Comment se ruiner avec classe

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La Chronique Agora
Paris, France
Lundi 23 octobre 2006
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*** Que se passe-t-il ?
Les marchés commenceraient-ils à perdre leur enthousiasme ?

*** Caviar, crabe et sables pétrolifères
Pourquoi les sables pétrolifères ne sont peut-être pas la panacée qu’on croit…

*** Comment se ruiner avec classe
Bill Bonner nous parle hedge funds et placards…

*** Crétinerie sur tout la ligne (1)
Tout homme ayant des enfants adolescents doit se méfier de la logique…

—————————– (publ.)

Comment engranger des gains accélérés… SANS courir après des actions risquées !
Les marchés français fourmillent littéralement de trésors qui passent inaperçus — des trésors qui auraient pourtant pu vous rapporter des gains de 40,42%… 35,14%… 60%… 74%… 43,17%…

Qu’attendez vous pour en profiter à votre tour ?

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Bonjour,

*** QUE SE PASSE-T-IL ?

** Et alors ? Que se passe-t-il ? Le bel enthousiasme des lumpeninvestisseurs commencerait-il à s’essouffler ? Les séances ont été moins unanimement haussières ce vendredi, les résultats des entreprises américaines étant moins roses que prévu (ou espéré) par les analystes.

Et comme, en plus, les Etats-Unis ne fournissaient aucune statistique à triturer pour en tirer une raison de grimper, eh bien… les "moins" et les "plus" ont fait la ronde autour des scores des principales places mondiales.

Ceci dit, notre CAC 40 national tenait une forme olympique : il a terminé la semaine à 5 375,35 points, soit une hausse de 0,29% pour la journée de vendredi… et cela après avoir dépassé les 3 599 en séance — un niveau qu’on n’avait plus vu depuis l’été 2001. De l’autre côté du Channel et du Rhin, l’humeur était diverse : -0,10% pour le FTSE à Londres, tandis qu’à Francfort, le DAX s’adjugeait une jolie hausse de 0,38%.

Et que dire de nos voisins plus éloignés, outre-Atlantique ? Là-bas, on avait un échantillon de toute la gamme boursière : baisse pour le Dow Jones, qui est tout de même parvenu à garder ses 12 000 points tout juste — clôturant vendredi à 12 002,37 points, soit une glissade de 0,08% pour la journée… stagnation et immobilisme pour le Nasdaq, qui est resté à 2 342,30 points… et enfin hausse pour le S&P 500 qui, une fois n’est pas coutume, menait d’une tête ses petits camarades avec une grimpette de 0,12% le menant à 1 368,6 points.

** Le seul à avoir fait vraiment parler de lui vendredi, ce fut le billet vert — qui a renoué avec la baisse, enregistrant la semaine dernière son plus fort repli hebdomadaire depuis juillet dernier. Le dollar est repassé à 1,2625 par euro : l’économie américaine est en train de ralentir, la Fed ne devrait donc pas changer ses taux… et la monnaie de l’Oncle Sam en pâtit.

"Bien qu’un maintien à 5,25%, le niveau sur lequel il campe depuis la dernière hausse intervenue en juin, du taux cible des fonds fédéraux soit quasi-unanimement attendu", nous dit le journal La Tribune, "les stratèges et économistes scruteront avec attention le contenu du communiqué final diffusé à l’issue du conseil. Il sera leur meilleur guide sur l’avenir de la politique monétaire américaine. Malgré quelques chiffres laissant douter de la solidité de l’activité économique aux Etats-Unis rendus publics [il y a plus d'une semaine], notamment ceux concernant la production industrielle, les observateurs sont curieux de savoir si les ‘Sages’ du conseil vont continuer à faire pencher la balance du côté de l’inflation. C’est ce que nombre d’entre eux ont laissé entendre au cours des derniers jours, ce qui constituerait un atout pour le dollar."

