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La Chronique Agora
Paris, France
Lundi 26 février 2007
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*** Positif/négatif
Une fin de semaine en demi-teinte… surtout pour les marchés US
*** A vendre
Une expression qui s’applique à plus d’un titre à l’immobilier US
*** De Shanghai à Tokyo
Des bulles, des bulles, des bulles…
*** La clé du boom des matières premières (1)
Un nouvel an chinois qui débute sous les meilleurs auspices…
—————————– (publ.)
Ne faites pas de trading…
FAITES DES PROFITS !
Une forme d’investissement bien spécifique permet d’accumuler rapidement et simplement les plus-values.
Elle a déjà permis d’engranger 155% de gains cumulés en à peine deux mois… n’attendez plus pour en profiter ?
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Bonjour,
*** POSITIF/NEGATIF
** Une fin de semaine en demi-teinte pour les marchés — et surtout pour les marchés américains, parce que du côté européen, on ne s’est pas laissés décourager. On a donc terminé en baisse vendredi outre-Atlantique, tandis que sur nos rivages, la note est restée positive… quoique plus sobre que lors des dernières semaines.
En l’absence criante de toute statistique économique, les marchés américains se sont laissés abattre par la hausse du pétrole (à New York, le WTI repassait la barre des 61 $ et atteignait son plus haut de l’année, à 61,14 $ le baril — contre 60,95 $ la veille).
Le Dow Jones s’est ainsi accordé une pause et a perdu 0,30% sur la journée de vendredi, terminant à 12 647,48 points. Du côté du Nasdaq, la baisse a été plus marquée, avec -0,39% sur la journée, ce qui met l’indice des technologiques à 2 515,10 points. Pour le S&P 500, même affaissement : l’indice a perdu 0,36%, clôturant à 1 451,19 points.
** Ces tristes performances contrastent avec des séances européennes "dans le vert" : le CAC 40 a clôturé la semaine à 5 716,38 points, soit une hausse de 0,15% sur la journée. A Londres, le Footsie a enregistré vendredi une hausse de 0,32%, tandis que le DAX de Francfort avançait lui aussi, de 27%.
Cette différence d’humeur s’explique peut-être par le fait que si les autorités américaines sont restées muettes, en Europe, par contre, les statistiques ne manquaient pas, à commencer par l’Allemagne : l’indice Ifo (mesurant le climat des affaires) y a reculé de 0,9 points, pour atteindre les 107 pour le mois de février. "Il accuse ainsi son deuxième repli d’affilée après trois hausses consécutives, qui l’avaient porté à 108,7 en décembre, son meilleur niveau depuis 1990", affirme Investir.fr. "Les analystes tablaient sur un repli moins marqué à 107,5".
Les investisseurs ont un peu hésité à l’annonce de cette contre-performance, mais se sont vite repris ; pas question de se laisser abattre par une baisse que tout le monde pense liée aux répercussions de la TVA en Allemagne — et qui devrait donc rester temporaire.
Sans compter qu’il y avait d’autres chiffres pour se consoler — notamment les chiffres de la croissance du côté britannique : l’économie de Sa Très Gracieuse Majesté s’est développée de 0,8% au quatrième trimestre 2006, soit une hausse de 3% sur l’ensemble de l’année. Compte tenu du fait que la Grande-Bretagne utilise exactement les mêmes recettes que les Etats-Unis — bulle immobilière, endettement et afflux de liquidités — nous ne pouvons qu’espérer qu’elle réussira elle aussi à en repousser les inévitables conséquences "à plus tard".
Côté français, on emprunte aussi un chemin intéressant, avec une consommation qui reste l’unique moteur de la croissance : +1,2% pour les dépenses des ménages en produits manufacturés en janvier. Mais, comme le soulignait ce matin le journal La Tribune : "depuis 2005, la consommation de produits manufacturés a progressé de 9%, et la production industrielle de 0,3%, témoignant d’une inadéquation des industriels français à répondre à la demande. Mais, investissement ou non, cette boulimie devrait à nouveau aggraver les comptes extérieurs. En 2006, le déficit commercial a frôlé les 30 milliards d’euros".
** Sur les marchés des changes, la journée de vendredi reflétait les performances des marchés actions : le dollar a baissé… tandis que l’euro a gagné du terrain. Le billet vert a terminé à 1,3167 pour un euro (contre 1,3127 la veille).
Au rayon de l’obligataire, les taux se sont détendus, le rendement du bon du Trésor US à 10 ans se détendant de cinq points de base pour atteindre 4,68%.
