Des gilets pare-balles en Ohio

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La Chronique Agora
Paris, France
Vendredi 15 septembre 2006
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*** Investisseurs trop gourmands : privés de désert !
L’avenir de Las Vegas est bien morose…

*** Quelques grammes de raffinement dans un monde de brut
Le pétrole est en baisse… le moment serait-il venu de se rappeler ?

*** Des gilets pare-balles en Ohio
A quoi servent les dépenses militaires américaines ?

*** Warrants : de l’utilité d’être clair
Marc Dagher nous explique ce que sont les warrants, quels sont les risques et comment en profiter…

—————————– (publ.)

Ils avaient vu juste pour la flambée du pétrole…
Ils ont prédit l’envolée de l’or…
Ils prévoyaient de longue date la chute des marchés…

SUR QUOI AURONT-ILS RAISON AUJOURD’HUI ?

Et surtout… comment profiter de ces conseils — qui ont déjà rapporté plus de 320% de gains cumulés ?

Pour le savoir…

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Bonjour,

*** INVESTISSEURS TROP GOURMANDS : PRIVES DE DESERT !

** Le bilan boursier des quatre premières séances de la semaine se traduit par une hausse de 1% des indices européens. Cependant, comme l’exprimeraient les commentateurs d’un match de football, il s’agit d’un score qui s’inscrit un peu contre le cours du jeu, un but ayant été marqué mardi dans des circonstances plutôt inhabituelles (brusque prise en compte d’une chute du pétrole sous les 64 $), et qui n’a en définitive pas déclenché l’euphorie de l’équipe des haussiers… lesquels semblent se contenter depuis lors de gérer leur mince avantage.

Les baissiers n’ont pas dit leur dernier mot mais ne se découvrent pas. Ils attendent la bonne ouverture — ce pourrait être de mauvais chiffres concernant l’inflation vendredi, ou une production industrielle plus importante qu’anticipé. Lorsque la partie se déroule sur un faux rythme, le principal danger, c’est de relâcher sa vigilance et de se prendre un but en contre-attaque…

Le match s’avère plus équilibré sur le terrain que ne l’indique le tableau de marque. Quelques bons résultats semestriels (Gaz de France, Lagardère, Ciments Français) sont salués comme il se doit par des progression de 5% à 8% cette semaine… mais les déceptions sont tout aussi nombreuses, et sanctionnées de façon bien plus radicale : citons Gemplus/Gemalto (-20% en trois séances pour cause d’effondrement des marges), Oberthur (-12% en 48 heures pour des raisons identiques), Iliad (-8,5% depuis lundi) ou encore Safran (-6% alors que la cession de la division téléphonie mobile traîne en longueur) et Club Méditerranée (-5% sur le recul du chiffre d’affaire réalisé avec la clientèle française).

De telles débâcles boursières pourraient constituer de bonnes opportunités d’investissement en "creux de cycle". Cependant, les acheteurs potentiels s’abstiennent de prendre des risques inconsidérés, car l’environnement concurrentiel dans le secteur des cartes à puces ne cesse de se durcir et les entrées de commandes sont globalement moins importantes qu’anticipé : le marché du téléphone mobile est jugé mature et un ralentissement — prévisible — de la consommation aux Etats-Unis nuirait à l’industrie des cartes de crédit.

** Le principal motif de prudence sur les marchés réside toutefois dans le niveau de valorisation des principaux indices boursiers occidentaux : le CAC 40 est revenu à 2,5% de son record annuel mercredi et l’Euro-Stoxx à tout juste 1,5%, alors que deux hausses de taux (ou plus) sont attendues dans l’Euroland d’ici la fin de l’année.

Outre-Atlantique, le Nasdaq teste l’importante résistance des 2 225 points, sommet intermédiaire apparu fin mai, et le Dow Jones est revenu à moins de 2% de son record historique absolu du 14 janvier 2000. Il y a là de quoi réfléchir et se livrer à quelques comparaisons conjoncturelles élémentaires, en commençant par l’anticipation d’un ralentissement de l’activité mondiale en 2007 ou le constat que la masse monétaire américaine a doublé dans l’intervalle, ainsi que l’endettement global des USA.

Parmi les signaux économiques les plus alarmants, nous citerions l’extraordinaire gaspillage de capital auquel se livrent les entreprises américaines, puisqu’il faut désormais investir 3 $ pour générer un dollar de chiffre d’affaires supplémentaire — et ne parlons même pas des bénéfices qui, en proportion, ressortent parfaitement dérisoires, même si les dividendes affichent un taux de progression annuel de +13% aux Etats-Unis.

