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	<title>La Chronique Agora</title>
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	<description>Découvrez un point de vue sans langue de bois sur l’actualité économique</description>
	<lastBuildDate>Wed, 19 Jun 2013 10:01:30 +0000</lastBuildDate>
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		<title>La fracturation hydraulique, exemple de l&#8217;immense potentiel des nouvelles technologies</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Jun 2013 10:01:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Cox</dc:creator>
				<category><![CDATA[Or & Matières Premières]]></category>
		<category><![CDATA[fracturation hydraulique]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>

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		<description><![CDATA[Une grande partie de la population voit l'histoire comme elle voit la musique, à travers son propre vécu. C'est pourquoi, à chaque période de l'histoire, des écrivains et des penseurs de renom ont toujours déclaré la fin des meilleurs jours d'une civilisation...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&#9642; Lorsque j&#8217;&eacute;tais enfant, certains affirmaient qu&#8217;Elvis ou Buddy  Holly &eacute;taient les derniers des grands musiciens et que ces Anglais &agrave; cheveux  longs, les Beatles, n&#8217;&eacute;taient que de la camelote. Puis, ceux qui ont adopt&eacute; la  musique de l&#8217;&eacute;poque des Beatles d&eacute;nigr&egrave;rent tout ce qui suivit. Et ceux qui  &eacute;taient jeunes dans les ann&eacute;es 1990 clament aujourd&#8217;hui qu&#8217;il n&#8217;y a pas de  bonne musique au 21&egrave;me si&egrave;cle.</p>
<p>Tous se trompent, naturellement. Chaque p&eacute;riode conna&icirc;t sa part  de chef-d&#8217;oeuvres et de bides. Si j&#8217;avais le temps, je vous en aurais fourni la  preuve.</p>
<p>Ce que je veux dire ici, c&#8217;est qu&#8217;une grande partie de la  population voit l&#8217;histoire comme elle voit la musique, &agrave; travers son propre  v&eacute;cu. C&#8217;est pourquoi, &agrave; chaque p&eacute;riode de l&#8217;histoire, des &eacute;crivains et des  penseurs de renom ont toujours d&eacute;clar&eacute; la fin des meilleurs jours d&#8217;une  civilisation et l&#8217;in&eacute;vitable descente dans la m&eacute;diocrit&eacute; &#8212; sinon le chaos.  Toutefois, d&#8217;une mani&egrave;re ou d&#8217;une autre, la civilisation a toujours r&eacute;ussi &agrave;  surmonter des attaques bien plus graves que celles que nous connaissons aujourd&#8217;hui  pour atteindre de nouveaux sommets, encore et toujours.</p>
<p>Derni&egrave;rement, j&#8217;ai &eacute;t&eacute; particuli&egrave;rement ennuy&eacute; par la d&eacute;f&eacute;rence  donn&eacute;e aux pessimistes de notre &eacute;poque. Ces derniers affirment, comme tant d&#8217;autres  avant eux, que la civilisation a atteint son apog&eacute;e. En fait, ils ressemblent  beaucoup &agrave; ceux qui consid&egrave;rent que la seule musique valable est celle qui  &eacute;tait populaire jusqu&#8217;&agrave; ce que leur apparaisse une brioche, qu&#8217;ils commencent &agrave;  perdre leurs cheveux ou &agrave; voir appara&icirc;tre des rides dans leur miroir.</p>
<p><strong>&#9642; L&#8217;exemple du p&eacute;trole</strong><br />
  Naturellement, je peux me tromper. Je n&#8217;ai pas de boule de  cristal ni de machine &agrave; voyager dans le temps. Toutefois, je ne me suis gu&egrave;re  tromp&eacute; jusqu&#8217;ici au sujet de toute une s&eacute;rie de probl&egrave;mes qui auraient d&ucirc; discr&eacute;diter  les pessimistes. Nous savons tous aujourd&#8217;hui que ceux qui pr&eacute;disaient de fa&ccedil;on  alarmiste le pic p&eacute;trolier se sont lourdement tromp&eacute;s. Je disais, lorsque ce  buzz sur le pic p&eacute;trolier se propageait, que les m&eacute;canismes de fixation des  prix du march&eacute; r&eacute;soudraient nos probl&egrave;mes d&#8217;approvisionnement en &eacute;nergie. Il  est arriv&eacute; exactement ce que j&#8217;avais pr&eacute;dit.</p>
<p align="center"><font size="3" face="Geneva, Arial, Helvetica, sans-serif" color="#767676">__________________________</font></p>
<p><strong>Ce qu&#8217;une grand-m&egrave;re  chypriote peut vous apprendre sur la faillite de la France&#8230;</strong><br />
  &#8230; et trois moyens de vous en prot&eacute;ger</p>
<p><a href="https://secure.publications-agora.fr/SSW18/WSSWP613/index.htm?pageNumber=1" target="_blank">Tout  est l&agrave;&nbsp;!</a></p>
<p align="center"><font size="3" face="Geneva, Arial, Helvetica, sans-serif" color="#767676">__________________________</font></p>
<p>Nous voyons l&#8217;Am&eacute;rique du Nord &eacute;merger comme le plus grand  producteur d&#8217;&eacute;nergie fossile au monde, avec des centaines d&#8217;ann&eacute;es de r&eacute;serves.  L&#8217;Am&eacute;rique est la nouvelle Arabie Saoudite du monde de l&#8217;&eacute;nergie. Il y a bien  assez d&#8217;&eacute;nergie fossile pour attendre sereinement le jour o&ugrave; la technologie  ouvrira la voie pour une v&eacute;ritable &eacute;nergie alternative &#8212; en particulier le  thorium, qui fournira de l&#8217;&eacute;nergie &agrave; l&#8217;humanit&eacute; pour encore des dizaines de  milliers d&#8217;ann&eacute;es. Une innovation encore plus radicale n&#8217;est pas juste  possible, elle est probable.</p>
<p>De nouvelles technologies d&#8217;extraction, comme par exemple le  forage horizontal et la fracturation hydraulique, ont ouvert la possibilit&eacute;  pour exploiter de vastes r&eacute;serves de p&eacute;trole et de gaz naturel profond&eacute;ment  enfouies sous terre. Mais la technologie de la fracturation hydraulique n&#8217;a pas  seulement ouvert d&#8217;&eacute;normes r&eacute;serves d&#8217;&eacute;nergie. Elle a fait de l&#8217;Am&eacute;rique l&#8217;endroit  le moins cher au monde pour produire des produits chimiques de base. En ce  moment m&ecirc;me, sept craqueurs d&#8217;&eacute;thyl&egrave;ne sont en voie de construction. Tous les  processus qui utilisent le gaz naturel, comme par exemple la production de  phosphate, sont en plein boom.</p>
<p>M&ecirc;me si la r&eacute;volution de la fracturation est d&eacute;j&agrave; en marche,  cette technologie est un v&eacute;ritable bouleversement qui va amener tr&egrave;s rapidement  la production d&#8217;hydrocarbures &agrave; des co&ucirc;ts marginaux tr&egrave;s faibles. J&#8217;appelle  cela la perc&eacute;e de la fracturation. Et, vue la totale stupidit&eacute; de nos classes  dirigeantes, Dieu sait que nous avions cruellement besoin de cette d&eacute;couverte  capitale.</p>
<p><strong>&#9642; Quelques r&eacute;flexions</strong><br />
  Selon moi, c&#8217;est sans doute la psychologie humaine qui nous fait  sentir, lorsque notre &eacute;poque se termine, que les meilleurs jours de la race  humaine sont termin&eacute;s &#8212; tout comme il est normal de penser que la musique de  notre jeunesse &eacute;tait meilleure que les nouveaux sons que les jeunes &#8212; ces  freluquets&nbsp;! &#8212; &eacute;coutent aujourd&#8217;hui. Toutefois, l&#8217;histoire r&eacute;fute l&#8217;id&eacute;e  qui voudrait que, malgr&eacute; l&#8217;acc&eacute;l&eacute;ration incroyable des innovations  scientifiques, le progr&egrave;s aura une fin et que l&#8217;humanit&eacute; reculera.</p>
<p>Un excellentissime auteur de science-fiction, William Gibson, a  abord&eacute; ce pessimisme cyclique dans un livre intitul&eacute; <em>Distrust That  Particular Flavor</em> [&quot;M&eacute;fiez-vous de cette atmosph&egrave;re particuli&egrave;re&quot;,  NDLR). Ce livre est d&#8217;une grande utilit&eacute; si vous &ecirc;tes sensible aux opinions  apocalyptiques li&eacute;es &agrave; l&#8217;&acirc;ge.</p>
<p>Outre la disparition du pic p&eacute;trolier et la perc&eacute;e de la  fracturation, nous assistons &eacute;galement &agrave; <a href="http://publications-agora.fr/pack/nti/?code=WNTIP609" target="_blank">une r&eacute;volution biotechnologique tout &agrave; fait  remarquable</a>. En fait, je me demande  si tous les pessimistes seraient autant d&eacute;prim&eacute;s s&#8217;ils savaient que la dur&eacute;e de  vie en bonne sant&eacute; a d&eacute;j&agrave; commenc&eacute; &agrave; augmenter de fa&ccedil;on spectaculaire.</p>
<p>A bien y r&eacute;fl&eacute;chir, je soup&ccedil;onne que rien n&#8217;&eacute;branlera la  confiance tenace de ceux qui refusent d&#8217;&eacute;couter autre chose que ce qu&#8217;ils  &eacute;coutaient au lyc&eacute;e ou &agrave; l&#8217;universit&eacute;. Ils seront toujours convaincus que le  meilleur est derri&egrave;re nous, tout comme ils voient leur propre jeunesse se  faner. Toutefois, ils se trompent et ceux qui investissent dans un avenir  meilleur seront r&eacute;compens&eacute;s de la meilleure fa&ccedil;on possible, avec des b&eacute;n&eacute;fices  et une nouvelle jeunesse via les biotechnologies r&eacute;volutionnaires.</p>