Et que voyons-nous par là ? L’or, bien sûr… qui a tout tranquillement repassé la barre des 680 $ — prenant 5,5 $ au second fixing de Londres, ce qui met l’once à 683 $.
** Enfin, il me reste à vous signaler que Philippe Béchade arpente les pentes suisses, toute cette semaine : c’est donc moi qui aurai le plaisir de vous retrouver tous les matins, jusqu’à mardi prochain.
Françoise Garteiser,
Paris
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Eric J. Fry nous donne les dernières nouvelles de Wall Street
*** A VENDRE
** Peu importe le nombre de fois — ou la manière — dont les individus informés décrivent la triste condition du marché de l’immobilier US, des millions d’Américains refusent de le croire. Soit des millions d’Américains ne peuvent accepter la vérité… soit la vérité n’a pas d’importance. Au lecteur de décider…
- Quasi-quotidiennement, des initiés du secteur de la construction, du prêt immobilier ou de l’ameublement, émettent une version ou une autre du commentaire suivant : "les choses vont mal, et elles ne vont pas aller en s’améliorant".
- Malgré ces observations, cependant, le prix des actions des constructeurs, des prêteurs immobiliers et de l’ameublement, grimpe avec le reste des marchés.
** Les actions de l’entreprise Home Depot, par exemple, ont gagné plus de 25% depuis août dernier, en dépit du fait que les ventes de l’entreprise s’effondrent depuis des mois. (Et ignorons pour l’instant le fait que Home Depot a également passé les derniers mois à défendre les centaines de millions de dollars versés à son PDG de longue date, Robert Nardelli… puis les centaines de millions de dollars versés à Nardelli pour qu’il s’en aille).
- La semaine dernière, Home Depot Inc. a annoncé une chute de 28% du revenu net au quatrième trimestre — un chiffre inférieur aux prévisions des analystes. Les ventes de l’entreprise ont chuté dans tous les domaines : ventes au détail globales, ventes magasin par magasin, ventes moyennes par client — toutes ont baissé.
- Ces déclins n’étaient pas vraiment surprenants compte tenu du fait que le secteur de la construction résidentielle subit la baisse des ventes annuelle la plus sévère qu’elle ait vu en 16 ans. Ce qui est plus surprenant, par contre, c’est de voir les actions Home Depot continuer à attirer des acheteurs, étant donné le fait que ses ventes et ses bénéfices sont mis à mal.
- Lorsque les nouvelles des mauvais résultats d’Home Depot ont été annoncées, le cours de l’action a chuté… pendant un temps. Mais à la fin de la séance, HM s’était remis de ses pertes de début de journée, clôturant quasiment au même niveau. Les acheteurs d’HD sont-ils en train de se faire des illusions sur le fait que le marché de l’immobilier a atteint son plancher… ou bien les vendeurs ont-ils échoué à anticiper la reprise espérée ?
- Les professionnels prennent le parti des optimistes : 22 analystes sur 22 assortissent Home Depot d’une recommandation "achetez" ou "conservez".
- Voilà qui nous suffit… Home Depot : "vendez".
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, au Nicaragua
*** DE SHANGHAI A TOKYO
** "Des bulles se préparent à Shanghai, Tokyo et Londres", écrit Gary Dorsch, rédacteur de la lettre Global Money Trends.
* Nous entendrons plus de preuves dans un moment, cher lecteur, mais rendrons d’abord le verdict : trop de liquidités.
* "Une bulle se développe. Les investisseurs devraient s’inquiéter des risques", a déclaré Cheng Siwei, vice-président du Congrès populaire de Chine, dans un entretien avec le Financial Times le 1er février dernier. "Mais dans un marché haussier, les gens investiront de manière relativement irrationnelle. Tous les investisseurs pensent pouvoir gagner. Mais bon nombre d’entre eux finiront par perdre. C’est leur risque et leur choix", a prévenu Cheng.
* L’indice Shanghai Composite "A" a grimpé de plus de 200% ces 16 derniers mois. Le marché est limité aux natifs de Chine, ce qui prouve bien que les Chinois peuvent être aussi ridicules que les Américains.
* "Sur le marché de Shenzhen, plus petit", continue Dorsch, "trois nouvelles introductions ont décollé en flèche, suggérant que la ruée chinoise vers les actions n’a pas encore pris fin. Le fabricant de métaux non-ferreux Yunnan Luoping Zinc a grimpé à 30,94 yuans, le triple de son cours d’introduction, à 10,08 yuans. Zhejiang Sunwave Communications a grimpé à 19,65 yuans, le double de son prix d’introduction de 9,15 yuans. Et China Haisun Engineering s’est enflammé, grimpant de 178% pour atteindre 19,16 yuans".
