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La Chronique Agora
Paris, France
Mardi 31 octobre 2006
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*** Wall Street est-il en train de disjoncter ?
Il y a de l’électricité dans l’air sur les marchés…
*** Des gros bonnets aux petits bonnets
Les spéculateurs et les investisseurs n’ont pas les mêmes buts…
*** La restructuration de l’économie américaine… à la baisse
Bulle immobilière : chaque dollar doit être emprunté…
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Bonjour,
*** WALL STREET EST-IL EN TRAIN DE DISJONCTER ?
** Le score final affiché par les valeurs françaises hier semble confirmer l’émergence d’une vague de correction. Les contours en apparaissaient avec une certaine netteté depuis vendredi, mais cela n’avait pas suffi pour priver le CAC 40 d’une septième semaine de hausse consécutive.
Le coup de blues de vendredi à Wall Street — dont l’ampleur n’a pas atteint des proportions très considérables, malgré un scénario d’atterrissage en douceur qui part en vrille — puis la chute de Tokyo ce lundi matin (-1,9% pour cause de production industrielle en berne) n’ont pas véritablement déstabilisé les places européennes. Si Paris termine bon dernier du peloton, avec -0,6% contre un repli moyen de 0,3% chez nos voisins, cette contre-performance est largement imputable à la chute de 7,2% du seul titre Schneider, lequel a véritablement plombé la tendance.
Le n°1 français du matériel électrique s’offre au prix fort son concurrent American Power Conversion (APC), le leader américain des onduleurs qui protègent nos ordinateurs. Schneider va signer un chèque d’environ 6,1 milliards de dollars, soit 2,6 fois le chiffre d’affaire d’APC — mais cette acquisition devrait s’avérer relutive dès la fin 2007.
** Les opérateurs ont, comme d’habitude, ressenti comme une décharge électrique dans les accoudoirs de leurs fauteuils lorsque Schneider a fait connaître qu’une augmentation de capital de 1,2 milliards d’euros était au programme pour financer l’opération. Les ventes des arbitragistes ont immédiatement ramené le cours à une valeur très proche de ce qu’elle était à la mi-août, soit 82 euros.
Les termes du contrat de mariage satisfont les futurs époux… mais les invités estiment que la petite fête organisée pour ces noces électriques est un peu dispendieuse. Peut être les investisseurs auraient-ils préféré un long dimanche de fiançailles façon Arcelor-Mittal, au risque de voir le feuilleton s’éterniser tandis que de nouveaux prétendants feraient monter les enchères au-delà du raisonnable.
Le problème peut-il venir du fait que les perspectives de débouchés commerciaux aux Etats-Unis se dégradent ? La une de certains journaux anglo-saxons était pourtant consacrée lundi matin à l’avantage écrasant dont disposent les entreprises américaines par rapport à leurs homologues européennes en matière de Recherche et Développement, avec un ratio de trois contre un qui semble a priori sans appel ; les firmes américaines y consacrent 15% de leur chiffre d’affaires, contre à peine plus de 5% pour les champions du Vieux Continent depuis le début des années 2000.
Mais de tels chiffres apparaissent encore modestes en regard des budgets consacrés par les entreprises indiennes, coréennes ou taiwanaises, avec des proportions qui peuvent dépasser les 20%… et la collaboration active d’une population friande de nouveautés high tech et jamais rassasiée de nouveaux gadgets électroniques.
** Les secteurs d’activité les plus gourmands en capitaux demeurent la pharmacie et la biotechnologie, puis la défense. Là, les Américains ne craignent pas grand’monde, puisque les budgets alloués à l’invention de moyens pour neutraliser ou éliminer les ennemis potentiels ou identifiés par les Etats-Unis sont équivalent à la totalité de ceux mis en oeuvre par l’ensemble des autres pays de la planète.
Mais dans ce domaine comme en tant d’autres, les compétiteurs des Etats-Unis ne partent pas à égalité : il n’y a qu’un seul Pentagone, et des centaines de millions de contribuables américains qui financent la constitution du phénoménal stock d’armes de l’empire sans sourciller. Une bonne partie de tout cela concerne la capture électronique du "renseignement" — une activité qui a démontré son inefficacité dans des opérations de sécurité externes… mais s’avèrerait remarquablement bien calibrée pour assurer un contrôle en interne de la population.
** Une population américaine qui se montre d’ailleurs de plus en plus ingrate à l’encontre de l’administration Bush : un tout récent sondage, réalisé à 10 jours des élections, révèle que 65% des personnes interrogées ont le sentiment que leur situation personnelle se dégrade et que les perspectives sont peu encourageantes pour les prochains mois… tandis qu’ils sont 35% à estimer que les conditions économiques actuelles sont optimales.
