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La Chronique Agora
Paris, France
Mercredi 22 août 2007
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*** Il ne faut pas exagérer
Quel est le rôle des banques centrales, au fond ?
*** Le retour du put Greenspan
Bill Bonner découvre que la peinture favorise la conversation
*** Combattre la bêtise et les idées fausses
Léo Golovine s’est fixé un programme ambitieux…
—————————– (publ.)
Cinq conseils pour votre portefeuille…
… et l’investissement que vous devriez faire sans plus attendre !
Pour découvrir les principales tendances qui nous attendent dans les mois qui viennent — comment y réagir, cliquez ici…
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Bonjour,
*** IL NE FAUT PAS EXAGERER
** Ben Bernanke 1 – Crise du subprime 84.
C’est le dernier score en date dans la partie engagée sur le grand terrain de jeu financier mondial. Une hausse de taux pour Ben Bernanke, une 84ème faillite pour les sociétés de prêt hypothécaire. On apprenait ce matin que First Magnus Financial invoquait le "Chapitre 11", la fameuse loi américaine protégeant les entreprises en faillite.
"First Magnus, l’un des plus importants prêteurs immobiliers non cotés aux Etats-Unis, a indiqué avoir environ 25 000 à 50 000 créanciers, aux Etats-Unis et à l’international" apprenait-on dans La Tribune.
"La société a également annoncé le licenciement de la quasi-totalité de ses 6 000 salariés", annonce le journal.
** Cette nouvelle confirme une question que je me pose de plus en plus souvent ces derniers jours. Toute cette histoire de Bourse, de marchés, d’indices en crise, etc. ne serait-elle pas un peu exagérée, en fin de compte ? La Fed ne se trompe-t-elle pas de combat ?
Contrairement à ce qu’on pourrait croire au vu de l’obsession qui règne depuis des années le monde ne tourne pas autour des places de marché. Il tourne autour de l’économie… et encore : comme aurait dit mon grand’père, "le monde, il tourne autour de son axe et point à la ligne".
Dans un univers normal — c’est-à-dire où les bulles spéculatives et de crédit n’ont pas faussé les données jusqu’à les rendre méconnaissables –, les marchés dépendent de l’économie, et non l’inverse. C’est peut-être un principe qu’il faudrait rappeler à Messers Dodd (président de la commission bancaire du Sénat US), Paulson (secrétaire au Trésor US) et Bernanke (qu’on ne présente plus) : ils se sont réunis hier en huis clos — réunion dont est ressorti que "la Réserve fédérale ferait tout ce qui est nécessaire pour stabiliser les marchés financiers", dixit Investir.fr.
Peut-être que la Fed devrait se décider, un jour, à faire tout ce qui est nécessaire pour "stabiliser" les déficits US… la propension des ménages américains à acheter des choses dont ils n’ont pas besoin avec de l’argent qu’ils n’ont pas… les tendances du gouvernement des Etats-Unis à se lancer dans des aventures martiales pour lesquelles il ne dispose pas de budget (sans parler de justifications morales)… l’hémorragie d’emplois qui affecte le secteur immobilier et financier… ou, si tout ça est trop demander, le dollar lui-même, qui file tout de même un mauvais coton (il était hier à 1,3486 pour un euro) ? Mais bon, où allons-nous si une banque centrale doit s’occuper de questions monétaires, je vous le demande un peu ?
** Enfin, trêve d’ironie. En attendant, les marchés n’ont pas semblés beaucoup plus convaincus que nous par les manoeuvres de Bernanke & Co. La journée d’hier a été mitigée, avec de sérieux coups de mou ici et là. Le CAC 40 a tout de même passé la barre des 5 400 points, sur une hausse de 0,36% qui l’a mené à 5 418,78 points. A Londres, le Footsie a pris 0,12%, tandis qu’à Francfort, le DAX s’adjugeait un maigre 0,06%.
Aux Etats-Unis, le Dow Jones a terminé en baisse, avec -0,23% et 13 090,86 points. Le Nasdaq clôturait lui dans le vert, à 2 521,30 points, soit +0,51%, et le S&P 500 a glissé de 0,11%, à 1 447,11 points.
