Et pourquoi pas les valeurs aurifères ?

▪ Qu’est ce qui ne va pas avec les valeurs aurifères ?

Ces derniers mois, elles se sont échangées de la même façon que les actions… mais pas comme l’or. Telle est la malédiction occasionnelle de l’investisseur dans les valeurs aurifères. Lors de certaines phases du marché, les investisseurs dans les valeurs aurifères ne parviennent pas à “être payés”, même lorsque l’or atteint des niveaux stratosphériques.

Un de mes amis, expert en valeurs aurifères, dit souvent en plaisantant : “les valeurs aurifères sont de tous les investissements les plus empathiques. Elles chutent lorsque le marché chute, et chutent également lorsque le prix de l’or baisse”.

Même si elle n’est pas totalement vraie, cette observation n’est pas non plus entièrement fausse. Pendant de longues périodes, les valeurs aurifères peuvent apporter beaucoup plus de frustration que de satisfaction. Ces trois dernières années et demi illustrent bien cela. Depuis le jour où le prix de l’or a dépassé les 1 000 $ l’once, le 13 mars 2008, le métal jaune a grimpé de 83%. Mais au cours de la même période, les valeurs aurifères, représentées par l’indice Philadelphia Gold and Silver, n’ont gagné qu’un minable 9%.

Certes, s’il est vrai qu’une hausse de 9% est mieux que la baisse de 3% qu’a connue l’indice S&P 500 depuis mi-mars 2008, aucun investisseur n’achète une valeur aurifère pour gagner 9% alors que le prix de l’or grimpe de 83%.

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En outre, il n’y a peut-être jamais eu un “+9%” plus difficile dans l’histoire des marchés financiers. Entre mars 2008 et fin octobre de la même année, l’indice XAU a plongé de 67%. Un investisseur aurait dû rester sur son achat durant tout cet affreux déclin — et résister à la tentation de couper ses pertes au cours du rebond qui a suivi –, tout cela afin d’atteindre son “+9%”.

Par conséquent, sur le papier, investir sur le marché haussier de l’or au cours des dernières années a été de “l’argent facile”. Dans le monde réel, c’était tout sauf cela. L’or et les valeurs aurifères ont rebondi durant l’année 2009. Mais même ainsi, au cours des deux années qui ont suivi — d’octobre 2009 jusqu’à aujourd’hui — posséder des valeurs aurifères est souvent resté une source de frustration.

▪ Le 2 octobre 2009, l’or cotait sous les 1 000 $ l’once pour la toute dernière fois (du moins jusqu’à aujourd’hui) et a terminé à 1 002,80 $ à la fermeture de Wall Street. Depuis lors, le prix de l’or a grimpé de 82%. Mais là encore, les valeurs aurifères sont restées à la traîne, loin derrière. Au cours des derniers mois, elles ont encore moins bien performé. Alors que l’or est en hausse de 30%, l’indice XAU stagne. Peut-être la chance va-t-elle tourner pour les valeurs aurifères.

Les valeurs aurifères perdent de leur éclat

Comme le montre le graphique ci-dessous, l’indice XAU a passé la plupart des vingt dernières années à se vendre à environ 20% à 25% du niveau du prix de l’or. Au plus profond de la crise de 2008, le XAU a plongé à 11,1% du prix de l’or. Ce ratio a par la suite rebondi, mais il a à nouveau régressé au cours des derniers mois et est quasiment revenu aux plus bas de la crise de 2008.

L'or est très bon marché

Autrement dit, les valeurs aurifères sont très sous-cotées par rapport à l’or. Cela ressemble à une opportunité d’achat, pas simplement parce que les valeurs aurifères sont bon marché par rapport à l’or, mais également parce qu’elles sont bon marché en regard de presque tous les fondamentaux.

Aucune “loi absolue du retour à la moyenne” ne peut garantir que les valeurs aurifères deviendront plus performantes que l’or lui-même. Et aucune loi absolue de quelque sorte que ce soit ne peut garantir qu’une meilleure performance serait synonyme de performance positive.

Par conséquent, la seule loi absolue qui prévaut est celle-ci : “bon marché vaut mieux que cher, toutes choses étant égales par ailleurs”.

Les valeurs aurifères sont bon marché.

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Eric J. Fry

Rédacteur en Chef d'Apogee Research
Eric J. Fry  s'occupe d'Apogee Reserch, une publication en ligne réservée aux investisseurs professionnels et aux fonds de couvertures. Eric est un spécialiste de l'analyse des actions internationales depuis plus d'une vingtaine d'années. Il est l'auteur du premier guide sur les certificats de dépôt américains.

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