* "Les investisseurs ont ouvert 50 000 comptes-titres par jour en décembre, et les fonds d’investissement ont recueilli le chiffre record de 389 milliards de yuans (50 milliards de dollars) l’an dernier, soit quatre fois plus qu’en 2005. Le rendement de janvier atteignait cinq fois les niveaux de début 2006. Beijing ordonne désormais aux banques d’empêcher les emprunts destinés à acheter des actions".
* Quelle est la source de toute cette ébullition ? C’est la même "vague de liquidités" que celle qui s’abat sur le reste du monde. Alors que les Chinois vendent de plus en plus de biens aux consommateurs US, les entreprises chinoises terminent avec de plus en plus de dollars. Ces derniers terminent à la Banque centrale chinoise, qui possède désormais des réserves de change de plus de 1 000 milliards de dollars — le plus gros tas qu’on ait jamais vu –, la plupart en billets verts. En retour, la Banque de Chine distribue de la monnaie locale, le yuan. Que peuvent faire les Chinois, fous de jeu, de tout cet argent ? Ils le jouent en Bourse !
** Pendant ce temps, chez leurs voisins japonais, l’indice boursier Topix atteint un sommet de 15 ans. Le yen a été mis à des niveaux si bas qu’il a rendu les exportations japonaises bon marché. Les exportateurs japonais — et notamment Toyota Motor Company — s’en donnent à cœur joie.
* Dorsch : "Depuis que la Bank of Japan (BoJ) a baissé son taux directeur à 0% en mars 2001, l’euro a gagné du terrain, passant d’environ 105 yens jusqu’à 158,70 yens actuellement. Favorisées par la vigueur de l’euro par rapport au yen, les exportations japonaises vers l’Union européenne ont quasiment doublé, à 1,06 milliers de milliards de yens en décembre. Mais de l’autre côté, les exportations européennes vers le Japon ont hésité entre stagnation et détérioration".
* "L’an dernier, le Japon a accumulé un surplus courant de 18,6 milliers de milliards de yens (160 milliards de dollars), tandis que la zone euro enregistrait un déficit de 16,8 milliards d’euros. Cependant, le pouvoir du carry trade du yen a permis de nager à contre-courant de ces déficits commerciaux, en mettant l’euro 12% plus haut par rapport au yen l’an dernier".
* La semaine dernière, le Japon a commencé à "normaliser" son taux d’intérêt. Mais il l’a fait de manière si faible et ramollie que cela a simplement servi à convaincre les spéculateurs que le carry trade sur le yen durerait longtemps.
* Dorsch à nouveau : "les taux d’intérêt japonais restent anormalement bas et complètement déséquilibrés par rapport au reste du monde, et le carry trade sur le yen continue".
* Enfin, Dorsch examine une autre île :
* "La Banque d’Angleterre a offert un cadeau plutôt empoisonné ce Nouvel An, le 11 janvier dernier : sa troisième hausse d’un quart de point des taux d’intérêt en six mois"…
* "Mais c’est tout juste si le FTSE 100 londonien s’est aperçu de la hausse. Il a subi une chute de 30 points jusqu’à 6 140 juste après l’annonce, avant de finir la journée 70 points plus haut. Après s’être stabilisé au-dessus du niveau des 6 200 points, le Footsie a accumulé un gain de 5%, jusqu’à 6 450".
* Alors que la Banque d’Angleterre augmente les taux, elle continue à faire couler l’argent. Les chiffres de la masse monétaire montrent que les liquidités disponibles ont augmenté jusqu’à quatre fois plus rapidement que l’économie l’an dernier. Conséquence : les prix des maisons en Grande-Bretagne ont grimpé de plus de 10% en 2006, et la Bourse a atteint son plus haut niveau en six ans.
* Mardi dernier, la Banque d’Angleterre a non seulement lu le passé, mais prédit l’avenir :
* "Les investisseurs vont probablement tirer parti de toutes ces liquidités et du crédit facile qui en découle pour acheter d’autres actifs, faisant baisser les primes de risques et grimper les prix des actifs… En fin de compte, on peut s’attendre à ce que les prix plus élevés des actifs se répercutent dans une demande plus élevée de biens et de prix, mettant une pression à la hausse sur le niveau général des prix".
* Oui… et après ?
* Nous avons abandonné les suppositions. Cette bulle de liquidités aurait dû éclater il y a longtemps. Qu’elle ne l’ait pas encore fait ne signifie pas qu’elle ne le fera pas. Cela signifie simplement que lorsque ça arrivera, bien plus de gens dans bien plus d’endroits entendront le bruit de l’effondrement… et sentiront les murs trembler.
