Paris, France
Jeudi 31 mai 2007
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*** Du Fisc français comme sauveur de la planète bourse
Le salut de l’Empire du Milieu se trouverait-il du côté de l’ENA ?
*** Acheter la rareté
C’est bien connu, tout ce qui est rare est cher… surtout pour les ressources naturelles
*** L’équipée sauvage
Se pourrait-il que nous vivions vraiment une nouvelle ère ?
*** Quel vent Nicolas Sarkozy fera-t-il souffler sur vos investissements ? (1)
De l’avenir d’une promesse…
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Bonjour,
*** DU FISC FRANÇAIS COMME SAUVEUR DE LA PLANETE BOURSE
** Après l’arme des taux, demeurée sans effet tant la muraille de confiance chinoise était longue et solide, puis l’arme de la hausse des réserves bancaires obligatoires (censée tarir le flux de liquidités, une mesure qui s’est avérée totalement inefficace), le ministère des Finances chinois n’a eu d’autre alternative que de recourir à l’arme de dissuasion massive de la fiscalité.
Pékin a d’ailleurs réussi à faire d’une pierre deux coups : en triplant — en quelque sorte — la fiscalité sur les transactions boursières (comme nous l’évoquions mardi), le Trésor chinois augmente considérablement ses recettes… tandis que le gouvernement obtient que la bourse de Shanghai consolide enfin de manière un peu appuyée après un quasi triplement des cours en l’espace d’un an.
La secousse (-6,5%) peut paraître rude. Cependant, même ainsi amputé de gains très significatifs — l’équivalent de l’intégralité de la performance du Nasdaq depuis le 1er janvier) — le mois de mai demeure largement positif à Shanghai. L’indice SSE parvient de surcroît à préserver le seuil psychologique des 4 000 points, à 4 053 points en clôture.
Mais les indices boursiers chinois pourraient rapidement colmater cette brèche et continuer de grimper comme la Grande Muraille le long des crêtes montagneuses qui mènent jusqu’aux frontières de la Mongolie. Dans ce cas, les autorités de Pékin — qui ont bien retenu les leçons de capitalisme à l’américaine et tenu le plus grand compte des récents messages d’alerte au krach d’Alan "Bulles" Greenspan — disposeraient, en dernier recours, de la possibilité d’effectuer un stage de "fiscalité tout-terrain" en France.
** Car Bercy (notre inimitable ministère des Finances) constitue le saint des saints en la matière. Au fil des décennies, l’élite de l’ENA et de l’Inspection des Finances a réussi à produire une masse de textes réglementaires, d’impôts directs et indirects, de taxes et de prélèvements sans équivalent de par le monde.
Rien de ce qui peut constituer une recette pour l’Etat — de la fonte des moules à gaufre à celle des turbines équipant les centrales nucléaires, des droits de pâture aux droits d’auteurs, des revenus salariés aux revenus découlant des ultimes sous-produits du capital –, rien de ce qui est taxable (la fortune comme l’infortune) n’a échappé à la sagacité des lauréats de la plus grande école d’administration du monde occidental.
Si les sherpas de la finance chinois se retrouvaient à cours de moyens légaux pour stopper la spirale haussière des actifs boursiers, nous autres Français qui sommes tant critiqués pour notre tendance maniaque à imposer, ponctionner, prélever tout ce qui peut l’être, nous pourrions au bout du compte sauver la planète d’un immense péril boursier.
Nous pouvons mettre à la disposition de l’Empire du Milieu un arsenal fiscal répressif sans équivalent et modulable à l’infini, en termes d’intensité : impôt sur les plus-values, les dividendes, les transactions financières, la conservation des titres (droits de garde) — le tout assorti de taux de TVA à géométrie variable… sans oublier les toutes dernières et géniales créations que sont la CSG et la RDS, qui augmentent chaque année de quelques millièmes en toute discrétion et sans que la presse économique n’en souffle mot.
