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La Chronique Agora
Paris, France
Mardi 02 novembre 2006
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*** Trick or treat…
… ou de quoi vraiment affoler les propriétaires…
*** C’est l’apocalypse !
Heureusement, les bureaucrates sont là…
*** L’Inde est a la hausse
Le plus "occidental" des pays en développement
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Bonjour,
*** TRICK OR TREAT…
** En Amérique du Nord, la journée du 1er novembre est placée sous le signe des peurs minuscules (araignées, chauves-souris, masques grimaçants), et d’un accroissement des risques de caries dentaires, puis surtout d’indigestion de sucreries et autres friandises caramélisées.
Les fabricants de bonbons, de gadgets fluorescents, de panoplies de sorcières ou de morts-vivants pensaient avoir franchi un pas décisif au début du 21ème siècle en enjambant l’Atlantique, tandis qu’une intense offensive marketing déferlait en vagues furieuses sur les rivages du Vieux Continent, préparant le terrain pour un débarquement victorieux d’Halloween.
Une tradition festive — et commerciale — censée éclipser le triste cérémonial moribond du dépôt des chrysanthèmes du 1er novembre, battu par les vents mauvais d’une matinée de grisaille.
Mais les étendards orange et noir, tissés aux Etats-Unis par une nuit d’effroi sous un ciel sans lune, n’auront flotté que l’espace de deux saisons à l’entrée des hypermarchés. L’invasion des citrouilles a été repoussée sans même faire usage de la magie noire ou d’une armée de balais ensorcelés.
Nombreux sont ceux qui se reprennent à espérer, dans nos vertes démocraties continentales aux racines millénaires, que la mondialisation made in USA connaîtra un sort semblable au dégonflement du phénomène Halloween au cours des années à venir. Il suffirait que l’éclatement de la bulle immobilière assomme l’économie américaine pour que tombe en déshérence le discours hégémonique sur l’irréversibilité du processus de redistribution des tâches et des richesses à l’échelle planétaire au profit d’un cartel de multinationales placées sous la protection de la bannière étoilée.
Ce serait oublier un peu vite qu’un bon millier d’entreprises européennes, asiatiques ou japonaises revendiquent un statut d’acteur économique mondial. Elles se trouvent de ce fait largement exposées aux aléas conjoncturels qui prennent leur source en Amérique du Nord.
Et le coup de froid conjoncturel — inversement proportionnel aux températures météorologiques relevées en Amérique du Nord fin octobre — se confirme clairement, statistiques après statistiques. Celles qui furent publiées aux Etats-Unis hier s’inscrivaient bel et bien dans le prolongement des précédents indicateurs macro-économiques du jeudi 26 et du mardi 31 octobre.
** L’activité se contracte à un rythme alarmant dans les secteurs industriels et immobiliers. L’indice ISM manufacturier d’octobre se contracte, passant de 52,9 à 51,2 (le seuil des 50 marquant la frontière entre croissance et récession), tandis que les dépenses de construction se sont inscrites en repli de 0,3% au mois de septembre.
Plus inquiétant encore, les promesses de vente concernant les logements neufs, appartements ou maisons individuelles chutaient de 1,1% pour le sixième mois consécutif, selon la National Association of Realtors (NAR).
Il va falloir surveiller de près l’évolution du compartiment des valeurs du BTP, des matériaux de construction et du crédit immobilier au cours des prochaines semaines aux Etats-Unis !
Cela pourrait commencer à ressembler à Halloween… et les bonbons devront être remplacés par des cachets d’antidépresseurs pour bon nombre de ménages qui se sont laissés séduire par le slogan "un toit pour tous en pleine propriété". Dans les faits, ce sont plutôt leurs banquiers qui détiennent les hypothèques — et ils n’hésiteront pas à les faire jouer au moindre accident de remboursement, comme cela se pratique de plus en plus souvent en Californie, dans le Nevada ou sur les côtes ensoleillées de l’état de Floride.
** La séance de mercredi a pourtant été marquée par un redressement des indices boursiers européens, probablement lassés de reculer des quelques dixièmes de pour-cent depuis jeudi dernier. L’Eurotop 100, dont nous rappelions hier les 18% gagnés en à peine plus de quatre mois (et pour la cinquième fois consécutive en trois ans) a repris 0,35% : juste de quoi restaurer l’espoir d’un retracement du zénith annuel inscrit le 26 octobre à la mi-journée, ce qui ne représente qu’un effort limité de +1% par rapport au cours de clôture de ce mercredi 1er novembre.