** Mais il n’est guère besoin de gratter longtemps le vernis des rutilants rapports trimestriels pour faire apparaître au grand jour quelques grosses ficelles. Parlons notamment de cet artifice comptable souvent dénoncé dans nos Chroniques, qui consiste à transformer la trésorerie excédentaire de l’entreprise en opérations de rachat de ses propres titres, ce qui permet de gonfler à volonté les dividendes quand bien même les "revenus" déclineraient sur une longue période.

Les analystes ne sont pas dupes, et nous ne prétendons pas qu’une entreprise sur le déclin peut s’en sortir en épongeant frénétiquement les titres en circulation. Cela permet cependant de provoquer épisodiquement de très profitables rebonds pour les opérateurs ayant eu le flair de se positionner quelques jours avant une annonce de rachat jugée spectaculaire.

Et il est toujours plus agréable d’exercer quelques stock options sur un pic intermédiaire — même modeste — qu’au fil de l’eau alors que les cours semblent glisser irrémédiablement (un symptôme de défiance de la part des insiders). Il n’est pas rare que ce genre de scénario survienne peu avant le départ d’un dirigeant important.

Le plus souvent, cette technique de gestion — qui ne vise qu’à optimiser le profit par titre — constitue un aveu d’impuissance : les entreprises manifestent de la sorte leur incapacité à réaliser des investissements profitables. Les plus audacieux se lancent parfois dans des opérations de croissance externe ambitieuses et qui ont pour principal mérite de faire doubler immédiatement la rémunération des dirigeants (souvent proportionnelle à la taille du nouvel ensemble)… tandis que l’échec de l’opération (deux tiers des cas) ne se manifeste souvent qu’au bout de deux ou trois ans de restructurations douloureuses pour les salariés ; cela laisse largement le temps au conseil d’administration de voter des golden parachutes et des retraites en or massif au cas où les initiateurs de ces fusions seraient lâchés par leurs actionnaires.

Nous ne manquons pas cette occasion de souligner que dans les circonstances actuelles, il s’avère beaucoup plus profitable d’échouer de façon lamentable que d’enregistrer un demi-succès. Dans le premier cas de figure, les dollars pleuvent par millions sur la tête des dirigeants éconduits (mais prévoyants) tandis que dans l’autre, la valorisation des stock options s’avère symbolique, voire franchement sans intérêt.

L’indexation des salaires sur la progression de profits honorables mais stagnants ne donne pas de meilleurs résultats. Conclusion, il faut soit réussir de façon éclatante — ou exceller à le faire croire, comme les dirigeants d’Enron ou de Worldcom –, soit se planter royalement et savoir rebondir grâce à son carnet d’adresses.

** Nous sommes nombreux, parmi les rédacteurs de vos Chroniques quotidiennes, à dénoncer certaines tares du système libéral à la sauce Greenspan/Bernanke. Au risque de nous répéter, l’une des plus grandes escroqueries intellectuelles du moment, c’est de faire croire que la bonne santé du marché de l’emploi américain écarte le risque d’éclatement de la bulle immobilière.

En réalité, c’est la bulle immobilière qui a engendré une inflation de recrutement dans les agences immobilières et le département crédit des banques commerciales américaines… sans compter les dizaines de milliers de particuliers qui se sont improvisés promoteurs à la petite semaine ou spécialistes des ventes sur saisie (secteur en plein essor que nous évoquions hier), de la même façon que des dizaines de milliers de traders sur les valeurs technologiques s’étaient mis à leur propre compte, scotchés à leurs écrans dix heures par jour entre 1998 et 2001.

Qu’adviendra-t-il lorsque les agences immobilières et bancaires locales commenceront à licencier les recrues des années 2002/2006, devenues une charge inutile ? Comment les hérauts du "casino immobilier" dans le Nevada boucleront-ils leurs fins de mois, lorsque plus aucun particulier ne risquera un jeton sur une option d’achat ouvrant droit à bâtir une maison préfabriquée sur quelques arpents de sable surchauffé dans la banlieue de Las Vegas ?

De nombreuses résidences de loisir et autres condominiums cernés de clôtures électrifiées et de miradors — sans oublier les agences qui les commercialisent — pourraient bientôt redevenir ce qu’elles n’auraient jamais dû cesser d’être : un désert !

