Etat de grâce démocrate

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La Chronique Agora
Paris, France
Jeudi 09 novembre 2006
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*** Etat de grâce démocrate
Un résultat électoral sans surprises aux USA

*** Comment en est-on arrivé là ?
Bill Bonner s’interroge sur l’impopularité des Etats-Unis

*** Spaghettis économiques (2)
Si vous coupez un bout de spaghetti en deux, il y a encore deux bouts à chaque bout

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Bonjour,

*** ETAT DE GRACE DEMOCRATE

** Les élections législatives de la mi-mandat aux Etats-Unis ont donné sans surprise une confortable majorité aux démocrates à la Chambre des Représentants, et peut-être deux sièges d’avance au Sénat si la Virginie puis le Montana (où c’est quasiment officiel) basculent comme l’indiquent les premiers décomptes à l’heure où nous écrivons ces lignes — cela se joue à 5 000 voix près.

Après la bataille des programmes et des idées se profile une coûteuse bataille juridique — et elle sera impitoyable : les deux formations archi-dominantes du paysage politique américain ont mobilisé une armée d’avocats d’une ampleur sans précédent afin d’exploiter la moindre faille, la moindre irrégularité présumée du scrutin.

Ce sont les républicains qui mènent le plus souvent l’offensive, menés de main de maître par Karl Rove, l’âme damnée du président Bush. Expert émérite en coups tordus et campagnes de diffamation, Karl Rove est également reconnu pour son efficacité en matière de mobilisation des minorités les plus réactionnaires du pays.

L’enjeu est de taille, car les démocrates sont déterminés à poursuivre nombre d’élus républicains pour des affaires de moeurs ou de corruption (quatre démissions pour ces deux motifs depuis le début de l’année), sous l’impulsion de Nancy Pelosi.

La propre épouse du vice-président Dick Cheney pourrait être inquiétée pour son rôle d’animatrice de réseaux de corruption liés à l’industrie de l’armement : elle fut administratrice de Lockheed Martin jusqu’en 2001, alors que son mari est issu du cartel pétrolier qui a beaucoup oeuvré pour l’invasion de l’Irak.

Nancy Pelosi est une élue de la Californie — où Arnold Schwarzenegger a néanmoins conservé son siège de gouverneur grâce sa politique "centriste". Elle est appelée à devenir la première femme présidente de la Chambre des Représentants, et elle pourra compter sur le soutien d’Hillary Clinton, triomphalement réélue à New York, pour l’épauler politiquement dans sa conquête de la colline du Capitole.

Avant même de découvrir si les démocrates prennent le contrôle du Sénat et s’emparent de tous les leviers du Congrès (le suspens pourrait durer entre quatre et six semaines s’il faut recompter chaque bulletin en Virginie), Ronald Rumsfeld — considéré comme l’initiateur de la guerre en Irak, et qui avait couvert les tortures pratiquées dans la prison d’Abou Graïb — vient d’annoncer sa démission.

Ronald Rumsfeld, qui s’était illustré en 2003 par sa célèbre formule péjorative concernant la "vieille Europe", occupait le poste de ministre de la Défense ; en d’autres termes, il était le tout-puissant patron du Pentagone. George W. Bush lui a rapidement trouvé un remplaçant : Robert Gates, l’actuel directeur de la CIA — un poste que George Bush père avait occupé dans les années 80.

** Cette information de dernière minute, tombée pendant la rédaction de cette Chronique, ne trouble guère Wall Street. Le repli des indices y est conforme aux attentes et se limite à -0,25% au pire sur le Dow Jones (les valeurs pharmaceutiques sont laminées), tandis que le Nasdaq, qui préservait vers 17h30 (heure de Paris) un score d’équilibre, semblait en mesure de déborder la résistance majeure des 2 375 points à mi-séance.

L’équanimité des investisseurs américains a permis au CAC 40 de terminer in extremis sur une note de stabilité. L’indice parisien a d’ailleurs manqué d’établir un nouveau record de clôture, à 0,02% près : un écart infime qui coïncide très exactement avec le gain symbolique affiché par l’Euro-Stoxx 50. Ce dernier alignait en effet un troisième record de clôture annuel consécutif, à 4 047 points ; le prochain objectif pourrait se situer vers 4 090/4 100 points.

Le marché parisien a récupéré les 0,5% perdus en début de matinée grâce au rebond du titre Total (+0,75%). Le département de l’Energie a indiqué que les réserves de pétrole ont progressé de 400 000 barils, tandis que les stocks d’essence et de fuel ont fondu de 2,7 millions et 600 000 barils respectivement. Le cours du brut évoluait en légère hausse à New York, avec un WTI livraison décembre à 59,6 $, en hausse de 0,65%.

