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De quoi rire en premier ?

Posted By admin On 01 fév 2007 @ 12:12 In Chronique | No Comments

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La Chronique Agora
Paris, France
Jeudi 01 février 2007
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*** Shanghai s’éteint à l’approche du sanglier de feu !
Exubérance irrationnelle dans l’Empire du Milieu aussi…

*** De quoi rire en premier ?
Bill Bonner lit les nouvelles et ne sait plus où donner de la tête…

*** Une année particulière (2)
Raphaël Garaud met les paris en bouteille…

—————————– (publ.)

Ne faites pas de trading…
FAITES DES PROFITS !

Une forme d’investissement bien spécifique permet d’accumuler rapidement et simplement les plus-values.

Elle a déjà permis d’engranger 155% de gains cumulés en à peine deux mois… n’attendez plus pour en profiter ? [1]

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Bonjour,

*** SHANGHAI S’ETEINT A L’APPROCHE DU SANGLIER DE FEU !

** Notre plus récent essai macroéconomique (publié dans la Chronique en début de semaine) avait pour principale thématique le caractère insoutenable de la croissance chinoise. 48 heures plus tard, c’est au tour de M. Cheng Siwei, vice-président de l’Assemblée nationale populaire de la République de Chine de s’alarmer du caractère insoutenable de la bulle boursière (130% de hausse à Shanghai en 2006) qui menace de ruiner des épargnants saisis par une fièvre spéculative sans précédent.

Plusieurs millions de comptes-titres (entre 1,5 et 2 millions) sont désormais ouverts chaque mois dans l’Empire du Milieu, contre une centaine de milliers en janvier 2006. L’afflux de liquidités crée un classique phénomène de corner, alors que la capitalisation globale n’atteint même pas la barre des 1 000 milliards de dollars — soit moins que Wal-Mart, Exxon-Mobil et General Electric réunis… ou encore moins que les dix premiers poids lourds du marché parisien !

Cela n’empêche pas les volumes d’échanges quotidiens de la bourse de Shanghai de représenter en moyenne près de deux fois ceux observés sur le CAC 40 — soit neuf à dix milliards d’euros, contre cinq milliards d’euros pour les 40 vedettes de la cote parisienne (ce qui fut bien le cas hier, avec 5,3 milliards d’euros contre 5,2 milliards mardi.

Nous ne savons pas comment s’exprime ni se dessine le concept d’"exubérance irrationnelle" en chinois… mais l’année du Rat, qui se soldait jusqu’à présent par une hausse torride de 140% des actions cotées à Shanghai, pourrait s’achever par un refroidissement brutal. Une nouvelle chute de 5% survenue ce mercredi succède à l’alerte à la baisse de 4% enregistrée jeudi dernier, alors que l’indice de référence s’apprêtait à franchir la barre hautement symbolique des 3 000 points ; Shanghai tutoyait tout juste les 1 000 points en juin 2004.

L’année du Sanglier de Feu (cette appellation nous apparaît plus flatteuse que l’année du Porc, surtout s’il se met à régner sur les marchés chinois un temps de cochon !) débute le 18 février prochain : elle pourrait être placée sous le signe de l’apprentissage des désillusions et des revers cuisants inhérents aux lois universelles de la spéculation.

Après les 106% gagnés par China Life Insurance (le premier assureur-vie chinois) le jour de son introduction, le 9 janvier dernier, les investisseurs se sont pris à croire au miracle permanent. Ils pensent désormais que la norme consiste à doubler sa mise en moins de temps qu’il n’en faut pour réduire en confettis le petit livre rouge, dès que l’on passe un ordre d’achat en bourse.

** En Europe, en revanche, l’argent semble un peu difficile à gagner depuis un mois. Hier, le CAC 40 a buté une nouvelle fois sur le seuil des 5 650 points en début de séance, rechutant dès la fin de la matinée sur le seuil pivot des 5 610 points et même 5 608 points au final, soit un repli de 0,66%, le plus mauvais score observé dans l’Euroland ce mercredi.

Le CAC 40 terminait ainsi une dizaine de points en dessous des 5 617,7 points, c’est-à-dire du cours de clôture du 2 janvier. L’indice aura donc oscillé entre 5 550 et 5 650 points durant les quatre dernières semaines écoulées, lesquelles se soldent par bilan mensuel de 1,2% — acquis, il convient de le souligner, dès la première séance de l’année 2007 : depuis, plus rien !