Un petit coup de pouce de Wall Street serait le bienvenu… mais le Dow Jones menaçait hier de repasser sous les 12 000 points à la mi-séance, tandis que le Nasdaq Composite ricochait pour la cinquième fois consécutive — et au point près — sous la résistance annuelle des 2 375 points.
Les chiffres publiés ce mercredi aux USA ont de quoi faire réfléchir le plus incorrigible optimiste. Ce ne sont d’ailleurs pas les seuls indicateurs avancés d’une potentielle récession : le n°1 mondial du matériel de bureaux, le néerlandais Buhrmann, a indiqué ce matin que ses ventes avaient stagné aux Etats-Unis au troisième trimestre, où son chiffre d’affaires est resté stable, à 784,8 millions d’euros. La sanction a été particulièrement sévère, puisque le titre a plongé de près de 7%.
** La séance d’aujourd’hui sera ponctuée par la réunion de politique monétaire de la BCE. Si le maintien du statu quo sur le taux directeur ne fait aucun doute, les investisseurs espèrent pouvoir déceler, grâce à d’infimes glissements sémantiques du communiqué final, la promesse d’une prochaine interruption du cycle de resserrement du loyer de l’argent (lequel devrait être porté à 3,50% d’ici la fin de l’année).
J.C. Trichet fera-t-il preuve de son habituel autisme concernant les signaux précurseurs d’un ralentissement économique mondial (même la Chine s’emploie à limiter ses excédents commerciaux via le relèvement de certaines taxes à l’exportation) ?
Aux Etats-Unis, les spéculations sur un assouplissement monétaire sont reparties de plus belle depuis une semaine. Les spécialistes sont en train de déplacer les punaises fichées dans leur calendrier des réunions de la Fed. Ils estiment que Ben Bernanke pourrait décider d’agir bien avant le mois de mars prochain, si les établissements de crédit tiraient la sonnette d’alarme concernant la solvabilité des emprunteurs frappés de plein fouet par une chute (historique) de 15% des biens achetés ces six derniers mois.
** Les taux longs référence 2016 se détendent sous les 4,65% à New York, contre 4,80% à la mi-octobre. Les Bunds de maturité comparable affichent désormais un rendement légèrement inférieur à 3,70% : loin de nous rassurer sur la conjoncture immobilière, les anticipations de réduction du Prime Rate à 5% aux Etats-Unis pourraient bel et bien entériner l’émergence d’un scénario récessionniste à la japonaise.
Les promoteurs immobiliers devraient poursuivre le déstockage en offrant aux acheteurs des avantages en nature de plus en plus mirobolants — prise en charge des frais de transaction ou des taxes locales, paiement du leasing du 4×4 pendant trois ans, home cinéma + domotique dernier cri + alarme offerte –, ce qui évite de lâcher trop de lest sur le prix de vente officiel.
Les vendeurs qui n’ont pas les moyens de suréquiper les biens dont ils sont contraints de se défaire dans l’urgence vont devoir soit consentir d’importants rabais (ce que n’importe quel agent immobilier leur déconseillera), soit d’user discrètement d’expédients tels que des remboursements de certains frais en espèces sonnantes et trébuchantes. Mais le résultat final reste le même : dans un cas comme dans l’autre, la vente risque de se solder par une perte sèche, et la préservation des apparences en termes de prix moyen négocié ne rajoutera pas un dollar sur le compte en banque des ménages pris à la gorge depuis le printemps dernier.
Avec ou sans trick or treat, les propriétaires ont désormais de quoi s’affoler !
Philippe Béchade,
Paris
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*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** C’EST L’APOCALYPSE !
** Nous avons de très mauvaises nouvelles, cher lecteur. * Dans le TIMES, Sir Nicholas Stern nous fait un rapport sur l’Enfer. La théorie est assez simple. Il a fallu des millions d’années pour que la Terre fasse provision de réserves d’énergies basées sur le carbone — pétrole, gaz, charbon. Ces réserves ont été quasi-épuisées en quelques décennies. Brûler ces carburants fossiles propulse des "gaz à effet de serre" dans l’atmosphère. Avant la Révolution industrielle, de tels gaz se trouvaient en proportion de 280 parts pour un million ; désormais, il y en a 430. D’ici 2025, on s’attend à ce qu’ils atteignent 550 parts par million.
* Que font ces gaz ? Eh bien, ils semblent réchauffer la Terre.