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		<title>L&#8217;immobilier et l&#8217;emploi US plaident pour le maintien des politiques de la Fed</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Jun 2013 08:54:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Béchade</dc:creator>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Béchade]]></category>
		<category><![CDATA[: CAC 40]]></category>
		<category><![CDATA[Bernanke]]></category>
		<category><![CDATA[Fed]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce mercredi s'annonce comme le grand jour... Celui de la consécration des "attentes positives", celui du grand ouf de soulagement, celui qui va permettre aux permabulls de rendre grâce à leur Dieu vivant surnommé par certains "B4" (Big Brother Ben Bernanke... mais prononcez before)...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>▪ Ce mercredi s&#8217;annonce comme le grand jour&#8230; Celui de la consécration des &#8220;attentes positives&#8221;, celui du grand ouf de soulagement, celui qui va permettre aux <em>permabulls</em> de rendre grâce à leur Dieu vivant surnommé par certains &#8220;B4&#8243; (Big Brother Ben Bernanke&#8230; mais prononcez <em>before</em>).</p>
<p>Et avant un Grand Jour, il convient de se reposer.</p>
<p>C&#8217;est ce que les marchés se sont appliqués à faire hier avec une rare efficacité. Le CAC 40 s&#8217;est assoupi au bout d&#8217;une demi-heure de cotation&#8230; avant de ronfler durant neuf heures. L&#8217;espace entre la couette et le matelas n&#8217;a jamais dépassé une vingtaine de points (l&#8217;indice a oscillé entre 3 850 et 3 870 points) pour en terminer sur un repli insignifiant de 0,08% à&#8230; 3 860 points.</p>
<p>Une séance soporifique, tracée au cordeau algorithmique &#8212; vendredi et lundi, c&#8217;était à la hausse, ce mardi c&#8217;était une consolidation à plat &#8211; et qu&#8217;aucun évènement exogène n&#8217;est venu animer.</p>
<p>Pas même l&#8217;accélération haussière de Wall Street entre 16h et 17h45 : les gains se sont accrus régulièrement pour atteindre 0,75% en moyenne à la clôture des places européennes. Toutefois, cela n&#8217;a pas suffi à faire décoller la bourse de Paris, et pas d&#8217;avantage l&#8217;Euro-Stoxx 50 qui en a fini sur un score de -0,07% à 2 700 points (et voilà un chiffre rond).</p>
<p>La hausse initiale de Wall Street aurait été causée par regain d&#8217;optimisme concernant un accès de bienveillance de Ben Bernanke envers les marchés après les avoir fait douter depuis fin mai.</p>
<p><a name="anc"></a></p>
<p>Les marchés font le pari que &#8220;B4&#8243; fera tout pour ne pas gâcher la fin du premier semestre boursier en plombant bêtement les marchés &#8212; cela après avoir déployé tant d&#8217;efforts pour les faire grimper à tout prix et à contre-courant de logique économique.</p>
<p>Il suffit par exemple de comparer la courbe de hausse des bénéfices des valeurs du S&amp;P 500 depuis juin dernier (de l&#8217;ordre de +6,5% sur 12 mois) et celle des cours de bourse, lesquels se sont envolés de 33% dans l&#8217;intervalle. Le rapport est de un à cinq &#8212; et depuis le 4 mai dernier, la prime de risque des actions a été laminée par une remontée de 60 points de base du T-Bond 2023.</p>
<p><strong>▪ La poussée haussière se poursuit</strong> <br /> Mais nous pouvions observer mardi soir un S&amp;P 500 revenu à 1% de son récent sommet historiques de clôture (1 666/1 670) des 20 et 21 mai dernier.</p>
<p>La poussée haussière se poursuit inexorablement alors que les taux longs viennent de passer de 2,02% à 2,22% depuis le 22 mai. Pourtant, il n&#8217;y a pas de hausse des profits ni des chiffres d&#8217;affaires prévisibles à l&#8217;issue du deuxième trimestre 2013&#8230; et le troisième ne s&#8217;annonce pas mieux.</p>
<p>Les <em>permabulls </em>estiment pourtant que ceci n&#8217;a rien de prodigieux : nous sommes dans une méga-tendance haussière et &#8220;les actions ne sont pas chères&#8221;. Car en période de politique monétaire non conventionnelle, plus les taux remontent, plus la prime de risque s&#8217;écrase, plus actions deviennent attractives !</p>
<p>Enfin&#8230; elles le sont surtout si vous avez sous les yeux le diagnostic économique de la Fed 48 heures avant tout le monde&#8230; Et que vous faites courir la rumeur que les injections monétaires vont se poursuivre à grande seringuées tant que le chômage de refluera pas vers 6,5% &#8212; c&#8217;est-à-dire jamais du vivant de Ben Bernanke si le rythme des créations d&#8217;emploi demeure compris entre 150 000 et 200 000 par mois durant des trimestres et des années.</p>
<p>Les actions sont également attractives en comparaison des obligations municipales de Detroit (la capitale de l&#8217;automobile fait défaut sur sa dette) ou des <em>junk bonds</em> émises par des entreprises zombie.</p>
<p><strong>▪ Des chiffres en demi-teinte</strong> <br /> Les cambistes pariaient à leur tour sur mardi soir sur une sortie progressive et tardive du QE3 dans sa forme actuelle (85 milliards de dollars par mois). Cela a provoqué une rechute du dollar sous le palier des 1,34/euro ; le billet vert n&#8217;a évidemment aucune raison de monter si les taux directeurs américains ne décollent pas du niveau zéro avant fin 2015.<br />  <br /> La ligne &#8220;colombe&#8221; pourrait l&#8217;emporter car les derniers chiffres publiés aux Etats-Unis depuis le début de la semaine ne plaident pas pour la mise en oeuvre rapide d&#8217;un plan de réduction des rachats de la Fed, à commencer par les mises en chantier.</p>
<p>Selon les derniers chiffres du département du Commerce US, elles ne se sont redressées que de 6,8% au mois de mai, après -14,8% en avril. C&#8217;est loin des +10% attendus, et les 914 000 mises en chantier du mois dernier représentent moins de la moitié de celles comptabilisées en mai&#8230; 2006.</p>
<p>Par ailleurs, les octrois de permis de construire ont baissé de 3,1% alors qu&#8217;ils étaient anticipés stables ou en légère hausse.</p>
<p>En ce qui concerne les livraisons de maisons individuelles (un secteur en pleine euphorie nous expliquait-on lundi), le total cumulé sur les 12 derniers mois atteint péniblement 600 000. Ce score est équivalent à celui du début des années 60, quand la classe moyenne était en plein boom et que les Etats-Unis rêvaient de faire marcher des hommes sur la lune.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, la Fed voudrait surtout expédier la majeure partie des créances inscrites dans son bilan sur la face cachée de la lune en espérant que personne n&#8217;aura l&#8217;idée d&#8217;aller les y rechercher.</p>
<p>En Europe, le marché fait comme si les 1 000 milliards d&#8217;euros de créances douteuses stockées dans des <em>bad banks</em> sous perfusion de la BCE allaient miraculeusement redevenir du triple A au fil des ans.</p>
<p>En Espagne le taux de créances douteuses détenues par les banques ibériques continue de progresser, à 10,87% des encours. Cela fait un montant officiel de 167,1 milliards d&#8217;euros contre 162,25 milliards en mars.</p>
<p>Si ces mêmes banques pratiquaient une &#8220;opération vérité&#8221; sur l&#8217;ensemble de leurs lignes de crédits, de nombreux experts estiment qu&#8217;il faudrait au minimum doubler ces montants (le taux de défaut serait certainement supérieur à 20%)&#8230; Mais tant que la Cour de Karlsruhe laisse la BCE maintenir les banques ibériques &#8212; et italiennes &#8212; en survie artificielle, la ritournelle de l&#8217;Europe qui est &#8220;sortie de crise&#8221; continuera d&#8217;égayer le quotidien des Bisounours.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P.S : Retrouvez Philippe Béchade au <strong><span style="color: #ff0000">0899 88 20 36</span></strong>* pour une analyse exclusive des coulisses boursières&#8230; et des conseils pour y adapter votre portefeuille.</p>
<p><span style="font-size: x-small"><em><span>* 1,35 euro par appel + 0,34 euro / minute.</span></em><span><em><br /> <em>Depuis la Belgique : composez le 09 02 33110, chaque appel vous sera facturé 0,75 euro / minute.</em><br /> <em>Depuis la Suisse : composez le 0901 801 889, chaque appel vous sera facturé 2 CHF / minute.</em></em></span></span></p>
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		<title>PIB US, la grande illusion</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 10:00:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cyrille Jubert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Inflation, dettes souveraines et récession]]></category>
		<category><![CDATA[Fed]]></category>
		<category><![CDATA[masse monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[PIB US]]></category>

