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LA CHRONIQUE AGORA
Paris, France
Mercredi 17 mai 2006
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*** Coup au moral…
… et coup de semonce russe.
*** Délit d’initiés
James Boric surveille les dirigeants d’entreprise de près…
*** Sail in May ? (1)
Notre Banquier Central se retrouve en pleine régate financière…
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La baisse actuelle des marchés n’est pas la seule menace qui pèse sur votre patrimoine…
5 autres facteurs représentent un danger immédiat pour votre portefeuille !
Pour découvrir lesquels — et le moyen de vous en protéger, continuez votre lecture…
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Bonjour,
*** COUP AU MORAL…
** Nous avons craint hier matin que Tokyo ne donne le ton sur les places occidentales. Le soleil s’était en effet levé au Japon sur un Nikkei qui tentait de s’accrocher aux 16 500 points… mais à mesure qu’il grimpait au firmament, les actions semblaient victimes d’une méchante insolation et se repliaient frileusement de 2% au final, à 16 150 points.
Les investisseurs nippons vont avoir besoin d’aspirine si le dollar continue de s’enfoncer sous les 110 yens — avec la bénédiction de la Fed et du FMI, qui suggère que certains déséquilibres (devinez lesquels !) se résolvent par des ajustements monétaires progressifs.
Le poids de la dette américaine a depuis longtemps franchi les limites du tolérable, si l’on en croit Ben Bernanke. Cependant, la Maison-Blanche n’a fait aucune annonce laissant supposer que les dépenses militaires vont être réduites de façon significative au cours des prochains mois : la sécurité de l’Empire n’a pas de prix.
** Et puisque l’administration républicaine, très critiquée pour ses choix stratégiques en Irak, ne souhaite pas changer de politique, elle a décidé de changer quelques têtes qui ne revenaient plus au grand public. On peut ainsi citer le porte-parole de la Maison-Blanche, un sous-secrétaire d’Etat au commerce (le dossier chinois fait grincer beaucoup de dents), sans oublier le changement d’affectation de l’éminence noire de George Bush, le très controversé Karl Rove — spécialiste des coups tordus et même des coups bas électoraux en tous genres, qui prépare activement les législatives de novembre et reste malgré tout un des piliers du Bureau Ovale.
Ronald Rumsfeld reste à sa place, malgré la fronde de huit généraux à la retraite (le plus connu étant Wesley Clark) ayant servi sous ses ordres en Irak. Les "faucons" gardent la main, ce qui nous promet quelques contorsions intéressantes sur le dossier du nucléaire iranien, car les Etats-Unis se retrouvent dans l’incapacité matérielle et politique — veto de la Russie et de la Chine — d’intervenir militairement pour sécuriser cette région de la planète et dissuader le président Ahmadinejad de multiplier les provocations à l’encontre d’Israël.
Les spécialistes des marchés pétroliers semblent apprécier cette relative impuissance des Etats-Unis : la rechute du prix du baril sous les 69 $ mardi midi n’y était pas étrangère.
Souvenons-nous des titres de la presse américaine pro-Bush au début du mois de mai. Une escalade verbale débouchant sur un conflit avec l’Iran faisait encore partie des scénarios jugés plausibles il y a tout juste une semaine… mais à la réflexion, et compte tenu des propos très durs à l’encontre de l’Amérique ("qui se comporte comme un loup") tenus par Vladimir Poutine à la veille du week-end, il semble que l’opposition de la Russie à tout projet de sanctions à l’encontre Téhéran aille bien au-delà de simples remarques acerbes.
La menace implicite contenue dans le discours du président Poutine concerne bel et bien les approvisionnements de l’Occident en pétrole (dont la Russie est devenue le premier producteur mondial) et en gaz.
Cette fois-ci, les Etats-Unis auraient beaucoup de difficultés à convaincre les dirigeants des ex-républiques soviétiques — complètement dépendantes, sur le plan énergétique, des importations venues de la Sibérie ou de la Mer Caspienne — de se joindre à une coalition ayant pour but d’éliminer le potentiel nucléaire de l’Iran (et pourquoi pas, dans la foulée, ses actuels dirigeants).
Il est donc légitime d’évoquer une accalmie — provisoire — sur le front pétro-stratégique. Cela contribue à soulager un peu les angoisses relatives à la menace inflationniste découlant de la flambée des prix pétroliers depuis la mi-mars.
