Elections US : quel pouvoir de réforme pour le prochain chef d’Etat ?

Rédigé le 25 août 2016 par | Deep State Imprimer

« Chaud… Très chaud… Très très chaud »…

La canicule règne en France. Notre voisin agriculteur n’aurait pas eu besoin de nous le signaler.

Les jours sont clairs et ensoleillés. Dans notre région, la température passe de 21°C le matin à 35°C l’après-midi.

Très inhabituel à cette époque de l’année.

« Mieux vaut un mal connu qu’un bien à connaître » — vraiment ?

En ce qui nous concerne, nous nous occupons 24h sur 24 de notre épouse invalide — qui est désormais de retour à la maison avec des côtes fêlées, incapable de bouger.

Nous sommes à l’étage, dans la chambre — les volets fermés pour nous protéger de la chaleur –, à prendre quelques minutes pour écrire ces lignes…

… Mais sans rien d’important à dire.

Chaque jour, nous regardons les gros titres dans la presse… nous réfléchissons à ce qui se passe dans le vaste monde… et nous tentons de relier un point ou deux.

C’est probablement la même chose dans votre vie.

Vous vaquez à vos affaires. Vous avez du travail à faire. Des projets… des buts… des délais. Vos priorités. Vos investissements. Votre emploi du temps. Votre plan.

Et vous réfléchissez, aussi — des réflexions importantes sur les élections présidentielles… sur l’insécurité… sur l’état du pays… et du monde.

Est-ce que Trump ferait vraiment un meilleur président que Clinton ?

Madame Clinton est de toute évidence le « mal connu ». Mais quel genre de filou est Donald Trump ?

Personne n’en sait rien.

Elections US : Le Deep State aux commandes

En ce qui nous concerne, nous gardons l’esprit ouvert. Mais nous soupçonnons que, qui que soit le vainqueur, la plupart des Américains seront déçus.

Le ou la prochain/e président/e pourrait faire des changements marginaux, en grande partie symboliques. Mais imaginez que Trump soit élu.

Le Congrès US mettrait-il de côté sa vanité sordide et sa démagogie insipide pour se rallier à lui ? Approuverait-il vraiment les nouvelles lois demandées ?

Les lobbyistes rentreraient-ils chez eux ?

Les fonctionnaires, apparatchiks, charlatans et poltrons de Washington accepteraient-ils de soutenir la nouvelle administration destinée à « rendre sa grandeur à l’Amérique » ?

Les agences fédérales cesseraient-elles de mettre en place des réglementations chicanières pour profiter à un groupe d’intérêt ou un autre ?

Les renflouages, subventions et privilèges prendraient-ils fin ? Les compères perdraient-ils leurs sinécures ? Les zombies devraient-ils se trouver un vrai travail ?

Qu’est-ce qui changerait vraiment ?

Les soins de santé ? L’éducation ? La guerre ? La bureaucratie ? Les impôts ?

La reine de l’establishment

Le New York Times a récemment envoyé un journaliste couvrir la visite de Donald Trump aux mines de charbon de Virginie de l’ouest.

Les mineurs au chômage le soutiennent. L’un d’entre eux a affirmé que le candidat républicain « pourrait être notre seul espoir ».

Espoir de quoi ?

Oui, évidemment, les mineurs sont en mauvaise position.

Hillary, la reine de l’establishment, a même dit qu’elle aggraverait leur situation.

Le Deep State — avec ses millions de parasites, d’escrocs, de tire-au-flanc, de compères et de zombies — ne produit pas de richesse. Il ne peut que s’enrichir (par rapport au reste de la population) en prenant le bien des autres. [NDLR : Faites en sorte que vous ne fassiez pas partie de ceux qu’on pille… Prenez des mesures pour protéger votre épargne, mais aussi la faire fructifier à l’abri des parasitocrates et de leurs manœuvres. Cliquez ici pour découvrir notre stratégie concrète].

Pour accorder une subvention à l’énergie solaire d’Al Gore, il doit prendre de l’argent au reste de l’économie.

Pour renflouer les banques, il faut que quelqu’un débourse la somme.

Et s’il construit des avions, des bombes et des drones — les sous-traitants s’enrichissent, mais quelqu’un doit payer.

Qui va rebattre ce jeu de cartes ? Et de quelle manière ?

Donald Trump ?

La presse rapporte que l’économiste Judy Shelton fait partie de ses conseillers… et qu’elle est en faveur d’un retour à l’étalon-or. Si Trump est élu, pourra-t-elle réformer le système monétaire ?

Hmmm…

Vous étudiez ces éléments… vous pensez à toutes ces choses — sur l’argent et la politique… la guerre et la paix… le progrès et la civilisation…

Et puis quelque chose se produit : quelqu’un dans votre famille tombe malade… un divorce… un accident…

Soudain, ces soucis ne semblent plus si importants.

Peut-être ne l’ont-ils jamais été, d’ailleurs.

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Bill Bonner
Bill Bonner
Fondateur de AGORA

Né en 1948, Bill Bonner est le fondateur d’AGORA, le plus large réseau d’entreprises indépendantes de presse spécialisée au monde.

En 1978, depuis sa ville natale, Baltimore (Maryland, Etats-Unis), Bill Bonner a voulu développer un « marché » (« Agora » en grec) des idées. Pas de l’information homogénéisée telle que les médias grand public relayent sur nos écrans et journaux, mais une source d’idées diverses avec des opinions et des avis originaux, alternatifs et surtout utiles. Bill a à cœur d’aider les lecteurs à mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent, et à agir en conséquence. Que ce soit en matière de géopolitique, de macro-économie ou tout simplement dans le domaine de l’épargne, Bill incite ses lecteurs à cultiver un esprit vif et anticonformiste.

« Parfois nous avons raison, parfois nous avons tort, mais nous sommes toujours dans le questionnement », telle est la devise de Bill.

Bill a également co-écrit des livres qui ont tous figuré dans la liste des best-sellers du New York Times et du Wall Street Journal : L’inéluctable faillite de l’économie américaine (2004), L’Empire des dettes. À l’aube d’une crise économique épique (2006) et Le Nouvel Empire des dettes. Grandeur et décadence d’une bulle financière épique (2010).

Dans son dernier livre, Hormegeddon, quand trop de bien nuit (2015), paru aux Belles Lettres (www.lesbelleslettres.com), Bill décrit ce qu’il advient lorsque l’on abuse d’une bonne chose dans les sphères de la politique, de l’économie et des affaires. En bref, trop de bien conduit au désastre.

Vous pouvez retrouver les notes de Bill au quotidien dans La Chronique Agora.

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2 commentaires pour “Elections US : quel pouvoir de réforme pour le prochain chef d’Etat ?”

  1. Je souhaite un bon rétablissement à votre épouse

  2. Pourtant jamais ce dont vous avez rêvé depuis 30ans n’a jamais été aussi proche de se produire.
    c’est toujours ainsi que cela se passe…

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