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		<description><![CDATA[Au premier regard, on se dit que les Etats-Unis n'ont jamais autant produit de richesses et que finalement tout baigne. Immédiatement, on va zapper et se dire "tiens, il faut que je pense à changer mon iPhone pour bénéficier au mieux de la 5G turbo"...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&#9642; Voil&agrave;  un graphique rassurant&nbsp;: celui de la croissance du Produit int&eacute;rieur brut (PIB)  d&#8217;apr&egrave;s les statistiques de la Fed de Philadelphie.</p>
<p align="center"><font size="3" face="Geneva, Arial, Helvetica, sans-serif" color="#767676">__________________________</font></p>
<p><strong><em>Votre argent est-il en s&eacute;curit&eacute;&nbsp;?</em></strong><br />
  D&eacute;couvrez les r&eacute;sultats de notre enqu&ecirc;te exclusive sur  les coulisses du syst&egrave;me bancaire&nbsp;!</p>
<p>- Ce que <strong>votre  banquier ne vous dira jamais</strong>&#8230;<br />
  &#8211; Les 3 &quot;bombes &agrave; retardement&quot; qui menacent  votre compte bancaire <em>en ce moment m&ecirc;me</em>&#8230;<br />
  &#8211; &#8230; et <strong>une  strat&eacute;gie en 4 &eacute;tapes</strong> pour vous prot&eacute;ger</p>
<p><a href="https://secure.publications-agora.fr/SBANK01/W990P615/index.htm?pageNumber=1" target="_blank">Tout est l&agrave;&#8230;</a></p>
<p align="center"><font size="3" face="Geneva, Arial, Helvetica, sans-serif" color="#767676">__________________________</font></p>
<p>Au  premier regard, on se dit que les Etats-Unis n&#8217;ont jamais autant produit de  richesses et que finalement tout baigne. Imm&eacute;diatement, on va zapper et se dire  &quot;tiens, il faut que je pense &agrave;  changer mon iPhone pour b&eacute;n&eacute;ficier au mieux de la 5G turbo&quot;&#8230;</p>
<p align="center"><a href="http://cdn.publications-agora.com/elements/lca/newsletter/images/contenu/130618_LCA.gif"><img src="http://cdn.publications-agora.com/elements/lca/newsletter/images/contenu/130618_LCA_small.gif" alt="1" width="400" height="239"></a> <br />
<em>Cliquez sur le graphique pour l&#8217;agrandir</em></p>
<p>Ce deuxi&egrave;me  graphique est plus inqui&eacute;tant. Manifestement, quelque chose est parti en vrille&nbsp;!  Il montre la base mon&eacute;taire am&eacute;ricaine, le nombre de dollars en circulation.  Elle commence &agrave; gonfler en 1971, quand Nixon lib&egrave;re le dollar de l&#8217;or et que  progressivement on imprime en fonction des besoins du moment.</p>
<p><strong>&#9642;  L&#8217;once d&#8217;or &agrave; 66&nbsp;144&nbsp;$&nbsp;?</strong> <br />
  A partir  de 2007-2008, c&#8217;est le d&eacute;lire &agrave; coups d&#8217;un millier de milliards de dollars par  an pour essayer de boucher les trous cr&eacute;&eacute;s par la sp&eacute;culation des banques.</p>
<p>En voyant  cela, on se dit que l&#8217;once d&#8217;or &agrave; 20,67&nbsp;$ d&#8217;avant 1934 devrait valoir  aujourd&#8217;hui 20,67&nbsp;$ x 3&nbsp;200 = 66&nbsp;144&nbsp;$</p>
<p>Mais l&agrave;  n&#8217;est pas le sujet du jour.</p>
<p align="center"><a href="http://cdn.publications-agora.com/elements/lca/newsletter/images/contenu/130618_LCA_2.gif"><img src="http://cdn.publications-agora.com/elements/lca/newsletter/images/contenu/130618_LCA_2_small.gif" alt="2" width="400" height="240"></a> <br />
<em>Cliquez sur le graphique pour l&#8217;agrandir</em></p>
<p><strong>&#9642; La  production industrielle en dit long</strong> <br />
Enfin, le  troisi&egrave;me graphique montre la production industrielle divis&eacute;e par la masse  mon&eacute;taire. Autrement dit, il vous donne la production industrielle  d&#8217;aujourd&#8217;hui exprim&eacute;e en dollars de 1910. Est-on plus productif&nbsp;? Plus  riche&nbsp;?</p>
<p>Non&nbsp;!  Tout n&#8217;est qu&#8217;illusion d&#8217;optique cr&eacute;&eacute;e par la Fed et les autres banques centrales  qui inondent la plan&egrave;te d&#8217;une monnaie virtuelle &eacute;lectronique &#8212; laquelle ne  vaut m&ecirc;me pas le prix du papier sur lequel elle devrait &ecirc;tre imprim&eacute;e.</p>
<p align="center"><a href="http://cdn.publications-agora.com/elements/lca/newsletter/images/contenu/130618_LCA_3.gif"><img src="http://cdn.publications-agora.com/elements/lca/newsletter/images/contenu/130618_LCA_3_small.gif" alt="3" width="400" height="240"></a> <br />
<em>Cliquez sur le graphique pour l&#8217;agrandir</em></p>
<p>En 1940,  pour relancer l&#8217;&eacute;conomie, ils avaient foment&eacute; la guerre. L&#8217;industrie d&#8217;armement  cr&eacute;e des emplois avant la guerre. L&#8217;effet perdure apr&egrave;s la guerre, quand il  s&#8217;agit de reconstruire tout ce qui a &eacute;t&eacute; d&eacute;truit.</p>
<p>En voil&agrave;  une id&eacute;e qu&#8217;elle est bonne&nbsp;! C&#8217;est curieux qu&#8217;ils n&#8217;aient pas d&eacute;clench&eacute; la  Troisi&egrave;me guerre mondiale.</p>
<p>Ils  attendent quoi&nbsp;? 14-18&nbsp;?</p>
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		<title>Edimbourg, Bernanke et Volcker</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 08:45:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bill Bonner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Bill Bonner]]></category>
		<category><![CDATA[Fed]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[taux d'intérêt]]></category>

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		<description><![CDATA[Ceux qui pensent que le monde se réchauffe devraient faire un tour à Edimbourg, où nous avons passé le week-end. C'est une ville faite de pierre. De la pierre jaune. De la pierre brune. De la pierre presque noire. Quasiment tous les bâtiments sont faits de pierre...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&#9642; Ceux qui pensent que le monde se r&eacute;chauffe devraient  faire un tour &agrave; Edimbourg, o&ugrave; nous avons pass&eacute; le week-end. C&#8217;est une ville  faite de pierre. De la pierre jaune. De la pierre brune. De la pierre presque  noire. Quasiment tous les b&acirc;timents sont faits de pierre. Et la ville enti&egrave;re  repose sur un rocher&#8230;</p>
<p>Un visiteur min&eacute;ralomane est ravi. Il peut admirer toutes  les pierres qu&#8217;il veut.</p>
<p>Un enthousiaste du r&eacute;chauffement climatique, en revanche,  aurait &eacute;t&eacute; d&eacute;&ccedil;u. M&ecirc;me les pierres frissonnaient, le week-end dernier. A  mi-juin, les journ&eacute;es sont aussi longues qu&#8217;une nuit arctique&#8230; et aussi  froides.</p>
<p>Le vent balayait le Royal Mile. La pluie tombait &agrave; angle  droit. Les touristes, pli&eacute;s en deux, essayaient de poursuivre leur chemin.  Emmitoufl&eacute;s dans des pulls, des &eacute;charpes, des chapeaux et des manteaux, ils se  pressaient dans le ch&acirc;teau et les salons de th&eacute;.</p>
<p>Les pauvres Am&eacute;ricains ne comprenaient rien. En short et  en t-shirt, ils devaient se demander s&#8217;il ne s&#8217;&eacute;tait pas produit une &eacute;trange  rupture du continuum spatio-temporel. Ils n&#8217;avaient plus six heures de d&eacute;calage  horaire&#8230; mais six mois. On se serait cru en plein d&eacute;cembre plut&ocirc;t qu&#8217;au  milieu de l&#8217;&eacute;t&eacute;.</p>
<p><a name="anc"></a></p>
<p>&quot;Bien entendu, tout le monde s&#8217;inqui&egrave;te d&eacute;sormais de  la mani&egrave;re dont nous allons nous en sortir,&quot; a d&eacute;clar&eacute; Jillian Tett.</p>
<p><strong>&#9642; Et le cr&eacute;dit facile, dans tout &ccedil;a&nbsp;?</strong> <br />
  Nous &eacute;tions sur sc&egrave;ne vendredi avec Jillian, du <em>Financial  Times</em>. Elle ne parlait pas de quitter Edimbourg ou des moyens de se  prot&eacute;ger contre une m&eacute;t&eacute;o pourrie. Elle s&#8217;exprimait sur l&#8217;assouplissement  quantitatif et les z&eacute;ro &#8212; les politiques d&#8217;argent facile de la Fed&#8230; qui  augmentent actuellement la masse mon&eacute;taire am&eacute;ricaine environ 100 fois plus  rapidement que la croissance de l&#8217;&eacute;conomie.</p>
<p>Nous &eacute;tions &agrave; une conf&eacute;rence financi&egrave;re organis&eacute;e par le  Prince&#8217;s Trust &agrave; Edimbourg. Le comit&eacute; avait demand&eacute; &agrave; Jillian&#8230; et &agrave; votre  correspondant&#8230; d&#8217;intervenir.</p>
<p>Vous savez d&eacute;j&agrave; ce que votre correspondant a dit. Nous  avons soulign&eacute; que les politiques des banques centrales &eacute;taient devenues une  sorte de machine d&#8217;Apocalypse. Appuyez trop longtemps sur le bouton et il est  presque impossible d&#8217;arr&ecirc;ter. Parce que plus la Fed distribue de cr&eacute;dit et de <em>cash</em>&#8230;  plus l&#8217;&eacute;conomie s&#8217;organise pour en profiter. A mesure que le temps passe, de  plus en plus de gens veulent voir le programme se poursuivre&#8230; et de moins en  moins peuvent survivre si ce n&#8217;est pas le cas.</p>
<p>Certains d&eacute;pendent des taux z&eacute;ro pour renouveler leurs  dettes.</p>
