Mille (et trois cents) cryptomonnaies, un inventaire

Rédigé le 8 décembre 2017 par | A la une, Bitcoin et autres cryptomonnaies, Crypto Monnaies, Guerre des monnaies Imprimer

Nous avons vu que les cybermonnaies entraient dans cinq catégories. La catégorie la plus active est celle des jeux et des réseaux sociaux.

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L’analyse porte sur le recensement figurant sur le site coinmarketcap.com. A la date du 8 octobre 2017 (1), les 100 premières par capitalisation, qui représentent 95% du total, se répartissent en :

  1. Systèmes de paiement généralistes : 32 dont 12 nouvelles depuis juillet ;
  2. Applications financières : 18 dont cinq nouvelles depuis juillet ;
  3. Autres applications : 17 dont 12 nouvelles depuis juillet ;
  4. Plateformes financières : 11 dont quatre nouvelles depuis juillet ;
  5. Plateformes générales : 17 dont quatre nouvelles depuis juillet.

Pour cinq cas, la documentation est insuffisante (ou en chinois…).

Parmi les « autres applications », on dénombre cinq systèmes de partage de ressources informatiques, quatre de jeux, trois applications de gestion de publicité, un de production de spectacles, un de courrier, un de gestion d’identité, un de prédictions et un réseau social.

Par rapport à une première étude faite en juillet, 35 cybermonnaies, soit plus du tiers, ont quitté les 100 premières places et ont été remplacées par d’autres. C’est dire l’extrême mobilité de ces classements, même si Bitcoin, Ethereum, Ripple, Litecoin, Dash, NEM et Monero (dans cet ordre) sont solidement installées dans les 10 premières places, récemment rejointes par Bitcoin Cash, Bitcoin Gold (deux scissions de Bitcoin dont nous reparlerons) et NEO, qui se veut lEthereum chinois.

Dans les deux semaines précédant le 8 octobre, 45 systèmes nouveaux ont été lancés, dont six figurent déjà dans les 100 premiers :

[NDLR : comment miser sur les cybermonnaies sans en choisir une seule ? Découvrez le secret de notre spécialiste ici.]

Parmi les autres applications, on trouve un système de partage de ressources informatiques, trois de jeux, trois dans le domaine musical, une application de gestion de publicité, une de production de spectacles, une de courrier, une de paris sportifs, une de prédictions et deux réseaux sociaux.

Dans ces 45 nouveaux systèmes, une dizaine ont la forme d’une application (Dapp) sous Ethereum et 18 sont financées par ICO (initial coin offering (2)).

La répartition des 45 derniers-nés n’est pas très différente de celle des 100 premiers, ce qui pousse à croire que l’échantillon des 100 premiers est représentatif de l’ensemble.

En extrapolant, on peut déduire qu’il existe à peu près :

Et donc autant de cybermonnaies, sans compter les systèmes à base de chaîne de blocs qui n’utilisent pas leur propre unité de compte, comme Hyperledger Fabric ou Dragonchain.

Cette liste va-t-elle continuer à croître, ou au contraire une grande partie de ces systèmes est-elle vouée à disparaître plus ou moins rapidement ? C’est ce que nous verrons prochainement.

 

1- Date choisie tout à fait au hasard

2 – Mécanisme de financement d’un projet par émission d’unités de la cryptomonnaie utilisée par le système résultant du projet.

 

Mille (et trois cents) cryptomonnaies, pour quoi faire ?

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Gérard Dréan
Gérard Dréan

Gérard Dréan est un spécialiste français de l’école autrichienne. Il est diplômé de l’école Polytechnique, promotion 1954. Il a travaillé à partir de 1957 et pendant une trentaine d’années chez IBM, puis dans des sociétés de services en informatique. Il se consacre maintenant à la réflexion économique, en particulier à la pensée de Ludwig von Mises. Il a traduit et abrégé son ouvrage majeur L’Action humaine, dans une édition parue en 2004 aux Belles Lettres. Il est membre de la Société d’économie politique et chargé de missions à la Fondation de l’École polytechnique.

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