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La Chronique Agora
Paris, France
Mercredi 27 septembre 2006
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*** Méfiez-vous des superstitions…
… ça porte malheur !
*** Une récession est en route
Le Dr Kurt Richebächer prend le contrôle des nouvelles de Wall Street…
*** Quelques petites choses intéressantes
Les créditeurs étrangers, la fin de la bulle immobilière… et le Roi Lear…
*** Des promesses aux couleurs de l’automne (2)
Raphaël Garaud examine aujourd’hui la possibilité d’un nouvel accès de fièvre sur les marchés boursiers dans les prochains mois…
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Et si vous aviez su avant tout le monde qu’en 2005…
… les indices mondiaux allaient continuer à grimper — alors qu’au printemps dernier, tout le monde doutait de la solidité des marchés…
… le pétrole flamberait, grimpant jusqu’à 70 $…
… les actions technologiques connaîtraient un rebond considérable…
… l’or s’envolerait au-delà des 500 $…
Eh bien, une poignée de privilégiés bénéficiaient de telles informations — et cela leur a permis d’engranger une performance cumulée de 340% en 2005… avec des plus-values de 39,90%… 24,29%… 24,22%…
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Bonjour,
*** MEFIEZ-VOUS DES SUPERSTITIONS…
** Les places boursières européennes étaient en panne d’initiative lundi : les gains initiaux ont été intégralement effacés en clôture. Wall Street, par contre, n’a pas tardé à montrer la voie quelques heures plus tard en grimpant hardiment d’au minimum 0,6% (Dow Jones), voire de 1,36% (Nasdaq).
Les errements de lundi sur le Vieux Continent résultaient donc d’une mauvaise interprétation des statistiques des reventes de logements anciens aux Etats-Unis au mois d’août. Les chiffres que nous avons abondamment commentés mardi ne remettent pas en cause le scénario de "l’atterrissage en douceur" de l’économie américaine.
24 heures plus tard, Wall Street n’apparaissait plus que modérément convaincu de la capacité des ménages américains à soutenir la croissance — et ce en dépit d’un net rebond du baromètre de confiance du Conference Board, qui passe de 100,2 à 104,5, après le net repli observé en août et un plancher de 99,6 qui constituait le plus mauvais score enregistré depuis neuf mois.
** La pause observée outre-Atlantique dès l’ouverture mardi n’a pas empêché le CAC 40 d’engranger +1,4% et d’établir la meilleure clôture des trois derniers mois, à 5 220 points, ni l’Euro-Stoxx 50 de tutoyer, à 0,5% près, son zénith annuel inscrit à 3 898 le 10 mai dernier.
La tendance haussière serait-elle sur le point de trouver un second souffle, à une quinzaine de jours de la déferlante des résultats du 3ème trimestre 2006 ? Les mois d’octobre reste pourtant associé, dans l’esprit de nombreux investisseurs, à une série d’épisodes de correction boursière particulièrement traumatisants : 1987, 1990, 1992, 1994, 1997, 1998, 2000, 2002 pour ne citer que les années où les mouvements de repli avaient atteint ou dépassé 10% en cours de mois.
Nous n’accordons d’ordinaire pas beaucoup de crédit à ce genre de superstitions qui invitent à se détourner des marchés à intervalles réguliers (Ides de mars, coup de froid du mois de mai, krach d’octobre…) et encore moins cette année, puisque lors des mésaventures boursières d’octobre mentionnées plus haut, les indices avaient déjà donné de sérieux signaux de dérapage dès la fin de l’été, et abordaient la période automnale sur la mauvaise pente.
Il y a certes eu quelques surprises, de soudains trous d’air imprévisibles — comme le 28 octobre 1997, où le CAC 40 perdit 10,6% d’un seul coup. Cependant, cela fut causé par un choc externe : crise asiatique, krach des bourses thaïlandaise, indonésienne et coréenne.
S’il fallait véritablement désigner, sur les 20 dernières années, les deux mois boursiers susceptibles d’assouvir une soif irrationnelle de détestation calendaire, les malheureux élus seraient — par ordre de contre-performance moyenne historique — les mois de septembre et de mai.
