite arriver, les deux scénarios possibles....

1 - Si DO se négocie sous 17,5 $ lorsque vos options de vente expirent, l'action vous sera "vendue". Vous devrez acheter 100 actions DO au prix convenu de 17,5 $ l'action.

Vous aurez ainsi en portefeuille l'action DO qui vous plaisait. Vous avez pu l'acquérir à un prix moindre que le cours actuel de 20 $.

2 - Si DO se négocie au-dessus de 17,5 $ à l'échéance, vos options de vente expireront sans valeur. Cela signifie que vous n'aurez pas à acheter les actions. Vous conserverez bien entendu la prime de 300 $ en totalité et votre obligation d'acheter des actions disparaîtra.

Si vous voulez être des nôtres et encaisser des revenus immédiats toutes les semaines avec des trades comme celui-ci, cliquez ici.

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Qui aura la peau du bitcoin ? http://la-chronique-agora.com/krach-bitcoin-jubilee/ http://la-chronique-agora.com/krach-bitcoin-jubilee/#comments Thu, 18 Jan 2018 12:00:36 +0000 http://la-chronique-agora.com/?p=44454 bitcoin

Le bitcoin et la famille des cryptomonnaies ont lourdement chuté, 50% par rapport au sommet de décembre 2017. C'est presque un krach.

Comme vous le savez, j'ai de la sympathie pour le bitcoin et les autres monnaies virtuelles privées. Le bitcoin est une saine réaction de défense contre les monstrueux agissements des banques centrales. Une réaction de la base contre la Parasitocratie, d'où mon affection.

Les banques centrales ont fait surgir des milliers de milliards de leurs devises.

Elles plument sans vergogne les créditeurs du système (ceux qui gagnent de l'argent sur des marchés ouverts à la concurrence, ceux qui mettent de l'argent de côté en vue d'un projet personnel) pour renflouer les débiteurs (les gouvernements dispendieux, les banques gorgées de créances douteuses, les multinationales endettées...).

Les devises des banquiers centraux n'ont aucune valeur intrinsèque.

Le bitcoin et les crypto-devises non plus.

Et si vous achetiez Amazon... à son prix de 1997 ?

La valeur a pris +83 000% en 20 ans, mais nous avons trouvé le moyen de "remonter le temps" -- vous donnant la possibilité de transformer 100 €... en près de 12 000 €, facilement.

Cliquez ici pour tout savoir...

Mais les grosses devises sont adossées à des milliards de contribuables et une armée de collecteurs d'impôts zélés. Et le dollar (ou même le yuan) est adossé à des porte-avions, des missiles, des sous-marins...

Sur ce plan, avantage au dollar, au yuan, à l'euro... Pauvre petit bitcoin, où sont tes agents du fisc, tes lance-roquette ? Le bitcoin, lui, n'est adossé qu'à la confiance dans la technologie blockchain qui interdit les multiplications à l'infini.

Certains pensaient qu'un krach du bitcoin pourrait dégénérer en krach des marchés actions. Pour le moment, il n'en est rien.

Certes, quelques fonds spéculatifs et family offices lèchent leurs plaies avec 358 Mds$ partis en fumée depuis un mois. Mais pour le moment, pas de quoi faire essaimer une crise financière mondiale.

L'avenir nous dira si le bitcoin et ses pairs s'avèreront "antifragiles". Pour le financier philosophe et auteur Nassim Nicholas Taleb, est antifragile ce qui se bonifie avec les épreuves. A l'inverse, ce qui est protégé et couvé par l'interventionnisme naïf est condamné.

Si Taleb a raison, les monnaies fiduciaires telles que nous les connaissons sont condamnées et le bitcoin - qui va subir les assauts de la Parasitocratie – pourrait devenir antifragile, conquérir ses lettres de noblesse, devenir un martyr victorieux face aux monnaies officielles manipulées.

Le cancer des devises officielles

La monnaie d'aujourd'hui est à 90% ou 95% de la dette. Si vous pensez "j'ai 1 000 € sur mon compte en banque", vous faites fausse route. Vous devez penser "la banque me doit 1 000 €". Elle vous les donnera si elle le peut.

Aujourd'hui, le système financier est adossé à 233 000 Mds$ de dettes. La poursuite de leur existence tient à des taux d'intérêt maintenus artificiellement bas.

Pour garantir cette dette, il faut des contribuables dont le nombre ne s'est pas miraculeusement multiplié, contrairement à la monnaie. Si vous êtes un fin observateur de l'actualité financière, il ne vous a certainement pas échappé que les banquiers centraux pouvaient multiplier la monnaie (le crédit) mais pas les bipèdes contribuables.