Cette journée sans grand relief a compté aussi des statistiques manquant elles aussi de conviction : l’indice State Street, qui mesure la confiance des investisseurs internationaux, a grimpé en août — passant de 86,3 le mois dernier à 99,3 (comme quoi les investisseurs internationaux n’ont pas froid aux yeux, et leur appétit pour le risque ne se dément pas… pour l’instant).
Côté européen, la zone euro a dégagé un excédent commercial de 7,8 milliards d’euros en juin — mais en Allemagne, on fait grise mine : l’indice ZEW, qui mesure le sentiment économique, est en recul de -6,9%, alors que le consensus s’attendait à une baisse de 1% seulement.
** Et pendant que les banques centrales occidentales prennent des mesures d’urgence en baissant leurs taux… la Banque Populaire de Chine, elle, augmente les siens. C’était hier la quatrième fois de l’année que la banque centrale chinoise faisait grimper son taux directeur — de 18 points, à 7,2% — histoire de calmer un peu la bulle du crédit, les attentes inflationnistes, mais aussi et surtout les ardeurs des investisseurs qui se ruent sur les places chinoises, relativement épargnées par les secousses qui ont bouleversé les marchés dans le reste du monde.
Cependant, se demandait le journal britannique The Guardian ce matin, "certains analystes financiers se demandent combien de temps encore la nation la plus peuplée de la planète peut continuer à renflouer l’Europe et les Etats-Unis avant de se retrouver entraînée à la baisse alors qu’elle augmente ses taux ou que la demande pour ses produits ralentit aux Etats-Unis. Les précédents krachs boursiers ont souvent commencé en Asie, et cette région a plus d’une fois fait baisser les prix des actifs dans le monde entier".
Les temps ont-ils changé à tel point que cette fois-ci, ce sera différent… et que l’Asie sauvera la mise planétaire ? Nous verrons bien…
** Terminons sur une toute autre note : vous vous rappelez "l’appel aux bonnes volontés" que nous avons lancé mi-juin dernier pour tester notre prochain produit, Turbos Trader ? Eh bien, sachez que ce fameux test ne se déroule pas si mal, puisque Léo Golovine, analyste en chef, a déjà dégagé des plus-values de 55,71% en neuf jours… 51,67% en cinq jours… et même 42,11% en une seule séance cette semaine !
Depuis le 24 juillet, en fait, il a enregistré des gains de 5,56%, 13,20%, 16,67%, 19,45%, 17,89%, 16,49%… Bien entendu, il faut également compter avec des pertes, qui sont parfois totales ; les turbos sont des produits extrêmement spéculatifs et volatils, la prudence est donc de mise. Mais Léo met un point d’honneur à maîtriser et canaliser ce risque — et j’avoue que je suis impressionnée par son approche de la sélection d’actions, qu’il base sur deux qualités qui brillent souvent par leur absence dans le milieu de la finance : l’humilité, et l’esprit critique. Il vous en dit plus en fin de Chronique, dans un essai qui vous détaillera non pas une méthode de trading, mais bien une véritable philosophie d’investissement.
Le trading entre dans une nouvelle dimension aux Publications Agora… et croyez-moi, ça s’annonce aussi passionnant que profitable.
Françoise Garteiser,
Paris
PS : En l’absence de Philippe Béchade, la mise à jour du Téléphone Rouge est momentanément suspendue. La situation reviendra à la normale dès le retour de Philippe à la fin du mois.
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** LE RETOUR DU PUT GREENSPAN
** Nous sommes toujours en vacances, mais nous prenons malgré tout une minute pour voir ce qui se passe sur les marchés. Ce qui se passe, c’est que les gens prennent de plus en plus conscience que le boom américain est une escroquerie… et que les tentatives pour le maintenir en vie menacent la véritable prospérité.
* "Les anti-plongeons à l’œuvre", commence un article dans le New York Post. Le magazine Fortune décrit Wall Street comme étant "Renflouage City". "Countrywide a-t-il reçu un coup de main de la Fed ?" demande un autre gros titre.