** Cette année ne permettra pas de les départager les partisans de la thèse abstentionniste, puisque le mois de mai (qui avait très bien commencé) s’est soldé par un repli de 4,5% des valeurs françaises, tandis que septembre pourrait s’achever sur un gain — statistiquement assez inhabituel — de 1,5%.
Depuis 1987, les mois d’octobre se sont soldés le plus souvent par une progression globale des indices tricolores (+3,5%, de loin le meilleur score), ce qui semble prendre à contre-pied beaucoup d’idées reçues… et jeter le soupçon sur la réalité des huit "accidents" identifiés sur la période.
L’explication est la suivante… et elle mérite réflexion : il y a bien eu une succession de méchantes spirales baissières causant le maximum de dégâts à un moment donné du mois d’octobre, mais dans la moitié des cas, des rebonds spectaculaires survenant in extremis avant l’entame du mois de novembre ont permis de limiter les dégâts, et même de terminer sur des scores positifs.
Autrement dit, les mois d’octobre sont statistiquement les meilleures fenêtres d’investissement (aussi bien à court qu’à moyen ou long terme), à condition d’avoir vendu au mois de mai, mis au frais ses liquidités tout au long des mois d’août et septembre. Il suffit ensuite d’attendre que la presse titre sur la traditionnelle déculottée dont sont victimes les boursicoteurs en cette période de l’année pour flairer qu’un violent retournement à la hausse ne va pas tarder à se produire.
Philippe Béchade,
Paris
PS : En tout cas, les analyses et recommandations de Philippe Béchade, elles, n’ont rien de superstitions… Pour engranger des profits bien concrets et tenir votre cap boursier jour après jour, rendez-vous dès maintenant au 0899 707 009*…
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Le Dr Kurt Richebächer prend le contrôle des nouvelles de Wall Street…
*** UNE RECESSION EST EN ROUTE
** Une récession et un marché baissier des prix des actifs sont inévitables pour l’économie américaine. De récentes données économiques ne laissent aucun doute sur le fait que les deux sont en route. Ce qui motive les rebonds des actions américaines n’est que le syndrome "les mauvaises nouvelles font les bonnes nouvelles", reflétant l’espoir que la faiblesse économique mettra fin aux hausses de taux de la Fed.
- Les salaires non-agricoles ont augmenté de près de 108 000 par mois au second trimestre, bien loin des 176 000 emplois créés au premier trimestre. C’était d’ailleurs le score le plus bas en près de trois ans. Parallèlement, l’économie américaine dans son ensemble ressent déjà les effets du ralentissement de l’immobilier. La construction résidentielle n’a apporté que 0,38% à la croissance réelle du PIB au cours des deux précédents trimestres (T4 2005-T1 2006). Ce chiffre est à comparer aux 1,18% du premier semestre 2005. Réfléchissez au fait que ce sont les dépenses de construction qui ont l’effet multiplicateur le plus élevé au sein de l’économie américaine, générant des emplois et des dépenses supplémentaires. Le commerce de détail et les constructions résidentielles représentent à eux deux 75% du PIB US.
- Ce qui a tiré l’économie américaine de sa récession de 2001 n’est pas un secret : la Fed de Greenspan a réussi à compenser l’impact "dépressif" du plongeon des actions et des investissements des entreprises sur l’économie en gonflant les prix des maisons — ce qui a nourri une fièvre d’emprunts et de dépenses de consommation sans précédent. Pour la première fois de l’histoire, une banque centrale a systématiquement orchestré une bulle du crédit et des actifs, dans le but explicite de précipiter la croissance économique.
- Une croissance économique "alimentée par les actifs", telle est désormais l’étiquette pour ce nouveau schéma de développement. Les politiques — et de nombreuses autres personnes — en sont apparemment venus à considérer cela somme une alternative valide à la croissance économique traditionnelle, nourrie par les revenus. Mais ce n’est pas le cas ; c’est simplement le chemin vers le prochain krach des actifs.
** Les apparences des dernières années sont trompeuses. Une croissance économique alimentée par les actifs représente une alternative dangereuse, comportant de graves défauts — et ce pour deux raisons : pour commencer, les cours des actifs ne peuvent grimper éternellement ; et deuxièmement, cela implique une croissance exorbitante de la dette et du crédit, générée par la hausse des prix des actifs et des attentes excessivement optimistes.