<p>Certains comptent sur des taux bas pour construire,  vendre ou acheter des maisons.</p>
<p>Certains d&eacute;pendent de la Fed pour financer les d&eacute;ficits  gouvernementaux et faire en sorte que l&#8217;argent continue de s&#8217;&eacute;couler vers les  zombies.</p>
<p>Personne ou presque ne veut &eacute;teindre le robinet.</p>
<p>Le point de vue de Jillian &eacute;tait plus mesur&eacute;.</p>
<p><strong>&#9642; Paul Volcker/Alan Greenspan, la rencontre</strong> <br />
  &quot;J&#8217;ai rencontr&eacute; Alan Greenspan et Paul Volcker &agrave;  Washington la semaine derni&egrave;re&quot;, a-t-elle commenc&eacute;.</p>
<p>Voil&agrave; qui devait &ecirc;tre int&eacute;ressant, avons-nous pens&eacute;. Un  vrai contraste. Un homme honn&ecirc;te et droit et un cr&eacute;tin pleurnicheur dans la  m&ecirc;me pi&egrave;ce.</p>
<p>&quot;La vraie question qui occupe tous les esprits est  la m&ecirc;me. Comment revenir &agrave; la normale&nbsp;? Les niveaux de dette vont devoir  baisser. Il faudra que &ccedil;a arrive un jour. Mais comment&nbsp;?&quot;</p>
<p>&quot;La bonne nouvelle, c&#8217;est que cela peut se produire  sans calamit&eacute; majeure. C&#8217;est d&eacute;j&agrave; arriv&eacute; une fois &#8212; apr&egrave;s la Deuxi&egrave;me guerre  mondiale. A l&#8217;&eacute;poque, le ratio moyen dette souveraine/PIB &eacute;tait de pr&egrave;s de  100%&quot;.</p>
<p>&quot;Ce qui est arriv&eacute; ensuite &eacute;tait une forme de  r&eacute;pression&#8230; mais c&#8217;est &agrave; peine si on s&#8217;en est aper&ccedil;u. Les taux d&#8217;inflation  ont grimp&eacute; tandis que les rendements obligataires sont rest&eacute;s au plancher et  que l&#8217;&eacute;conomie se d&eacute;veloppait. Cela a eu pour effet de r&eacute;duire la valeur r&eacute;elle  de la dette sans d&eacute;clencher de crise &eacute;conomique. Ce n&#8217;&eacute;tait pas le but  intentionnel ou exprim&eacute; des banquiers centraux de l&#8217;&eacute;poque. Mais gr&acirc;ce &agrave; cela, une  bonne partie de la dette de guerre a &eacute;t&eacute; effac&eacute;e par l&#8217;inflation. Les niveaux  de dette sont devenus normaux apr&egrave;s quelques ann&eacute;es. Et ensuite, les taux  d&#8217;int&eacute;r&ecirc;t ont pu grimper&quot;.</p>
<p>Voil&agrave; qui est int&eacute;ressant, nous sommes-nous dit&nbsp;; la  Fed a r&eacute;ussi par accident. C&#8217;est probablement la seule mani&egrave;re dont elle peut  r&eacute;ussir. Jillian a continu&eacute;&#8230;</p>
<p>&quot;Les calculs que j&#8217;ai vus sugg&egrave;rent qu&#8217;il pourrait  se produire la m&ecirc;me chose aujourd&#8217;hui. Mais il faudra au moins sept ans pour  parvenir &agrave; cette sorte d&#8221;atterrissage en douceur&#8217;.&quot;</p>
<p>&quot;Le probl&egrave;me, c&#8217;est que faire atterrir un avion sur  une p&eacute;riode de sept ans est tr&egrave;s difficile. Il y aura deux campagnes  pr&eacute;sidentielles sur cette p&eacute;riode. Il est difficile d&#8217;imaginer que l&#8217;&eacute;conomie,  les march&eacute;s, la Fed et le gouvernement f&eacute;d&eacute;ral r&eacute;ussiront &agrave; se maintenir dans  la bonne direction pendant aussi longtemps. Ce serait bien si cet atterrissage  en douceur pouvait se produire. Mais je ne pense pas que ce soit tr&egrave;s  r&eacute;aliste.&quot;</p>
<p>Jillian n&#8217;en a rien dit, mais &quot;l&#8217;atterrissage en  douceur&quot; qu&#8217;elle a d&eacute;crit ne peut se produire que si le pilote est volontaire  et comp&eacute;tent. Sauf que Ben Bernanke et son &eacute;quipe ne sont ni l&#8217;un ni l&#8217;autre.  Comme nous l&#8217;avons soulign&eacute; durant notre intervention, la derni&egrave;re fois que la  Fed a volontairement r&eacute;ussi un atterrissage &#8212; de quelque sorte que ce soit &#8211;,  c&#8217;&eacute;tait quand Paul Volcker &eacute;tait aux commandes. Or Volcker &eacute;tait un pr&eacute;sident  de Fed exceptionnellement s&ucirc;r de lui et courageux, et il avait le soutien de  Ronald Reagan.</p>
<p>M&ecirc;me ainsi, il s&#8217;en est tir&eacute; de justesse. L&#8217;&eacute;conomie  am&eacute;ricaine est entr&eacute;e dans sa pire r&eacute;cession depuis la Deuxi&egrave;me guerre  mondiale. La douleur&#8230; et la fureur contre Volcker &eacute;taient telles qu&#8217;on br&ucirc;la  son effigie &agrave; Washington.</p>
<p>M. Bernanke &#8212; s&#8217;il avait le cerveau et les <em>cojones</em> de &quot;faire un Volcker&quot; &#8212; serait probablement br&ucirc;l&eacute; en place publique  &agrave; New York.</p>
<p>Mais tout est possible. <a href="http://la-chronique-agora.com/taux-marches-fed/">Comme nous l&#8217;avons  soulign&eacute; hier</a>, M. le March&eacute; est un type extr&ecirc;mement impr&eacute;visible. C&#8217;est pr&eacute;cis&eacute;ment  quand on pense qu&#8217;on a tout compris qu&#8217;il se glisse derri&egrave;re vous&#8230; et fait  quelque chose d&#8217;enti&egrave;rement inattendu.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Bernanke, le dieu de Wall Street</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 07:41:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Béchade</dc:creator>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Béchade]]></category>
		<category><![CDATA[Bernanke]]></category>
		<category><![CDATA[Wall Street]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme nous aimerions occuper aujourd'hui le fauteuil de Ben Bernanke ! En plus d'être considéré comme un dieu vivant par les brasseurs d'argent de Wall Street et les 5% d'Américains les plus riches du pays, nous pourrions aborder la réunion mensuelle qui débute ce mardi...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>▪ Comme nous aimerions occuper aujourd&#8217;hui le fauteuil de Ben Bernanke ! En plus d&#8217;être considéré comme un dieu vivant par les brasseurs d&#8217;argent de Wall Street et les 5% d&#8217;Américains les plus riches du pays, nous pourrions aborder la réunion mensuelle qui débute ce mardi sans craindre de commettre le moindre impair dans notre communication.</p>
<p>Il nous suffirait de publier mercredi un communiqué faisant la synthèse des différentes théories concernant le message favorable que la Fed délivrera demain&#8230; lequel justifie amplement les 1,5% de hausse affichés par les indices boursiers ce lundi.</p>
<p>La bourse de Paris est même parvenue à s&#8217;envoler de 2% alors qu&#8217;une stabilité était attendue en préouverture, après les 0,6% à 0,7% de repli de Wall Street vendredi. Ce pronostic semblait logique au vu de l&#8217;absence totale d&#8217;actualité économique durant tout le week-end.</p>
<p><a name="anc"></a></p>
<p>Le CAC 40, qui avait ouvert à 3 815 points, a très vite gagné une cinquantaine de points en moins d&#8217;une heure lundi matin alors qu&#8217;aucune nouvelle n&#8217;expliquait un tel <em>rally</em>. Il s&#8217;est ensuite adjugé 65 points, à 3 880. L&#8217;indice a effacé en à peine trois heures de cotation la totalité des pertes de la semaine passée.</p>
<p><strong>▪ Les opérateurs se fichent du lendemain</strong> <br /> Les jeux étaient faits bien avant la publication des premiers chiffres américains du jour. Il était commode &#8212; mais fallacieux &#8212; de les invoquer <em>A posteriori</em>.</p>
<p>Nombre de commentateurs ne s&#8217;en sont pourtant pas privés. Wall Street salue les signes évidents de redressement de l&#8217;activité dans l&#8217;industrie et l&#8217;immobilier, le renforcement du sentiment de richesse des ménages américains&#8230; Et il est tout à fait justifié d&#8217;assister à une chasse aux bonnes affaires après que le S&amp;P 500 a reperdu 3% depuis ses récents sommets.</p>
<p>Tokyo, qui a rechuté de 20%, attend toujours de voir les particuliers réinvestir sur le Nikkei. Afin de leur montrer le bon exemple, les institutions financières avaient arraché Tokyo à la hausse (de 2,8%) lundi matin&#8230; sans que cela déclenche autre chose qu&#8217;une vague d&#8217;achats suiveurs émanant de fonds qui se comportent comme des day traders.</p>
<p>Ils n&#8217;ont comme seule motivation que d&#8217;engendrer une succession d&#8217;écarts à la hausse en se fichant totalement du lendemain ou des perspectives moyen terme. Peu leur importe que les écarts en <em>intraday</em> dépassent 2%, 4% ou 6% (ce qui s&#8217;est produit jeudi dernier) sans aucun lien avec la réalité économique : l&#8217;important, c&#8217;est qu&#8217;il y ait du directionnel et de la volatilité.</p>
<p><strong>▪ L&#8217;Europe déjoue les pronostics</strong> <br /> En Europe, les 2% engrangés dès la fin de la matinée ont déjoué tous les pronostics &#8212; y compris les plus optimistes.</p>
<p>Personne ne l&#8217;avait prévu &#8212; mais à la pause déjeuner, chacun pouvait expliquer le plus sereinement du monde que le &#8220;marché &#8221; (ou ce qui veut se faire passer pour un marché) fait le pari que la Fed dira demain très exactement ce que les opérateurs veulent entendre.</p>