Philippe Béchade,
Paris

PS : Pensez à composer le 0899 707 009* dès 15h45 cet après-midi : Philippe Béchade vous y révèle ses dernières analyses et ses idées d’investissement pour adapter votre portefeuille aux circonstances boursières du jour.
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)

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Eric Fry nous donne les dernières nouvelles de Wall Street

*** QUELQUES GRAMMES DE RAFFINEMENT DANS UN MONDE DE BRUT

** "Siphonnez l’essence de vos réservoirs ! Vendez-le pour le prix que vous pouvez en obtenir, et rachetez-le moins cher la semaine prochaine !"

- C’est en tout cas ce que semblent dire les marchés financiers. Le prix de l’essence sans plomb chute… et les acheteurs semblent s’être fait aussi rares que des matelots suisses. Les actions des entreprises raffinant le pétrole s’effondrent aussi… et les acheteurs se sont fait aussi rares que… eh bien… des chanteurs de yodel portoricains.

- Faut-il acheter le sans plomb ? Faut-il acheter les actions des raffineries ? La réponse est oui, selon nous… mais nous ne savons pas quand, ni à quel prix.

** Aux Etats-Unis, les prix de l’essence sont 30% moins chers qu’ils l’étaient le mois dernier dans le commerce. Cette "remise de prix" n’offre aucune assurance que les acheteurs vont revenir, mais elle suggère que les vendeurs pourraient faire une petite pause. Par conséquent, les investisseurs contrariens pourraient vouloir examiner la possibilité de prendre une petite part dans l’une des raffineries pétrolières mises à mal.

- Mais avant de satisfaire toute envie haussière dans le secteur des raffineries, examinons les raisons pour lesquelles ce "couteau qui tombe" pourrait chuter pendant quelque temps en encore. Regardons plus précisément la situation aux Etats-Unis. Là-bas, les réserves de carburant sont élevées ; la demande chute quelque peu, et les marges des raffineries ont implosé depuis leurs sommets estivaux.

- De mars à la fin juin, la plupart des raffineries de pétrole gagnaient plus de 15 $ par baril pour convertir le pétrole brut en carburant et autres produits distillés. A présent, elles gagnent moins de 5 $. Il n’est donc pas étonnant de voir les actions des raffineries chuter aussi vite que leurs marges.

- Cependant, ces marges sont aussi volatiles que le carburant lui-même. Elles baissent… mais elles peuvent aussi grimper. Il y a probablement donc de pires idées d’investissement que d’acheter "lorsque le sang coule dans les raffineries" — c’est-à-dire acheter des actions de raffineries lorsque les marges sont basses, avec des chances raisonnables de les voir regrimper… à un moment ou à un autre. 

- En d’autres termes, s’il y a des achats à faire dans le complexe énergétiques — et nous ne sommes pas certains que ce soit encore le cas — les actions des raffineries sont peut-être le placement qu’il vous faut.

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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

*** DES GILETS PARE-BALLES EN OHIO

** A mesure que les empires prennent de l’âge, leurs institutions perdent leur substance. Les anciennes structures sont toujours là, mais elles servent de nouveaux maîtres — les parasites qui en ont pris le contrôle.

* Aujourd’hui, nous jetons un petit coup d’oeil aux institutions militaires américaines. L’empire a toujours un département de la Défense, bien entendu… mais son activité principale n’est plus de défendre la mère-patrie. Au lieu de cela, il a été colonisé par ses fournisseurs et par les mouches du coche. Voilà pourquoi il y a une guerre en Irak. Personne ne peut prédire le futur, mais même nous n’avons pas assez d’imagination pour voir en quoi l’Irak représentait une menace militaire pour les Etats-Unis d’Amérique.

* Et pourquoi la Guerre contre la Terreur se poursuit-elle ? Cinq ans se sont écoulés depuis qu’une petite bande de fanatiques a fait s’écrouler les tours du World Trade Center. Depuis, on a dépensé des centaines de milliards de dollars pour protéger la mère-patrie… mais contre quoi, nous demandons-nous ?

* Depuis 2001, les terroristes ont causé moins de morts sur le sol américain que les réactions allergiques aux cacahuètes. Nous attendons la Guerre contre les Arachides…

* Mais les dépenses… les recherches… les brutalités… le commerce de la peur continuent. Pourquoi ? Parce que cela convient aux parasites.