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Pour savoir comment, c’est par ici…
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*** La Chronique Agora présente ***
Dans la mesure où la plupart des matières premières ont vu leur prix augmenter notablement ces dernières années, la dégringolade récente appelle une seule question : qu’est-ce que tout cela signifie ? Chris Mayer répond à toutes ces questions — et à bien d’autres — ci-dessous…
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LA CLE DU BOOM DES MATIERES PREMIERES — 1ère PARTIE
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Par Chris Mayer (*)
Le marché a administré une volée de bois vert à de nombreuses matières premières, ces derniers temps. Le pétrole brut a baissé de 35% par rapport à son sommet record de 78,40 $ en juillet, pour un atteindre un plancher de 19 mois à l’heure où j’écris ces lignes. L’Indice CRB, qui suit 19 matières premières, a chuté de 20% environ depuis mai. Les seules ressources qui semblent tenir le choc semblent être celles des marchés agricoles (par ex. le maïs).
La clé pour comprendre le casse-tête des matières premières se trouve dans un endroit intrigant et merveilleux — la Chine, qui semble ne jamais beaucoup s’éloigner de notre vue. Ce qui s’y passe a un énorme impact sur les matières premières dans le monde entier.
La Chine est déjà le plus grand consommateur au monde de cuivre, de nickel et de zinc. Elle figure parmi les plus grands consommateurs de bon nombre d’autres matières premières également. Ce qui est réellement stupéfiant n’est pas tant la quantité de matières premières qu’elle absorbe… mais le taux de croissance d’une telle consommation — surtout quand on compare à ce que fait le reste du monde.
Par exemple, entre 2002 et 2005, selon le Fonds monétaire internationale, la Chine a représenté à elle seule 48% de l’augmentation de la demande d’aluminium. Regardez les chiffres ci-dessous, qui montrent ce pourcentage pour d’autres matières premières :
- Aluminium, 48%
- Cuivre, 51%
- Plomb, 110%
- Nickel, 87%
- Acier, 54%
- Etain, 86%
- Zinc, 113%
- Pétrole, 30%
Réfléchissez un peu à tout cela. Dans le monde entier, lorsqu’on examine l’augmentation de la croissance de l’acier, par exemple, 54% de ladite croissance provenait de la Chine uniquement. Pour le plomb et le zinc, l’augmentation de la consommation chinoise a en fait suffit à compenser le déclin qui s’est produit dans le reste du monde. Aucun pays n’a eu autant d’importance pour le marché haussier des ressources naturelles que l’Empire du Milieu.
J’ai voyagé en Chine à la fin 2005 — j’ai visité Beijing la poussiéreuse au nord, exploré les rues encombrées de Shanghai et admiré les panoramas animés de Hangzhou et Hong Kong. Je me suis également arrêté dans un petit village entre Shanghai et Hangzhou — appelé Wuzhen — où j’ai mangé des pattes de poulet et de la soupe de pigeon, et où j’ai pu voir un autre côté de la Chine, loin des grandes villes. Et tout au long de mon voyage, j’ai rencontré des professionnels et des hommes d’affaires chinois qui m’ont aidé à mieux comprendre ce qui se passe sur le terrain en Chine.
Tout cela m’a fait beaucoup d’effet. Depuis, on dirait que je n’arrive plus à m’arrêter de parler de la Chine — et avec raison, me semble-t-il. L’émergence de l’économie chinoise sur la scène mondiale constitue peut-être la plus grande opportunité d’investissement de notre époque. En 1990, la Chine était la 10ème économie au monde. Aujourd’hui, elle est 4ème. C’est une croissance ahurissante.
Nous verrons la suite dès demain…
Meilleures salutations,
Christopher Mayer
Pour la Chronique Agora
(*) Christopher W. Mayer est un vétéran du secteur bancaire, et plus particulièrement du domaine des prêts aux entreprises. Auteur financier depuis 1998, les essais de Christopher ont été publiés dans une large gamme de publications, de l’article quotidien de Mises.org à la version américaine de la Chronique Agora. Il est également le rédacteur de Capital and Crisis, un service de conseil en investissements récemment lancé à l’intention des observateurs financiers d’opinion contrarienne.
[NDLR : Pour retrouver quotidiennement l'actualité des matières premières -- ainsi que des conseils et des stratégies pour investir sur ces marchés plus que prometteurs --, il existe une source d'information incontournable : L'Edito Matières Premières. Pour le recevoir, c'est tout simple... et c'est GRATUIT. Il suffit de cliquer ici...]
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2007
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