Des « braves types » pour faire respecter la Constitution ?

Rédigé le 27 septembre 2018 par | Deep State, Politique et vie quotidienne Imprimer

Les juges de la Cour suprême ne sont que des gens ordinaires mais censés veiller à ce que les libertés individuelles et les prérogatives des Etats fédérés soient respectées.

Le temps, c’est de l’argent. L’argent, c’est du temps. Ce n’est pas la fin du monde.

Nous avons perdu beaucoup de temps, hier. Nous devions nous envoler pour Buenos Aires au départ de Francfort. Mais les choses ont mal tourné…Notre vol en provenance de Dublin a été retardé, alors nous avons raté la correspondance.

Ensuite, l’aéroport de Francfort s’est transformé en mauvais film français : des centaines de passagers (nous y compris) ont erré comme des zombies dans une dead-zone… Sans pouvoir en sortir.

Finalement, un gros bonhomme à vélo est arrivé et nous a montré comment nous libérer.

Nous avons également compliqué la situation en oubliant un petit sac dans l’avion…

La dimension, c’est important. Dans un petit aéroport comme celui de Cork, en Irlande, nous l’aurions simplement dit à quelqu’un qui serait aller récupérer le sac, et nous serions reparti en quelques minutes.

Mais l’aéroport de Francfort est immense. Il n’y a personne à qui demander quelque chose. Et comme de nombreux vols avaient été retardés, dont le nôtre par un orage inattendu, des centaines de personnes faisaient la queue pour demander au personnel de les rediriger.

Cela aurait pu être pire.

Il aurait pu s’agir de personnes affamées faisant la queue pour obtenir de la nourriture, ou bien de réfugiés tentant de fuir une zone de guerre. Ou d’une foule de millions de gens dont les cartes de crédit ne fonctionnent plus après l’effondrement du marché du crédit.

Que faire sans argent et sans temps ?

S’ils n’ont plus d’argent et plus le temps, les gens sombreront dans le désespoir. Mais il ne servira à rien de brandir le poing ni de hurler contre cette vaste injustice. Ni l’argent ni le temps n’importeront… pas plus que la Cour Suprême.

A Wall Street, le marché haussier n’a plus beaucoup de temps devant lui. L’expansion économique, elle aussi, arrive au bout de son espérance de vie. La guerre commerciale s’envenime et pourrait paralyser l’économie chinoise… et mettre à plat les Etats-Unis, également.

La Chine est dépendante des excédents qu’elle enregistre avec les Etats-Unis. C’est également le cas des riches ressortissants du Deep State. Si le commerce se fige, ce ne sera qu’une question de temps avant que tout n’explose. Et les juges de la Cour Suprême, comme nous l’avons vu hier, y sont en partie pour quelque chose.

No to Kavanaugh Cour suprême USHé ! Il y a une nouvelle accusation ! Et peut-être 100 millions d’heures de plus qui seront consacrées à cette [autre] histoire !

Cette fois, une femme affirme qu’elle a trop bu lors d’une soirée. Avec l’aide d’avocats et des médias… elle a pu vaguement se souvenir que le candidat à la Cour Suprême avait enlevé son pantalon !

Nous invitons les lecteurs à s’habituer aux points d’exclamation. Il va nous en falloir un certain nombre pour aller au bout de l’histoire !

Nous ne savions même pas que c’était un délit, d’enlever son pantalon lors d’une soirée ! C’est dire à quel point nous sommes « à l’ouest » !

Et nous voilà à relier les données entre elles… des données peut-être indésirables et certainement inopportunes.

Mais on ne doit pas trafiquer le temps. Les minutes s’envolent et ne reviennent pas. Peu importe ce dont on se souvient… Ou ce que l’on veut… Ou ce que l’on ressent à cet égard.

Selon la presse d’hier, les étudiants de la prestigieuse école de droit de Yale veulent pouvoir dire au pays à quel point leur vie personnelle — de femmes, de gays, ou autre — pourrait être affectée par le juge Kavanaugh.

Pour faire bref, ni le temps, ni l’argent, ni la Cour Suprême n’en ont quelque chose à faire.

Oui, cher lecteur, ici, à La Chronique, les vrais adeptes de Trump nous en veulent parce que nous avons des doutes, à son égard… Les ennemis de Trump nous en veulent parce que nous avons des doutes, à son égard… Et, à présent, les femmes nous en veulent également.

Pourquoi ? Parce que nous avons des doutes à propos de tout cela.

« Il faut croire les femmes ! » dit-on. Et oui, nous croyons que les femmes racontent ce qu’elles pensent être la vérité. Mais qu’est-ce que cela change, ce que nous pensons… Ou la vérité que racontent les femmes ?