* Certains commentateurs financiers — dont notre vieil ami Marc Faber — commencent à voir la baisse de taux de la Fed en urgence vendredi dernier comme étant "la première grosse erreur de Bernanke". Il a paniqué, disent-ils, et a emmené la Fed dans une direction qu’elle n’aurait jamais dû prendre. Au lieu de tenir le coup contre l’inflation, la Fed vole désormais au secours des financiers et des spéculateurs de Wall Street.
* La Fed, en tout cas, a pris la direction que Wall Street voulait lui voir prendre. En baissant les taux d’un seul coup, elle est venue en aide aux spéculateurs et à l’industrie financière. Ce faisant, la Fed a signalé qu’elle offrait ce qu’on appelait autrefois le "put Greenspan" aux investisseurs — l’assurance qu’elle fournirait toujours de l’argent facile, dès que cela est nécessaire.
* Quand les spéculateurs ont-ils besoin d’un coup de main de la part de la Fed ? Quand ils perdent de l’argent, bien entendu. Et quand perdent-ils de l’argent ? Quand leurs paris se révèlent être moins bons qu’ils le pensaient. Pourquoi la Fed voudrait protéger les spéculateurs de leurs propres erreurs ?
* Ah, cher lecteur, vous devez être soit naïf… soit un véritable capitaliste — sans quoi vous ne poseriez pas une telle question.
* Fut un temps où les affaires des Etats-Unis, c’était précisément les affaires. Les Américains fabriquaient des choses et les vendaient à domicile et sur les marchés mondiaux. General Motors était l’entreprise la plus importante. Donc ce qui était bon pour GM était bon pour les Etats-Unis.
* A présent, les affaires des USA, c’est la dette. Les Américains achètent des choses dont ils n’ont pas besoin avec de l’argent qu’ils n’ont pas. Le financement des dettes — qu’elles soient des entreprises, des hedge funds, subprime, prime, LBO, gouvernementales — est le secteur le plus important. Donc, pourrait-on raisonner, ce qui est bon pour Wall Street est bon pour les USA.
* Mais il y a une grande différence entre les véritables affaires des Etats-Unis dans les années 50 et les drôles d’affaires des Etats-Unis des années 00. Le New York Times nous parlait de ça lundi.
* "Les revenus moyens ont chuté entre 2000 et 2005", nous dit le titre de l’article.
* L’histoire est familière pour les lecteurs de la Chronique Agora. Mais voici la dernière pépite : les revenus moyens, aux Etats-Unis, ont chuté tous les ans entre 2000 et 2005. A début du millénaire, l’Américain moyen gagnait 55 714 $ (en tenant compte de l’inflation). Aujourd’hui, il gagne 55 238 $.
* Mais le plus important, ce ne sont pas tant les chiffres que le déclin lui-même des revenus. Comment est-ce possible ? Durant toute la seconde moitié du 20ème siècle, les revenus n’ont baissé qu’une année. Mais ils ont chuté tous les ans lors des cinq premières années du siècle actuel — au cours du plus grand boom immobilier à ce jour. Et — oui, oui — c’était également la période où convergeaient toutes ces merveilleuses tendances — la mondialisation, l’informatisation, l’industrialisation de l’Asie… et, plus important, la propagation de la Théologie du Capitalisme.
* Attendez une minute… si nous devenons tous capitalistes… comment se fait-il que nous ne devenions pas riches ?
* Ha ha ha… on nous a bien eus…
* Ce n’est pas le vrai capitalisme, cher lecteur. C’est la Théologie du Capitalisme… et c’est une fraude.
** "Quel été on vit", nous a dit un ami lors d’une soirée samedi soir. "Ce n’est pas du tout un été. Un jour de pluie après l’autre… et peut-être deux jours de beau temps en tout. J’ai pitié de tous ceux qui ont essayé de passer leurs vacances au bord de la mer. Ils doivent être bien malheureux".
* L’Europe a subi un été très décevant. Quand il ne pleuvait pas, le temps était frais et nuageux. En général, nous n’utilisons pas nos cheminées avant la fin septembre, ou octobre, mais cette année, nous avons déjà commencé à faire du feu dans la cuisine.