** Vous vous rappellerez que lorsque nous avons fait la liste des véritables menaces pesant sur l’empire US, nous avons noté qu’il allait se trouver à court de carburant. Un pays pacifique peut vivre tout à fait bien en achetant son énergie sur le marché — il suffit de regarder la Suisse, l’Europe dans son ensemble et le Japon. Mais un empire moderne doit contrôler son pétrole, sans quoi il risque de voir son ravitaillement interrompu par ses rivaux. C’était là la leçon de la Première et Deuxième guerre mondiale du siècle dernier. Les Etats-Unis n’ont plus assez de réserves bon marché et fiables. Leurs politiques étrangères et militaires doivent donc désormais être déformées — comme celles de l’Allemagne et de Japon au cours de la Seconde guerre mondiale — pour protéger leur ravitaillement en carburant.
* Le monde tel que nous le connaissons — son niveau de vie ainsi que ses arrangements géopolitiques — dépendent de la combustion de carburants fossiles bon marché. Et nous apprenons à présent — si l’on se fie aux découvertes scientifiques récentes — que l’effet de toute cette dépendance aux énergies basées sur le carbone va détruire la planète sur laquelle nous vivons.
* Dommage.
** De CBS News :
* "[James] Hansen est indiscutablement le principal chercheur au monde sur le réchauffement planétaire. Il est à la tête de l’institut de la NASA étudiant le climat".
* "James Hansen pense que le réchauffement planétaire s’accélère. Il souligne la fonte de l’Arctique et de l’Antarctique, où de nouvelles données montrent des pertes massives de glace".
* "Est-il juste de dire qu’aujourd’hui, les humains peuvent contrôler le climat ? Est-ce possible ?"
* "Cela ne fait aucun doute", déclare Hansen. "Les changements naturels et la vitesse de ces changements naturels sont désormais écrasés par les changements que les humains infligent à l’atmosphère et à la surface [terrestre]".
* Et ayons pitié des malheureux habitants de Kiribati. Cette nation des îles Pacifique n’est qu’à deux mètres au-dessus du niveau de la mer. Selon le TIMES, deux degrés de réchauffement planétaire suffiraient à mettre Kiribati sous les eaux.
* Les calottes polaires fondent… les mers montent… en Afrique, des millions de personnes mourront de la faim ou de la malaria… jusqu’à quatre milliards de gens manqueront d’eau… la moitié de l’espèce humaine risque de s’éteindre… la Floride, New York, Londres et Tokyo seront toutes inondées… et selon le Pentagone, les changements climatiques risquent de mener à plus de guerres.
* Sécheresse, famine, peste, guerre ; les Quatre cavaliers de l’Apocalypse sont sur nous !
* Dommage — bis.
* Oh, mais attendez…
* Dieu merci, il y a l’élite bureaucratique mondiale ! Oui, Sir Nicholas, par exemple, est ancien économiste en chef à la Banque mondiale. Il suggère que si la planète étalait du miel sur les bonnes tartines, le problème ne semblerait peut-être pas si terrible.
* Investissez 1% du PIB mondial dans divers programmes, et vous vous épargnerez beaucoup de problèmes futurs, déclare Sir Nicholas, secondé par Al Gore et toute une armée de politiciens prodigues et de mouches du coche.
* Même l’administration Bush s’intéresserait au sujet. Et pourquoi pas ? Il y a là de l’argent — de l’argent pour des bourses de recherche, de l’argent pour l’industrie de l’énergie nucléaire, de l’argent pour les énergies alternatives ; les p’tits gars de Bush ne manquent jamais une occasion de dépenser de l’argent qui ne leur appartient pas sur des choses dont personne n’a réellement besoin.
* Pour empirer encore la situation, les experts parlent désormais d’un "point de non-retour" qui approche bientôt. A moins d’agir immédiatement, disent-ils, nous sommes condamnés.
* Oh là là… confronté à la menace d’un Armageddon écologique imminent, que doit faire un citoyen responsable ? Des "impôts verts" devraient être faciles à imposer aux contribuables. On peut mettre en place de nouvelles bureaucraties, de nouvelles commissions et de nouvelles agences. De nouvelles réglementations seront promulguées. De nouveaux fonctionnaires seront mis au pouvoir.
* Washington doit regarder tout cela de près. Si la "Guerre contre la Terreur" tourne court, au moins auront-ils un plan B : la "Guerre contre le Réchauffement".
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Pourquoi attendre les profits ?
