En ce qui concerne la dette US, vive la paralysie politique !

▪ “Washington en proie à la paralysie”, disent les journaux. Nous avons vu la “paralysie de Washington” citée tant de fois que nous commençons à penser qu’il s’agit d’une nouvelle maladie, découverte sur les rives du Potomac. Un peu comme la grippe espagnole. Ou le virus Ebola.

La “paralysie” décrit ce que beaucoup de gens considèrent comme la plus grande faiblesse des Etats-Unis. Personnellement, nous aimerions juste qu’ils reprennent les choses en main.

Les politiciens ne parviennent pas à se réunir et à se décider. Ce thème est particulièrement répandu en ce moment parce que le plafond de la dette pèse sur le pays comme… eh bien, comme un plafond de la dette. Une fois qu’il sera atteint, d’horribles choses se produiront. Les politiciens ne pourront dépenser que ce qu’ils engrangent en recettes fiscales. Ils devront vivre selon leurs moyens, en d’autres termes. Et si ça, ce n’est pas la fin du monde, alors quoi ?

Pourquoi est-ce la fin du monde ? Parce que le pays s’est habitué à dépenser de l’argent qu’il n’a pas — et n’aura probablement jamais. Il le dépense en programmes médicaux, en allocations chômage et ainsi de suite. Les autorités envoient 80 millions de chèques par mois. Sans augmentation de la dette, des millions de personnes ne recevront pas cet argent mal acquis.

Bien entendu, pour autant que nous en sachions, bon nombre de ces plans gouvernementaux sont louables, pleins de bonnes intentions et en accord avec les plans divins — si toutefois les dieux étaient assez sots pour se mêler de politique.

▪ En écoutant CNN en version espagnole, nous avons découvert, entre autres choses, quelques-unes des bonnes oeuvres du département de l’Intérieur US. Ces publicités payantes, en espagnol, disent aux auditeurs que les forêts sont une bonne chose, et que s’ils ont des forêts ou veulent planter des arbres, ils peuvent recevoir de l’argent de la part du gouvernement. Et bien entendu, le monde serait un endroit meilleur en conséquence.

Evidemment, ces publicités seraient probablement suspendues si les autorités américaines ne pouvaient plus emprunter d’argent. Tout ça à cause de la paralysie à Washington. Si seulement les politiciens pouvaient se lever de leur chaise roulante et marcher ! Ils pourraient se réunir et s’embrasser dans la grande salle de ce bâtiment au toit en coupole — vous savez, le Capitole de Washington, celui qui ressemble à s’y méprendre à un édifice de la période de l’empire romain. Et les politiciens pourraient ensuite se serrer la main et s’entendre sur une nouvelle dévaluation de la devise et du crédit.

La paralysie politique est une bonne chose. Si l’homo politico liberalis ne peut pas se mettre d’accord avec l’homo politico conservatoris, ils ne peuvent pas comploter ensemble. Le reste d’entre nous pourraient alors vivre leur vie… créer et disposer de la richesse… sans trop d’interférences.

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Bill Bonner

Bill Bonner est le fondateur et président d'Agora Inc., une maison d'édition publiant des lettres d'information confidentielles – probablement l'une des plus brillantes au monde. Auteur de la lettre e-mail quotidienne The Daily Reckoning (450.000 lecteurs... ), il intervient également dans La Chronique Agora, directement inspirée du Daily Reckoning.

La passion de Bill Bonner pour la finance, les voyages et les grandes idées lui a permis d'engranger des succès incontestables pour son entreprise. Il a débuté en 1979, avec la publication des lettres d'information International Living et Hulbert's Financial Digest. Puis Agora Publishing a connu une croissance très importante, et s'est spécialisée dans la publication de lettres confidentielles sur la finance, la santé, le développement personnel et les voyages. Depuis le début des années 1990, Agora Publishing s'est encore développée. Le siège social est à Baltimore, mais aujourd'hui, Agora compte des bureaux à Paris, Londres, Waterford (Irlande), Melbourne, Johannesburg, Madrid et New-Delhi.

Agora compte aussi des maisons d'éditions se spécialisant dans la littérature classique et académique : Pickering & Chatto à Londres, et Les Belles Lettres à Paris.

Un commentaire
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  1. lol quand même sur les dépenses sociales! Quand on voit ce que coûte la politique impériale en milliard de $ mensuels, des sources d’économies pharamineuses sont toutes trouvées. Mais le lobby militaro-industriel veille à ce que la richesse nationale parvienne bien dans ses poches.

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