* La semaine dernière, nous avons sorti la vieille barque de la grange, nous l’avons repeinte, réparé une dame de nage, et nous l’avons mise dans la mare. Mais il a fait si froid et pluvieux que personne ne l’a utilisée.
* Dimanche, Damien et Henry ont passé tout l’après-midi à travailler sous la pluie. Ils posaient de grandes pierres blanches le long des parterres de fleurs, pour faire une bordure. A 18 heures, ils étaient trempés — ils sont donc venus prendre une tasse de thé devant le feu.
* Pendant ce temps, votre correspondant et sa fille Sophia ont passé l’après-midi à peindre des fenêtres. La peinture, c’est bon pour la conversation.
* "Tu as des nouvelles de Maria ?" avons-nous demandé.
* "Pas un mot… je crois qu’elle est très occupée"…
* "Occupée à quoi ? Je ne l’ai pas eue au téléphone depuis une semaine. En général, elle m’appelle presque tous les jours".
* "Eh bien, elle cherche du travail, pour commencer. Elle a fait cet épisode pilote, pour une série télé, par exemple. Elle m’a montré le script — c’était si trash qu’elle ne voulait pas que tu le voies. Ca parle de célébrités aussi jeunes qu’idiotes, à Londres. Elles se contentent de bavarder et d’aller à des fêtes. Le but du jeu, c’est de sortir de la limousine au bon moment et au bon endroit pour que les paparazzi prennent des photos provocantes à mettre en couverture des magazines people… Maria joue un rôle à la Paris Hilton".
* "Ca ne ressemble pas à un rôle pour Maria"…
* "Non… mais elle débute… elle doit prendre ce qui se présente. Et avec un peu de chance, le pilote ne marchera pas, et la série ne passera jamais à la télé… Ceci dit, je pense qu’il y a plus… si tu vois ce que je veux dire".
* "Non… qu’est-ce que tu veux dire ?"
* "Eh bien peut-être qu’elle ne t’appelle pas parce qu’il y a quelqu’un dans sa vie"…
* "Quoi ? Tu veux dire un petit ami ? Un petit ami sérieux ?"
* "Oui"…
* "Tu veux dire que je ne suis plus l’homme de sa vie ?"
* "Ca devait arriver un jour, Papa".
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Dans les conditions boursières actuelles, les vrais profits sont réservés aux traders. Alors que diriez-vous de gains quelle que soit la direction du marché… et de plus-values rapides atteignant jusqu’à 10% en quelques séances… voire plus si les conditions le permettent ?
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*** La Chronique Agora présente ***
Un nouvel intervenant dans les lignes de la Chronique ! Léo Golovine, trader de talent et analyste en chef du service Turbo Trader, s’est fixé un programme ambitieux, comme vous le verrez ci-dessous… mais qui pourrait faire une différence cruciale pour vos investissements dans les semaines qui viennent. Continuez votre lecture…
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COMBATTRE LA BETISE ET LES IDEES FAUSSES
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Par Léo Golovine (*)
Puisque la Rédaction d’Agora m’a demandé de rédiger un billet, pour donner mon avis sur l’évolution du marché et un semblant d’analyse, vous allez devoir passer avec moi un quart d’heure désagréable (mais nul n’est obligé de lire ma prose, Dieu merci !). En effet, ne vous attendez pas à des propos lénifiants et ronronnants, mais au contraire à des sarcasmes, critiques et polémiques. Comme disait Churchill au début de la guerre, "je n’ai rien d’autre à vous offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur’… C’est à ce prix-là que s’acquiert une certaine lucidité nécessaire pour réussir en Bourse, et partant que s’obtient le difficile succès.
Nous allons regarder de près avec vous ce que le petit monde de l’investissement compte comme idées fausses, préjugés, illusions, bêtises. Nous allons chercher ensemble avec vous à éliminer ce que notre cerveau a assimilé comme fausseté, puisque c’est en nous-mêmes que résident et le succès, et l’échec potentiels. Alors quittons le triste plancher des vaches, ou plutôt des ours et des taureaux, pour marcher vers le sommet.