L’indifférence suprême

Ah… La voici, la vérité… Ici même, aux yeux de tous… comme un géant tué d’un tir de fronde.

Les puissants juges de la Cour Suprême… le tout-puissant dollar (d’avant 1971)… la puissance suprême du temps : tous sont suprêmes car ils sont tous indifférents.

Peu leur importe ce que nous pensons… Ce que vous pensez… ou ce que pensent les étudiants de Yale.

Faut-il être un type bien pour faire respecter la Constitution ? Bien sûr que non.

Faut-il avoir fait une prépa à Georgetown, pour voyager en « First » ? Non, il suffit simplement de pouvoir se le payer.

Est-ce que c’est grave d’arriver en retard pour prendre l’avion ? Non. L’avion décolle sans vous.

La Constitution a été mise en place pour protéger les libertés des Etats fédérés et des individus contre le gouvernement fédéral. Elle énonce ce que l’Etat peut faire. Tout le reste, selon elle, est du ressort des Etats fédérés et des individus.

Est-ce que cela compte, ce que vous pensez ? Est-ce que cela compte, ce que vous en pensez ? Est-ce que cela compte, que cela affecte votre existence ?

Est-ce que cela compterait, qu’un juge de la Cour Suprême croient aux anges, déteste les femmes et fume de l’herbe en public ? Pas du tout. Il est censé veiller à ce que les libertés des gens et les prérogatives des Etats fédérés soient respectées.

Le temps ne ralentit pas, même s’il vous en faut plus afin d’épargner pour votre retraite. Ce n’est pas parce que vous commencez à en manquer qu’il est plus facile d’obtenir de l’argent réel. On n’évite pas un désastre simplement parce que le président pense que l’économie s’en sort très bien.

La terre tourne, que vous le vouliez ou non.

Et demain… Nous étudierons de plus près ce que le temps, la Cour Suprême et l’argent falsifié ont fait à la richesse réelle des Américains.

Bill Bonner
Bill Bonner
Fondateur de AGORA

Né en 1948, Bill Bonner est le fondateur d’AGORA, le plus large réseau d’entreprises indépendantes de presse spécialisée au monde.

En 1978, depuis sa ville natale, Baltimore (Maryland, Etats-Unis), Bill Bonner a voulu développer un « marché » (« Agora » en grec) des idées. Pas de l’information homogénéisée telle que les médias grand public relayent sur nos écrans et journaux, mais une source d’idées diverses avec des opinions et des avis originaux, alternatifs et surtout utiles. Bill a à cœur d’aider les lecteurs à mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent, et à agir en conséquence. Que ce soit en matière de géopolitique, de macro-économie ou tout simplement dans le domaine de l’épargne, Bill incite ses lecteurs à cultiver un esprit vif et anticonformiste.

« Parfois nous avons raison, parfois nous avons tort, mais nous sommes toujours dans le questionnement », telle est la devise de Bill.

Bill a également co-écrit des livres qui ont tous figuré dans la liste des best-sellers du New York Times et du Wall Street Journal : L’inéluctable faillite de l’économie américaine (2004), L’Empire des dettes. À l’aube d’une crise économique épique (2006) et Le Nouvel Empire des dettes. Grandeur et décadence d’une bulle financière épique (2010).

Dans son dernier livre, Hormegeddon, quand trop de bien nuit (2015), paru aux Belles Lettres (www.lesbelleslettres.com), Bill décrit ce qu’il advient lorsque l’on abuse d’une bonne chose dans les sphères de la politique, de l’économie et des affaires. En bref, trop de bien conduit au désastre.

Vous pouvez retrouver les notes de Bill au quotidien dans La Chronique Agora.

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Un commentaire pour “Des « braves types » pour faire respecter la Constitution ?”

  1. Un type, le président, qu’il soit US, Français ou Russe, c’est à dire « démocrate », a le pouvoir d’envoyer des milliers d’hommes tuer d’autres hommes, et éventuellement se faire tuer, pour enrichir une poignée de filous, sous des prétextes, disons… Flous ? Fous ? Faux ?, chacun prendra celui qu’il voudra.
    Pas de pacifisme béat, se défendre est tout à fait honorable. L’homme étant ce qu’il est, il est même prudent d’être armé et de rester en forme. Mais attaquer un peuple vivant sur un autre continent pour le piller, quelque soit la méthode et les armes utilisées, c’est l’œuvre d’un pervers mégalo.
    Pourquoi ne peut-on pas arrêter ces pervers ? Parce qu’ils détiennent tous les pouvoirs directement et indirectement à la suite d’un vote « Frankenstein ». Vous pouvez créer un monstre mais vous ne pouvez pas le contrôler.

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