Si avec 40% d’impôt sur les plus values, 10% de CSG, 33% de TVA sur les frais de courtage, un triplement des droits de timbre sur les actions, des taxes forfaitaires dissuasives en cas de dépassement d’un certain seuil de cession de valeurs mobilières (mettons 3% sur le chiffre d’affaire global au-delà de 5 000 yuans)… ce serait vraiment le diable si Shanghai ne commençait pas à consolider !
Le Fisc français avait bien réussi à tuer le marché de l’or physique en quelques semaines au début des années 80, en instituant une taxe de 7% sur le montant des transactions (pièces ou lingots), qu’elles génèrent ou non des plus-values. Nous lui ferions donc toute confiance pour former les dirigeants chinois à l’éradication de la moindre velléité spéculative.
Il cependant permis de se demander si la tentation de faire machine arrière en matière de fiscalité (exonérations de toute nature pour les assujettis à l’ISF, déduction des intérêts d’emprunts immobiliers, allègement des charges sociales…) ne va pas brouiller l’image de la France aux yeux de ceux qui admirent notre politique de ponctions tous azimuts.
** Nous avons eu tout le temps de réfléchir à la question en ce mercredi, car il nous est vite apparu évident que tout risque de contagion de la baisse — orchestrée — des marchés asiatiques était écarté : les places européennes ont eu tôt fait de récupérer entre 85 et 90% de leurs pertes initiales (qui allaient jusqu’à -1,2% à Paris en début de matinée mercredi).
Les indices américains — attendus initialement en repli de 0,5% — n’ont en réalité presque rien lâché dès les premiers échanges, et sont rapidement repassés dans le vert à la mi-séance. Vous jugerez peut être que notre tempérament contrarien ne manque pas une occasion de s’exprimer (comme un énarque ne peut s’empêcher de tenter de donner son nom à une nouvelle directive ou un nouvel amendement fiscal)… mais nous profiterions bien de l’occasion pour couvrir les portefeuilles et alléger nos positions dans la plupart des secteurs de la cote, sauf dans le secteur aurifère.
Philippe Béchade,
Paris
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*** ACHETER LA RARETE
** "Acheter la rareté" est souvent une bonne idée. Propriétés en bord de mer, pièces d’or en parfaite condition, œuvres d’art en série limitée… tout cela témoigne de la valeur de la rareté. Mais parfois, la rareté est temporaire, surtout sur les marchés des matières premières. Pendant des mois, voire des années, la demande écrasera l’offre d’un produit énergétique, d’une céréale ou d’un métal en particulier. Mais la production finit par rattraper la demande, et la rareté cède le pas à l’excès.
- En tant qu’investisseurs, nous devrions toujours rechercher la rareté, qu’elle soit durable ou temporaire. La rareté crée l’opportunité.
** Prenez la Chine, par exemple, et son gigantesque projet de construire plusieurs nouvelles centrales nucléaires. Les ambitions nucléaires de la Chine sont vertigineuses : 50 milliards de dollars et 32 centrales d’ici 2020. On murmure des chiffres encore plus stupéfiants — avec 300 centrales supplémentaires d’ici la moitié du siècle.
- Une sorte de renaissance nucléaire se fait sentir depuis quelque temps. La meilleure preuve de cela réside sans doute dans le prix de l’uranium. En 2004, le prix d’une livre de minerai d’uranium traité n’était que de 14,40 $. Aujourd’hui, on approche les 120 $. On pourrait penser que l’envolée des cours de l’uranium freinerait la construction de nouvelles centrales — mais ce n’est de toute évidence pas le cas.
- L’un de mes amis travaille pour le département américain de l’Energie. Il surveille plusieurs projets de recherche liés au nucléaire. Lorsque j’ai mentionné le prix de l’uranium au cours de l’une de nos conversations, il m’a affirmé que le minerai ne manquait pas.
- "Nous savons où il est", a-t-il déclaré. "Nous pouvons rendre les Australiens extrêmement riches — comme les Saoudiens avec le pétrole". Le Canada en produit également pas mal, tout comme le Kazakhstan. Le problème, c’est qu’il n’y a pas beaucoup d’uranium en ce moment.
