L'euro è spacciato ? (L’euro est foutu) | La Chronique Agora


L’euro è spacciato ? (L’euro est foutu)

Rédigé le 24 mai 2018 par | Inflation, dettes et récession, Simone Wapler Imprimer

Depuis les élections italiennes, les marchés financiers sont restés jusque-là sereins.

Après tout, le drame du Brexit n’a pas eu lieu. Plus personne ne parle de la Grèce. Le drame de la Catalogne n’a pas eu lieu. Mario Draghi crée encore du crédit à volonté. Il rachètera toute la dette pourrie de l’Italie. Pourquoi se cailler la rate ?

Parce que les déficits comptent et qu’au bout du compte, on ne peut pas indéfiniment dépenser de l’argent qu’on n’a pas.

Bill Bonner

*** AVERTISSEMENT *** Si le fait de gagner de l’argent facilement et rapidement vous pose un problème, ne cliquez surtout pas ici.

(Sinon, allez-y, ne vous gênez pas… mais préparez-vous à être surpris.)

Pour avoir une idée de là où se situe l’Italie, regardez ce chiffrage des mesures prévues par la coalition de la carpe et du lapin et publié par L’Osservatorio.

A gauche ce sont les dépenses et à droite ce sont les recettes ; les chiffres sont relatifs à des milliards d’euros.

Osservatorio

Une chose est de prétendre que les dettes passées seront payées, qu’il suffit de rallonger le temps et de diminuer les taux d’intérêt.

Une autre est de continuer à vivre dans les chimères telles que :

Un pays devient riche lorsque les gens ne croient pas aux mythes, travaillent et gèrent bien leurs affaires privées et publiques.

Ceux qui votent contre les chimères sont riches

Les Suisses, par exemple, ont récemment voté contre deux semaines de vacances supplémentaires, contre le revenu universel, contre le salaire minimum. Les Suisses votent contre les chimères.

Les Suisses ont l’air de croire qu’on ne peut pas avoir quelque chose contre rien du tout, ou alors « ce n’est pas juste ».

Le populisme, au contraire,  prospère avec le clientélisme qui fait miroiter qu’on peut avoir quelque chose contre rien et qu’un « homme providentiel » peut résoudre tous vos problèmes.

Citez-moi le nom d’un « grand homme politique » suisse ? (Si vous avez répondu Dunant, fondateur de la Croix-Rouge, raté : ce n’était pas un politicien).

Revenons à l’euro, notre monnaie commune et unique jusqu’à présent.

Les Allemands s’agitent. Dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung, 154 économistes anti-mythes mettent en garde contre l’union bancaire, les eurobonds et tous les « machins » prônés par Macron.

Ils réclament la fin du rachat des dettes d’Etat par la Banque centrale européenne.

Fankfurter Allgemeine

La solidarité avec l’argent des autres est une chimère qui déplait aux Allemands.

Ne vous y trompez pas, à terme, l’euro tel que nous le connaissons est condamné. Certes, ce n’est pas parce qu’un pays – que ce soit l’Italie ou un autre – quittera l’Union monétaire que l’euro s’effondrera.

Il s’effondrera parce que l’opposition entre les croyants et les anti-mythes est irréconciliable.

Il s’effondrera parce que personne ne voudra acheter de la dette en euro à l’extérieur de la Zone euro.

Mettez-vous dans la peau d’un étranger : pourquoi acheter de la dette qui ne rapporte rien et dont la monnaie sous-jacente s’écroule ?

Evolution de la parité eurodollar

Evolution de la parite eurodollar

Le dollar avec ses 3% de rendement, le dollar qui permet d’acheter toutes les matières premières du monde, le dollar est meilleur que l’euro pour les étrangers.

La Grèce, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la France continueront à racheter leurs propres dettes, à caresser leurs chimères mais la réalité va reprendre le dessus.

La réalité c’est qu’on échange quelque chose contre autre chose, et qu’à talent égal c’est celui qui travaille le plus qui gagne.

Nous allons arriver au bout de l’argent des autres et la réalité va s’imposer face aux chimères.

Préparez-vous à la fin de l’euro. Il vous faut de l’or et probablement un peu de bitcoin pour sauver les meubles.

Deux monnaies qui n’ont que faire des chimères et des mythes

L’or et le bitcoin sont deux formes de monnaies différentes. Mais leurs points communs sont très importants.

Ce sont des monnaies qui ne sont pas contrôlées par un banquier central. Ce sont des monnaies dont la quantité est limitée. Ce sont des monnaies qui se sont imposées « par le bas » et non pas par une autorité omnisciente. Ce sont des monnaies qui échappent à l’impôt-inflation.

L’une – l’or – existe en tant que marchandise. L’autre – le bitcoin – n’est qu’un registre de compte. Mais les comptables ne reçoivent pas d’ordre d’en haut pour falsifier les registres.

Ça tombe bien, l’or comme le bitcoin ne sont pas chers en ce moment ! Si vous faites partie de ces gens qui pensent qu’il vaut mieux acheter ce qui n’est pas cher plutôt que ce qui est déjà très cher, c’est le moment d’acheter des monnaies anti-mythes.

Avant d’acheter vos bitcoins, cependant, lisez ceci…

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Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’œil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

Pour en savoir plus sur Crise, Or & Opportunités et La Stratégie de Simone Wapler.

Visitez le site officiel de Simone Wapler : www.Simone Wapler.fr

Un commentaire pour “L’euro è spacciato ? (L’euro est foutu)”

  1. Se cailler la rate est un amalgame de deux célèbres expressions:

    – Se cuire (ou se bouillir) la rate au court bouillon.
    – Se cailler le lait (ou le sang).

    Sinon, l’Euro, monnaie unique, est un symbole fort d’Union économique auquel les peuples sont officiellement « très attachés », et surtout, un atout commercial extraordinaire pour le pays dominant, champion de l’export, l’Allemagne.
    Cela ne veut pas dire qu’il ne succombera pas aux tensions et aux contradictions, mais qu’il sera maintenu « coûte que coûte », même en cas de retour aux monnaies nationales – monnaie commune.

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