- La croissance nourrie par une bulle prend invariablement fin lorsque les prix des actifs cessent de grimper. Dans le cas des Etats-Unis à la fin des années 20, et dans celui du Japon à la fin des années 80, les prix des actifs se sont effondrés, causant de graves dégâts dans les bilans des banques, des entreprises et des ménages.
- Bien entendu, la fabuleuse "création de richesse" nourrie par les actifs stimule le désir de s’endetter toujours plus profondément. Aux Etats-Unis, depuis l’an 2000, les dettes des ménages ont grimpé en flèche, passant de 6 966,7 milliards à 11 840,1 milliards de dollars (1er trimestre 2006). Cela représente une augmentation de 4 873,4 milliards de dollars, ou 70%. Mais cette croissance record de la dette est considérée comme sans importance parce que la valeur nette des ménages — la valeur des actifs moins les dettes en cours — a grimpé dans le même temps, de 42 113,5 milliards à 55 830,3 milliards de dollars. En d’autres termes, les valeurs des actifs ont augmenté bien plus rapidement que les dettes.
- Est-ce un calcul raisonnable ? Nous avons une réponse catégorique : non. Peu de gens semblent réaliser que la vaste "richesse" immobilière américaine provient des valeurs imputées. En d’autres termes, le nombre relativement limité de maisons changeant de mains chaque année établit la valeur de toutes les autres maisons du pays. Aux Etats-Unis, seuls 5% environ des maisons existantes s’échangent chaque année. Les 95% restants se contentent de rester là, tandis que leur valeur théorique grimpe régulièrement. Les Américains appellent cela de la création de richesse. Moi pas. Cette richesse peut disparaître tout aussi facilement qu’elle est apparue. En fait, elle est déjà en train de s’évanouir.
- J’ai toujours rigoureusement contesté l’idée selon laquelle une hausse de la valeur estimée des maisons représente une création de richesse. Même les propriétaires de la maison ne gagnent en réalité pas grand’chose à cette hausse des prix. Tout le monde peut se sentir plus riche… mais personne ne l’est, tant en termes de confort immobilier que dans tous les autres domaines. Si quelqu’un voulait échanger sa résidence contre un endroit de même qualité, il devrait payer le même prix élevé que celui auquel il a vendu.
- En réalité, le propriétaire immobilier ne gagne qu’une chose : un nantissement plus élevé pour des emprunts plus élevés. L’utilisation imprudente des facilités d’emprunt — proportionnellement plus grandes — est la caractéristique centrale de toutes les économies de bulle. C’est ce qui s’est produit à la fin des années 20 aux Etats-Unis, et à la fin des années 80 au Japon… et c’est ce qui est en train de se produire aux Etats-Unis depuis quelques années.
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** QUELQUES PETITES CHOSES INTERESSANTES
** Voilà quelque chose d’intéressant : pour la première fois en 90 ans, les Etats-Unis paient plus à leurs créditeurs étrangers qu’ils ne reçoivent de leurs investisseurs étrangers. Selon le Wall Street Journal, ce phénomène pourrait présager d’une chute du niveau de vie américain.
* A suivre…
** Et une note de Dan Denning, récemment installé en Australie :
* "Bill,"
* "Le marché immobilier américain n’est plus vraiment mon sujet (quoique, s’il engendre une récession aux Etats-Unis, puis dans le reste du monde, j’imagine que ce SERA mon sujet, même depuis l’Australie). Mais j’aime voir de quelle manière l’Histoire trouve toujours son homme, celui qui personnifie toutes les erreurs et les stupidités de la folie financière. Pour la bulle immobilière, cet homme est indiscutablement David Lereah, chef économiste de la National Association of Realtors ["Association américaine des agents immobiliers", ndlr.]."
* "Le scénario du krach immobilier se déroulerait tout à fait bien sans que Lereah se fasse entendre. Les faits sont ce qu’ils sont. Au cours des 18 prochains moins, 2 600 milliards de dollars de prêts à taux variables seront réajustés… et bon nombre de spéculateurs, investisseurs et accédants à la propriété se verront confrontés à des versements en hausse et une valeur en baisse. Ouille."