- On compte environ 4,7 millions de tonnes de ressources d’uranium identifiées, que les entreprises peuvent extraire à moins de 60 $ la livre, selon un récent rapport de l’OCDE/AIEA. "Aux taux de génération nucléaire de 2004", affirme le rapport, "cela représenterait assez [d'uranium] pour nourrir les réacteurs de la planète durant 85 ans". Mais l’uranium dans le sol, ce n’est pas la même chose que l’uranium dans une centrale nucléaire. Il faut du temps pour démarrer une nouvelle mine.
- Les prix de l’uranium pourraient donc continuer à grimper durant plusieurs années — surtout si l’on tient compte du fait que la hausse des prix ne ralentira probablement pas la demande. Même à 100 $ la livre, l’uranium ne mobilise pas une part importante des coûts de l’énergie nucléaire. "Le carburant ne représente que 26% des coûts de production pour l’électricité générée par le nucléaire", explique le Nuclear Energy Institute. "Par contraste, le carburant représente plus des trois quarts des coûts de l’électricité générée par le charbon, le pétrole ou le gaz".
- Cet avantage est l’une des raisons pour lesquelles l’énergie nucléaire est relativement bon marché. "Les centrales nucléaires américaines ont les coûts de production les plus bas, parmi toutes les grandes sources d’électricité — seule l’hydro-électricité est moins chère", continue le Nuclear Energy Institute. "En 2005, les coûts de production de l’électricité nucléaire étaient de 1,72 cents par kilowatt/heure (kWh), à comparer avec 2,21 cents par kWh pour le charbon, 7,51 cents pour le gaz naturel et 8,09 cents pour le pétrole".
- Même si les prix de l’uranium doublent au cours des prochaines années, l’énergie nucléaire resterait extrêmement compétitive, en tant que source énergétique. Bien entendu, dans quelques temps, de nouvelles mines d’uranium s’ouvriront. Et bien entendu, le prix de l’uranium pourrait reculer. Et alors ? En attendant, les cours pourraient grimper en flèche — d’autant plus que la demande semble assurée d’augmenter radicalement.
- Seuls 103 réacteurs sont en ligne aux Etats-Unis en ce moment. Mais ces centrales ne fournissent que 20% de l’offre énergétique actuelle aux USA. La France est en tête, avec près de 80% de son électricité provenant de centrales nucléaires. La Chine, assez ironiquement, est dans les derniers, avec 2,3%. Etant donné les bouleversements que la demande chinoise a provoqués pour d’autres matières premières, nous devrions prendre note de ce nouvel intérêt pour l’énergie nucléaire. Cela semble de bon augure pour le prix de l’uranium et les profits de ceux qui en vendent.
- Il y a toujours, sur notre planète bleue, des actifs dont l’offre est limitée, pour une demande élevée. Trouver ce genre d’actifs — rares, et qui le deviennent encore plus — sans les payer trop cher n’est probablement pas une mauvaise formule d’investissement.
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** L’EQUIPEE SAUVAGE
** Tenez bon… nous sommes en pleine équipée sauvage !
* Eh bien ! Peut-être qu’on vit vraiment une nouvelle ère. Le monde n’a jamais rien vu de tel… du moins pas à cette échelle.
* Comme tout le monde, nous sommes frappés de stupeur. Jusqu’où est-ce que tout cela peut aller ? Pendant encore combien de temps ? En d’autres termes, nous nous demandons jusqu’à quel point cette nouvelle ère est… nouvelle.
* Nous parlons de la Très Très Grande Bulle, bien entendu.
* Imaginez un peu : rien que dans la journée de lundi, 455 111 nouveaux comptes-titres ont été ouverts en Chine. C’est comme si tous les hommes, femmes et enfants de la ville de Luxembourg avaient ouvert un compte — et c’est comme ça tous les jours.
* Cela porte le nombre de comptes ouverts dans la République Populaire de Chine à plus de 100 millions. Naturellement, les marchés reflètent cette nouvelle pression à l’achat exercée par le Peuple. A Shanghai, les valeurs ont doublé depuis le printemps 2005… puis ont doublé une nouvelle fois. Il suffit de regarder les graphiques. Les prix suivent une courbe exponentielle — quasiment à la verticale. C’est le Marché Populaire Haussier… où le peuple profite de quelques moments précieux de délire euphorique.