Au sommet, justement, où, comme disait de Gaulle, "il n’y a pas d’encombrement", il y a quelques stars de la finance mondiale. Nous reviendrons au cas Warren Buffett d’ici peu, pour nous pencher aujourd’hui sur celui de George Soros. Curieusement, peu le savent, mais cet investisseur génial ne réussit pas grâce à une quelconque rigoureuse méthode, à l’analyse technique, à l’analyse fondamentale, etc. Mais uniquement grâce à son background de philosophe. Elève et héritier de Karl Popper, Soros est politiquement un libéral, adepte de la "société ouverte". Et en finance, son concept fondamental est le principe de l’incertitude. C’est pratiquement une conjonction de deux choses extrêmement importantes en Bourse : l’humilité et l’esprit critique. L’humilité de reconnaître que le marché a toujours raison. L’esprit critique, scepticisme cartésien, conduisant à remettre en cause les fausses idées, et avant tout en soi-même.
Le marché n’offre aucune certitude, si ce n’est justement son absence. Lorsqu’on "joue" en Bourse, on ne peut miser que sur des probabilités — tout en sachant que c’est le marché qui décidera de tout, en fin de compte, et nul ne sait d’avance ce qu’il fera. Lorsqu’un analyste technique tente de prédire les marchés, il fait une entorse à ce principe fondamental, ce qui crée d’ailleurs un fort biais dans son analyse (puisque inconsciemment, il se prend pour le Démiurge omniscient), et lorsque nous disons par exemple : "là, si l’action touche la résistance à 36,07, on ira ensuite vers 32 euros, voire vers 28", c’est un pur abus de langage, mais qui en dit long sur l’esprit du métier. Il aurait été plus correct (et plus lourd) de dire plutôt : "si l’action touche le niveau de 36,07, il y a ensuite de fortes chances que l’on recule vers 32 euros". Ca peut sembler n’être qu’un détail, mais le diable se niche dans les détails !
Je ne sais pas ce que le marché fera demain. Je peux juste miser sur des probabilités, et, si je protège correctement mon capital, si je suis des préceptes stricts de gestion des risques, si je parviens à me maîtriser (avec mes émotions, mes peurs, mes passions), alors le succès sera au rendez-vous. Nous passerons prochainement en revue ces différents aspects tant techniques que psychologiques. Mais gardons déjà en tête ce postulat premier, d’essence socratique : "je sais que je ne sais rien".
Une fois la tentation prétentieuse d’omniscience définitivement écartée, on y voit bien plus clair. On se moque alors des modèles intellectuellement jolis mais qui sont une escroquerie, comme les vagues d’Elliott. On distingue d’un coup d’œil un analyste humble et honnête d’un autre, qui a toujours raison et qui fanfaronne sur ses succès, en oubliant curieusement ses nombreux ratages. On n’a plus aucune émotion envers le comportement imprévisible, fantasque, du marché, puisque telle est sa nature profonde.
Ce sang-froid aide bien à affronter toute péripétie, comme la semaine passée. La plupart des positions haussières qu’on pouvait avoir ont été sorties, pour peu que le trader respecte les règles de gestion du risque. Certains d’entre vous ont aussi fait de jolies plus-values en jouant à la baisse. Puis, une reprise s’est esquissée, qui pourrait se poursuivre cette semaine, comme elle pourrait laisser place à une nouvelle rechute. C’est le marché comme il est, et rien n’est nouveau sous la Lune.
Meilleures salutations,
Léo Golovine
Pour la Chronique Agora
(*) Investisseur de talent, Léo Golovine est trader depuis 14 ans. Au fil des années, il a élaboré une méthode fondée sur une approche méthodique et rigoureuse de l’analyse technique. Les résultats sont là, puisque son système de sélection surperforme largement les marchés depuis 2002 — grâce notamment à une approche inédite de suivi de tendance et de gestion des positions.
NDLR : Vous n’avez pas fini d’entendre parler de Léo : après une phase de test couronnée de succès, son nouveau service, Turbo Trader, sera officiellement inauguré dès cet automne. Restez à l’écoute…
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2007
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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