** Les marchés attendaient avec une certaine impatience l’indice des prix à la production aux Etats-Unis au mois d’avril. Ils ont bondi de 0,9% le mois dernier, soit un peu plus que ce que prévoyaient les économistes. Cependant, le véritable mètre-étalon de l’inflation, c’est-à-dire le core rate (hors énergie et alimentation) n’a progressé de 0,1%, bien en deçà des attentes des économistes.
C’est le genre de petite bonne nouvelle qui pourrait favoriser un rebond de Wall Street. Le début de la séance fut carrément laborieux hier, et tous les indices boursiers, du Nasdaq au Dow Jones, affichaient des pertes au moment de la clôture des places européennes. A la mi-journée, pourtant, le climat a semblé se réchauffer, et le S&P est enfin ressorti du rouge pour afficher un gain symbolique de 0,2%.
Les indices boursiers sur le Vieux Continent ont fini en ordre dispersé, quelques places clôturant dans le vert, mais le rebond est demeuré d’ampleur limitée. Le CAC 40 grappillait au final 0,33%, à 5 081,7 points, après avoir tutoyé le seuil des 5 100 points en tout début de séance ; il a ensuite rechuté sous les 5 050 points pour inscrire un plancher à 5 042,2 points. Londres et Madrid s’adjugeaient 0,1%, tandis que Francfort et Milan reculaient de 0,1%.
Tout cela apparaît bien poussif… Il faut d’ailleurs souligner que le SBF 120 se contentait de +0,21%, alors que les valeurs moyennes ont de nouveau été victimes de prises de profits appuyées (-0,6%). Elles alignent ainsi une quatrième séance de baisse consécutive, soit un repli cumulé de 6% depuis mercredi dernier.
** Aucune réaction décelable n’a accompagné la parution du chiffre des mises en chantier de logements aux Etats-Unis au mois d’avril. Elles ont chuté de 7,4 % pour un total de 1,85 millions d’unités.
Compte tenu de l’effondrement du baromètre NAHB/Wells Fargo évoqué hier (avec -6 points en mai, il se retrouve au plus bas depuis 10 ans !), il ne s’agit pas d’une réelle surprise… mais vous pouvez considérer que le principal moteur de la croissance — et de l’illusion de richesse — américaine est en train de couler une bielle, et que l’éclatement de la bulle immobilière n’est jamais apparu aussi imminent.
Dans les quotidiens économiques anglo-saxons, on voit fleurir les articles prédisant l’imminence de temps difficiles pour les emprunteurs (mais nous nous soucions aussi des prêteurs !), comme portés par une vague d’éclosion printanière. Les éditoriaux traitant du ralentissement immobilier s’allongent, les argumentaires s’étoffent, et ces articles progressent doucement en direction de la une… en attendant peut-être qu’une grosse institution de type Fannie Mae ou Freddy Mac n’avoue rencontrer de sérieuses difficultés dans ses affaires, notamment concernant la solvabilité de ses clients, empêtrés dans des plans de refinancement à taux variables.
** Le chiffre qui nous a le plus intrigué hier, c’est l’indicateur mensuel de l’institut de conjoncture allemand ZEW : il a dévoilé en fin de matinée ce mardi une chute verticale de la confiance des chefs d’entreprise, à 50 contre 62,7 en avril et 60 anticipé. Au cours de cet intervalle d’un mois (à cheval sur ceux d’avril et mai), le dollar a dévissé de 6,8% — de 1,2150 jusque vers 1,2950/euro –, et les places boursières de la zone euro ont symétriquement grimpé d’autant.
Nous nous demandons quel sera l’ampleur du rééquilibrage dès lors que les investisseurs seront acquis à la conviction que les six mois et demi de hausse que nous venons de connaître — sans la moindre consolidation intermédiaire — sont bel et bien ce que nous pressentions depuis la fin de l’année 2005 : le fruit d’un arbitrage délibéré et résolu en faveur de tout actif qui possède le fabuleux mérite de ne pas être un simple bout de papier vert frappé du sigle $ et de la mention In God we trust.
Le message est clair : "Dans le dollar nous ne croyons plus".
Philippe Béchade,
Paris
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James Boric nous donne les dernières nouvelles de Wall Street
*** DELIT D’INITIES
** Imaginez si, chaque fois que vous achetez une action, vous saviez exactement ce que les dirigeants de l’entreprise pensent de son avenir. Si vous aviez ce genre d’informations "d’initiés", vous sauriez toujours dans quoi investir, et quand.