** Il faudra surveiller aujourd’hui avec une attention toute particulière les derniers chiffres du commerce extérieur américain et la première estimation de la confiance des consommateurs telle que compilée par des chercheurs de l’Université du Michigan.

Sans attendre de découvrir la teneur des prochaines statistiques concernant l’inflation, Michael Moskow (président de la Fed de Chicago) affirme que de nouvelles hausses de taux pourraient s’avérer nécessaire. Selon les données dont il dispose, la croissance — qui devrait se stabiliser autour de 3% — exclut le risque d’une récession, tandis que les pressions sur les salaires (alors que six états américains viennent de voter une hausse du revenu horaire minimum, au passage…) ne permettent pas d’écarter le risque de tensions sur les prix.

Le Nasdaq ignorait superbement le scénario d’une hausse de taux supplémentaire d’ici mars 2006, et battait hier vers 20h (heure française) un nouveau record annuel à 2 393 points. Le S&P 500 restait malgré tout ancré dans le rouge, probablement affecté par la chute de 2% en moyenne des valeurs du secteur défense/armement (General Dynamics, Raytheon, Northrop Grumman, Lockheed).

Nous n’excluons pas que la victoire des démocrates, qui semble désormais complète, incite certains investisseurs à jouer l’hypothèse d’une Amérique redevenant plus populaire dans un monde où elle s’est fait beaucoup d’ennemis depuis janvier 2001. Cependant, les tragiques évènements qui se sont déroulés hier matin au Proche-Orient nous conduisent à replacer le contexte géopolitique et pétrolier au centre de nos préoccupations.

Philippe Béchade,
Paris

PS : Philippe Béchade vous donne aussi son opinion sur la séance en cours : il vous suffit de composer le 0899 707 009* pour retrouver toutes ses analyses et recommandations.
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)

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COMMENT INVESTIR DANS LES PETITES VALEURS AUJOURD’HUI ?

Eh bien… nous n’avons pas de recette miracle, mais… que pensez-vous d’un système qui dépasse les 24% de croissance annuelle moyenne depuis 2003… en accumulant des gains de 74%, 53,8%, 43,17%, 60%… et bien d’autres encore !

Pour tout savoir…

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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

*** COMMENT EN EST-ON ARRIVE LA ?

** Les élections américaines étaient des élections contre la guerre, si l’on en croit les journaux. La guerre en question a coûté jusqu’à un million de morts, et 2 000 milliards de dollars — sans parler des dommages infligés à la puissance militaire des Etats-Unis et à leur position diplomatique dans le monde.

* Nous nous rappelons le jour du 11 septembre 2001. Dans notre bureau parisien, des amis et employés français sont venus nous trouver pour nous faire part de leur peine… et de leur soutien. "Nous sommes tous Américains", disaient-ils.

* En Grande-Bretagne, la Reine avait ordonné que l’on joue l’hymne américain. Les gardes de Buckingham Palace pleuraient en l’entendant.

* Même Yasser Arafat a remonté sa manche et donné son sang.

* Le monde entier était aux côtés des Etats-Unis, à l’époque.

* Et aujourd’hui ?

* "De ma vie je n’ai jamais vu — dans le monde et en Grande-Bretagne — une telle détestation et un tel mépris pour les Etats-Unis", écrit Gavin Esler dans le Daily Mail. "C’est comme si le seul racisme acceptable en 2006 était d’être anti-Américain".

* "J’ai récemment fait un discours sur les affaires mondiales dans une école londonienne, à un groupe d’adolescents intelligents âgés de 14 à 18 ans. Lorsque j’ai mentionné que je m’inquiétais d’une guerre possible avec l’Iran concernant le programme nucléaire iranien, plus de la moitié des élèves a déclaré qu’ils croyaient plus les Iraniens que les Américains. Est-ce croyable qu’on en soit arrivé là ?"

* "Un sondage d’opinion publié hier a démontré que les Britanniques pensent désormais que George Bush représente un plus grand danger pour la paix mondiale que le dirigeant fondamentaliste iranien Mahmoud Ahmadjinejad ou que Kim Jong-il".

