Crétinerie sur toute la ligne

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La Chronique Agora
Paris, France
Mardi 24 octobre 2006
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*** Un mois d’octobre en trompe l’oeil…
… maintenant, il s’agit d’ouvrir le bon !

*** Des tas de terre
On remue de moins en moins de terre aux Etats-Unis…

*** Crétinerie sur toute la ligne (2)
Contrairement à une horloge suisse, les marchés sont des systèmes infiniment complexes…

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Bonjour,

*** UN MOIS D’OCTOBRE EN TROMPE L’OEIL…

** La séance de lundi s’est achevée sur un scénario de hausse des plus improbables.

Les opérateurs s’étaient préparés psychologiquement à une journée bien tranquille sur les places boursières occidentales. Le tableau des indicateurs macroéconomiques était vierge de toute publication, celui concernant les résultats trimestriels était également bien peu garni, et la pré-ouverture de Wall Street s’annonçait pour tous ces motifs — y compris l’attentisme généralement de mise avant une réunion de la Fed — des plus indécises, voire légèrement négative.

Même ambiance sur les marchés obligataires qui se sont dégradés de plus en plus fortement au fil des heures : + quatre points de base en Europe sur des bons du Trésor à 10 ans, + sept points sur les T-Bonds US de même maturité. Même si le statu quo monétaire est acquis — de longue date — à l’issue de la réunion de mercredi, des incertitudes relatives au diagnostic économique de la Fed demeurent.

Il n’est certes pas question d’imaginer que Ben Bernanke et ses collègues (à part Jeffrey Lacker) menacent de serrer la vis au cours des six prochains mois… mais ils pourraient faire connaître qu’ils ne sauraient envisager de réduire le taux directeur dans un avenir prévisible si les tensions sur les salaires persistent, et si la productivité n’enregistre aucun progrès notable d’ici la fin de l’année.

** La fin de l’après-midi promettait donc de s’inscrire dans le droit fil des errements des six premières heures de cotations ; le CAC 40 et l’Euro-Stoxx affichaient des replis s’étageant entre -0,25% et -0,35%, dans des échanges anémiques et dignes d’un lundi de 15 août.

Des volumes si insignifiants que même avec le spectaculaire retournement de situation de la fin de journée (et une véritable petite panique à la hausse), ils ont peiné à dépasser les 3,25 milliards d’euros.

L’envolée de la fin de séance (+0,7% contre -0,3% deux heures plus tôt) a été d’autant plus spectaculaire qu’elle s’est effectuée dans le vide : les vendeurs se sont retirés du marché tandis que ceux qui y entraient — sans en comprendre la raison fondamentale — se contentaient de ramasser des paniers de valeurs du CAC 40 afin de coller à l’évolution du Dow Jones, soudain saisi d’une incoercible frénésie haussière que personne n’avait vue venir.

L’indice historique a en effet rouvert sur les chapeaux de roues, dans le sillage de Wal-Mart (+5% dès les premiers échanges). Vous pourriez penser que le n°1 mondial de la distribution avait annoncé de fabuleux trimestriels… mais les ventes ressortent en deçà des attentes et aucune amélioration notable de ses marges ne s’est matérialisée entre début juillet et fin septembre !

** Survolant d’un regard blasé ce bilan sans surprise ni aspérité, nous anticipions un relatif désintérêt des investisseurs pour cette entreprise, qui a récemment publié des anticipations de chiffre d’affaire plutôt dans le bas de la fourchette. Tout ça en dépit de la forte décrue des prix à la pompe : le pétrole a atteint ce lundi 23 octobre son plancher annuel sur le contrat décembre, à 58,4 $ le baril.

Nous avions négligé un élément majeur du rapport trimestriel : Wal-Mart fait part de sa volonté de modérer sa croissance en 2007. Il prévoit un net ralentissement des investissements visant à accroître ses surfaces de vente à l’échelle planétaire : voilà qui devrait éteindre certaines rumeurs d’opérations de croissance externe à grand spectacle pouvant concerner des cibles comme Ahold ou Carrefour.

Mais le recentrage de la stratégie de Wal-Mart sur l’amélioration de ses marges a suscité un vent d’euphorie très communicative : de nombreuses vedettes du Dow Jones qui avaient ouvert — comme prévu — sur une note indécise affichaient à mi-séance entre +1,5% et +4%. Le ramassage qui s’est enclenché tous azimuts n’a délaissé aucun secteur, comme en témoigne la hausse d’IBM, Procter & Gamble, Boeing, Citigroup, Hewlett Packard, Coca-Cola, 3M et surtout General Motors avec un gain de 3,5% (tandis que son principal rival américain, Ford, chute de 2% pour cause de pertes trimestrielles historiques).