<p>Un rêve de Bisounours : pas d&#8217;inflexion imminente de la politique monétaire, une réduction très graduelle de la taille du QE3, un <em>timing</em> dicté par l&#8217;évolution du marché de l&#8217;emploi (les 6,5% de taux de chômage pourraient ne pas être atteints avant&#8230; 2020).</p>
<p>Le marché se moque totalement de l&#8217;absence de reprise économique véritable ou d&#8217;un taux de rotation du crédit au plus bas depuis 30 ans&#8230; Tout ce qui compte, c&#8217;est que la Fed lui promette que les liquidités vont continuer de couler à flot pendant très, très longtemps.</p>
<p>Personne n&#8217;imagine un seul instant que la Fed puisse agir dans l&#8217;optique d&#8217;éviter une poursuite de la course au rendement qui pousse les opérateurs à prendre tous les risques &#8212; quelle que soit la catégorie d&#8217;actifs considérée (<em>junk bonds</em>, ETF indiciels&#8230;), en usant de leviers qui font froid dans le dos.</p>
<p>Aucun danger d&#8217;accident fatal à l&#8217;horizon puisque jamais les opérateurs n&#8217;avaient développé d&#8217;outils de maîtrise du risque aussi sophistiqués qu&#8217;en 2013.</p>
<p><strong>▪ Dieu tient le cap</strong><br /> La Fed leur fait entièrement confiance. C&#8217;est à peine si Ben Bernanke évoquait du bout des lèvres le 22 mai dernier une possible surévaluation de certaines classes d&#8217;actifs, sans préciser lesquels.</p>
<p>Dieu sait se montrer aussi infaillible que discret sur les sujets qui fâchent&#8230; Il s&#8217;en tient à sa ligne directrice, qui consiste à ne jamais indisposer les marchés. Ne rien dire qui puisse les faire retomber du paradis artificiel dans lequel il les maintient depuis cinq ans à coups d&#8217;hectolitres de drogue monétaire.</p>
<p>Les leçons de décembre 1996 ont été retenues. Il ne sera plus jamais question de fustiger une exubérance irrationnelle, quel qu&#8217;en soit le motif.</p>
<p>Nous avons pourtant le sentiment d&#8217;être en plein dedans avec la publication de l&#8217;indice de confiance NAHB des constructeurs de maisons individuelles aux Etats-Unis. Il s&#8217;est envolé de huit points au mois de juin &#8212; de 44 vers 52, contre 45 attendus.</p>
<p>C&#8217;est du jamais vu depuis huit ans ! Le baromètre NAHB affiche 79% de hausse sur les 12 derniers mois écoulés. Il se retrouve ainsi à son meilleur niveau d&#8217;avril 2006, au sommet de la bulle immobilière.</p>
<p>Un seul minuscule détail distingue le marché immobilier version 2013 par rapport au printemps 2006&#8230; Les mises en chantier de logements neufs (et principalement de maisons individuelles) restent deux fois moins nombreuses, en rythme annuel, qu&#8217;à l&#8217;époque : 850 000 en avril 2013 contre deux millions en avril 2006&#8230; et 2,2 millions en juin 2005.</p>
<p>L&#8217;autre bonne surprise du jour est venue de l&#8217;indice Empire State mesurant l&#8217;évolution de l&#8217;activité manufacturière dans la région de New York. Il est ressorti à 7,8 contre -1,4 en mai, en dépit d&#8217;une détérioration de ses principales composantes &#8212; dont les commandes nouvelles, qui chutent de -1,2 à -6,7, ainsi que le sous-indice de l&#8217;emploi qui a reflué de 5,7 à zéro.</p>
<p>Moins de commandes, moins de salariés au travail&#8230; mais l&#8217;activité industrielle se porte beaucoup mieux. Quand il n&#8217;y aura plus ni clients ni salariés, l&#8217;économie américaine atteindra son rendement optimal !</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Révolution(s) dans le secteur du pétrole</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 10:30:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chris Mayer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Or & Matières Premières]]></category>
		<category><![CDATA[Irak]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole de schiste]]></category>

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		<description><![CDATA[Spraberry/Wolfcamp. Il s'agit d'un champ pétrolifère du bassin de Midland, au Texas. On pourrait en récupérer jusqu'à 50 milliards de barils de pétrole si l'on utilise les nouvelles technologies d'extraction...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&#9642; Spraberry/Wolfcamp. Il s&#8217;agit  d&#8217;un champ p&eacute;trolif&egrave;re du bassin de Midland, au Texas. On pourrait en r&eacute;cup&eacute;rer  jusqu&#8217;&agrave; 50&nbsp;milliards de barils de p&eacute;trole si l&#8217;on utilise les nouvelles  technologies d&#8217;extraction.</p>
<p>Peter Tertzakian,  &eacute;conomiste chez ARC Financial, nous explique tout cela. Je vous cite sa  d&eacute;claration dans son entier parce que le moins que l&#8217;on puisse dire, c&#8217;est que  c&#8217;est remarquable&nbsp;:</p>
<p>&quot;S&#8217;il perdure, le boom  p&eacute;trolier qui a lieu actuellement en Am&eacute;rique du Nord nous ram&egrave;nera &agrave; l&#8217;atmosph&egrave;re  de d&eacute;couvertes des ann&eacute;es 1950 et 1960. Le potentiel ne se limite pas &agrave;  Spraberry/Wolfcamp. On pense que la formation de Bakken, dans le Dakota du  Nord, contiendrait plus de 10&nbsp;milliards de barils, alors que Eagle Ford  Shale en contiendrait 25&nbsp;milliards. Si le p&eacute;trole suit le chemin du gaz  naturel, il pourrait y avoir encore plus de m&eacute;ga-zones p&eacute;trolif&egrave;res, dont  certaines tr&egrave;s prolifiques qui apparaissent au Canada. Tout cela pourrait bien  ressembler &agrave; la p&eacute;riode la plus importante dans le domaine de la d&eacute;couverte de  r&eacute;serves dans l&#8217;histoire longue de 155 ans de l&#8217;industrie&quot;.</p>
<p>Comme aurait dit feu Harry  Caray&nbsp;: &quot;la vache&nbsp;!&quot;</p>
<p>Ce boom du p&eacute;trole aux Etats-Unis  est tout r&eacute;cent. La plupart des g&eacute;ologues n&#8217;arrivent pas encore &agrave; en prendre  toute la mesure&nbsp;; ils ne parviennent toujours pas &agrave; comprendre comment les  cartes ont boulevers&eacute; le jeu si rapidement. Depuis 2008, la production  p&eacute;troli&egrave;re am&eacute;ricaine a augment&eacute; de 43%. Bient&ocirc;t, les Etats-Unis produiront  plus qu&#8217;ils ne consomment. Cela pourrait &ecirc;tre le cas avant la fin de l&#8217;ann&eacute;e.  Il y a cinq ans, de telles consid&eacute;rations auraient fait l&#8217;objet de railleries.</p>
<p align="center">Voici un graphique tir&eacute; du<em> Wall Street Journal&nbsp;:</em><br />
    <img width="496" height="390" src="http://cdn.publications-agora.com/elements/lca/newsletter/images/contenu/130617_LCA.gif" alt="US oil production set to pass net imports">
</p>
<p>Ce n&#8217;&eacute;tait pas possible. C&#8217;est  ce que disaient les g&eacute;ologues&nbsp;!</p>
<p><strong>&#9642; Une r&eacute;volution  technologique est en cours</strong> <br />
  Je ne cesserai de r&eacute;p&eacute;ter  que nous sommes en pr&eacute;sence d&#8217;une r&eacute;volution technologique. Les r&eacute;volutions  technologiques d&eacute;truisent les paradigmes, elles cassent les choses. Il faut  abandonner nos vieilles hypoth&egrave;ses, elles ne fonctionneront plus &agrave; pr&eacute;sent. Le  boom p&eacute;trolier a chang&eacute; la donne.</p>
<p align="center"><font face="Geneva, Arial, Helvetica, sans-serif"><strong><em><font size="3" face="Geneva, Arial, Helvetica, sans-serif" color="#767676">__________________________</font></em></strong></font></p>
<p><em>Accumulation de taxes, mesures  contradictoires, r&eacute;pression financi&egrave;re&#8230;</em><br />
    <strong><u>Il est  temps de r&eacute;agir&nbsp;!</u></strong><br />
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<p align="center"><font face="Geneva, Arial, Helvetica, sans-serif"><strong><em><font size="3" face="Geneva, Arial, Helvetica, sans-serif" color="#767676">__________________________</font></em></strong></font></p>
<p>Quelles que soient les  estimations existantes, elles s&#8217;av&eacute;reront certainement beaucoup trop basses. La  technologie ne cesse de s&#8217;am&eacute;liorer. L&#8217;exp&eacute;rience nous apprend comment tout  cela fonctionne. Mon exemple pr&eacute;f&eacute;r&eacute; est Kern River. En 1899, lorsque le site  fut d&eacute;couvert, les experts pensaient que seulement 10% de sa modeste production  seraient r&eacute;cup&eacute;r&eacute;s. En 1942, le champ contenait encore 54 millions de barils de  p&eacute;trole r&eacute;cup&eacute;rable &#8212; apr&egrave;s avoir produit 278&nbsp;millions de barils. Au  cours des 44 ann&eacute;es suivantes, il produira 736&nbsp;millions de barils  suppl&eacute;mentaires. A ce stade, il reste 970&nbsp;millions de barils.</p>
<p>L&#8217;histoire du p&eacute;trole est  remplie de cas comme celui de Kern River. A la lumi&egrave;re de cette longue  exp&eacute;rience, les nouvelles d&eacute;couvertes apparaissent particuli&egrave;rement &eacute;normes.</p>