- Malheureusement, il n’est pas aussi facile qu’on le pense de déchiffrer les transactions des initiés. Pour commencer, on compte des centaines (voire des milliers) d’opérations de ce genre par jour. Vous devriez donc y passer des HEURES. Et même ainsi, il faut savoir ce que l’on cherche. Malheureusement, toutes les activités des initiés ne sont pas utiles — même les achats déclarés.
- Par exemple…
- Si un initié achète quelques actions de sa société, la dernière chose que vous devez faire est d’acheter aveuglément ces mêmes actions — surtout si l’initié en question n’investit qu’une petite somme, tandis que plusieurs autres initiés vendent ce qu’il achète.
- Entre 1958 et 1976, cinq études importantes sur les achats des initiés ont été publiées par Rogoff, Glass, Devere, Jaffe et Zweig. Tous voulaient savoir combien l’on peut gagner en achetant les mêmes actions que les initiés — peu après que ces derniers aient placé leur argent.
- Dans chacune de leurs études, ces spécialistes ont suivi deux règles bien précises. Pour commencer, il devait y avoir plus d’un initié achetant les actions de l’entreprise. Ensuite, le nombre d’achats devait dépasser de manière significative le nombre de transactions à la vente. En suivant ces règles, ils ont pu battre le marché à un ratio de 2/1.
- Voilà les trois règles dont vous devriez vous rappeler en examinant les achats d’initiés :
** Règle n°1 : Il doit y avoir toute une série d’achats par les initiés. Cela signifie qu’au moins deux initiés différents doivent acheter en même temps — et pas seulement les directeurs (qui sont souvent payés en actions de la société, en plus de leur salaire). Nous recherchons les principaux dirigeants investissant leur propre argent.
** Règle n°2 : Le nombre total de transactions à l’achat doit être significativement plus élevé que le nombre total de transactions à la vente.
** Règle n° 3 : Les initiés doivent investir une somme notable de leur propre argent dans la valeur.
- En fait, on pourrait ajouter une quatrième règle, qui devrait être évidente… Tout le monde sait que les petites valeurs ont dominé le marché — surperformant les grandes capitalisations ces sept dernières années. Mais ce que de nombreux investisseurs ne réalisent pas, c’est que ce n’est PAS un coup de chance. Historiquement, les petites valeurs ont toujours mené le marché.
- Dans une célèbre étude menée par Ibbotson Associates dans les années 90, on a découvert que les petites valeurs faisaient mieux que toutes les autres valeurs 56% du temps — en comptant également les blue chips qui attirent toute l’attention des médias — entre 1926 et 1996. Le rendement moyen pour n’importe quelle année était de 14% pour les petites valeurs… et 9% seulement pour les grandes valeurs. Et plus longtemps vous détenez vos small caps, mieux vous vous en tirez.
- Depuis 1926, on n’a JAMAIS vu de période de 25 ans (ou plus) durant laquelle l’investissement dans les grandes capitalisations s’est révélé plus lucratif que l’investissement dans les petites valeurs. Bien entendu, il y a plusieurs raisons justifiant les rendements élevés des petites capitalisations.
** 1) Il y a bien plus de petites valeurs sur les marchés — cela donne donc aux investisseurs un univers plus large dans lequel trouver des opportunités lucratives.
** 2) Puisque les small caps sont si nombreuses, les grandes sociétés de courtage et les institutions n’ont pas assez d’analystes pour les couvrir. Ils ignorent donc certaines des entreprises dont la croissance est la plus rapide du marché. Résultat : des entreprises exceptionnelles s’échangent pour quasiment rien. Et au cours du temps, toutes les bonnes affaires finissent par être découvertes. Il suffit de les trouver avant que cette découverte ne se produise…
** 3) De bonnes petites valeurs peuvent s’adapter aux changements du marché, et réagissent plus rapidement que leurs homologues plus grandes et plus lentes. Elles sont plus agiles.
** 4) C’est de l’arithmétique simple : une société à 200 millions d’euros peut doubler de valeur bien plus facilement qu’une entreprise de 255 milliards d’euros.
- En combinant les informations sur les initiés au potentiel explosif des petites valeurs, on est en possession des meilleurs éléments pour identifier les futures stars du marché.
[NDLR : C'est exactement le genre de stratégie qu'emploie Jean Chabru pour engranger des gains de 74%, 53,8%, 43,17%, 60%... grâce aux petites valeurs. Pour en savoir plus sur ses conseils, continuez votre lecture...]
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Bill Bonner nous fait défaut aujourd’hui encore… Nous espérons qu’il ne s’est pas perdu entre deux fuseaux horaires — et devrions le retrouver dès demain avec de nouvelles réflexions sur l’état de la planète finance.
