Dette souveraine : qui fera faillite le premier, l'Europe ou les Etats-Unis ?

Rédigé le 20 juillet 2011 par | Inflation, dettes et récession Imprimer

▪ Qui peut honnêtement dire qu’il ne profite pas du spectacle ?

Des clowns à gauche, des guignols à droite… amusant, n’est-ce pas ?

Les actions chutent, l’or bat de nouveaux records. L’euro a reculé, mais par rapport au dollar, il est toujours 50% plus élevé que lorsqu’il a été introduit il y a 10 ans.

En Europe, les grands banquiers et les autorités financières essaient de trouver comment éviter une chose naturelle — la faillite.

Aux Etats-Unis, les politiciens luttent pour augmenter le niveau du plafond de la dette avant qu’il soit trop tard.

La grande question, c’est qui fera faillite le premier ? L’Europe ou les Etats-Unis ?

Larry Summers, ancien Secrétaire au Trésor US a prévenu que ne pas augmenter la limite de la dette serait pire que la faillite de Lehman en 2008. Ben Bernanke a dit la même chose au Congrès US.

En Europe, le FMI et le reste de l’élite financière ont le même message. Ne laissez pas la Grèce faire faillite, ou il y a un sérieux risque de « contagion » et de catastrophe financière. Larry Summers a même traversé l’océan pour donner de mauvais conseils aux Européens :

« Aucune grande institution financière, quel que soit le pays, ne devrait être laissée à la faillite ».

▪ Des deux côtés de l’Atlantique, la situation est la même. Les génies et les escrocs qui gèrent les grandes banques veulent que le pot de miel reste ouvert aussi longtemps que possible. Mais il y a des pressions — provenant en majeure partie des classes moyennes, qui trouvent qu’elles ont été arnaquées — pour remettre le couvercle.

En Europe, les Allemands traînent des pieds à l’idée de donner plus d’argent aux paniers percés en Grèce et au Portugal. Aux Etats-Unis, les activistes du Tea Party veulent mettre fin à l’Etat-Providence en lui coupant les vivres. Ils veulent respecter la limite de la dette. Bon nombre d’entre eux seraient heureux de voir le pays faire faillite.

Personnellement, nous aimerions voir le gouvernement américain faire défaut. Pourquoi ?

Parce que les autorités ont déjà fait assez de dégâts avec leurs emprunts ; il est temps de vivre selon leurs moyens…

Parce qu’il y a assez de zombies subsistant avec des fonds empruntés…

Parce qu’il sera moins douloureux d’arrêter l’accumulation de dette maintenant plutôt que dans le futur…

Et parce que nous voulons simplement voir ce qui se passe quand les zombies se retrouvent à court de viande fraîche.

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Bill Bonner
Bill Bonner
Fondateur de AGORA

Né en 1948, Bill Bonner est le fondateur d’AGORA, le plus large réseau d’entreprises indépendantes de presse spécialisée au monde.

En 1978, depuis sa ville natale, Baltimore (Maryland, Etats-Unis), Bill Bonner a voulu développer un « marché » (« Agora » en grec) des idées. Pas de l’information homogénéisée telle que les médias grand public relayent sur nos écrans et journaux, mais une source d’idées diverses avec des opinions et des avis originaux, alternatifs et surtout utiles. Bill a à cœur d’aider les lecteurs à mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent, et à agir en conséquence. Que ce soit en matière de géopolitique, de macro-économie ou tout simplement dans le domaine de l’épargne, Bill incite ses lecteurs à cultiver un esprit vif et anticonformiste.

« Parfois nous avons raison, parfois nous avons tort, mais nous sommes toujours dans le questionnement », telle est la devise de Bill.

Bill a également co-écrit des livres qui ont tous figuré dans la liste des best-sellers du New York Times et du Wall Street Journal : L’inéluctable faillite de l’économie américaine (2004), L’Empire des dettes. À l’aube d’une crise économique épique (2006) et Le Nouvel Empire des dettes. Grandeur et décadence d’une bulle financière épique (2010).

Dans son dernier livre, Hormegeddon, quand trop de bien nuit (2015), paru aux Belles Lettres (www.lesbelleslettres.com), Bill décrit ce qu’il advient lorsque l’on abuse d’une bonne chose dans les sphères de la politique, de l’économie et des affaires. En bref, trop de bien conduit au désastre.

Vous pouvez retrouver les notes de Bill au quotidien dans La Chronique Agora.

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2 commentaires pour “Dette souveraine : qui fera faillite le premier, l'Europe ou les Etats-Unis ?”

  1. Merci mille fois pour vos articles, lucides clairs trés bien rédigés, sans langue de bois.
    Vous rester sur le net les seules pages encores enrichissantes, cultivées pleines d’humour et de classe qui dépeignent la société politique et économique
    Merci encore Messieurs BONNER et BECHADE en priiorité mais vos collègues sont trés bien aussi
    Continuez

  2. J’apprécie beaucoup « l’humour » de Monsieur Larry Summers.

    Chantre actif de la dérégulation qui a conduite la crise à ce point crucial, acteur et responsable émérite avec Alan Greenspan, Timothy Geithner, Henry Paulson (ex patron de Goldman Sachs – qui dit en passant à laisser tomber une grande entreprise bancaire, Lehman pour ne pas la citer ) et tous les commanditaires et responsables mondiaux qu’il faudrait nommer * , Larry Summers ferait mieux de ne rien dire plutôt que de telles inepties.

    * Une idée me vient :
    Pourquoi ne pas créer un blog, un site pour nommer tous les commanditaires, responsables et vasseaux de cette crise imposée aux peuples et aux nations ?
    Pourquoi ne pas fermer toutes les banques pourries et éliminer leurs actifs toxiques ?
    Pourquoi ne pas créer une nouvelle économie et une nouvelle finance éthique au service du bien commun ?
    Pourquoi ne pas mettre tous ces prédateurs économiques et financiers en prison ?
    Pourquoi ne pas leur prendre tous leurs biens et les rendre aux peuples qu’ils ont spolié ?

    Pourquoi ne pas dire aux américains que la FED a transféré ses dettes aux contribuables américains en janvier 2011 avec l’accord du Trésor américain ?

    Pourquoi devons-nous payer des dettes ?
    L’argent du crédit créé par les banques à partir de rien, remboursé avec des intérêts illégaux qui n’ont jamais été créés avec les crédits, mais qui sont pris sur la masse monétaire sont la cause réelle des crises qui affectent la société humaine par les maux qui nous accablent (USA? Angleterre, PIIGS, France…

    Arrêtons les frais ! Arrêtons de payer !

    Que ce soit la chute du dollar et/ou de l’euro qui ait lieu en premier, les peuples se retournent contre vous, Messieurs et Dames financiers, politiques et prédateurs économiques.

    Je suis indigné d’un tel égoîsme et d’une telle recherche de « pouvoir », par une « pseudo-élite », qui prétend comme David Rockfeller l’a dit en 1991 vouloir gouverner la Terre, par une élite d’intellectuels, d’hommes d’affaires et de banquiers les nations plutôt que par l’auto-détermination des peuples.

    Vous voulez un gouvernement mondial !

    J’en prends la tête au nom des peuples de la Terre !

    Créons un véritable gouvernement citoyen planétaire au service de tous les êtres humains et de son environnement naturel !

    Et foutons tous ces voleurs, politiques, économiques et financiers au trou pour leur reste de leur vie !

    Daniel Maniscalco

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