<p>Il va sans dire qu&#8217;il est  difficile d&#8217;&ecirc;tre haussier sur le p&eacute;trole avec de telles d&eacute;couvertes rien qu&#8217;aux  Etats-Unis. Sans compter que le Canada poss&egrave;de encore ses vastes sables  bitumeux. &quot;Encore une formidable source d&#8217;approvisionnement&quot;,&nbsp;observe  Tertzakian, &quot;mais la r&eacute;volution du p&eacute;trole de schiste marginalise sa  taille autrefois formidable et la ram&egrave;ne &agrave; quelque chose de simplement grand,  entre autres&quot;.</p>
<p><strong>&#9642; Il n&#8217;y a pas que le  p&eacute;trole de schiste</strong> <br />
  Regardez ce qui se passe  dans le reste du monde. Au Value Investing Congress, Geoffrey Batt, chez  Euphrates Advisors, a abord&eacute; le cas des &eacute;normes r&eacute;serves en Irak.</p>
<p>&quot;L&#8217;Irak poss&egrave;de 150&nbsp;milliards de barils de r&eacute;serves  p&eacute;troli&egrave;res prouv&eacute;es &agrave; faible prix, les quatri&egrave;mes plus grandes au monde&quot;,&nbsp;explique  Batt. &quot;Les estimations des r&eacute;serves prouv&eacute;es atteignent le chiffre &eacute;norme  de 214&nbsp;milliards de barils, ce qui donnerait &agrave; l&#8217;Irak les deuxi&egrave;mes plus  grandes r&eacute;serves au monde apr&egrave;s le Venezuela et l&#8217;Arabie Saoudite&quot;.&nbsp;Les  champs p&eacute;troliers irakiens ne co&ucirc;tent gu&egrave;re pour &ecirc;tre rendus op&eacute;rationnels et  sont les moins chers &agrave; exploiter une fois mis en production. Les Irakiens  peuvent produire du p&eacute;trole pour seulement 2&nbsp;$ le baril.</p>
<p>Les sceptiques m&eacute;priseront l&#8217;Irak, comme ils l&#8217;ont fait pour la  formation de Bakken et tout le reste. L&#8217;avenir leur donnera tort. Du p&eacute;trole en  sortira.</p>
<p>Et je n&#8217;ai pas mentionn&eacute; les d&eacute;couvertes au large des c&ocirc;tes d&#8217;Afrique,  au sud de la Mer de Chine ou encore au Br&eacute;sil et dans bien d&#8217;autres r&eacute;gions du  monde.</p>
<p>Face &agrave; toute cette nouvelle production et &agrave; toutes ces nouvelles  d&eacute;couvertes, je ne suis pas haussier sur les prix du p&eacute;trole. Il est peut-&ecirc;tre  trop t&ocirc;t pour dire quels seront les gagnants et les perdants parmi les  producteurs de p&eacute;trole. Mais il y a clairement un gagnant&nbsp;: les  utilisateurs de l&#8217;or noir.<br />
  [NDLR&nbsp;: Pour faire partie des gagnants des r&eacute;volutions  p&eacute;troli&egrave;res, mettez tous les atouts de votre c&ocirc;t&eacute; -- avec les bons conseils au  bon moment. <a href="http://publications-agora.fr/pack/map/?code=WMAPP608" target="_blank">Il  suffit de cliquer ici...</a>]</p>
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		<title>Pas de miracle de la part de la Fed</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 09:30:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Béchade</dc:creator>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Béchade]]></category>
		<category><![CDATA[Bernanke]]></category>
		<category><![CDATA[Fed]]></category>

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		<description><![CDATA[La remontée miracle des indices jeudi n'avait pas plus de causes fondamentales que de soutien de la part des acteurs de chair et d'os : les gérants de fonds de retraite, les family offices, les opérateurs particuliers tentés par des rachats à bon compte...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>▪ La remontée miracle des indices jeudi n&#8217;avait pas plus de causes fondamentales que de soutien de la part des acteurs de chair et d&#8217;os : les gérants de fonds de retraite, les <em>family offices</em>, les opérateurs particuliers tentés par des rachats à bon compte.</p>
<p>La hausse a été orchestrée par quelques grosses mains utilisant des algorithmes quasiment identiques (une forme de panurgisme cybernétique). Son ampleur a été inversement proportionnelle à la quantité de papier échangé (25% de moins que la moyenne 2013).</p>
<p>Une fois de plus, dès que les cours ont commencé à progresser à l&#8217;encontre de toute logique, les contrariens, vite convaincus de l&#8217;entrée en action des robots, ont baissé pavillon au bout de quelques minutes.</p>
<p>Résultat : une hausse dans le vide qui ne donne lieu à aucun suivi dès que l&#8217;on déconnecte les treuils algorithmiques.</p>
<p>L&#8217;illustration la plus éclairante de ce phénomène de &#8220;<em>stop &amp; go</em>&#8221; arbitraire nous a été fournie vendredi par l&#8217;affaiblissement initial de la tendance à Wall Street. Un bref épisode haussier s&#8217;est matérialisé peu après l&#8217;ouverture &#8212; mais il a été contré dès 16h15 et la consolidation des marchés s&#8217;est poursuivie jusqu&#8217;à la clôture.</p>
<p><a name="anc"></a></p>
<p>Les indices américains ont reperdu 0,65% en moyenne vendredi soir, le S&amp;P 500 et Nasdaq lâchant -0,6%. Le Dow Jones en a terminé quant à lui à -0,7%, soit -106 points à 15 070 points.</p>
<p><strong>▪ Le QE3 condamné à être éternel ?</strong> <br /> De nombreux commentateurs évoquaient une semaine de stagnation à Wall Street vendredi matin, histoire de prouver que seul le marché américain peut prétendre à une forme d&#8217;invulnérabilité. Grâces en soit rendues à Ben Bernanke, les &#8220;idiots utiles&#8221; n&#8217;ont pas pris le relais comme attendu&#8230; Cela malgré une intense campagne médiatique visant à les convaincre que la Fed réaffirmera ce mercredi que, dans les circonstances actuelles, le QE3 est fait pour durer éternellement.</p>
<p>De récentes analyses ont par exemple déterminé qu&#8217;au rythme actuel des créations d&#8217;emploi aux Etats-Unis, l&#8217;objectif des 6,5% de taux de chômage ne sera pas atteint avant 2016 et le plein emploi (un score inférieur à 5,5%) n&#8217;est pas envisageable avant 2020.</p>
<p>Wall Street semblait en mesure de creuser un écart décisif jeudi soir par rapport à l&#8217;Europe après le différentiel historique de 7,5% à 8% affiché par rapport à Tokyo. Toutefois, la semaine s&#8217;est achevée un repli global de 1,2% du Dow Jones et de 1,3% du Nasdaq &#8212; ce qui est légèrement mieux que la performance de l&#8217;Euro-Styx 50 (-2,1%) ou du CAC 40 (-1,8%).</p>
<p>C&#8217;est une déception au lendemain de la parution d&#8217;un article du <em>Wall Street Journal</em> qui croit savoir que Ben Bernanke va profiter du prochain FOMC (qui débute demain et s&#8217;étend sur 48 heures) pour rassurer les marchés au sujet de l&#8217;imminence d&#8217;une réduction de son programme d&#8217;achat de 85 milliards de dollars par mois actuellement.</p>
<p> L&#8217;hypothèse qui circulait depuis le 22 mai dernier était que le rythme pourrait être ralenti à 65 milliards de dollars à partir d&#8217;octobre prochain. C&#8217;est un montant équivalent à ce que la Banque centrale du Japon injecte chaque mois&#8230; mais le Japon, c&#8217;est le tiers du PIB américain.</p>
<p>La récente tension des taux (jusque vers 2,29% sur les T-Bonds mardi avant une détente vers 2,12% vendredi) pourrait provenir du débouclage en catastrophe de positions spéculatives (achats en <em>carry trade</em> de T-Bonds US entre autres) accumulées en dépit du bon sens sur des dettes émergentes à haut risque, sur des émissions corporate <em>high yield</em> et des emprunts classés dans la catégorie <em>junk bonds</em>.</p>
<p><strong>▪ Défaut à Detroit</strong> <br /> Un exemple parmi tant d&#8217;autres pour vous rendre notre démonstration plus concrète ? Prenez les obligations municipales de Detroit, la capitale automobile américaine, qui se retrouvent en défaut.</p>
<p>Des centaines d&#8217;autres municipalités américaines sont en défaut &#8212; des petites ou des très grandes, et qui ont comme point commun un taux de chômage élevé de leur population. Il en va de même pour de nombreuses entreprises de tailles très diverses confrontées &#8212; et mises à genou &#8212; par les différentes formes de dumping industriel chinois.</p>
<p>L&#8217;indice de la production industrielle pour mai s&#8217;avère décevant : stagnation complète alors que le consensus tablait sur une progression de 0,2%.</p>
<p>L&#8217;indice de confiance des consommateurs de l&#8217;Université du Michigan a également déçu : il s&#8217;est établi à 82,7 pour le mois de mai, alors qu&#8217;il était attendu stable à 84,5. Cet indice avait été fortement révisé à la hausse fin mai, atteignant ses meilleurs niveaux depuis 2007.</p>
<p>Cela semble excessif si l&#8217;on compare la situation budgétaire du pays, la croissance soutenue par des béquilles monétaires, le chômage endémique (vraisemblablement assez proche de 18%) et le taux d&#8217;emploi de la population active qui reste collé au plancher des 30 dernières années vers 63,4%.</p>
