Marchés actions : cette fois c’est très très différent ?

Rédigé le 6 juin 2017 par | Investissement, Simone Wapler Imprimer

Nouvel attentat à Manchester, dénonciation par les Saoudiens des Qatari comme tirant les ficelles du terrorisme, banques italiennes à la dérive, coup de pied de Trump dans la filière de la rente climatique… Tout ceci n’a aucune importance pour M. le Marché dont le moral reste résolument au beau fixe.

Un investisseur chevronné de plus rend les armes et s’incline. Il s’agit de David Grantham, le gérant du fonds GMO qui pèse 77 Mds$.

« Les valorisations élevées dureront », a-t-il indiqué au Financial Times.

Grantham

« J’ai dédié ma vie à dénoncer les bulles financières et je ne pense pas que nous soyons dans une bulle.

Un investisseur axé sur la valeur comme moi mange, respire et rêve de retour à la moyenne. Il est très difficile de reconnaître quand le monde a changé, mais mon travail consiste à réfléchir à propos des marchés et non pas à être membre d’une église ».

« Cette fois cela paraît vraiment très, très différent », a-t-il écrit dans sa dernière lettre aux investisseurs. La moyenne à long terme a changé, selon lui.

Le nouveau ratio cours sur bénéfice « normal » est de 23,36

Pièce à conviction n°1 le bond des actions américaines

Pourquoi est-ce différent ? Pourquoi 1997 ? Est-ce un hasard si le fonds spéculatif LTCM a été sauvé de la faillite par Alan Greenspan en 1998 ?

Mon GPS vient de repérer un nouveau gain potentiel… et +1 000% sont à la clé.

Pour consulter la « Carte au Trésor » — et vous positionner –, c’est par ici.

Non, ce n’est pas un hasard.

Les taux n’ont pas cessé de baisser et ils sont devenus si bas que la faillite est devenue impossible !

Pièce à conviction numéro 2 Boom, krachs et reprises : vous remarquez la différence

Tout s’évalue dans une monnaie politique sans lien avec l’économie réelle

Comme le rappelle Bill Bonner dans sa chronique du jour, les gens admettent que la monnaie soit devenue politique, sans aucun lien avec l’économie réelle. Ils ont confiance en cette monnaie. Les faillites sont retardées, repoussées par la multiplication du crédit infini et gratuit.

Une telle monnaie est rendue possible grâce à l’abandon de l’étalon or par Alan Greenspan.

Mmmmm… mais pourquoi donc l’or recommence-t-il à monter ? Qui en a encore besoin ? Est-ce vraiment, vraiment différent ? Les dettes pourraient-elles ne plus être remboursées ? [NDLR : Si comme nous, vous pensez que l’or a encore un rôle à jouer, que les dettes pourraient ne pas être remboursées et que ce système de monnaie politique est proche de l’effondrement, alors voici un geste de prudence : achetez un peu d’or tant qu’il est encore temps. Mais pas n’importe quel or… choisissez cette pièce bien particulière qui est encore considérée comme monnaie. Cliquez ici pour la découvrir.]

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Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’œil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

Pour en savoir plus sur Crise, Or & Opportunités et La Stratégie de Simone Wapler.

Visitez le site officiel de Simone Wapler : www.Simone Wapler.fr

Un commentaire pour “Marchés actions : cette fois c’est très très différent ?”

  1. Bonjour,

    Une part importante de l’apparente richesse des entreprises US est bidon.

    Ce qui fait que les moyennes des pièces à conviction sont artificielles, car beaucoup de sociétés du S&P 500 ont racheté leurs propres actions en s’endettant?
    Le marché sera-t-il acheteur quant la remontée des taux les obligera à vendre?

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