* "La narration que fait Lereah des événements rend tout cela au moins un petit peu plus comique (et croyez-moi, je sais que ce n’est pas drôle du tout pour les personnes devant faire face à des saisies hypothécaires… j’en connais plus d’une personnellement, et quasiment toutes me demandent ce qui a mal tourné). Pendant que j’essaie de leur répondre, je peux au moins rire de Lereah."
* "Nous avons appris lundi que les prix de vente moyens des maisons existantes ont chuté de 1,7% ces douze derniers mois. C’est le deuxième déclin le plus important depuis 30 ans que les données sont suivies, et c’est la sixième baisse d’une année sur l’autre ces 38 dernières années. Nous soupçonnons que ce ne sera pas la dernière."
* "Qu’est-ce que Lereah avait à en dire ?"
* "’La correction des prix est la bienvenue’."
* "Vraiment ? Pour qui ?"
* "’La chute des prix a arrêté les saignements… les ventes ont atteint leur plancher’, a-t-il dit. ‘Les vendeurs comprennent enfin’."
* "Là, il s’avère payant d’être encore plus soupçonneux. En 1999, au plus haut de la bulle internet, on trouvait deux sortes d’investisseurs. Ceux qui ‘comprenaient’, et ceux qui ‘ne comprenaient rien’. Personnellement, je n’ai jamais compris à l’époque, et je ne suis pas certain de comprendre aujourd’hui encore. Lereah nous explique donc que les vendeurs ont compris que pour vendre leurs maisons, ils vont devoir accepter un gain plus petit, voire une perte ?"
* "Lereah a dit : ‘je suis convaincu que le secteur immobilier se remet’. Il a également déclaré s’attendre à ce que les prix chutent pour le reste de l’année. Et là, à nouveau, nous ne comprenons pas. Il dit que des prix en baisse permettront d’aider à ce que les ventes ne chutent pas plus loin."
* "’Si c’est le cas, nous aurons réussi un atterrissage en douceur’, a affirmé Lereah."
* "Allez-y ! Achetez votre maison à un prix défiant toute concurrence. Achetez-la sans apport personnel, à des taux historiquement bas. En guise de cadeau, on rajoute un téléviseur à écran plat, une voiture dévoreuse d’essence, et en plus on réduit le prix."
* "Non, attendez, ça, c’est les trucs de l’an dernier. Si des prix en baisse et d’énormes mesures incitatives ne suffisent plus à attirer les acheteurs sur le marché immobilier, qu’est-ce qui y parviendra ? Des perspectives de gains faciles en vendant et revendant rapidement les biens ? Ca aussi, c’est terminé."
* "Une valeur vraiment attirante ? Pas encore. Peut-être après un déclin de 20% supplémentaires. Mais même ainsi, nous ne verrons peut-être jamais une bulle de l’immobilier similaire à celle à laquelle nous avons assisté ces dernières années. Les futurs gains immobiliers seront de l’espèce lente et régulière, celle qui naît en l’absence de crédit facile."
* "Dans les pièces de Shakespeare, le fou est souvent le personnage le plus sage. Sous ses vêtements de bouffon, il a le droit de dire la chose que les gens au pouvoir détestent le plus entendre : la vérité. Mais les puissants confondent sa sagesse avec de l’esprit — et n’ont en général pas assez d’esprit pour comprendre qu’on les ridiculise. David Lereah n’est pas un fou. C’est un crétin."
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Un principe d’investissement si simplissime…
… que vous l’avez probablement OUBLIE !
Pourtant, il vous aurait permis de doubler votre mise en six mois…
Pour savoir comment, continuez votre lecture…
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*** La Chronique Agora présente ***
Après le chômage et les menaces pesant sur la croissance française, Raphaël Garaud examine aujourd’hui — entre autres choses — la possibilité d’un nouvel accès de fièvre sur les marchés boursiers dans les prochains mois…
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DES PROMESSES AUX COULEURS DE L’AUTOMNE — 2ème PARTIE
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Par Raphaël Garaud (*)
Retraite fiscale
Enfin une bonne nouvelle relative au sujet de la taxation de l’assurance- vie, dont je vous ai entretenu le mois dernier. Devant la levée de boucliers des assureurs, des représentants d’assurés et de la presse, le fisc a battu en retraite à une vitesse surprenante. Dans ce domaine aussi, l’approche des élections présidentielles aura sans doute joué ; le gouvernement a dû se rappeler (enfin !) que les assurés sont également des électeurs… et qu’à force de tirer sur la corde, on finit par la casser.