** Depuis le 11 septembre 2001, selon le journal londonien The Observer, "une industrie très lucrative" est née aux Etats-Unis — protéger la mère-patrie contre les terroristes. On n’avait pas vu un tel racket à la protection depuis le maffieux Lucky Luciano dans le New York des années 20. Dans tous les états de l’Union, il n’y a peut-être pas assez de terroristes pour remplir une petite prison de campagne, mais cela ne signifie pas qu’il n’y a pas d’argent à faire dans le domaine de la sécurité nationale. En fait, depuis l’aube du 21ème siècle, quasiment la moitié de tous les nouveaux emplois américains sont venus, directement ou indirectement, de deux secteurs en plein boom — l’immobilier et la sécurité. Le premier est une illusion, le second une escroquerie.

* "Il y a sept ans de cela, on trouvait neuf entreprises ayant des contrats concernant la sécurité nationale [américaine]", rapporte The Observer. "A présent, il y en a 33 890. Depuis 2000, 130 milliards de dollars de contrats gouvernementaux ont été accordés."

* "Il y a un large avantage économique", poursuit l’article, "à exploiter la menace du terrorisme — même les officiels du gouvernement [US] abandonnent leurs fonctions pour se joindre à la ruée vers l’or. John Ashcroft, ancien Procureur général, a appliqué une mesure controversée — étendre les pouvoirs de surveillance de l’Etat — avant de quitter son poste pour mettre en place le Ashcroft Group, qui fait du lobbying pour les entreprises technologiques visant à capitaliser sur ces nouveaux pouvoirs."

* The Observer se demande si tout cet argent a été correctement dépensé.

* Le journal mentionne un contrat visant à fournir des gilets pare-balles aux chiens dans l’Ohio. Est-ce une dépense qui en valait la peine ? Nous n’en savons rien. Mais nous allons faire une supposition audacieuse : entre aujourd’hui et le jour où il gèlera en Enfer, pas un seul Américain pur jus ne sera sauvé des terroristes par un chien de l’Ohio portant un gilet pare-balles.

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Comment le marché actuel peut faire de vous un investisseur heureux…
… tout en faisant passer votre portefeuille à la vitesse supérieure !

C’est plus simple qu’il n’y paraît… il suffit de suivre les bons indicateurs : continuez votre lecture pour tout savoir.

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*** La Chronique Agora présente ***

Depuis le temps qu’on vous en parle… il était temps de faire les présentations : que sont les warrants exactement ? Quels sont les risques ? Comment en profiter ? Marc Dagher, notre spécialiste en la matière, nous livre une partie de ses secrets…

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WARRANTS : DE L’UTILITE D’ETRE CLAIR
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Par Marc Dagher (*)

Les produits dérivés occupent à présent une place prépondérante dans l’ensemble des marchés internationaux. Les warrants, issus de la révolution financière des années 80, et dont les volumes de transactions sont en croissance constante, en sont le meilleur exemple. Réservés à une époque aux investisseurs institutionnels et à certains initiés, les warrants se sont démocratisés grâce au nombre croissant d’émissions et d’émetteurs. Ils sont émis par différentes institutions financières.

Si le mot warrant est encore synonyme pour vous "spéculation et haut risque," n’ayez crainte : ces produits dérivés sont en fait accessibles à tous. Comme nous le verrons plus bas, les investisseurs particuliers ont très vite vu l’intérêt de ce type d’investissement : en quelques années, plus de 6 000 warrants ont été cotés sur Euronext.

Ils permettent d’obtenir, avec une mise de fonds limitée, un effet de levier important et offrent des possibilités de protection sur un marché, un actif financier ou un secteur d’activité.

Nous verrons ce qu’ils sont, à quoi ils servent, comment calculer les principaux indicateurs et comment les utiliser. De la même manière qu’il y a deux manières d’aborder le marché boursier, vous pouvez adopter différentes attitudes face aux warrants : vous pouvez vous positionner en tant qu’investisseur/spéculateur ou comme trader/spéculateur. Le principe en est le même.

Comme dans toute opération boursière, il y a une notion de risque ; elle est d’autant plus importante que les gains espérés sont élevés. Les warrants sont des produits très risqués : si les gains sont exceptionnels, vous pouvez perdre l’intégralité de votre mise. Par ailleurs, si vous ne pouvez consacrer un minimum de temps pour suivre vos warrants et exécuter vos ordres, adapter vos positions rapidement, évitez les produits dérivés en général : ils sont beaucoup plus volatils et risqués qu’une action.