<p><strong>▪ Ce n&#8217;est pas mieux au Japon</strong> <br /> Le QE3 &#8212; temporaire ou éternel &#8212; n&#8217;a atteint aucun des buts que Ben Bernanke lui a assignés. Nous faisons d&#8217;ailleurs le pari que le &#8220;banzaï QE&#8221; du Japon part déjà en vrille alors que rien ne se passe comme prévu.</p>
<p>Les investisseurs nippons se désengagent des actifs à risque et des placements à l&#8217;étranger. <br /> Aucune &#8220;Grande rotation&#8221; en faveur des actions à l&#8217;horizon &#8212; de Tokyo à Osaka &#8211;, bien au contraire.</p>
<p>Les Japonais vendent les pays émergents, vendent l&#8217;Europe, vendent les T-Bonds US (inversion du <em>carry trade</em>).</p>
<p>Comment le gouvernement japonais espère-t-il faire acheter des actions aux ex-quadragénaires qui se sont pris dans les dents le krach boursier de 1990 et qui partent maintenant à la retraite ?</p>
<p>Dès qu&#8217;ils réalisent quelques plus-values sur le Nikkei ou le TOPIX (merci la planche à billets), ils prennent leurs bénéfices pour mettre de côté cet argent tombé du ciel. Nous ferions tous pareil dans un pays endetté à 250% !</p>
<p>Quelque chose ne fonctionne vraiment pas dans les Abenomics : même les statistiques de l&#8217;inflation vont à l&#8217;envers de ce qui était attendu en mai.</p>
<p>En ce qui concerne les Etats-Unis, le taux de rotation de l&#8217;argent est au plus bas depuis 50 ans. Ce seul constat pourrait suffire à discréditer la politique monétaire de la Fed et démontrer que les politiques monétaires non-conventionnelles n&#8217;ont comme seul effet que de transférer la richesse des classes moyennes vers les plus (archi) favorisées.</p>
<p>Mais plus nous lisons les plaidoiries &#8212; d&#8217;une mauvaise foi confondante &#8212; des idolâtres de la Fed, plus nous soupçonnons que c&#8217;est bien l&#8217;effet recherché.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P.S : Retrouvez Philippe Béchade au <strong><span style="color: #ff0000">0899 88 20 36</span></strong>* pour une analyse exclusive des coulisses boursières&#8230; et des conseils pour y adapter votre portefeuille.</p>
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		<title>Les taux grimpent &#8212; que vont faire les marchés&#8230; et la Fed ?</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 08:53:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bill Bonner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Bill Bonner]]></category>
		<category><![CDATA[marché obligataire]]></category>
		<category><![CDATA[taux]]></category>

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		<description><![CDATA[Un baby-boomer né après-guerre n'a vécu qu'un seul cycle de taux d'intérêt complet. Les taux ont atteint un plus bas après la guerre... tandis que les Etats-Unis étaient confrontés à la plus grande falaise fiscale de leur histoire...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>▪ Un baby-boomer né après-guerre n&#8217;a vécu qu&#8217;un seul cycle de taux d&#8217;intérêt complet. Les taux ont atteint un plus bas après la guerre&#8230; tandis que les Etats-Unis étaient confrontés à la plus grande falaise fiscale de leur histoire. Le plus vaste programme de relance de tous les temps &#8212; la Deuxième guerre mondiale &#8212; avait pris fin. Des millions de soldats et d&#8217;employés du secteur de la défense, démobilisés, étaient à la recherche d&#8217;un emploi. La plupart des économistes et des investisseurs pensaient qu&#8217;ils n&#8217;en trouveraient jamais. Ils pensaient que la guerre avait tiré l&#8217;économie de la Grande dépression. Maintenant que la guerre était terminée, ils étaient convaincus que l&#8217;économie retomberait dans la crise.</p>
<p>Ils pensaient aussi que les taux d&#8217;intérêt &#8212; qui chutaient depuis près d&#8217;un quart de siècle &#8212; étaient un indicateur avancé. Ils se sont plutôt révélés être un indicateur retardé. Les taux bas de 1946-1950 reflétaient le passé, non l&#8217;avenir.</p>
<p>Les ex-soldats se sont mis au travail. Ils ont pris leur épargne de guerre et ont fondé des entreprises&#8230; et des familles. Bientôt, l&#8217;économie américaine était en plein boom, plutôt que dans une dépression.</p>
<p>Et les taux ont grimpé.</p>
<p>En fait, ils ont grimpé durant le quart de siècle qui a suivi&#8230; jusqu&#8217;au début des années 80. Et une fois encore, les investisseurs qui observaient les taux d&#8217;intérêt pour avoir une idée de ce qui les attendaient ont été induits en erreur. Les taux élevés &#8212; le Fed Fund était de 21% pendant un temps &#8212; reflétaient la hausse de l&#8217;inflation des années 60 et 70&#8230; non l&#8217;inflation plus basse qui était à venir.</p>
<p><a name="anc"></a></p>
<p>Et nous voilà. Un quart de siècle supplémentaire s&#8217;est écoulé &#8212; et plus ! Une fois de plus, les taux d&#8217;intérêt sont à des plus bas records. Ils sont aujourd&#8217;hui très proches de ce qu&#8217;ils étaient à l&#8217;époque de notre naissance&#8230; après avoir fait un aller-retour complet. Et une fois encore, ils nous en disent plus sur le passé que sur l&#8217;avenir.</p>
<p>Mais ils grimpent.</p>
<p><strong>▪ Que vont faire les taux maintenant ?</strong> <br /> Voilà ce que dit le <em>New York Tim</em>es sur la situation des Etats-Unis :</p>
<p>&#8220;C&#8217;était autrefois une vérité acquise pour les investisseurs, les entreprises et les emprunteurs ordinaires : les taux d&#8217;intérêt, dans la majeure partie des cas, continuent de baisser&#8221;.</p>
<p>&#8220;Mais tout cela pourrait être sur le point de changer. Pour les propriétaires immobiliers potentiels, le coût des prêts a grimpé ces dernières semaines. Les gouvernements sont également confrontés aux perspectives de coûts d&#8217;emprunt plus élevés dans les temps à venir et prévoient des augmentations de la charge de leur dette. Les épargnants ayant de l&#8217;argent en banque, en revanche, ont la perspective de gagner enfin plus que le strict minimum sur leurs dépôts&#8221;.</p>
<p>&#8220;[...] Ces derniers mois [...] les investisseurs et les banques ont exigé des paiements plus élevés pour leurs prêts, faisant grimper les taux d&#8217;intérêt et les rendements obligataires&#8221;.</p>
<p>&#8220;&#8216;Je pense que vous devez vous préparer, parce que les taux vont grimper&#8217;, a déclaré mardi Jamie Dimon, PDG de JPMorgan Chase, lors d&#8217;une conférence de l&#8217;industrie financière à l&#8217;hôtel Waldorf Astoria de Manhattan&#8221;.</p>
<p>&#8220;Les investisseurs se préparent à une nouvelle ère de hausse des taux d&#8217;intérêt, de sorte que les marchés mondiaux de l&#8217;obligataire, des actions et des devises ont subi des turbulences. Mardi, le catalyseur de la volatilité des marchés a été la déception suite à la décision de la Banque du Japon de ne pas prendre de nouvelles mesures pour remédier à la hausse des rendements obligataires. Cela a augmenté les inquiétudes sur le fait que d&#8217;autres banques centrales &#8212; la Réserve fédérale en particulier &#8212; ralentiront bientôt leurs injections d&#8217;argent dans le système financier&#8221;.</p>
<p>Si c&#8217;est vrai, c&#8217;est la nouvelle la plus importante de ces 10 prochaines années &#8212; voire plus. Un retournement du marché obligataire signifierait que Ben Bernanke devrait mettre fin à son QE et à ses taux zéro. Cela amènera sans aucun doute des ennuis à des millions de gens. Les actions entreront probablement dans un long marché baissier. Les obligations seront mises à mal. De nombreux emprunteurs &#8212; notamment des gouvernements &#8212; feront faillite.</p>
<p>Nous assistons à un combat entre M. Bernanke et M. le Marché. Nous savons qui le gagnera. M. le Marché gagne toujours à long terme. Mais nous n&#8217;avons pas la moindre idée de quand&#8230; ou comment&#8230; il parviendra à la victoire.</p>
<p>Les dernières nouvelles du marché obligataire suggèrent qu&#8217;il frappe M. Bernanke exactement là où ça fait mal. Les rendements obligataires vont grimper. M. Bernanke va aller au tapis.</p>
<p>Mais prudence. M. le Marché est un lutteur malin et rusé. Il n&#8217;aime pas gagner ses batailles de manière claire et droite. Il préfère esquiver. Il feinte. Et finalement, il nous prend tous de vitesse.</p>
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		<title>Faiblesses structurelles et travaux de soutènement</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Jun 2013 16:59:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Françoise Garteiser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Inflation, dettes souveraines et récession]]></category>
		<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Bernanke]]></category>
		<category><![CDATA[obligations souveraines]]></category>