* Esler continue en méditant sur l’excellent travail accompli par l’administration Bush pour graisser "l’axe du mal" afin qu’il puisse écraser tout ce qui se trouve sur son chemin. La Corée du Nord a réussi à obtenir la bombe nucléaire sous l’œil vigilant des Etats-Unis, tandis que l’armée américaine a en fait aidé l’Iran à atteindre l’un de ses principaux objectifs de politique étrangère : elle a éliminé le principal rival de l’Iran dans la région — Saddam Hussein — et neutralisé son plus grand ennemi — l’Irak. En déstabilisant l’Irak, les Etats-Unis ont également contribué à développer la révolution chiite et le fondamentalisme islamique.

* Mission accomplie ! Les mollahs doivent se donner de grandes claques dans le dos.

* Mais voilà que les électeurs américains commencent à devenir nerveux. 55% d’entre eux ont déclaré aux sondeurs que leurs salaires ne suivent pas l’inflation. Et selon 53%, la guerre en Irak n’en vaut pas la peine.

** Pendant ce temps, quelques nouvelles du marché de l’art. David Geffen, qui a accumulé gloire et fortune à Hollywood, a acheté un tableau de Jackson Pollock pour 140 millions de dollars. Cela suit le quasi-achat d’un Picasso pour — combien était-ce, déjà ? — 139 millions de dollars… et l’achat d’un Klimt pour 135 millions de dollars.

* Tout le monde craque pour quelque chose. Les petits porteurs cèdent à l’appel des prêts à taux variables et à remboursement différé du capital. Les gros s’offrent des Picasso et des Pollock.

* La différence, c’est que les riches versent du véritable argent.

* "De gros bonus pour Wall Street une fois encore", déclare le New York Times.

* "Jamais, dans toute l’histoire de Wall Street, tant de gens ont gagné tant d’argent en si peu de temps", ajoute un article de Bloomberg.

* "Goldman Sachs Group., Morgan Stanley, Merrill Lynch & Co., Lehman Brothers Holdings Inc. et Bear Stearns Co. sont sur le point de récompenser leurs 173 000 employsé par 36 milliards de dollars de primes. C’est une augmentation de 30% par rapport au record de l’an dernier, et cela ne tient pas compte des milliards supplémentaires qui seront versés par Citigroup Inc., Bank of America Corp. et JPMorgan Chase & Co, les trois plus grandes banques des Etats-Unis, ainsi que les centaines de fonds de couverture et fonds de placement constituant l’industrie financière".

* "Enrichis par la valeur sans précédent des OPA, du trading et des dérivés de crédit, ‘cette année sera la meilleure à ce jour pour les grandes sociétés de courtage’, a déclaré Brad Hintz, analyste chez Sanford C. Bernstein & Co, à New York".

* "Le butin moyen, pour chaque individu des cinq plus grandes sociétés financières américaines, suffira à acheter une Bentley Continental GT à 165 000 $, le coupé trois portes préféré de Paris Hilton et Cher. Il restera assez de monnaie pour une boîte de cigares Romeo y Julieta et une caisse de champagne Pol Roger — celui que dégustait Winston Churchill, le Premier ministre britannique, dans les années 40 et 50".

* Les maisons d’enchères font donc fortune. Les meilleurs restaurants sont pleins. Et les riches se félicitent de leur génie.

* Mais les élections ne sont pas décidées par de riches génies. Elles sont gagnées par les plébéiens, les lumpen-électeurs, les foules, les masses. C’est l’individu lambda qui décide qui maltraitera la démocratie. Et l’Américain moyen est, par définition, plus bête, plus pauvre et plus ignorant que 150 million d’autres.

* Son prêt immobilier est en train d’être réajusté alors même que le prix de sa maison a cessé de grimper. Il doit plus d’argent que jamais, et a moins de revenu disponible qu’il y a trente ans de cela. Et s’il ne fait pas une pause bientôt, les choses tourneront bientôt mal.

* Et voilà que les résultats des élections sont tombés. Les républicains sont punis. Mais être mis à la retraite par les urnes — avec une pension à un million de dollars — ne semble pas une juste punition pour les dommages causés. Un peloton d’exécution, voilà qui conviendrait mieux.

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Pourquoi attendre les profits ?

1 740,11% de gains cumulés au total sur le premier semestre 2006…
Des gains de +50%… +69,77%… +67,86… +88,10% depuis début mai 2006… et des plus-values de 106,90%… 100%… 104%… 91,80%… 117,10% et même 679%… engrangées durant la première partie du 1er semestre 2006 !