Nous redoutions un peu ce genre de scénario : cinq mois de hausse ininterrompue, sans la moindre fenêtre de consolidation entr’ouverte pour profiter d’un pic de volatilité, qui débouchent sur une période de stagnation à durée indéterminée (ponctuée de faux signaux techniques et de phénomènes de rotation sectorielle avortés). Tout cela suit un peu le modèle de l’été 2000, sauf que la phase de culmination actuelle n’aura été précédée d’aucun épisode de nervosité caractéristique d’une fin de mouvement haussier moyen ou long terme.

Comme souvent, lorsqu’une journée est particulièrement riche en statistiques, après deux jours sans le moindre chiffre notable, les marchés prennent le temps de digérer les informations dont ils sont abreuvés et n’optent pour aucune direction identifiable. L’Euro-Stoxx a ainsi cédé l’essentiel de ses gains de la veille (-0,4%) mais reste au contact de ses sommets annuels.

Selon Eurostat, l’inflation est restée stable en janvier, avec un taux de 1,9%, comparable à celui constaté en décembre et novembre 2006. Le taux de chômage a reculé comme prévu en décembre, à 7,5% de la population active contre 7,6 % en novembre.

Le climat des affaires dans la zone euro a cependant marqué le pas en janvier, selon la Commission européenne, dont l’indice BCI (Business Climate Indicator) s’établit à 1,40 contre 1,6 au mois de décembre.

** Les deux surprises statistiques du jour sont survenues à une heure d’intervalle aux Etats-Unis : à 14h30, les marchés découvraient que la croissance du PIB s’était fortement redressée, à 3,5% au quatrième trimestre 2006 — après 2% au troisième trimestre. Cependant, le diagnostic d’une machine économique repartant à plein régime était rapidement tempéré par la publication, à 15h45, d’un très mauvais indice PMI des directeurs d’achat de Chicago.

Cet indice régional particulièrement sensible à l’activité dans le secteur automobile rechute de 3,6 points, à 48,8, au mois de janvier… c’est-à-dire bien en dessous du seuil technique des 50, qui départage une économie en expansion d’une économie en contraction.

Les analystes ont été intrigués par l’effondrement de 10 points de la composante "entrées de commandes" (qui plonge de 56,3 vers 46,3). Les cambistes ont jugé la nouvelle plutôt mauvaise pour le dollar, qui repassait mercredi soir sous les 1,30/euro, alors que le rendement du 30 ans fléchissait de trois points de base vers 4,95% contre 5,00% 48 heures auparavant.

Mais les investisseurs n’étaient pas ou bout de leur étonnement : la fin de la journée de mercredi fut également marquée par la remontée en flèche du cours du pétrole, au-delà des 57,5 $. Le département américain de l’Energie a pourtant fait état d’une hausse hebdomadaire de 2,7 millions de barils des stocks de brut et de 3,8 millions de barils d’essence ; une information qui laissait Wall Street de marbre puisque le S&P 500 demeurait parfaitement stable à la mi-séance, tandis que le Nasdaq s’effritait de -0,1%.

** Manifestement, il n’était pas question de prendre la moindre initiative avant que Ben Bernanke — qui fête la fin de sa première année à la tête de la Fed — ne s’exprime au sujet de l’inflation, de la santé du secteur immobilier ou d’une croissance qui pourrait justifier un maintien du prime rate à 5,25% durant une période relativement longue.

Mais comme nous l’avons déjà souligné à de nombreuses reprises, le successeur d’Alan Greenspan peut bien tempêter contre la hausse des prix, s’insurger contre les déficits fédéraux et un taux d’épargne des ménages négatif, dénoncer l’optimisme béat de Wall Street… tout ceci ne suscitera rien d’autre que quelques réactions épidermiques.

Car le principal enjeu de l’année 2007 réside plus que jamais dans la bienveillance des banques centrales asiatiques à l’égard des bons du Trésor US, et dans l’inflexion de la politique monétaire de la Banque centrale du Japon. Nous sommes convaincu qu’elle est "coincée" : remonter son taux directeur — et provoquer la remontée du yen — est un risque que ni elle ni les Etats-Unis ne peuvent se permettre.

Et c’est là que la Chine, avec ses 1 000 milliards (et quelques) d’équivalents dollars de réserves, devient le vrai maître du jeu : qu’elle décide de convertir une partie des ses billets verts excédentaires en yens — après tout, le Japon demeure son premier partenaire commercial–, et la situation pourrait rapidement dégénérer vers un scénario à côté duquel la crise de l’automne 1998 (faillite du fonds LTCM pour cause de vente massive de yens à découvert) pourrait passer pour une simple péripétie.

