La BCE s’inquiète mais pas nous

Rédigé le 25 novembre 2016 par | Banques Centrales, Dette, Simone Wapler Imprimer

La hausse des taux qui commence repose la question du paiement des intérêts de la dette publique, laquelle n’a cessé de gonfler depuis 2008. Le pays en première ligne sur cette deuxième crise de l’euro qui se profile est, pour l’instant, l’Italie.

« La BCE pose la question de la solvabilité de certains Etats européens », Les Echos du vendredi 25 novembre.

Argh… Angoisse, parle-t-on de nous, enfin je veux dire de la France et nous les Français ? Rien sur la France dans Les Echos qui se focalisent sur l’Italie.

Dans la note de la BCE, la France et l’Espagne sont pointées comme pays à gros déficit, mais la courbe d’écart des taux d’emprunt reste pour le moment assez rassurante.

Sur ce graphique, qui est l’indicateur de stress du système financier de la BCE, plus la grosse flaque grise s’étend, plus c’est dangereux.

Indicateur composite de stress systémique des obligations souveraines de la Zone euro Cliquez sur le graphique pour l’agrandir

Pour qu’un euro français, italien, espagnol soit vu comme aussi bon qu’un euro allemand ou autrichien, il ne faut pas que les courbes s’écartent.

Jusqu’avant la crise financière, en 2007, personne ne se posait de question et toutes les courbes ne faisaient qu’une.

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Suivez le guide !

Puis est venue la « crise de la dette en euro ». M. le Marché a commencé à douter de la faculté de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal de rembourser les intérêts de leurs dettes, car la croissance de ces pays s’était écroulée dans les décombres de bulles immobilière (Espagne et Portugal) ou de corruption et de folles dépenses de redistribution (Grèce).

A la schlague (« l’austérité »), l’Allemagne a essayé de remettre un peu d’ordre dans cette pétaudière et les taux ont recommencé à converger.

Evidemment, tout le monde (sauf l’Allemagne) semble avoir abandonné l’idée de rembourser la dette publique. Les déficits continuent à s’empiler et les pays à émettre toujours plus de dettes. Pour rembourser un vieil emprunt, on le roule, on emprunte à nouveau et encore un peu plus. Comme les taux baissent, tout va bien…

Mais s’ils remontent, ce n’est plus du tout pareil. La flaque grise va s’étaler, la dette de l’Italie (dont le taux d’emprunt dépasse déjà 2%) ne sera plus maîtrisable, puis ce sera le tour de la France et… la fin de l’euro.

D’où les soucis de la BCE.

Evidemment, vous, cher lecteur, vu que cela fait des années que nous ruminons la question et que nous vous alertons sur ces dangers, vous n’avez pas les mêmes soucis que les fonctionnaires de la Banque centrale européenne.

Vous vous doutez bien que la flaque grise va s’étaler mais votre emploi n’est pas en jeu.

Cela fait des lustres que vous avez compris que faire profiter de votre épargne des gouvernements dispendieux n’était pas la voie de la prospérité ; vous avez pris vos dispositions.

Vous avez donc réaménagé votre assurance-vie en conséquence. [NDRL : Votre assurance-vie est à même de résister autant que possible à la prochaine crise, mais avez-vous soigné la clause de transmission ? De sa rédaction dépend le bon transfert de votre épargne et la sécurité de vos proches. Notre Rapport Spécial vous donne toutes les clés pour soigner cette clause vitale ! Pour l’obtenir, cliquez ici.]

Après la promulgation de la loi Sapin 2, la collecte des assureurs – qui était déjà déclinante – est devenue négative en octobre de 100 millions d’euros. La loi Sapin 2 fait fuir les retardataires, dirait-on.

Depuis le début de l’année, sur les 15,7 milliards d’euros collectés, 11,5 milliards sont allés sur les supports en unités de compte (les actions).

Finalement, la répression financière aura réussi à faire prendre conscience que financer par l’épargne les gaspillages publics (car si une dépense de l’Etat est nécessaire et utile, pourquoi ne pas lever l’impôt correspondant ?) était la route de la servitude plutôt que de la prospérité.

C’est une très bonne nouvelle.

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Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’œil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

Pour en savoir plus sur Crise, Or & Opportunités et La Stratégie de Simone Wapler.

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