C'est le problème.

Si les intérêts sur la dette augmentent, les contribuables-garants se révolteront.

Ils se rassembleront.

Ils appelleront leur gouvernement à "faire quelque chose".

Imaginez le succès d'un politicien leur disant :

Je vais effacer vos dettes
Je vais vous permettre un nouveau départ
Je vais résoudre la question des inégalités
Nous allons organiser un jubilé !

Un jubilé et la remise à zéro des compteurs de dette

Le jubilé, c'est dans l'air du temps – en témoigne l'augmentation des requêtes sur Google.

jubilé

Qui va payer ?

Nous vivons en démocratie et il y a plus de gens qui doivent quelque chose que de gens à qui on doit quelque chose.

La minorité à qui on doit quelque chose – celle qui a un compte en banque créditeur, une assurance-vie, de l'épargne – paiera.

La majorité – qui doit quelque chose à cette minorité – verra ses dettes effacées.

Dès qu'un pays "trop gros pour faire faillite" parlera d'organiser un jubilé, tous les autres sauteront sur l'occasion. D'autres foules dirons "nous aussi !".

Il faudra remettre le système monétaire mondial à plat.

La foule ébahie redécouvrira une vérité connue des Hébreux il y a 3 000 ans : un système monétaire fondé sur des registres de dettes tenus par des autorités religieuses ou politiques ne peut fonctionner sans limite à la dette.

Pour contenir la dette à une taille humaine, il faut la remettre à zéro périodiquement. Les Hébreux avaient décidé que 50 ans était une bonne période.

Notre système monétaire fondé sur la dette date de 1971, année à partir de laquelle aucune monnaie n'est plus adossée à l'or. Ce système aura 50 ans en 2021.
[NDLR : C'est maintenant qu'il faut vous placer pour profiter du jubilé. L'or – qui n'est la dette de personne – a déjà commencé une hausse furtive et un nouveau marché haussier. Découvrez ici comment vous placer pour en profiter et sortir gagnant.]

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Un nouveau risque en Zone euro http://la-chronique-agora.com/risque-zone-euro/ http://la-chronique-agora.com/risque-zone-euro/#comments Thu, 18 Jan 2018 11:30:02 +0000 http://la-chronique-agora.com/?p=44448 Zone euro

La Zone euro n'a pas implosé malgré ses déséquilibres grandissants. Mais un risque nouveau surgit : celui d'une sécession à l'intérieur d'un pays.

Les pays très endettés du sud (Italie, Espagne, Portugal, Grèce, sans oublier notre pays) qui sortiraient de l'union monétaire et reviendraient à leurs monnaies nationales seraient contraints de faire défaut sur les dettes publiques et privées détenues par les non-résidents des autres Etats de l'Union. Accros au déficit, ils se trouveraient incapables d'emprunter dans leur propre monnaie.

A l'inverse, si des pays tels que l'Allemagne, disposant d'actifs dans les pays du sud, sortaient de la Zone euro, ils devraient alors faire face à des moins-values considérables du fait de la chute de la monnaie européenne contre un nouveau mark allemand. Les banques et assureurs allemands deviendraient vite insolvables.

Voilà pourquoi jusqu'à présent, rien ne s'est produit malgré un déséquilibre croissant comme en témoigne la comptabilité Target (en Mds€).

Target signifie "Trans-European Automated Real-time Gross settlement Express Transfer system", un acronyme ésotérique comme les aiment les eurocrates.

Il s'agit d'une de chambre de compensation électronique dans laquelle les banques commerciales effectuent leurs virements intra-euro au travers de leurs banques centrales. Target mesure les impayés d'un pays à l'autre. Au-dessus de l'horizontale se trouvent les pays à qui les autres doivent de l'argent. En dessous de l'horizontale se trouvent les pays qui doivent de l'argent.

target

Cliquez sur le graphique pour l'agrandir - Source Eurocrisis Monitor

Mais un problème camouflé en fait surgir un autre...

On a vu ces dernières années le renforcement des velléités d'indépendance de régions à l'intérieur de certains pays de la Zone euro : nord de l'Italie ou Flandre belge et, plus près de nous, Catalogne espagnole.

Généralement, il s'agit des régions les plus riches de ces pays, mieux dotées en ressources naturelles, moins endettées et qui rejettent de plus en plus l'idée de solidarité budgétaire et fiscale avec les autres régions du pays.

Dès lors, si l'on pense que les mouvements sécessionnistes vont se renforcer (pourquoi s'affaibliraient-ils, les gens payent-ils moins d'impôts ?) et débouchent sur des indépendances, alors deux types de scénarios sont envisageables.