PS : Philippe Béchade vous donne rendez-vous dès 15h45 cet après-midi au 0899 707 009*, avec une analyse en profondeur de la séance en cours, le suivi de notre portefeuille, et une nouvelle recommandation.
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)

Philippe Béchade,
Paris

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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

*** DE QUOI RIRE EN PREMIER ?

** Oh, où commencer !

* Nous lisons les nouvelles et nous trouvons confrontés à notre premier défi : choisir de quoi rire en premier !

* La confiance des consommateurs américains frôle un sommet de cinq ans. Que faut-il en déduire ? Nous n’en savons rien…

* Ca doit être à cause de "l’excès d’épargne", dont Ben Bernanke pense qu’il stimule les prix des actifs — en particulier les bons du Trésor US — dans le monde entier.

* Hahahaha ! "Un excès d’épargne" ! Quel sens de l’humour ! Vous voyez ? Tout cet argent et ces liquidités — créés à partir de rien — il appelle ça "de l’épargne" !

* Pendant ce temps, le Dow grimpe… et à moins quelque chose de remarquable se soit produit, il aura terminé janvier à peine plus haut qu’il ne l’avait commencé. Certains prennent "l’effet janvier" très au sérieux. Selon cette "règle", les 11 derniers mois de l’année suivent le premier. Ce qui ne serait pas si mal… les investisseurs boursiers termineraient l’année à peu près là où ils l’ont commencée.

* Les grands risques "reculent", déclare John Lipsky, le directeur général adjoint du Fonds monétaire international. Selon lui, le monde va mieux aujourd’hui qu’il y a quelques mois de ça, parce que l’immobilier résidentiel US semble s’être stabilisé… et le prix du pétrole a baissé.

* Visiblement, M. Lipsky a tort sur les deux tableaux. Cette semaine, le prix du brut a grimpé, pour atteindre près de 57 $. Et le marché immobilier US demeure dans un état comateux, selon nous. Personne ne sait vraiment quelle direction il prendra quand il se réveillera.

* Mais telle est la condition de l’économie mondiale tout entière. Va-t-elle baisser, va-t-elle grimper, personne ne le sait. Ce qui est certain, par contre, c’est que d’énormes quantités de liquidités ont été ajoutées. Pour autant que quiconque puisse en juger, ces nouvelles liquidités — du liquide et du crédit fournis par les banques centrales et l’industrie financière, toujours à la pointe de l’innovation — augmentent encore à un rythme record. Et pour autant que nous puissions en juger, c’est cette nouvelle liquidité qui donne au monde financier une impression de stabilité… et aux consommateurs américains, la confiance qui irradie de leur devise.

** Cela nous mène à notre deuxième défi — essayer de trouver le sens de tout ça. Et nous ne sommes pas les seuls à y penser. A Davos, en Suisse, les grands financiers, économistes et bluffeurs de notre époque se sont rassemblés pour tenter de l’expliquer. M. Lipsky, précédemment mentionné, était l’un d’entre eux. Tous se posaient des questions sur l’effet qu’ont les nouveaux instruments financiers — qui représentent des milliers de milliards de dollars — sur la stabilité de la planète.

* Le Financial Times nous livre une partie importante de la discussion :

* "Il est largement reconnu, par exemple, que les modèles mathématiques du risque, qui sont utilisés pour tester les produits dérivés, accordent trop de poids à la volatilité basse qui a régné ces derniers temps. En d’autres termes, ils s’aident du passé récent pour prédire l’avenir. Dans les marchés financiers, c’est le seul domaine où l’Histoire ne sert à rien, puisque les chocs financiers proviennent généralement de là où on ne les attendait pas".

* L’individu moyen — et même l’économiste moyen — est intimidé par la complexité de tout cela. Quel effet, exactement, a un monde financier ultra-rapide, high tech et optimisé, se demande-t-il ? Les instruments financiers hyper-sophistiqués élaborés par des chercheurs en mathématiques et répartis entre les spéculateurs, les banques et les fonds de couverture de la planète distribuent-ils vraiment le risque… rendant les fondations du système financier mondial plus solides ? Ou ne font-ils qu’augmenter les risques globaux ? Personne ne le sait vraiment.