Qu’est-ce qu’un warrant ?
Un warrant est une valeur mobilière qui permet d’acheter ou de vendre une action, un indice, une devise où tout autre support (appelé le sous-jacent) à un prix d’exercice défini jusqu’à une date d’échéance.

Simples d’usage, les warrants offrent donc à leur détenteur le droit, et non l’obligation, d’acheter (dans le cas d’un call warrant) ou de vendre (dans le cas d’un put) un actif sous-jacent coté sur un marché financier à un prix fixé à l’avance (prix d’exercice) et pendant une période donnée (échéance).

Au contraire des actions, les warrants ne sont pas créés directement par les entreprises mais par des institutions financières, les émetteurs, qui en assurent la liquidité et la gestion. Afin de dynamiser ce marché, les émetteurs jouent le rôle de teneur de marché.

Le warrant est donc un instrument financier complémentaire aux actions, aux obligations, ou à tout autre support.

Pourquoi les warrants ?
En investissant sur un warrant, vous anticipez et pariez sur la variation du cours du sous-jacent auquel il est attaché, et profitez de cette variation à moindre coût. Les warrants peuvent servir pour défendre un portefeuille contre une baisse supposée de l’indice CAC 40, sans avoir à vendre des titres pour se protéger. L’inverse est également vrai : cela évite d’acheter des titres qui immobiliseraient trop de trésorerie tout en jouant la hausse. De même, on peut jouer la hausse ou la baisse de titres faisant l’objet d’un tel marché, sans avoir à les acheter ou les vendre, en ne payant simplement que la prime (nous verrons plus loin ce qu’est la prime).

S’il est vrai que ce produit, du fait de son effet de levier, est soumis à de fortes variations (à la hausse comme à la baisse), et requiert, de fait, plus de réactivité, de mobilité et une plus grande surveillance des marchés, il permet aussi (et surtout !) de réaliser des profits importants tout en ayant un investissement de départ faible et en ayant fixé au préalable les pertes maximales (la prime).

Les warrants ont en outre de nombreux avantages :
** Investir sur n’importe quel support : le warrant permet de se positionner sur n’importe quel support. Actions domestiques ou étrangères, devises, indice, pétrole… les warrants vous donnent accès à tout type d’actif international. Parfois, investir sur des valeurs étrangères peut s’avérer compliqué : l’investisseur français individuel n’a pas accès à toutes les informations, et se positionner sur un titre étranger est parfois un parcours complexe et décourageant à cause des frais élevés. En achetant un warrant (français) sur une action étrangère, vous vous exposez à l’évolution du cours de cette action, tout en ayant des frais de transactions équivalents à l’achat d’actions domestiques.

** La diversité : s’il peut porter sur tout type d’actifs (comme nous venons de le voir), vous pouvez trouver différents warrants pour un même support avec des prix d’exercice et des dates d’échéances variés.

** Liquidité assurée : la liquidité des warrants est assurée par l’émetteur

** Simplicité : si, si ! Après avoir lu cette introduction aux warrants, vous verrez qu’investir dans des warrants se fait aussi facilement qu’investir dans des actions classiques ! Et cela permet de faire d’encore plus beaux profits ! (Mais, quitte à le répéter : attention au risque).

** Anticiper les variations de marché, et bénéficier d’un important effet de levier.

** Une perte maximale connue d’avance : un warrant représente un droit, et non une obligation, d’acheter un sous-jacent : il peut donc être exercé ou non. Quand vous achetez des warrants, vous établissez un scénario : en achetant ce warrant, j’achète le droit d’acheter telle action si elle venait à coter X euros, à telle date / avant telle date. De ce fait, vous pouvez renoncer à votre droit et la perte maximale encourue correspondra au montant de la prime versée — l’investissement initial — soit une somme faible par rapport à la valeur du sous-jacent.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les warrants et la manière de les exploiter, rendez-vous ici pour d’autres leçons sur cette forme d’investissement pas comme les autres…

Meilleures salutations,

Marc Dagher
Pour la Chronique Agora

Marc Dagher a commencé par assurer un service de recommandations sur actions pour Global Equities, un courtier pour institutionnels. Aujourd’hui, il est le responsable analyste de 100% Warrants, un service de trading exclusivement consacré aux warrants du marché français.  

Pour les investisseurs les plus réactifs et déjà aguerris, 100% Warrants offre des possibilités de gain illimitées pour des risques maîtrisés. … Avis aux amateurs d’émotions fortes !

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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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