* "Il est glorieux de s’enrichir", disait Deng Xiao Ping. Et à présent, des millions de Chinois deviennent glorieusement riches.
* Nous nous demandons si l’expression "qui trop embrasse mal étreint" existe en mandarin. Si non, quelqu’un devrait la traduire. Pour autant que nous en sachions, aucun marché n’a jamais grimpé si spectaculairement sans baisser tout aussi spectaculairement un peu plus tard.
* Mais, ma foi, cher lecteur… nous vivons une nouvelle ère. Tout peut arriver.
* En attendant, les autorités chinoises s’inquiètent. Elles n’ont peut-être jamais vu de bulles de près. Mais elles en ont entendu parler… et elles ont beaucoup lu. Elles ont donc essayé les avertissements… l’augmentation des réserves obligatoires… le resserrement du crédit. La semaine dernière, le ministère de l’Education s’est manifesté, et a ordonné aux étudiants d’oublier la bourse et de se concentrer sur leurs livres. Apparemment, bon nombre d’étudiants font la queue pour ouvrir des comptes-titres, à côté des veuves et des orphelins. Ils négligent leurs études, déclarent les autorités.
* Qui pourrait les en blâmer ? Spéculer sur les actions, surtout en temps de bulle, est bien plus facile qu’étudier le calcul différentiel. C’est également bien plus profitable. Pourquoi se donner la peine de devenir ingénieur en électronique pour gagner 5 000 $ par an, quand on peut emprunter, investir en actions et gagner des millions ?
* Le ministère de l’Education chinois devrait se détendre. Nous avons le sentiment que ces jeunes investisseurs encore verts sont sur le point de recevoir une leçon utile.
** Aux Etats-Unis, un autre genre de folie spéculative s’est emparé des marchés. Là, ce sont les professionnels qui s’enflamment, plutôt que les lumpeninvestisseurs.
* Fusions… acquisitions… achats… ventes… des accords, des accords et encore des accords. Le mois de mai verra fleurir plus de rachats que tout autre mois de l’histoire. On se croirait dans les jardins de Bagatelle ! A ce jour en mai, les rachats se montent à 82 milliards de dollars. Le "mois le plus chaud" jamais enregistré, en termes d’accords.
* "La frénésie touche-t-elle à sa fin ?" demande le Wall Street Journal
* Nous n’en savons rien. Mais nous lisons également que la masse monétaire américaine continue de se développer au taux annuel de 14% — six fois plus rapidement que le PIB. Toute cette oseille doit bien aller quelque part. Pour le moment, elle s’écoule dans les accords. Et les brasseurs d’affaires — comme le super-brasseur Goldman Sachs — gagnent beaucoup beaucoup d’argent. Les actions Goldman ont été multipliées par trois au cours des cinq dernières années.
* Un article affirme que les investisseurs sont plus confiants qu’ils ne l’ont jamais été ces cinq dernières années. Mais parallèlement, beaucoup d’investisseurs expérimentés commencent à spéculer à la baisse. Les marchés n’ont jamais vu tant de ventes à découvert depuis 1931. Normalement, les gens vendent à découvert au début d’un marché haussier. Les prix grimpent, mais les investisseurs s’attendent à les voir baisser tout de suite après. Et voilà que nous avons une énorme augmentation des ventes à découvert… alors que la hausse boursière est galopante.
* Que faut-il en penser ? A nouveau, nous n’en savons rien… peut-être que nous vivons vraiment une nouvelle ère…
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Ne faites pas de trading…
FAITES DES PROFITS !
Une forme d’investissement bien spécifique permet d’accumuler rapidement et simplement les plus-values.