Un atout pour le dollar si l’on souhaite une monnaie forte… mais voilà qui n’aidera guère à alléger les déficits commerciaux béants des Etats-Unis.

** Sur les autres marchés, il ne s’est pas passé grand’chose : au rayon obligataire, le rendement du bon du Trésor US à 10 ans s’est tendu de deux points de base, pour atteindre les 4,78%.

L’or, de son côté, a abandonné vendredi 1,4 $ au second fixing de Londres, pour terminer la journée — et la semaine — à 596,60 $ l’once.

Le pétrole a lui aussi baissé, passant sous les 57 $ — son niveau le plus bas en presque un an : le baril de WTI New York était vendredi soir à 56,82 $ le baril, suite à l’annonce selon laquelle l’OPEP allait réduire sa production quotidienne pour la première fois depuis le début 2004, passant à 27,5 millions de barils/jour — soit 1,2 millions de moins qu’actuellement.

Françoise Garteiser,
Paris

PS : N’oubliez pas que vous pouvez retrouver Philippe Béchade au 0899 707 009* dès 15h45 cet après-midi, avec une analyse approfondie de la séance en cours, et les recommandations qui vont avec. Notre portefeuille ayant beaucoup bougé ces derniers temps, c’est un bon moment pour faire le point…
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)

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Justice Litle nous donne les dernières nouvelles de Wall Street

*** CAVIAR, CRABE ET SABLES PETROLIFERES

** Ne vous débarrassez pas tout de suite de vos valeurs pétrolières !

- La production mondiale de pétrole a-t-elle dépassé son sommet ? Et si oui, comment les investisseurs devraient-ils réagir ? Nous posons cette question au vu du fait que les schistes bitumineux d’Amérique du Nord contiennent des milliards de barils de pétrole récupérable "théoriquement". Théoriquement, donc, la production mondiale de pétrole n’a peut-être pas encore dépassé son sommet.

- Nous sommes sceptique.

- Nous doutons que les dépôts contenus dans les schistes bitumineux soient rapidement accessibles. Il y a trop d’obstacles — logistiques, politiques et environnementaux — pour que cela se produise dans un avenir proche.

- Mais qu’en est-il de la région d’Athabasca, au Canada ? Le voisin nordique des Etats-Unis possède des réserves dignes de l’Arabie Saoudite sous forme de sables pétrolifères. Ces sables produisent déjà un million de barils par jour. Les sceptiques doutant de la théorie du Peak Oil placent tous leurs espoirs dans des sources non-traditionnelles comme Athabasca. Les estimations les plus optimistes suggèrent que la production des sables pétrolifères du Canada finira par atteindre 10 millions de barils quotidiens. Mais comment y parvenir en l’état actuel des choses ?

- Voilà bien le problème.

** L’un des ingrédients les plus importants dans le procédé de récupération des sables pétrolifères est le gaz naturel. Pour extraire du pétrole, il faut injecter du gaz naturel. BEAUCOUP de gaz naturel. Peter Tertzakian, économiste spécialiste de l’énergie, déclarait sur CNNMoney : "il faut l’équivalent de 0,7 barils de pétrole pour créer un baril de produit de sables pétrolifères".

- L’équation de Tertzakian se réfère aux "équivalents énergie". Durant le processus d’extraction et de raffinement des sables pétroliers pour en faire du brut léger, d’autres formes d’énergie sont utilisées. Et malheureusement, ce qu’on utilise en majeure partie, c’est du gaz naturel propre.

- "Ce qui me dérange au sujet des sables pétrolifères", déclare Marlo Raynolds, directeur exécutif du Pembina Institute, groupe de recherche environnementale basé à Calgary, "c’est qu’il s’agit d’une ressource exploitée de manière inefficace. Nous utilisons du gaz naturel — l’énergie fossile la plus propre — pour nettoyer du sable et fabriquer un combustible sale. C’est comme d’utiliser du caviar pour fabriquer du crabe reconstitué".