Les statistiques des revenus et dépenses des ménages publiées ce lundi révèlent que leurs revenus ont progressé de 0,5% au mois de septembre, tandis que les dépenses se seraient contractées, à 0,1%. Nous ne serions pas étonné que les chiffres d’octobre aillent dans le même sens et pour des causes similaires — à savoir la forte décrue des prix de l’énergie.
Le cours du baril de pétrole a rechuté brutalement de 3% lundi après-midi, retraçant ses planchers annuels — peut-être pour saluer les mirobolantes économies induites par le passage à l’heure d’hiver !
Mais nous nous attendons à une décrue encore plus profonde si de prochaines enquêtes d’opinion révèlent que les candidats républicains aux sénatoriales risquent de devoir retourner en masse dans leur cabinet d’avocat ou leur conseil d’administration d’origine !
** En attendant, cela devrait redonner du peps à notre scénario de rebond des marchés américains d’ici le 7 novembre. Cela commençait déjà à prendre forme au moment de conclure cette chronique, puisque le Nasdaq reprenait 0,9% et tutoyait — à 0,2% près — son zénith annuel.
Nous comptons bien sur encore quelques sondages désastreux et des chiffres de dépenses de construction ou de créations d’emplois consternants pour envoyer Wall Street au zénith avant la fin de la semaine. Parvenu à de tels niveaux, cependant, il faudra bien plus que les régulateurs de tension de Schneider et American Power Conversion réunis pour empêcher les marchés de disjoncter !
Philippe Béchade,
Paris
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Comment investir dans les petites valeurs aujourd’hui ?
Eh bien… nous n’avons pas de recette miracle, mais… que pensez-vous d’un système qui dépasse les 24% de croissance annuelle moyenne depuis 2003… en accumulant des gains de 74%, 53,8%, 43,17%, 60%… et bien d’autres encore !
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** DES GROS BONNETS AUX PETITS BONNETS
** Un homme ayant beaucoup d’argent n’est pas vraiment intéressé par l’idée d’en gagner plus. Il a atteint le point de "déclin de l’utilité marginale" de l’argent. Un sou de plus ne signifie rien pour lui. Ce qui l’inquiète vraiment, c’est de ne pas perdre l’argent qu’il a déjà.
* Il s’intéresse à la protection de son capital, et tend à placer son argent dans des choses qui ne lui en feront probablement pas perdre — comme les bons du Trésor US, les obligations municipales, les grandes capitalisations et les services aux entreprises.
* Un homme qui n’a pas d’argent tend à spéculer. Il pense qu’il n’a pas grand’chose à perdre. De plus, il lui faut de gros gains pour construire rapidement sa richesse. Il cherche donc des petites valeurs, des marchés émergents, des start-up et des plans pour s’enrichir rapidement.
* Ces deux approches finissent généralement dans une impasse. L’homme riche évite des pertes soudaines et graves… mais il est quasi-assuré de subir une ponction lente et régulière de son capital. Après l’inflation, les impôts et des pertes inévitables ici ou là, il perd généralement un peu tous les ans. Après une génération ou deux, son argent a disparu.
* Et le spéculateur ? Parfois, il a de la chance. Mais même ainsi, ses coups de veine finissent par s’épuiser, et le pauvre homme termine là où il avait commencé.
* Non, cher lecteur, ni la protection ni la spéculation ne fonctionnent vraiment. Ce qui marche, ce sont des investissements prudents, exigeant à la fois des connaissances et de la patience. Pas besoin de savoir quoi que ce soit pour acheter un bon du Trésor US. En fait, plus vous en savez sur les véritables conditions financières du gouvernement américain, moins vous voudrez lui prêter d’argent.
* Des deux côtés de la gamme — la spéculation et la protection — on trouve des vendeurs. Les gros bonnets de l’industrie financière se spécialisent dans la vente d’investissements ultra-sûrs, comme les T-bonds, à leurs riches clients. Et les petits bonnets trimant dans des bureaux de courtage individuels appellent leurs pauvres clients au téléphone pour leur vendre une petite valeur. Les petits comme les gros bonnets doivent gagner leur vie. A Wall Street, le salaire moyen est de 300 000 $ — et ce chiffre inclut les femmes de ménage.
* Mais il y a plus que simplement le coût des intermédiaires — ce que Warren Buffett appelle la "friction" — dans le système. C’est plus profond. En général, le propriétaire d’un investissement le connaît mieux que l’acheteur. Imaginez une petite société. Les entrepreneurs qui l’ont lancée la connaissent mieux que quiconque. Si c’était une affaire qui roule, pourquoi voudraient-ils la vendre à de parfaits étrangers ? Vous répondrez qu’ils vendent des actions pour obtenir de l’argent afin de se développer. Mais si l’entreprise va si bien, pourquoi ne pas simplement emprunter ?