Il en résulte une envolée de 1% (pas moins !) du Dow Jones. L’indice pulvérise un nouveau record historique à 12 120 points. Pendant ce temps, le Nasdaq se contente de 0,5% et ne parvient toujours pas à égaler son record annuel des 2 375 points d’avril dernier… et le S&P ne gagne que 0,4%.

Vous constatez aisément que les blue chips continuent d’exercer, depuis la mi-juin, un effet d’attraction irrésistible sur les capitaux disponibles. Les indices américains les plus larges (S&P 500, Russell 2000) progressent depuis plusieurs mois en dépit de ratios hausses/baisses négatifs. Le Dow Jones, pour sa part, surmédiatisé à dessein depuis la fin du mois de septembre, vole de record en record, validant l’illusion d’une insolente santé des marchés américains alors que près de deux valeurs sur trois perdent du terrain depuis le printemps dernier.

** La séance du vendredi 20 octobre fut particulièrement révélatrice d’une stratégie consistant à déshabiller les petits Pierre pour vêtir chaudement le grand Jacques : le Nasdaq Composite est parvenu à grappiller 0,06% malgré le recul de pratiquement trois quarts des valeurs le composant.

L’explication de ce paradoxe est purement mécanique : le Nasdaq a surfé sur la hausse de 7% de Google (+4,5% supplémentaires ce lundi) puis de 2% d’eBay, Intel ou Apple. Des poids lourds faisant de surcroît l’objet de transactions considérables, et qui représentaient pas loin d’un quart des capitaux échangés.

En l’espace d’une semaine, Google a bondi de 12% — record historique pulvérisé ce lundi à 483 $ –, Apple de 8%, eBay de 7,5% — tandis que Dell dévissait de 8%, Yahoo! et Broadcom de 5%. 70% des valeurs du Nasdaq 100 terminaient la semaine dans le rouge ; le nombre de titre en hausse depuis le mois d’octobre, en serez-vous surpris, ne dépasse même pas les 50%.

Rarement le qualificatif de "marché à deux vitesses" n’aura été aussi justifié. La ruée sur une poignée de vedettes du Dow Jones constitue tout sauf une stratégie d’investissement originale — mais elle entretient un trompe-l’oeil indiciel probablement très utile…

Ce sont cependant des mastodontes dont il serait facile de se débarrasser sans faire trop de vagues… si le sort des prochaines élections sénatoriales de la mi-novembre rebattait un peu trop vigoureusement les cartes politiques, et rendait le lobbying des entreprises américaines pro-républicaines moins efficace auprès du Congrès (et certaines d’entre elles ont même obtenu le déclenchement d’une guerre qualifiée aujourd’hui de "Vietnam potentiel" par le président en exercice).

Philippe Béchade,
Paris

PS : Vous pouvez retrouver tous les conseils et analyses de Philippe Béchade au 0899 707 009* — avec un point de vue complet et approfondi sur la séance en cours, assortis de recommandations concrètes sur les actions à privilégier… et celles à éviter !
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)

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Pourquoi attendre les profits ?

1 740,11% de gains cumulés au total sur le premier semestre 2006…
Des gains de +50%… +69,77%… +67,86… +88,10% depuis début mai 2006… et des plus-values de 106,90%… 100%… 104%… 91,80%… 117,10% et même 679%… engrangées durant la première partie du 1er semestre 2006 !

Parfois, c’est encore le court terme le plus performant. Découvrez pourquoi…

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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

*** DES TAS DE TERRE

** Quelle quantité de terre remue-t-on aux Etats-Unis ?

* Hier, nous avons eu des nouvelles d’Arizona et du Connecticut. Dans l’ouest et dans l’est des Etats-Unis, on bouge de moins en moins de terre.

* Caterpillar, que les gens achètent justement lorsqu’ils veulent remuer des tas de terre, a prévenu que ses bénéfices ne seraient pas aussi solides que les investisseurs l’espéraient.

* Le prix de l’action a dégringolé.

* Nous supposons que la chute des prévisions de CAT n’est qu’une nouvelle manifestation de la pression s’exerçant sur le secteur immobilier américain. Les constructeurs ont du mal à vendre leurs produits ; ils achètent donc moins de bulldozers Caterpillar.

** Ce n’est pas le cas à Greenwich, cependant. Là-bas, l’immobilier a grimpé en flèche.

* Greenwich est une jolie petite ville dans le Connecticut. Enfin, elle était jolie avant que les fonds de couverture ne s’y installent. A présent, c’est une jolie petite ville avec plein de M. Je-Sais-Tout gonflés de leur propre importance et monopolisant les places de parking. Les gestionnaires de fonds de couverture ont beaucoup d’argent, grâce à la popularité du jeu autorisé sur les marchés financiers, et à la structure en "pile je gagne, face tu perds" de leurs frais et commissions. Ils dépensent donc naturellement beaucoup d’argent dans l’immobilier.