- Le procédé exige également d’énormes quantités d’eau. Vous avez sans aucun doute entendu parler de la crise de l’eau. Mon ami et collègue Chris Mayer en a beaucoup parlé. Eh bien, devinez un peu : si les sables pétrolifères sont effectivement une solution, la crise de l’eau va empirer. L’Athabasca ne peut augmenter la production de ses sables pétrolifères sans rencontrer d’énormes obstacles liés à l’eau.

- Mais revenons un peu au gaz naturel. Pour réellement augmenter la production des sables pétrolifères, le Canada devra finir par devenir un IMPORTATEUR net de gaz naturel. Réfléchissez-y quelques instants. Là encore, les optimistes de l’énergie "se mettent la tête dans le sable", si vous me permettez ce jeu de mots.

- Les puits de gaz naturel américains sont déjà en déclin prononcé. Si l’on espère résoudre la crise du pétrole en décuplant la production des sables pétrolifères, on ne fera qu’augmenter radicalement la combustion de gaz naturel.

- En deux mots, il faut de l’énergie pour faire de l’énergie… et résoudre les maux du pétrole par les sables pétrolifères ne fera que créer de nouveaux maux. La demande de gaz naturel augmente lentement mais sûrement dans le monde entier — et des opérations gourmandes en énergie comme les sables pétrolifères de Canada ne feront qu’augmenter le problème.

- Il faut de l’énergie pour créer de l’énergie : rappelez-vous cette phrase. Elle pourrait vous rapporter pas mal de profits au cours de la décennie qui vient. Nous sommes sur la crête d’une vague gigantesque. Le meilleur est à venir. Ne vous débarrassez pas tout de suite de vos valeurs pétrolières.

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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

*** COMMENT SE RUINER AVEC CLASSE

** Le crédit facile a eu pour effet de transformer des gens ordinaires en spéculateurs immobiliers ; lors de la prochaine étape, pensons-nous, nous le verrons transformer des spéculateurs en propriétaires immobiliers — lorsque les organismes de prêt se retrouveront avec des maisons saisies sur les bras !

* Ce qui nous ramène à Steve Cohen, mentionné dans nos colonnes la semaine dernière. M. Cohen gère un fonds de couverture… gagne des fortunes… et investit dans les oeuvres d’art — ce qui l’a propulsé en première page des journaux il y a quelques jours : il était sur le point de débourser 139 millions de dollars pour un Picasso, lorsque Steve Wynn a déchiré la toile d’un coup de coude.

* Les journaux avaient cependant parlé de lui quelques semaines auparavant, lors d’un entretien où il avait déclaré :

* "Il est difficile de trouver des idées qui n’ont pas été déjà explorées, et plus difficile encore d’obtenir de véritables profits et de se différencier. Nous entrons dans un nouveau climat. L’époque des gros profits est terminée."

* Selon Cohen, ces profits ont disparu parce qu’il y a beaucoup de nouveaux hedge funds se bousculant sur son territoire. Avec pas moins de 7 000 fonds, il ne peut qu’y avoir concurrence sur les bonnes idées. Et derrière chaque fonds de couverture se cache un bassin de capital… prêt à se positionner sur chaque bonne idée qui apparaît.

* Les lois de l’offre et de la demande, ainsi que le déclin de l’utilité marginale, nous disent que les rendements offerts par les unités incrémentielles d’investissement vont probablement baisser. C’est le phénomène dont nous avons parlé la semaine dernière. Les investisseurs initiaux peuvent obtenir un bon retour sur investissement. Mais à mesure que l’offre de liquidités augmente, le taux de rendement sur chaque centime ne peut que baisser. Les meilleures idées sont rapidement pillées. Les investissements additionnels ne les améliorent pas, parce que chaque sou en plus est moins utile.