* Et plus ce nouveau Titanic de l’expansion du crédit vogue sans souci majeur, plus les gens s’installent confortablement dans leurs chaises longues ou commandent des cocktails au bar. Pourquoi s’inquiéter ? Pourquoi prendre une assurance ou vérifier les canots de sauvetage ? Rien n’a mal tourné, jusqu’à présent, se disent-ils. Et rien ne tournera jamais mal.

* Mais la raison pour laquelle rien n’a mal tourné jusqu’à présent, c’est tout simplement parce que la vague de liquidité est encore en mode "inondation". Le monde nage dans le blé… le fric… l’oseille… le flouze… le pèze. Rien n’est trop absurde.

* Roman Abramovich, l’un des hommes les plus riches de Londres, a commandé un nouveau yacht pour 400 millions de dollars. Tim Blixseth construit une maison qui se vendra 155 millions de dollars — un nouveau record mondial, a priori. Elle sera située près de Bozeman, au Yellowstone Club, une station de ski développée par M. Blixseth.

* Une manoeuvre plutôt hardie de la part de M. Blixseth. Mais qui peut perdre, avec tant d’argent aux alentours ? Jusqu’à présent, les gens qui ont fait de mauvais paris — qu’il s’agisse d’affaires, de spéculation ou de finance privée — ne pouvaient pas faire faillite. Les prêteurs les en empêchaient. Quelques cas extrêmes mis à part — comme le hedge fund Amaranth –, chaque fois que les spéculateurs ou les propriétaires ont commencé à tirer la langue, on leur a offert du nouveau crédit et de nouvelles liquidités, selon des termes toujours plus avantageux. Les prix des actifs ont grimpé, leur donnant plus de capitaux contre lesquels adosser leurs emprunts.

* Le Financial Times, à nouveau :

* "Des universitaires comme Harry Kat, de la Cass Business School au sein de la City University de Londres, ont produit des preuves montrant que de nombreux fonds de couverture suivent en fait des stratégies de trading sur lesquelles on peut compter pour produire des rendements positifs la plupart du temps, en compensation de rendements négatifs très rares. Ils sont encouragés par une structure de frais n’exigeant pas des gestionnaires de fonds qu’ils remboursent leur part de profit préalable aux investisseurs si un événement extrême venait à se produire, ruinant le fond".

* "Parallèlement, les grandes institutions financières ne sont absolument pas encouragées à incorporer dans leur valorisation boursière les coûts et les risques potentiels de leur propre effondrement pour le système. Ils préfèrent que d’autres supportent les frais de fournir le ‘bien public’ de la stabilité financière, tout en se sous-assurant contre le risque d’échec et en sous-investissant dans des systèmes visant à améliorer la stabilité financière".

* En d’autres termes, lorsque la fin inévitable arrivera… ni les fonds de couverture ni les grandes institutions financières ne seront en mesure d’absorber les pertes.

* Le véritable test n’aura pas lieu tant que le cycle de crédit n’aura pas tourné. Nous verrons alors ce que valent vraiment ces merveilles censées réduire le risque et améliorer les profits. Nous verrons alors combien de gens veulent vraiment un chalet à 155 millions de dollars. Nous verrons alors quels fonds de couverture couvrent encore ; ça devrait être intéressant. Bien entendu, nous ne voulons pas révéler la fin de l’histoire trop tôt… mais nous avons une petite idée du chemin que tout cela prendra.

—————————– (publ.)

COMMENT INVESTIR AUJOURD’HUI ?

Eh bien… nous n’avons pas de recette miracle, mais…
… que pensez-vous d’un système qui dépasse les 22% de croissance annuelle moyenne depuis 2003… en accumulant des gains de 74%, 53,8%, 43,17%, 60%… et bien d’autres encore !

Pour tout savoir… [2]

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*** La Chronique Agora présente ***

Raphaël Garaud nous livrait hier le début de ses analyses et prévisions pour l’année 2007. Aujourd’hui, la suite… et après le pessimisme qui clôturait la première partie hier, on passe à des théories plus encourageantes.

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UNE ANNEE PARTICULIERE — 2ème PARTIE
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Par Par Raphaël Garaud (*)

Si l’hypothèse pessimiste l’emporte, où se trouve le point de sortie ? Ici, je m’appuie sur l’analyse technique : le support des 4 650 points me semble être la limite à ne pas franchir à la baisse, sinon la roche Tarpéienne, toujours aussi proche du Capitole, vous guette. Mais rassurez-vous : il y a des supports intermédiaires (5 450 puis 5 340 points) qui peuvent être, sinon une incitation immédiate à sortir, du moins des signaux d’alarme nous indiquant un redoublement de prudence.

