L’Espagne, prochain grand gagnant européen ?

Rédigé le 21 juin 2017 par | Investissement Imprimer

L’Europe est le Rodney Dangerfield des zones économiques : on ne la respecte pas. Dangerfield est un célèbre humoriste américain répétant systématiquement : « on ne me respecte pas ».

Pourtant, lorsque vous laissez de côté les critiques, les mauvaises interprétations et les analyses incomplètes produites par la plupart des économistes, l’Europe enregistre vraiment les meilleures performances et offre les meilleures perspectives de croissance de toutes les principales zones économiques.

Au sein de l’Europe, plusieurs économies se distinguent véritablement, dont l’Irlande et l’Espagne. Certes, elles se sont toutes deux effondrées de 2008 à 2009, au plus fort de la crise financière mondiale. Mais c’était il y a huit ans. Beaucoup de choses ont depuis changé.

Actuellement, le marché espagnol offre un énorme potentiel de gains. Aujourd’hui, nous allons vous montrer plus d’une façon de réaliser ces gains.

Six marchés dans le monde et l’Europe est un des mieux placés

En gros, il existe six principaux marchés, dans le monde : les Etats-Unis, la Chine, l’Europe, le Japon, la Russie et les marchés émergents. Je les appelle les Big Six.

Dans cette démarche, nous séparons la Russie et la Chine des marchés émergents bien que ces pays soient encore des économies émergentes, conformément aux définitions de l’OCDE. En outre, notre définition de l’Europe se limite à l’Union monétaire européenne, ou « Zone euro », comptant les 19 pays qui ont adopté l’euro. Cela exclut le Royaume-Uni et la Scandinavie.

Certes, il existe des opportunités d’investissement en dehors des Big Six, notamment au Royaume-Uni, en Australie, au Canada et en Norvège. Et il est vrai que les marchés émergents sont diversifiés : les situations de la Malaisie, du Brésil et de la Turquie peuvent être extrêmement divergentes et différentes.

Pour analyser les flux financiers, on peut se servir des Big Six comme hypothèse de comparaison et point de départ permettant de prendre des décisions d’investissement.

En nous appuyant sur ce cadre, nous constatons ce qui suit :

Si l’on retire le Japon, la Chine, la Russie, les Etats-Unis et les marchés émergents, qui reste-t-il, au sein des Big Six ? L’Europe !

Il est difficile de reprocher aux Américains de ne pas comprendre l’histoire de l’Europe. Depuis 2010, tout le monde – de Paul Krugman à Joseph Stiglitz, en passant par Nouriel Roubini et Zero Hedge – proclame à cor et à cri la fin de l’Europe et la désintégration de l’euro.

Ce matraquage intellectuel est relayé par deux journaux basés à Londres : le Financial Times et The Economist. Malheureusement pour les investisseurs américains, toutes ces analyses sont fausses.

Une fois écartés les mauvaises analyses économiques et les articles biaisés, on constate que la Zone euro enregistre une croissance réelle impressionnante. Au sein de ce paysage positif, l’Espagne se détache particulièrement.

Le graphique ci-dessous indique une reprise de la croissance annuelle du PIB espagnol, depuis la crise de la dette souveraine de 2010. Elle dépasse désormais les maigres 2% de croissance moyenne enregistrée par les Etats-Unis ces huit dernières années.

croissance espagnole

La reprise économique espagnole a été impressionnante ces deux dernières années. Et vous pouvez y investir en dépit de la crise bancaire qui sévit. [NDLR : Comment faire exactement ? Pour le découvrir, abonnez-vous au service de Jim Rickards, Alerte Guerre des Devises, en cliquant ici.]

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Jim Rickards
Jim Rickards
Rédacteur en chef de Strategic Intelligence

James G. Rickards est le rédacteur en chef d’Intelligence Stratégique, la toute nouvelle lettre d’information lancée par Agora Financial aux Etats-Unis. Avocat, économiste et banquier d’investissement avec 35 ans d’expérience sur les marchés financiers de Wall Street, Jim est également l’auteur de Currency Wars et de The Death of Money, deux ouvrages devenus best-sellers du New York Times. Enfin, Jim est également chef économiste pour le fonds d’investissement West Shore Group.

Il est également rédacteur en Chef de Trades Confidentiels et Alerte Guerre des Devises.

En savoir plus sur le service d’Intelligence Stratégique.

4 commentaires pour “L’Espagne, prochain grand gagnant européen ?”

  1. La « Croissance » en Europe?! De qui se moque-t-on?! On en reparlera dans 6 mois… L’Union Européenne fait le même parcours que les Etats-Unis… juste avec quelques mois de retard. Croissance à 1,7%-2%(révisée à la baisse dans 3, 6, 9 mois…), c’est sûr que cela va payer les dettes des états et créer des emplois et relancer l’épargne avec des taux à zéro ou négatifs, donc des investissements pour une vraie richesse… Du vent tout cela.

  2. Hace falta mas unión entre nuestros paises, compartimos valores y estilo de vida, por que no la soberanía de nuestros paises en una verdadera Unión Europea como un único país. ¡VIVA LA UNIÓN EUROPEA! Completamente unidos seremos mas fuertes!

  3. Tout ceci n’est pas très sérieux:la dette publique Espagnole explose littéralement.

  4. Antonio España, no toman sus deseos por la realidad. Mire alrededor de la miseria de su país. Gerard es correcto.

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