* Il y a un autre moyen d’envisager le même phénomène : remarquez qu’à mesure qu’on investit plus, dans n’importe quel secteur, les prix grimpent. Mais le rendement réel du secteur — comme pour n’importe quelle entreprise — ne grimpe pas. Google ne devient pas plus profitable simplement parce que les gens font grimper le cours de sa valeur. En fin de compte, on atteint le point où le prix est trop élevé pour ce que vous obtenez ; le rendement en souffre.

* Jeremy Grantham, qui observe les cours des actions à long terme, en est venu à la conclusion que les gros retours sur investissement ont disparu, pour les actions. Aux prix actuels, un investisseur ne peut pas même attendre 1% par an pour les 10 prochaines années.

* Mais cela ne signifie pas pour autant que les gros rendements disparaissent pour tout le monde, partout. Les investisseurs… et en particulier les gestionnaires de fonds de couverture… lisent les mêmes journaux. Ils ont appris les mêmes théories ; ils utilisent plus ou moins les mêmes modèles ; ils fréquentent les mêmes bars, ils assistent aux mêmes conférences.

* Où qu’ils aillent, ils amènent avec eux des liquidités d’investissement — par milliards. Il n’est donc pas étonnant qu’un secteur soit en plein boom… tandis qu’un autre se décompose. Des milliers de milliards de dollars sont investis en actions américaines. Des milliards ont été déversés dans le marché chinois. Des milliers de milliards (hypothétiques) ont été investis dans les produits dérivés. Et imaginez combien de "richesse" le marché immobilier est censé contenir !

* Vous voyez, cher lecteur, il y a encore beaucoup d’argent en jeu… et beaucoup d’argent à gagner dans les années qui viennent. Mais il ne se gagnera probablement pas en suivant la foule des investisseurs dans des secteurs qui sont déjà trop populaires. Les gros profits, dans les années à venir, se feront probablement en vendant à découvert.

** Comment se ruiner avec classe ? Il suffit d’acheter un appartement… et de le faire refaire.

* "J’ai demandé à un décorateur de jeter un coup d’oeil aux placards", nous a dit Elizabeth hier soir.

* "Qu’est-ce qu’ils ont, ces placards ?"

"Oh… tu le sais très bien. Ils sont simplement mal conçus. Il nous faut un endroit où ranger les choses. Regarde où nous en sommes, dans la vie. On ferait aussi bien de vivre comme nous le souhaitons, plutôt que de se débrouiller simplement parce que les choses sont comme ça…"

* "Mais je suis parfaitement satisfait des placards…"

* "Eh bien, tu le seras encore plus quand ils seront refaits. Pas la peine d’en discuter."

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Vous n’y croyez pas ? Allez voir par vous-même…

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*** La Chronique Agora présente ***

Tous les spectacles publics font les gros titres au moins deux fois — d’abord assortis d’espérances plaisantes, plus tard accompagnés de regrets misérables. La guerre en Irak ne fait pas exception. Bill Bonner nous en dit plus…

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CRETINERIE SUR TOUT LA LIGNE — 1ère PARTIE
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Par Bill Bonner (*)

Le journal The Independent a mis une photo de George W. Bush et Tony Blair en première page, la semaine dernière. "Sont-ce là les deux seules personnes au monde à penser que la guerre en Irak n’est pas un désastre ?" demandait le titre.

Des chercheurs ont récemment essayé de déterminer à quel point la guerre était une débâcle. Ils se sont concentrés sur le nombre de personnes mortes depuis que le gouvernement de Saddam Hussein a été renversé. Divers chiffres ont été évoqués — avec quelque 300 000 personnes pour la fourchette basse… et près d’un million pour la fourchette haute.

Les estimations de coût sont elles aussi disparates… allant de quelques centaines de milliards… à plus de 1 000 milliards de dollars.

Mais nous vivons dans un monde très très étrange. Peut-on réellement mesurer le succès ou l’échec en termes de vies et d’argent ? L’équipe Bush vise "la domination sur toute la ligne". Qui peut dire que l’occupation d’Irak ne les a pas aidés à l’obtenir ? Et qui peut dire ou savoir ce que le destin a en réserve… ou les desseins qu’ont les cieux… pour nous… pour la guerre… pour le monde ?