* Bien entendu, il y a beaucoup de raisons pour introduire une entreprise en bourse. De nombreuses bonnes sociétés sont cotées, et de nombreux investisseurs boursiers gagnent de l’argent en achetant des actions. Mais les probabilités ne sont pas du côté des spéculateurs désinvoltes. Ils achètent des parts dans une entreprise qu’ils ne comprennent pas vraiment, à quelqu’un qui la connaît mieux et a compris qu’il obtiendrait probablement un meilleur rendement ailleurs.
* C’est à peine moins vrai des grandes institutions vendant des bons du Trésor. Elles doivent comprendre qu’elles gagnent plus d’argent en les vendant qu’en les achetant.
** Nous pensions à cela en réfléchissant à nos propres investissements en Amérique Latine. Nous y avons acheté des terrains quasiment par accident. Ensuite, presque par accident aussi, nous nous sommes lancé dans le développement de ces terrains. Après de nombreuses années et de nombreuses mésaventures, nous avons réalisé que nous n’étions absolument pas fait pour la promotion immobilière.
* Mais nous avons également eu une autre idée. Tandis que nous luttions pour gagner de l’argent grâce à la promotion, le prix des terrains que nous vendions grimpait. Nous aurions mieux fait de garder nos terres sans rien en faire. C’était comme si nous vendions les actions d’une entreprise. Alors que l’entreprise elle-même était tout juste profitable, l’action grimpait. Nous aurions mieux fait de conserver.
* Le Nicaragua est un endroit charmant. La côte Pacifique est particulièrement belle, avec un climat chaud et généralement sec, et des côtes aux eaux tièdes offrant quelques-unes des meilleures plages de surf du continent américain. La première fois que nous avons vu notre propriété là-bas, nous l’avons aimée. Nous ne voulions pas particulièrement la vendre. Mais nous étions persuadé qu’il nous fallait nous lancer dans la promotion immobilière pour "déverrouiller la valeur actionnariale". Ce que nous avons réussi à faire, en réalité, c’est de partager notre bonne fortune avec des centaines de nouveaux "actionnaires".
* Nous réalisons aujourd’hui que nous n’aurions rien dû faire… sinon garder les terrains. Pourquoi vouloir vendre des terres dont le prix grimpe ?
* Pendant ce temps, à Paris, nous avions acheté des petits appartements, il y a quelques années de ça. Ils ont grimpé de 20% environ. A nouveau, nous espérions en faire une activité à part entière. Mais ça n’a pas marché — pour des raisons similaires. C’est simplement un secteur qui ne nous va pas.
* Tandis que l’immobilier du Nicaragua nous paraît être encore une bonne affaire, à Paris, les choses semblent trop chères pour ce qu’elles sont. Qu’allons-nous faire ? Nous vendons à Paris… et nous gardons au Nicaragua.
* Par conséquent, où un investisseur immobilier potentiel se trouverait-il mieux ? A Paris, où nous voulons lui vendre quelque chose ? Ou au Nicaragua, où nous ne le voulons pas ?
* Nous connaissons les deux régions mieux que la plupart des acheteurs. Mais bien entendu… nous pourrions nous tromper.
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*** La Chronique Agora présente ***
Depuis quelques années, c’est l’immobilier qui nourrit la croissance américaine, nous expliquait le Dr Richebächer hier. Aujourd’hui, il examine les tenants et les aboutissants de cette situation… surtout maintenant que l’immobilier US commence à montrer des signes de faiblesse
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LA RESTRUCTURATION DE L’ECONOMIE AMERICAINE… A LA BAISSE — 2ème PARTIE
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Par le Dr Kurt Richebächer (*)
En 2005, dernière année complète pour laquelle des données sont disponibles, les nouveaux emprunts des ménages se montaient à 1 241,4 milliards de dollars. Comparez cela aux chiffres de dépenses et de revenus suivants : les revenus personnels disponibles ont grimpé de 354,5 milliards en dollars courants, et 93,8 milliards en dollars ajustés à l’inflation. Les dépenses ont augmenté de 530,9 milliards de dollars courants, et 254,1 milliards en dollars enchaînés.
Nous présentons ces chiffres pour souligner l’importance capitale, pour la croissance économique américaine, de l’extraction de valeur faite par les ménages au cours de la reprise actuelle. De toute évidence, cela a empêché une dépression bien plus grave. L’absence de toute augmentation de richesse aurait facilement pu pousser les ménages privés à épargner à partir de leur revenu actuel.
Pour le consensus, la petite récession de l’économie américaine en 2001 est une magnifique justification de l’idée exprimée à plusieurs reprises par M. Greenspan, selon laquelle il vaut mieux lutter contre les conséquences de la bulle à l’aide d’argent facile, plutôt que de la dégonfler dès ses débuts. C’est de toute évidence une grossière erreur de jugement, parce que la récession la plus légère des Etats-Unis a été suivie par cinq années de reprise tout aussi légère, avec des déficits considérables, durables et sans précédent en matière d’emploi, de croissance et d’investissement des entreprises.