Donc, restez zen.

Une hypothèse plus souriante
Autre possibilité : la croissance mondiale reste bien orientée ; l’inflation ne fait pas des siennes ; les entreprises font des bénéfices sans atteindre, sauf cas particulier, des sommets ; le pétrole navigue autour de 56/58 dollars. Cette conjoncture voit peu d’évènements planétaires propres à déstabiliser fortement les marchés et quelques inquiétudes "habituelles" persistent : les USA continuent leur route chaotique, le dollar reste faiblement quelconque.

Ici une poussée peut avoir lieu, mais de portée limitée. Le niveau 5 800/5 900 points pourrait être la cible à atteindre, et le repli être limité à 5 450 voire 5 340 points.

Et pourquoi pas un peu d’optimisme ?
Voici enfin une stratégie franchement optimiste : une croissance de bon aloi en zone euro ; les pays émergents avancent sans trop d’excès, la Chine et l’Inde réussissant même à contenir leurs rythmes de croissance — elles ne pèsent donc pas excessivement sur les matières premières — ; le pétrole se contente alors d’évoluer dans une fourchette raisonnable. La Fed n’augmente plus ses taux mais les diminue un peu, l’inflation n’étant plus un souci majeur sans pour autant être absente. Les liquidités sont abondantes et cherchent à se placer au mieux, les actions sont très demandées…

Scénario idyllique, je vous l’accorde, mais pas impossible du tout. A ce moment, le CAC 40 passe allègrement les 5 800 points pour aller sur les 6 000 et au-delà. Une cassure nette des 5 600 points annoncerait seulement le signal de la retraite.

Il est bien évident que votre serviteur continuera de vous donner des indications chaque fois que la situation l’exigera, et surtout vous préviendra précisément de la conduite à tenir.

Bien utiliser les stratégies
Nous avons vu les hypothèses mais que faire, alors — et comment ? Je pars du principe que l’on peut trouver des valeurs à acheter dans quasiment toutes les circonstances. Mais je sais aussi que s’entêter est la pire des choses. Donc la sélectivité restera ma règle de base et ce, quelle que soit l’hypothèse retenue. Une bonne valeur dans un secteur trop exposé à une conjoncture instable ou défavorable sera mise de côté — je n’ai pas dit "abandonnée".

En période d’hésitation — ou même franchement négative (la première hypothèse) –, les secteurs trop sensibles sont à éviter ; mais dans une optique long terme, certaines opportunités peuvent apparaître malgré tout. Sauf à imaginer le grand chambardement, tout n’est pas noir d’encre. Je pencherais à ce moment pour les valeurs du tourisme, de la technologie, les para-pétrolières, les fournisseurs d’énergie, des sociétés bien implantées dans les pays émergents, voire des fonds spécialisés… sans oublier l’or bien sûr, qui reviendrait sous les feux de la rampe. Bien évidemment, je n’omettrais pas quelques valeurs de secteurs particuliers (récupération, transformation de métaux, maisons de retraite, sites de rencontres, etc.) qui sont moins sensibles à la conjoncture et permettent une diversification rentable.

Dans les hypothèses plus optimistes, l’alimentaire revient au premier plan, le luxe également et les secteurs financiers redeviennent attractifs. Au final, ma stratégie s’adaptera évidemment à la conjoncture, et vous trouverez dans votre revue la conduite à tenir en toutes circonstances, des choix de placement variés, en ne perdant pas de vue que le bon sens, le sang-froid et le recul sont nécessaires pour réagir "objectivement" en Bourse : autant d’éléments déterminants dans toute prise de décision.

Et maintenant… ne reste plus qu’à passer à l’action !

Meilleures salutations,

Raphaël Garaud
Pour la Chronique Agora

(*) Raphaël Garaud est rédacteur en chef de Vos Finances — La Lettre du Patrimoine. Ce service d’information financière offre à ses membres des moyens exclusifs et fiables de protéger et d’accroître leur patrimoine. Actions, fiscalité, immobilier, investissements alternatifs… Vos Finances — La Lettre du Patrimoine ne laisse rien au hasard lorsqu’il s’agit de faire fructifier votre capital ! Pour en savoir plus [3]

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