Un empire étant un spectacle public plutôt majestueux et important, il engendre beaucoup de gros titres. Tous suivent cependant le même sentier — grimpant la montagne d’un côté, et la redescendant de l’autre. La grande réussite historique de l’équipe Bush a été de trouver une piste leur permettant de franchir rapidement la butte, pour se retrouver sur le chemin de l’auto-destruction.

En politique ou sur les marchés, toutes les folies et les modes suivent un schéma prévisible — du Dow à 900 au Dow à 12 000… du putsch dans un bistrot à la chute de Berlin. Comme la vie elle-même, toutes sont destinées non à la gloire éternelle, mais à la tombe.

La bulle de l’immobilier, comme bon nombre d’autres choses, reste inachevée. Nous avons vu les titres annonçant sa venue ; nous attendons ceux qui annoncent son départ. Sa tombe a été creusée… mais elle est encore vide.

Au 20ème siècle, nous avons aussi vu des choses extraordinaires. La population humaine a commencé le siècle au nombre de 1,6 milliards. Elle l’a terminé en inversant les chiffres, à 6,1 milliards de Terriens.

La production mondiale a elle aussi augmenté, passant de 2 000 milliards de dollars à 39 000 milliards Verrons-nous aussi le renversement de ces tendances, nous demandons-nous ?

Personne ne peut lire les titres de demain dès aujourd’hui. Tout de même, après six siècles de presse à imprimer — et des siècles de manuscrits et de tradition orale avant cela — on pourrait penser que le schéma de base des spectacles publics serait au moins vaguement intégré.

Voyant une série de gros titres — L’Allemagne envahit la Pologne… L’Union des Républiques Socialistes Soviétiques est Née… Le Dow atteint un Sommet Historique… La Chine est le Nouveau "Miracle Economique" — les lecteurs pourraient s’attendre à en voir d’autres prenant la direction opposée. "Pourquoi s’embêter", pourraient-ils se demander ? Les troupes pourraient rester dans leurs baraquements. Les investisseurs pourraient remettre leur argent en banque. Les électeurs pourraient éviter les bureaux de vote. C’est comme s’ils pouvaient déjà connaître la fin du film ; bizarre qu’ils ne quittent pas le cinéma.

Mais ils ne le font pas. L’Histoire continue. Le Sturm und Drang continue de gronder. Pourquoi ? Nous nous tournons vers la logique — non pour une réponse, mais pour un coupable.

Tout homme ayant des enfants adolescents doit se méfier de la logique. Dès qu’un adolescent s’en empare, sa raison semble le quitter… et ne revient plus avant cinq ou six ans au moins. S’il se lance dans la politique, le droit ou l’économie, elle ne reviendra peut-être plus jamais.

"S’il y avait vraiment un Dieu", déclare triomphalement l’adolescent, "Il ne laisserait pas les gens mourir de faim… Il ne permettrait pas à Bush de faire la guerre et de tuer des gens… et Il ne me ferait pas faire des devoirs le vendredi soir."

Nous ne savons pas si Dieu existe ou pas. Mais nous sommes sur Terre depuis assez longtemps pour croire que Dieu peut faire tout ce qu’Il veut… même si cela n’a aucun sens aux yeux d’un garçon de 15 ans.

La suite dès demain…

Meilleures salutations,

Bill Bonner
Pour la Chronique Agora

(*) Bill Bonner est le fondateur et président d’Agora Publishing, maison-mère des Publications Agora aux Etats-Unis. Auteur de la lettre e-mail quotidienne The Daily Reckoning (450 000 lecteurs), il intervient dans La Chronique Agora, directement inspirée du Daily Reckoning. Il est également l’auteur des livres "L’inéluctable faillite de l’économie américaine" et "L’Empire des Dettes".

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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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