En fait, des changements majeurs se sont produits dans la structure du marché de l’emploi et dans l’allocation des ressources au sein de l’économie américaine. Dans l’ensemble, c’était des changements pour le pire, et non pour le meilleur — et ils ne pourront que diminuer la croissance économique américaine à long terme.
La caractéristique la plus frappante de la bulle immobilière — et qui, par cet aspect, la distingue diamétralement d’une bulle boursière — est son incroyable dépendance au crédit et à la dette. La raison à cela, c’est qu’elle exige des emprunts dans deux buts différents : pour faire grimper les prix des maisons d’abord ; pour les liquidités provenant des plus-values ensuite. Pour cela, chaque dollar doit être emprunté.
Depuis la fin 2000, les ménages américains ont compensé le grave manque de croissance de leurs revenus par une ruée sans précédent vers l’endettement, qui a grimpé, à ce jour, de 5 300 milliards de dollars, soit 77%. Et tandis que la hausse des prix des maisons et des actions a ajouté 15,6 milliers de milliards de dollars au total dans la colonne "actifs" de leur bilan, les ménages ont miraculeusement terminé avec une hausse sans précédent de leur valeur nette, passant de 41,5 milliers de milliards de dollars à 53,8 milliers de milliards au premier trimestre 2006.
En faisant allusion à ce fait, Ben Bernanke, président de la Fed, a noté dans son discours du 13 juin que "dans l’ensemble, les ménages américains ont bien géré leurs finances personnelles".
Manifestement, la création rapide de la bulle immobilière en 2001 a effectivement empêché une récession plus profonde. Mais cela devrait soulever la question de la manière dont la bulle de l’immobilier et ses implications financières ont affecté l’économie américaine à plus long terme. En d’autres termes, cette dernière est-elle en meilleure ou en pire forme aujourd’hui qu’en 2001 pour affronter les conséquences de la bulle immobilière ? Notre réponse est catégorique : les conditions sous-jacentes structurelles et cycliques ont dramatiquement empiré.
En 2001, la Fed de Greenspan pouvait amortir les dégâts de l’éclatement de la bulle boursière avec la création de la bulle immobilière. Cette fois-ci, manifestement, il n’y a pas de bulle alternative à gonfler pour adoucir les dommages causés par la bulle immobilière. Au lieu de cela, il y a une probabilité plutôt élevée de voir l’effondrement de la bulle immobilière entraîner le marché boursier avec elle. C’est la première différence inquiétante entre 2001 et aujourd’hui.
La deuxième différence inquiétante, c’est que l’économie et le système financier ont accumulé des déséquilibres structurels et des dettes en quantité sans précédent dans toute l’histoire. Des emprunts largement excessifs pour la consommation et la spéculation ont transformé l’économie américaine en un colosse de dettes, avec des capacités très diminuées en matière de création de revenus.
Enfin, les bulles boursières et les bulles immobilières sont deux espèces bien différentes, et la deuxième est de loin la plus dangereuse. Dans son étude sur les perspectives économiques mondiales d’avril 2003, le FMI a publié une étude historique appelée "Quand les bulles éclatent", qui expliquait la différence dans les conséquences de l’éclatement de bulles boursières et immobilières. Voilà en quelques mots ce que disait cette étude :
Premièrement, les corrections de prix durant les krachs immobiliers ont atteint en moyenne 30%, reflétant la diminution de la volatilité des prix, et la baisse de la liquidité sur les marchés. Deuxièmement, les krachs de prix de l’immobilier ont duré environ quatre ans, soit un an et demi plus longtemps que les krachs boursiers. Troisièmement, l’association entre les booms et les krachs était plus forte pour l’immobilier que pour les prix des valeurs… Et quatrièmement, les principales crises bancaires qui se sont produites dans les pays industriels au cours de la période d’après-guerre coïncidaient toutes avec des krachs immobiliers.
Les cas les plus sévères d’effondrement de la bulle immobilière affectant les systèmes bancaires à la fin des années 80 se sont produits en Angleterre, dans les pays nordiques et en Suisse — sans parler du Japon, où, cependant, c’est l’immobilier commercial qui a joué un rôle clé.
Meilleures salutations,
Kurt Richebächer,
Pour la Chronique Agora
(*) Economiste, écrivain et banquier international respecté, le Dr Kurt Richebächer écrit régulièrement pour le Wall Street Journal, Barron’s, l’édition américaine de la Fleet Street Letter et d’autres publications financières bien établies. En France, Le Figaro lui a consacré un article pour avoir été "l’homme qui a prédit la crise asiatique".
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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