Les emprunts d’Etat finissent mal… mais pas toujours

Rédigé le 23 décembre 2016 par | Dette, Simone Wapler Imprimer

Le temps est venu de vous souhaiter un joyeux Noël et un bon début d’année. Nous nous retrouverons le 3 janvier 2017. Merci de nous avoir suivis durant toute cette année 2016 autour de nos sujets de prédilection : la place de l’Etat dans nos vies, surtout notre vie financière — et comment conquérir notre indépendance.

Oui, la dette publique, le crédit, la monnaie ne sont pas des domaines amusants et divertissants. Votre fidélité est d’autant plus méritoire et nous vous en remercions chaleureusement !

La dette d’Etat est aussi vieille que Sapiens, le bipède à grosse tête, les premiers empires et les guerres. Lorsque l’impôt ne suffit pas à assouvir les soifs de conquête et de grandeur des empereurs, rois et princes, la dette la remplace.

L’impôt est prélevé par la force. Pour la dette, il faut plutôt une force de conviction… mais en général en dépit de ce procédé plus civilisé, les histoires de dettes d’Etat se finissent mal. Ou bien le souverain gagne sa guerre ; dans ce cas le pillage et les impôts sur les nouvelles populations asservies permettent de rembourser. Ou bien le souverain perd et les prêteurs sont ruinés.

Il y a cinq siècles, les grands marchands investissaient peu dans l’artisanat, en plein essor. Il s’agissait pourtant d’investissements productifs et d’économie réelle, comme nous dirions de nos jours. Hélas, les grands marchands et banquiers préféraient recycler leurs bénéfices en prêts aux grands monarques (Charles Quint puis Philippe II, les Tudor, François Ier,…). Les guerres se succédèrent, les créances douteuses s’entassèrent et les banqueroutes royales s’ensuivirent (1557 et 1575 pour Philippe II).

Crise économique, argent facile, mauvaises dettes souveraines, capitalisme de copinage : les ressemblances avec notre époque sont nombreuses.

La dette d’Etat est toujours suspecte car, en fin de compte, les garants sont toujours et partout les contribuables. Le fait que l’Etat emprunteur soit une démocratie s’appuyant sur un consentement à l’impôt ne change rien à l’affaire.

Pourquoi l’Etat emprunte-t-il ? Sachant que les ressources sont, en principe, en quantité limitée, en quoi un gouvernement saurait-il répondre mieux que nous à la question « qu’est-ce qu’il est important ou bien de financer » ?

Lorsqu’un gouvernement n’arrive pas à convaincre ses propres citoyens, il essaye de convaincre des étrangers, ou bien il émet de la fausse monnaie.

Désastre souvent garanti dans les deux cas, comme le montre l’Histoire…

En 2017, nous allons continuer à être chroniqueurs de ces désastres (j’ai comme le pressentiment que nous aurons du travail) et nous allons tenter de vous trouver des pistes soit pour vous abriter soit pour en profiter.

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Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’œil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

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Visitez le site officiel de Simone Wapler : www.Simone Wapler.fr

Un commentaire pour “Les emprunts d’Etat finissent mal… mais pas toujours”

  1. Joyeux Noel Madame Wapler!

    http://thehill.com/blogs/ballot-box/gop-primaries/277307-trump-takes-back-pledge-to-eliminate-national-debt

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