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*** La Chronique Agora présente ***
Nous espérons que vous avez le pied marin, cher lecteur… parce qu’aujourd’hui, notre Banquier Central se jette à l’eau.
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Le Journal d’un Banquier Central
SAIL IN MAY ? — 1ère PARTIE
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Homme libre, toujours tu chériras la mer !
— Baudelaire
Les grandes banques, je l’ai remarqué, n’aiment rien tant que sponsoriser un bel événement sportif mais elles font preuve, en la matière, de goûts difficiles à cerner. Leurs capitaux ne semblent jamais s’arrêter à des disciplines pour lesquelles j’éprouve, personnellement, la plus grande estime : la natation synchronisée, par exemple ; ou bien la triplette lyonnaise ; ou encore, la lutte gréco-romaine. Ces trois épreuves me semblent pourtant résumer admirablement l’aventure humaine que constitue aujourd’hui l’administration d’une grande banque ; mais nos exigeants mécènes préfèrent cultiver la différence.
Ils ont le chic pour s’intéresser aux activités qui ont le moins à voir avec leur métier : le golf, le polo, le tennis, tout ce qui se pratique sur un gazon. Mais bien entendu, le fin du fin demeure la voile : de beaux bateaux, une belle régate, et le banquier se pâme. C’est peut-être un souvenir de son enfance, devant le bassin des Tuileries.
Pourquoi, à l’heure de la fission de l’atome et d’Internet, une institution financière moderne voudrait s’identifier à un bout de bois qui flotte vaguement, n’a pas de moteur, est incapable d’effectuer un simple virage sans un coup de vent favorable et la manoeuvre parfaitement synchrone d’une dizaine de personnes tournant des manivelles ? Voilà ce que je n’ai jamais pu comprendre. Mais les faits sont là. Les grands patrons, eux aussi, sacrifient à ce culte étrange.
Arrachez un grand patron à son conseil de surveillance et placez-le en pleine mer, loin de tout, affrontant des crêtes de cinq mètres, à court de nourriture et d’eau potable, à la merci d’une vague qui peut à tout moment le jeter dans l’abîme, sur une embarcation où la moindre action est un risque, et l’inaction un suicide : il est content. Il se sent libre.
Il faut croire que le monde du nautisme — et plus précisément, celui de la voile — offre, avec le monde de la finance, de troublantes affinités. C’est sur la foi de cette hypothèse que le Club La Pérouse organise chaque année, aux environs de Pâques (forcément), sa traditionnelle régate. Convaincue que l’économie mondiale "n’est qu’un vaste navire, qu’il importe de manoeuvrer au plus près du vent, loin des écueils et des eaux mortes", cette dynamique entité convie depuis trente ans l’élite des banquiers centraux, ministres des Finances, chercheurs en économie, traders, journalistes et autres gestionnaires de fonds — bref, tout ce qui compte sur les marchés — à s’essayer, collectivement, à l’art subtil de la navigation.
Une fois encore, cher Journal, j’en étais. Non en tant que concurrent, bien sûr : car de sordides intrigues de palais, au sein de notre pauvre administration bancaire, m’ont écarté des plus hautes fonctions auxquelles me vouaient mes compétences et ma pénétration exceptionnelles. Un fauteuil king size m’attendait à Francfort ; au lieu de quoi je suis confiné dans un obscur placard parisien où je rédige quotidiennement — en compagnie de mon Analyste technique, le fidèle Egisthe — des synthèses macroéconomiques destinées aux puissants de ce monde, qui ne les liront pas.
Mais ne remuons point le passé ; ne fouillons point les décombres de l’incendie, comme se plait à le dire mon collègue Jean-Claude T***. C’est en homme de l’ombre qu’à chaque printemps, aux environs de Pâques (forcément), je suis la régate du Club La Pérouse pour le compte de l’Agioteur beauceron. Il s’agit d’un organe financier confidentiel, mais éclairé, au rayonnement duquel j’ai l’honneur d’apporter ma modeste chandelle.
La suite de nos aventures dès demain…
Meilleures salutations,
Le Banquier Central
Pour la Chronique Agora
(*) Derrière le Journal d’un Banquier Central, on trouve toute une équipe d’experts de la finance, de l’économie, de l’analyse technique et de la bourse — qui mettent à votre service leur expérience boursière aussi affûtée que leur sens de l’humour pour vous proposer des recommandations claires, fiables… et surtout profitables !
Pour découvrir toutes les analyses et recommandations du Journal d’un Banquier Central, continuez votre lecture…
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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