Ils ont en commun de provoquer pour des raisons différentes de nouvelles déstabilisations de la Zone euro.

Scénario 1. Imaginons une Catalogne qui deviendrait indépendante. On peut imaginer sans mal qu'un remplacement de l'euro par une nouvelle monnaie (en supposant comme conséquence immédiate la sortie de l'UE et donc de fait de la Zone euro) provoquerait sans doute une baisse de 20% à 30% de la nouvelle monnaie vis-à-vis de l'euro ce qui reviendrait :

  • à constater des charges de la dette libellée en euro insupportables
  • ces charges devenant insupportables, à l'insolvabilité du nouvel Etat – le conduisant à faire défaut sur la dette libellée en euro détenue par les investisseurs non-résidents.

Scénario 2. Supposons là encore que la Catalogne accède à l'indépendance et soit exclue de l'UE et donc de la Zone euro.

Rien ne permet de savoir dans les textes officiels de l'UE si le nouvel Etat reprendrait sa quote-part de la dette publique de l'Espagne (100% du PIB aujourd'hui). L'Espagne connaîtrait alors une grave crise de ses finances publiques et menacerait de nouveau la stabilité de la Zone euro.

Finalement, le vrai danger pour la Zone euro n'est sans doute pas lié au retour des crises des dettes souveraines (type Grèce 2010-2015, Italie 2011 ou Espagne 2012) ou aux risques populistes mais plutôt aux risques sécessionnistes.
[NDLR : Tensions sur la Zone euro ? Découvrez ici les 6 mesures à prendre d'urgence pour protéger votre argent.]

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Les marchés actions pourraient perdre 80% http://la-chronique-agora.com/marches-actions-fed-krach/ http://la-chronique-agora.com/marches-actions-fed-krach/#respond Thu, 18 Jan 2018 11:00:58 +0000 http://la-chronique-agora.com/?p=44451 marchés actions

La hausse des marchés actions américains est prétendument soutenue par l'allègement fiscal. Mais le compte n'y est pas et la déception pourrait se pointer...

Comme une "Liquidation Totale" qui semble ne jamais se terminer, les gens commencent à penser que cette "Hausse des Marchés Boursiers" n'est peut-être pas 100% propre.

Contrairement à un honnête marché haussier, elle pourrait ne jamais prendre fin.

De bien des manières, cela ressemble de plus en plus à un sommet classique ; les actions ne font que grimper et grimper... et de plus en plus d'investisseurs, gagnés par cette humeur festive, pensent qu'elles grimperont éternellement.

La dernière fois que nous avons vu une situation comparable, c'était à la fin des années 90.

A l'époque, c'est le Nasdaq qui s'était enflammé. Il avait crépité de 1995 à 2000, multipliant son cours par cinq.

Mais une fois à court de meubles à jeter dans le feu, l'indice s'est rapidement éteint. Le Nasdaq a chuté de 80% ; les cendres sont restées froides durant les 10 années qui suivirent.

Les flammes ne se sont rallumées qu'après que la Fed et d'autres banques centrales eurent ajouté 15 000 Mds$ aux réserves de bois sec de la planète.

Ce fut l'un des trois incidents, sur une période de 20 ans, qui reformata les attitudes du public par rapport à l'argent, à l'investissement et aux marchés.

D'abord arriva le krach de 1987. Il y eut ensuite l'effondrement susmentionné du Nasdaq en 2000. Enfin, la crise de 2008-2009 renforça cette idée : nous ne sommes pas dans un marché ordinaire.

Depuis 1987 les fondamentaux ne comptent plus

Jusqu'en 1987, le meilleur moyen de gagner de l'argent en bourse était de faire des recherches minutieuses afin de trouver de bonnes entreprises se vendant moins que ce qu'elles valaient.

Après 1987, la valeur de ce genre d'analyse fondamentale a chuté. Peu importait ce que valait une action.

Le marché actions ne fonctionnait plus comme un marché pour les actions, découvrant précisément ce que valait chacun d'entre elles. Il réagissait à autre chose.

Arrivé en 2009, l'analyse fondamentale n'était plus utile ; en fait, elle était même nuisible. Plus on faisait de recherches – pour identifier des entreprises riches de valeur – plus les performances du portefeuille étaient mauvaises.

Cela peut sembler impossible... mais c'est pourtant bien ce qui s'est produit. Les entreprises de valeur avec des PER bas et peu de dettes ont fait moins bien que les meneurs tape-à-l'oeil de la croissance.
[NDLR : Pourtant, les recettes des vétérans de la Bourse fonctionnent encore dans ce compartiment du marché. Découvrez comment et pourquoi en cliquant ici.]