Parfois, c’est encore le court terme le plus performant. Découvrez pourquoi…

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*** La Chronique Agora présente ***

Le Mogambo Guru nous présentait hier sa fabuleuse Théorie des Spaghettis Economiques — aujourd’hui, il en développe les implications sur la conjoncture actuelle…

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SPAGHETTIS ECONOMIQUES — 2ème PARTIE
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Par le Mogambo Guru (*)

De Bloomberg.com, nous apprenons que le département du Commerce US a annoncé que "le revenus disponible [américain], c’est-à-dire l’argent restant après impôts, a grimpé de 0,5% pour le deuxième mois consécutif. Ce gain a fait grimper les revenus disponibles de 5,9% par rapport au même mois l’an dernier. Ajusté à l’inflation, le bond de 0,8% du mois dernier était le plus important en un an".

Je suppose que tout dépend de la manière dont on définit le "revenu", parce que les gens que je connais n’ayant qu’un salaire pour vivre me disent qu’ils ne voient pas la moindre augmentation de leurs revenus. Cela peut sembler inquiétant, jusqu’à ce qu’on réalise que les seules personnes que je connais sont celles que j’ai rencontrées dans une cellule de dégrisement ou dans l’un de ces stupides groupes de discussion où le tribunal m’ordonne d’aller — si bien que ces gens sont, comme moi, des déchets humains complètement anti-sociaux, avec des tendances paranoïaques et des personnalités multiples (trois, si on compte Dave l’Invisible) ; il n’est donc pas étonnant que nous n’obtenions pas d’augmentations. En fait, le plus étonnant, dans tout ça, c’est que nous obtenions des emplois.

Mais si l’on compte comme revenu les gains générés par l’augmentation des dépenses gouvernementales… les intérêts supplémentaires versés par les gouvernements parce qu’ils émettent plus de dette… et si l’on ajoute à cela les augmentations de revenu des PDG gagnant des salaires follement élevés, qui comprennent en outre des centaines de millions de dollars — voire plus d’un milliard — de salaires et d’avantages en tous genres, de stock options et de cadeaux purs et simples… alors oui, les revenus grimpent.

Mais le département du Commerce ne s’intéresse pas aux amis que je me fais — probablement parce que toutes les agences gouvernementales de la police secrète ont déjà ces informations dans leurs dossiers. Ils continuent juste en disant qu’il y a eu une augmentation de 0,1% des dépenses, et que les revenus étaient en hausse de 0,5%.

C’est très bien, tout ça, mais il y a un élément inquiétant : "la mesure servant à jauger les prix, liée aux habitudes de dépenses et qui exclut les coûts de l’alimentaire et de l’énergie (et est la mesure préférée de la Fed), a augmenté de 2,4% depuis septembre 2005 ; c’est une baisse de 2,5% par rapport au chiffre annuel mesuré un mois auparavant".

John Williams, de shadowstats.com, déclare que "l”amélioration’ est liée aux comparaisons de l’IPC de l’année précédente, déformé par les effets de l’ouragan Katrina. Ces effets et distorsions se renverseront dans les mois qui viennent".

Si vous ne vous êtes pas déjà positionné sur l’or, peut-être reverrez-vous votre opinion lorsque l’un de nos lecteurs érudits, David W., déclare qu’on peut obtenir de très bons conseils dans le film Un homme d’exception. Il nous écrit : "le fait est que la remonétisation spontanée des métaux précieux est un équilibre de Nash. En bon français, cela signifie que la stratégie financière idéale pour tout le monde sur Terre est d’acheter autant d’or et d’argent qu’on le peut, dès que possible".

Ou, si vous ne voulez pas augmenter votre richesse de manière régulière et ennuyeuse, mais simplement savoir comment faire du trading sur l’or grâce à l’analyse technique, les sœurs Aden, sur AdenForecast.com, ont exactement ce qu’il vous faut — même si elles n’ont pas, je suis au regret de l’annoncer, ce dont moi j’ai besoin, à savoir des calendriers montrant de ravissantes jeunes femmes court vêtues me souriant avec des yeux qui disent "viens par là, mon joli".

Suite et fin demain…

Meilleures salutations,

Le Mogambo Guru
Pour la Chronique Agora

(*) Richard Daughty est associé gérant et directeur d’exploitation pour Smith Consultant Group, qui sert les secteurs financier et médical. Il est également l’auteur de la lettre d’information économique Mogambo Guru, un exercice visant à accumuler les sarcasmes sur ceux qui le méritent largement. Le Mogambo Guru est souvent cité dans le journal Barron’s ou dans le Daily Reckoning, l’équivalent américain de la Chronique Agora.

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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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