* Et voilà qui s’appelle remuer de la terre ! Ils construisent des palais possédant de vastes parkings souterrains… des caves à vins… et des salles de contrôle informatique à l’abri des bombes. Mais tout ce qui a un début a aussi une fin… et à présent, même à Greenwich, les ouvriers déclarent que les temps se font plus durs. Récemment, des constructeurs d’immeubles locaux ont dû se résoudre à accorder des remises considérables — atteignant jusqu’à 100 000 $ sur des unités à un million de dollars — pour écouler leur marchandise.

* Pendant ce temps, le journal Arizona Republic affirme que les choses s’assèchent encore, dans le désert :

* "Les gens ne se vantent plus de la hausse de leur maison en un mois. Ils ne se lancent pas dans des guerres d’enchères immobilières. Personne ne parle de la manière dont la ‘valeur’ gagnée sera dépensée."

* "Non, aujourd’hui, les propriétaires observent la moindre vente dans leur quartier, tremblant si le panneau ‘à vendre’ reste trop longtemps dressé, et se fâchant quand leurs voisins baissent leurs prix."

* L’article est accompagné de la photo d’une rue de Maricopa. On peut y voir une rangée de cinq maisons, chacune ornée d’un panneau "à vendre".

* "Le marché de l’immobilier de la Vallée travers une correction nette et évidente", a déclaré O’Campo de Castillo.

* "Les maisons se vendent, mais elles doivent avoir le bon prix. Personne ne paie plus les prix gonflés de l’an dernier."

* Pourquoi ça ? Parce qu’il y a 45 000 maisons sur le marché dans la zone urbaine de Phoenix en ce moment, à comparer avec moins de 20 000 en octobre dernier. La maison ancienne moyenne a chuté à 256 900 $ le mois dernier, par rapport à 263 000 $ en septembre 2005. Les prix avaient atteint le record de 267 000 $ en juin.

* Mais les propriétaires immobiliers américains n’ont pas à s’en faire.

* "Lorsque le scénario offre/demande sera corrigé, les prix de l’immobilier américain recommenceront à grimper", déclare John Foltz, président de Realty Executives, basé à Phoenix. Ensuite, bien entendu, les engins Caterpillar feront gronder leur moteur et recommenceront à bouger de la terre.

* Mais comment M. Foltz sait-il que les prix des maisons américains vont recommencer à grimper ? Durant quasiment 100 ans, les prix de l’immobilier n’ont absolument pas augmenté ; ils ont simplement suivi l’inflation (ou bien plus, selon l’endroit où l’on habite). Mais c’est ainsi que les choses se passent, près du sommet d’une bulle — les gens ont des illusions de médiocrité ; ils pensent que les extraordinaires augmentations des prix des maisons sont normales.

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COMMENT INVESTIR AUJOURD’HUI ?

Eh bien… nous n’avons pas de recette miracle, mais…
… que pensez-vous d’un système qui dépasse les 22% de croissance annuelle moyenne depuis 2003… en accumulant des gains de 74%, 53,8%, 43,17%, 60%… et bien d’autres encore !

Pour tout savoir…

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*** La Chronique Agora présente ***

Dieu fait tout ce qu’il veut — que cela semble logique ou pas, nous expliquait hier Bill Bonner. Aujourd’hui, il nous démontre que cette théorie s’applique aussi aux marchés.

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CRETINERIE SUR TOUTE LA LIGNE — 2ème PARTIE
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Par Bill Bonner (*)

Nous travaillons sur les marchés depuis assez longtemps pour savoir qu’ils peuvent, à l’instar du Seigneur, faire ce qu’ils veulent — même si cela semble défier nos meilleures théories et nos logiques les plus abouties.

L’esprit logique veut démonter les mécanismes… les examiner… et comprendre comment ils fonctionnent. C’est bien entendu ce qui sépare l’homme des animaux. Les pauvres créatures à quatre pattes ne peuvent prendre un tournevis — elles ne peuvent donc pas démonter une horloge suisse et voir comment les pièces s’emboîtent.

L’homme, par contre, semble incapable de s’en empêcher. Et sa connaissance du monde matériel avance, petit à petit, si bien qu’il peut graduellement profiter d’une "domination sur toute la ligne" dans le monde naturel. A part de minuscules virus, aucune chose vivante ne lui oppose de véritable résistance.