Les calculs de M. Luskin

Ce phénomène a été décrit par inadvertance dans le Wall Street Journal de vendredi dernier.

M. Donald L. Luskin a écrit un éditorial enthousiaste dans lequel il avançait que les actions sont certes hautes, mais qu'elles iraient plus haut encore parce que "les changements de politique augurent de bénéfices bien plus élevés dans les années qui viennent".

"... tout comme en 2009, l'économie est confrontée à un virage fondamental mené par de profonds changements de politique économique. Une fois encore, c'est la politique et non les valorisations qui détermine le prix des actions."

M. Luskin a fait le calcul.

Au taux d'imposition de 35% pour les entreprises, un dollar de bénéfices se transforme en 65 cents une fois que le gouvernement a pris sa part. Au nouveau taux de 21%, ce même dollar devient 79 cents. Soit 21,5% de croissance des résultats.

Si nous devions conseiller M. Luskin, ce serait pour lui suggérer de poser sa calculatrice et d'enfiler son bonnet à réfléchir. De quelle poche proviennent ces 14 cents supplémentaires ?

"Ils viennent de la baisse d'impôts", direz-vous. Mais dans la mesure où les autorités ne réduiront pas leurs dépenses d'un centime, nous devons partir du principe qu'elles les trouveront ailleurs, n'est-ce pas ?

Où donc ?

Les entreprises, comme l'ont bien vite souligné les partisans de la baisse d'impôts, ne paient pas de taxes. Elles les collectent simplement. Mais en définitive, les impôts sont toujours payés par quelqu'un : employés, actionnaires ou clients.

De sorte que si les actionnaires et/ou les employés reçoivent 14 cents en plus, il est quasiment sûr et certain que les clients paieront 14 cents en plus, d'une façon ou d'une autre.

Oui, nous connaissons la Courbe de Laffer... et la théorie selon laquelle il existe un taux d'imposition idéal où le gouvernement optimise ses revenus, souvent en baissant ledit taux d'imposition.

Mais premièrement, il n'y a aucune preuve que ce soit vrai.

Deuxièmement, même si c'était vrai, il n'y a pas de raison de penser que le nouveau taux d'imposition sera vraiment meilleur que le précédent.

Et troisièmement, il semble peu probable que plus de stimulus, à ce stade du cycle économique... après 10 000 Mds$ d'injections de la Fed depuis 2009... produise quoi que ce soit... sinon, peut-être, encore plus d'argent pour les actionnaires et les initiés !

Quand les banquiers centraux se prennent pour des rock stars

Donc oui... M. Luskin pourrait avoir raison... dans la limite de ses calculs et de sa logique.

Mais transférer la richesse vers les actionnaires et les investisseurs obligataires, c'est ce que les autorités font depuis 30 ans – depuis que l'ancien président de la Fed Alan Greenspan a inventé le "put Greenspan".

En laminant les taux d'intérêt et en faisant grimper les marchés à coups de déclarations démagogiques, M. Greenspan garantissait que les actions ne baisseraient pas trop, ou en tout cas ne resteraient pas basses trop longtemps.

L'ère Greenspan a représenté un demi-tour fondamental et drastique pour la Fed.

La banque centrale américaine était censée être – et a été – une institution surtout passive. Peu de gens savaient qui était le président de la Fed ; peu s'en souciaient.

La Fed n'était pas supposée guider l'économie... et certainement pas l'améliorer. Elle était plutôt conçue pour se prémunir des excès, comme l'avait formulé le président de la Fed William McChesney Martin, en "éloignant le bol de punch" lorsque la fête se faisait trop agitée.

Sauf que M. Greenspan était décidé à être une rock star. Au lieu d'éloigner le bol à punch, il a rajouté du rhum !

Les actions ont grimpé pendant les trois décennies qui suivirent... alors que de plus en plus d'alcool était ajouté au cocktail.

Aujourd'hui, regardez autour de vous : le monde a 233 000 Mds$ de dette. Les taux d'intérêt frôlent encore le plancher. Et jusqu'à 11 000 Mds$ de dettes s'échangent à des taux négatifs.

De sorte que lorsque le cycle de resserrement actuel causera le prochain krach... les autorités paniqueront, comme d'habitude.

Et comme d'habitude – ayant retenu la leçon de ces 30 dernières années – les investisseurs achèteront pendant le creux, confiants dans le fait que les autorités interviendront avec leur gnôle bon marché.

Mais cette fois-ci, les bouteilles seront vides.

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