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		<description><![CDATA[Des craquements et des grincements de fort mauvais augure se font entendre dans les murs ; ici et là, des fissures apparaissent... et l'on peut même se prendre parfois un peu de poussière de plâtre dans l'oeil quand on lève la tête pour examiner le plafond...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&#9642; Nous acheminons-nous vers un &eacute;t&eacute; &quot;chaud tr&egrave;s chaud&quot;&nbsp;?</p>
<p>Je ne parle pas de la m&eacute;t&eacute;o &#8212; qui d&eacute;cid&eacute;ment ne coop&egrave;re pas  cette ann&eacute;e &#8211;, mais bien entendu des march&eacute;s.</p>
<p>Des craquements et des grincements de fort mauvais augure se font  entendre dans les murs&nbsp;; ici et l&agrave;, des fissures apparaissent&#8230; et l&#8217;on peut  m&ecirc;me se prendre parfois un peu de poussi&egrave;re de pl&acirc;tre dans l&#8217;oeil quand on l&egrave;ve  la t&ecirc;te pour examiner le plafond.</p>
<p>L&#8217;&eacute;difice soigneusement &eacute;labor&eacute; et &eacute;tay&eacute; par les banques  centrales commence &agrave; donner de s&eacute;rieux signes de faiblesse structurelle.</p>
<p>En Asie, notamment, o&ugrave; la journ&eacute;e de jeudi s&#8217;est sold&eacute;e par des baisses  spectaculaires, <a href="http://la-chronique-agora.com/krach-asie-fed/" target="_blank">comme  les &eacute;num&eacute;rait Philippe B&eacute;chade hier</a>&nbsp;:</p>
<p>&quot;[...] plongeon de  6,35% du Nikkei, de 3% de Shanghai et de 2,2% &agrave; Hong Kong &#8212; sans oublier le  rebond de 2% du yen, vers 94/$ et 128/euro et la glissade du dollar vers  1,34/euro&quot;.</p>
<p>A quoi il faut ajouter les secousses enregistr&eacute;es par les march&eacute;s  am&eacute;ricains plus t&ocirc;t dans la semaine&#8230; la tension grandissante sur le march&eacute;  des taux&#8230; et j&#8217;en passe.</p>
<p>&#9642; Reste &agrave; savoir combien de temps les travaux de sout&egrave;nement et  de remblai mon&eacute;taire des banques centrales pourront tenir.</p>
<p>&quot;S&#8217;agit-il d&#8217;une simple alerte ou le d&eacute;but de l&#8217;&eacute;clatement  de la bulle 3 (celle des obligations souveraines), cons&eacute;cutivement gonfl&eacute;e  apr&egrave;s les bulles 2 (le cr&eacute;dit <em>subprime</em>)  et 1 (les dot.com)&nbsp;?&quot;, s&#8217;interrogeait Simone Wapler dans sa <em><a href="https://secure.publications-agora.fr/SSW18/WSSWP609/index.htm?pageNumber=1" target="_blank">Strat&eacute;gie</a></em>  mercredi.</p>
<p>&quot;Trop t&ocirc;t pour le dire. La foi dans les syst&egrave;mes mon&eacute;taires  actuels, dans l&#8217;activisme des banques centrales et dans les vertus de l&#8217;&eacute;conomie  du cr&eacute;dit et de la consommation (et non dans l&#8217;&eacute;conomie de l&#8217;&eacute;pargne et de l&#8217;investissement)  est encore tr&egrave;s solide&quot;.</p>
<p>D&#8217;autant que les signaux &eacute;conomiques sont encore assez mitig&eacute;s  pour que Bernanke n&#8217;envisage pas de mettre fin au QE3 &#8212; ou du moins pas avant  l&#8217;ann&eacute;e prochaine, au moins.</p>
<p>Mais toutes ces discussions sur l&#8217;&eacute;ventualit&eacute; d&#8217;une fin de  l&#8217;assouplissement quantitatif ont le m&eacute;rite d&#8217;habituer les march&eacute;s &agrave; l&#8217;id&eacute;e. Le  moment venu, ils r&eacute;agiront peut-&ecirc;tre avec moins d&#8217;exc&egrave;s qu&#8217;on pourrait le  craindre. Mais la question reste pos&eacute;e&nbsp;: m&ecirc;me s&#8217;il n&#8217;y a pas de krach  retentissant du jour au lendemain&#8230; le syst&egrave;me pourra-t-il tenir debout durablement  sans le soutien des banques centrales&nbsp;?</p>
<p>Meilleures salutations,</p>
<p>Fran&ccedil;oise Garteiser<br />
La Chronique Agora</p>
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		<title>Gaz et huile de schiste : l&#8217;Australie sort du rang</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Jun 2013 10:30:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dan Denning</dc:creator>
				<category><![CDATA[Or & Matières Premières]]></category>
		<category><![CDATA[Australie]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>

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		<description><![CDATA[Je ne cesse de plaider en faveur d'une révolution énergétique en Australie. Dans le monde entier, les progrès technologiques ont rendu possible l'amélioration de l'extraction de gaz et de pétrole...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>▪ Je ne cesse de plaider en faveur d&#8217;une révolution énergétique en Australie. Dans le monde entier, les progrès technologiques ont rendu possible l&#8217;amélioration de l&#8217;extraction de gaz et de pétrole. En pratique, cela signifie que les pays qui ne possèdent pas beaucoup d&#8217;hydrocarbures de bonne qualité et faciles à exploiter peuvent gagner encore plus d&#8217;auto-suffisance dans le domaine énergétique s&#8217;ils acceptent cette technologie.</p>
<p>Cependant, certaines personnes craignent le pétrole et le gaz au même titre que le changement et la technologie, les araignées ou l&#8217;altitude. Pour qu&#8217;au cours des vingt prochaines années l&#8217;Australie puisse obtenir des prix de l&#8217;énergie moins chers, il faut résoudre aujourd&#8217;hui un problème politique.</p>
<p>D&#8217;un point de vue géologique, il ne fait aucun doute que le pétrole et le gaz sont là. Selon une récente étude du département de l&#8217;énergie américain, l&#8217;Australie pourrait détenir 10 fois plus de gaz récupérable que ce qu&#8217;on croyait précédemment.</p>
<p align="center"><span style="color: #767676;font-family: Geneva,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size: medium">__________________________</span></p>
<p><strong>Ce qu&#8217;une grand-mère chypriote peut vous apprendre sur la faillite de la France&#8230;</strong><br /> &#8230; et trois moyens de vous en protéger</p>
<p><a href="https://secure.publications-agora.fr/SSW18/WSSWP608/index.htm?pageNumber=1" target="_blank">Tout est là !</a></p>
<p align="center"><span style="color: #767676;font-family: Geneva,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size: medium">__________________________</span></p>
<p>A en croire ce rapport, l&#8217;Australie pourrait posséder 12 400 milliards de mètres cubes de gaz de schiste récupérable, si on inclut les bassins de gaz et de pétrole parmi les plus éloignés et inexplorés. L&#8217;estimation actuelle de 1 300 milliards de mètres cubes se base sur des régions productrices de gaz et de pétrole bien établies comme le bassin de Cooper. Encore plus étonnant, le rapport a calculé que l&#8217;Australie pourrait posséder 17,5 milliards de barils d&#8217;huile de schiste alors que les estimations actuelles tablent plutôt sur 1,4 milliards.</p>
<p align="center"><img src="http://cdn.publications-agora.com/elements/lca/newsletter/images/contenu/130614_LCA.gif" alt="http://www.dailyreckoning.com.au/images/dr20130612a.jpg" width="512" height="406" /><br /> <em>Source: Département de l&#8217;énergie américain</em></p>
<p>Le bras de la propagande énergétique américaine cherchant à étendre l&#8217;hégémonie des Etats-Unis conclut ainsi son plaidoyer hyperbolique en faveur d&#8217;une plus grande exploitation des hydrocarbures : &#8220;avec des conditions géologiques et industrielles qui ressemblent à celles des Etats-Unis et du Canada, l&#8217;Australie a le potentiel pour être l&#8217;un des prochains pays ayant une production de gaz et d&#8217;huile de schiste commercialement viable&#8221;. Il ne fait aucun doute que c&#8217;est une ruse soutenue par les grandes compagnies pétrolières afin de mettre un pied en Australie pour le simple plaisir de saccager l&#8217;environnement et de gagner de l&#8217;argent.</p>
<p>Ou alors, ce pourrait être un simple état de fait. Si l&#8217;Australie doit subir des prix élevés de l&#8217;électricité et du pétrole, c&#8217;est un choix politique, pas une fatalité géologique. Si l&#8217;Australie devient plus fiable sur les importations de carburant raffiné, cela aussi est un choix. Peut-être que lorsque nous nous approcherons de la date des élections fédérales, assisterons-nous à de véritables débats sur la sagesse économique de ce choix. Ou peut-être pas.</p>
<p>Quoi qu&#8217;il en soit, les Etats-Unis affirment que le lieu qui sort du rang en premier pour exploiter l&#8217;huile de schiste est le bassin de Cooper, où l&#8217;on extrait pétrole et gaz depuis quarante ans. Le dessin ci-dessus montre le gaz humide (condensé, en jaune), le gaz sec (gaz naturel, en rose) et le pétrole (en vert) qu&#8217;on trouve dans le bassin de Cooper.<br /> [NDLR : En tant qu'investisseur, en tout cas, le gaz et l'huile de schiste ouvrent des opportunités peu communes : pour vous positionner sur les meilleures, <a href="http://publications-agora.fr/pack/map/?code=WMAPP607" target="_blank">suivez les conseils d'un spécialiste</a>]</p>
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