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*** La Chronique Agora présente ***
Les élections présidentielles sont passées, et le nouveau gouvernement est défini. Quelles seront les conséquences de tous ces changements pour votre portefeuille ? Raphaël Garaud a mené l’enquête…
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QUEL VENT NICOLAS SARKOZY FERA-T-IL SOUFFLER SUR VOS INVESTISSEMENTS ? — 1ère PARTIE
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Par Raphaël Garaud (*)
Aucune surprise, cher lecteur : notre nouveau Président de la République est celui que la Bourse avait choisi depuis pas mal de temps. D’où son attitude sereine vis-à-vis de cette élection, ce dont je vous avais entretenu dans mes e-mails hebdomadaires. Seule différence à présent : pour un grand nombre de supporters présidentiels, la Saint-Nicolas se fêtera désormais le 6 mai.
A présent, si l’homme met en application ses propos et les grandes lignes directrices qu’il a présentées lors de sa campagne, nous pouvons dessiner les prochaines grandes tendances en matière d’investissement, sur lesquelles nous allons pouvoir nous positionner — ou éviter soigneusement de le faire au contraire.
Des enjeux énormes pour les années à venir
Pour savoir où nous pourrions aller, il est utile à mon sens de regarder d’où nous partons, et dans quel contexte nous sommes — car faire des promesses est une chose ; les tenir une autre.
Sur le plan de la compétitivité par exemple, nous ne sommes pas des mieux placés même si les prévisions de croissance de la commission européenne et d’autres organismes sont relevées entre 2,4% et 2,5% — alors qu’il y a peu elles plafonnaient à 2%. Mais bien sûr, cela ne sera pas suffisant pour prétendre diminuer notre dette de façon significative et dégager des moyens nouveaux : il faudra aller au-delà.
De plus, un contexte économique favorable ne pourra que faciliter les mises en place indispensables aux mutations de notre société, tant au niveau des moyens nécessaires à ces changements que concernant l’état d’esprit des partenaires économiques et sociaux. Car il faut pouvoir se donner les moyens de mettre en oeuvre ces changements. L’idée d’un troisième tour social, compte tenu des sujets sensibles qui vont devoir être abordés sérieusement — tels la réforme des régimes spéciaux, la mise en place d’un service minimum — n’est pas une utopie. Et même si des discussions ont déjà été engagées pour prendre le pouls des syndicats… que de réticences à prévoir lorsque l’on entrera dans le vif du sujet !
Malgré la baisse prévue de la croissance américaine, celle du reste du monde est toujours bien orientée, et notre principal client, l’Allemagne, se montre solide. Pour moi, il est clair que ces élections sont l’espoir qu’un vent nouveau se lève enfin sur notre économie. Quitte à me répéter, il me semble important de comprendre que le moment est venu de rompre avec le passé et que nous devons compter sur nous-mêmes, sur notre richesse, nos forces, nos points forts pour que notre économie revienne dans le peloton de tête des économies mondiales.
Au Président de justifier la confiance que nous lui avons donnée… et surtout de l’étendre. De toutes les grandes idées et principes théoriques développés pendant la campagne, nous pouvons déduire quelques réflexions et pistes en matière d’investissement.
Quels impacts sectoriels… et pour nos investissements ?
C’est la question principale que vous devez vous poser, mais elle dépend de tout ce qui précède. Les positions étant claires, il est permis d’espérer une meilleure conjoncture d’ici un an — il faut un minimum de temps pour agir en profondeur.
Dès lors, quels sont les secteurs qui vont profiter des mesures à venir (ou qui seront tentées d’être prises) et de la conjoncture qui devrait s’améliorer ?
Nous verrons cela en détails dès demain…
Meilleures salutations,
Raphaël Garaud
Pour la Chronique Agora
(*) Raphaël Garaud est rédacteur en chef de Vos Finances — La Lettre du Patrimoine. Ce service d’information financière offre à ses membres des moyens exclusifs et fiables de protéger et d’accroître leur patrimoine. Actions, fiscalité, immobilier, investissements alternatifs… Vos Finances — La Lettre du Patrimoine ne laisse rien au hasard lorsqu’il s’agit de faire fructifier votre capital ! Pour en savoir plus
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2007
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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La Chronique Agora est une lettre électronique quotidienne gratuite distribuée par les services financiers des Publications Agora. Si vous désirez appliquer les conseils et évoqués dans cet e-mail, n’hésitez pas à vous abonner à l’une de nos lettres.
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