On aimerait tellement croire à un éclair de lucidité… mais cette recette n’est abandonnée qu’en apparence : nul doute que les forces vives de Bercy se sont déjà remises au travail pour trouver le moyen de récupérer les deux milliards d’euros et des poussières qui manquent à l’appel.
Contribuables, mes frères, restez sur vos gardes… le danger rôde toujours !
Encore une poussée de fièvre ?
De nombreux experts, analystes, gourous en tous genres — bref, de véritables médecins ès Finances — ont ausculté les marchés financiers pour diagnostiquer, ou non, une éventuelle poussée de fièvre boursière dans les prochains mois. Voyons cela d’un peu plus près…
Après une phase euphorique qui a porté notre indice à un peu plus de 5 200 points, le froid a succédé au chaud… et une correction s’est produite, sans toutefois être trop excessive. Les résultats semestriels des sociétés du CAC 40 se sont révélés remarquables pour beaucoup d’entreprises ; des records ont été battus, ce qui a remis le marché sur de bons rails.
Des raisons d’y croire
Aux Etats-Unis, le Dow Jones a repris des couleurs… au point que toute nouvelle poussée un peu importante lui ferait atteindre — voire dépasser — son record absolu. Il faut préciser que 71% des sociétés du S&P 500 ont publié des résultats supérieurs aux attentes ; au vu de plusieurs éléments, il est possible que le marché fasse un nouvel accès de fièvre.
Tout d’abord, les taux américains ont tendance à se stabiliser. Ils pourraient même baisser si les tensions inflationnistes se calmaient au moins pour quelque temps — ce qui redonnerait du tonus aux investisseurs. N’oublions pas non plus le pétrole, qui est revenu nettement sous les 70 $ : cela ne peut qu’avoir un effet favorable sur la production industrielle en diminuant les coûts.
Permettez-moi d’ouvrir ici une parenthèse pour placer un bémol : rien ne dit que cette baisse soit durable. Après tout, l’hiver approche — et il suffirait de quelques tensions dans un pays producteur, voire une baisse de production suite à un conflit armé, pour que les prix remontent très vite, tant la demande est soutenue. Fin de la parenthèse…
Vous le savez bien, quand Wall Street est à la hausse, les autres places mondiales ont une forte tendance à suivre le mouvement — et même à l’amplifier, pour certaines. Fait nouveau, les anticipations de résultats pour 2007 s’améliorent au fil du temps, laissant penser que le vent du pessimisme automnal a faibli. On voit fleurir ça et là des rapports d’analystes qui vont jusqu’à prévoir une hausse de 20% des Bourses mondiales d’ici à douze mois. Tout est possible, évidemment… mais sur quoi ces prévisions se basent-elles ?
Curieusement, pour un petit nombre, les raisons conjoncturelles classiques ne sont pas les seules à faire pencher la balance : on peut y ajouter un phénomène bien particulier, qui semble pourtant peu favorable à une phase haussière. Il s’agit principalement des ventes réalisées par les épargnants sur leurs fonds investis en actions.
Je devine votre surprise… mais les faits sont là : statistiquement, ces retraits annoncent souvent un mouvement de reprise des Bourses assez marqué. Et justement, ces derniers temps, on a vu un grand nombre de ces ventes réalisées par les épargnants…
Notre automne tiendrait-il alors ses promesses ?
Meilleures salutations,
Raphaël Garaud
Pour la Chronique Agora
(*) Raphaël Garaud est rédacteur en chef de Vos Finances — La Lettre du Patrimoine. Ce service d’information financière offre à ses membres des moyens exclusifs et fiables de protéger et d’accroître leur patrimoine. Actions, fiscalité, immobilier, investissements alternatifs… Vos Finances — La Lettre du Patrimoine ne laisse rien au hasard lorsqu’il s’agit de faire fructifier votre capital ! Pour en savoir plus…
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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