Dans les extrêmes de la gamme, cependant… là où les spectacles publics ont lieu… les notes sont soit si aiguës que l’oreille ne les perçoit pas… soit si graves qu’elles se perdent dans l’espace. Mais l’esprit logique regarde la politique, l’ordre social, l’économie et la finance comme s’il s’agissait d’une horloge rudimentaire. Il imagine aussi qu’il peut prendre les pièces une par une et les étudier. Debout sur ses deux jambes, le monde naturel à ses pieds, il ne peut s’empêcher de penser qu’il peut aussi maîtriser ce monde social…

C’est là qu’il se met dans le pétrin. Il ramasse les pièces, mais voit immédiatement qu’elles ne ressemblent pas aux rouages, ressorts et vis d’une horloge suisse. Au lieu de ça, elles sont pleines de fluides corporels, de bile, d’air… de coeur et de tripes… et de "faits" aussi vagues que des nuages et fuyants que des gouttes de mercure.

Pour illustrer ce point, nous nous tournons vers le monde de l’investissement, mais nous pourrions aussi bien nous tourner vers la politique, la guerre et d’autres royaumes d’imbécillité collective.

Le "scientifique naïf" observe le marché boursier et suppose qu’il doit suivre des schémas. Les prix grimpent… puis baissent. Quand ? Comment ? Pourquoi ? Il étudie la situation et parvient à ses conclusions. Il propose des hypothèses stratégiques : "je n’achèterai que des actions ayant grimpé ces trois derniers mois". Ou "je suivrai le stochastique". Ou encore "j’achèterai le matin et je vendrai le soir". Il se lance donc… investissant rationnellement… jusqu’à ce que son argent ait disparu.

Selon les experts, 90% des investisseurs perdent de l’argent. Nous sommes stupéfait ; nous pensions que le chiffre était plus près des 100%. Pourquoi de telles pertes dans un monde rationnel ? Les marchés ne sont-ils pas fondamentalement logiques ? N’est-ce pas simplement une question de chiffres ?

Sur quelle planète êtes-vous ?

Pour autant qu’on en sache, les marchés sont imprévisibles. Et si quelqu’un avait la preuve du contraire, il n’en dirait rien — parce que dès que les autres investisseurs seront au courant, le secret deviendra inutile. Il ferait aussi bien de distribuer l’adresse d’un bar offrant des boissons gratuites ; l’endroit serait bientôt envahi, et il ne pourrait plus rien y faire.

Contrairement à une horloge suisse, les marchés sont des systèmes infiniment complexes, sans composants distincts, ni même "connaissables". Les pièces d’une horloge… d’une télévision… ou d’un hamburger… sont identifiables et limitées. Mais combien de facteurs différents influencent le marché boursier ? Un nombre infini. Chaque action a son propre univers d’influence… la poussière cosmique entourant ne serait-ce qu’une petite entreprise est étourdissante. Voilà pourquoi même les initiés — les dirigeants et les principaux actionnaires — se trompent souvent sur les performances d’une société sur un période de temps donnée. Et voilà pourquoi la stratégie consistant à suivre les initiés ne marchera probablement pas beaucoup mieux que simplement suivre l’indice.

Les marchés sont un "système chaotique", disent les mathématiciens. En tant que tels, ils répercutent ce qui affecte leurs constituants. Imaginez une horloge suisse marchant plus lentement parce que le coucou est fatigué ! Eh bien, c’est ce que font les marchés… et c’est un sujet d’amusement constant, au sein de la Chronique Agora. Les investisseurs font évoluer les marchés de manière sinueuse, à des moments inopportuns. Une fois que les prix ont été poussés à la hausse par le trop grand intérêt des investisseurs — on peut faire confiance aux investisseurs pour les faire grimper plus encore !

Les systèmes chaotiques sont également soumis à des facteurs en grande partie invisibles, et dont l’impact est totalement imprévisible. C’est ce qu’on appelle "l’effet papillon". Quelque chose d’aussi lointain et insignifiant qu’un battement d’ailes de papillon en Chine pourrait déclencher une réaction en chaîne menant à un ouragan dans le Golfe du Mexique.

La suite dès demain…

Meilleures salutations,

Bill Bonner
Pour la Chronique Agora

(*) Bill Bonner est le fondateur et président d’Agora Publishing, maison-mère des Publications Agora aux Etats-Unis. Auteur de la lettre e-mail quotidienne The Daily Reckoning (450 000 lecteurs), il intervient dans La Chronique Agora, directement inspirée du Daily Reckoning. Il est également l’auteur des livres "L’inéluctable faillite de l’économie américaine" et "L’Empire des Dettes".

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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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