1 740,11% de gains cumulés au total sur le premier semestre 2006… Des gains de +50%… +69,77%… +67,86… +88,10% depuis début mai 2006… et des plus-values de 106,90%… 100%… 104%… 91,80%… 117,10% et même 679%… engrangées durant la première partie du 1er semestre 2006 !
Parfois, c’est encore le court terme le plus performant. Découvrez pourquoi…
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*** La Chronique Agora présente ***
Charles Sizemore nous parlait hier de l’Inde — et notamment d’un article signé Gucharan Das, paru dans le magazine Foreign Affairs, soulignant que le pays a emprunté un chemin bien différent de celui de la plupart de ses contemporains en Asie. Explication ci-dessous…
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L’INDE EST A LA HAUSSE – 2ème PARTIE
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Par Charles Sizemore (*)
C’est un aspect spécifique du développement de l’Inde — l’émergence d’une économie de consommation interne viable — que nous trouvons particulièrement intéressant :
"Au cours des deux dernières décennies", nous dit l’article du Foreign Affairs, "la taille de la classe moyenne [indienne] a quadruplé (pour atteindre près de 250 millions de personnes)… En même temps, la croissance de la population a ralenti, passant du taux historique de 2,2% par an à 1,7% aujourd’hui — ce qui signifie que la croissance a engendré d’énormes gains de revenus per capita, de 1 178 $ à 3 051 $ (en termes de parité de pouvoir d’achat) depuis 1980. L’Inde est désormais la quatrième plus grande économie au monde. Elle ne tardera pas à dépasser le Japon pour devenir la troisième".
"La chose la plus notable, au sujet de l’ascension de l’Inde, n’est pas qu’elle soit nouvelle, mais que son itinéraire a été unique. Plutôt que d’adopter la stratégie asiatique classique — qui consiste à exporter des biens manufacturés peu chers et gourmands en main d’œuvre vers l’Occident — l’Inde s’est fiée à son marché interne plutôt qu’à ses exportations, à la consommation plutôt qu’à l’investissement, aux services plutôt qu’à l’industrie, et à la haute technologie plutôt qu’à la fabrication peu qualifiée. Cette approche signifie que l’économie indienne a été relativement protégée des ralentissements mondiaux, montrant un degré de stabilité aussi impressionnant que son rythme de développement".
C’est un point crucial ; alors que la majeure partir du monde développé pourrait se trouver confrontée à une récession sans précédent, provoquée par la démographie — voire à une récession après 2010 –, les pays ayant des marchés de consommation nationaux viables devraient bien mieux s’en sortir que ceux qui se concentrent sur les exportations vers l’Occident. Cela rend le boom de la croissance indienne bien plus durable que celui de la Chine, par exemple. L’article de Gucharan Das souligne que la consommation personnelle représente 64% de l’économie indienne, contre 58% pour l’Europe, 55% pour le Japon et 42% pour la Chine. Comme nous l’avons noté par le passé, la consommation américaine tourne autour de 70% depuis de nombreuses années, prouvant qu’un pays peut se développer et prospérer avec une économie nourrie par la consommation. Dans une économie dominée par les services et l’information — comme celle des Etats-Unis aujourd’hui et celle qui se développe en Inde — l’épargne et les dépenses d’investissement deviennent moins essentielles pour soutenir la croissance. La Chine épargne puis investit un pourcentage énorme de son PIB dans la construction de nouvelles capacités industrielles : cela représente un risque de surcapacité et de déflation si une récession devait se produire. L’Inde, par contraste, semble sauter complètement la phase industrielle de son développement, pour se tourner directement vers les services et l’information — ce qui la rend bien plus "occidentale" que n’importe quel autre pays en développement.
La démographie indienne, elle aussi, ressemble de plus en plus à celle de l’Occident. Après des décennies de taux de natalité élevé et de surpopulation, le pays semble s’éloigner des schémas démographiques typiques du Tiers-Monde, où le taux de natalité perpétuellement élevé fait que les membres les plus productifs de la société (majoritairement ceux âgés de 20 à 64 ans) représentent un pourcentage relativement limité de la population. Les dépenses liées à cette abondance d’enfants (et la main d’œuvre mobilisée pour s’occuper d’eux) sont une entrave au développement d’une économie de consommation moderne, pour le meilleur ou pour le pire.
La suite dès demain.
Meilleures salutations,
Charles Sizemore
Pour la Chronique Agora
(*) Charles Sizemore est analyste chez HS Dent Investment Management, et contribue au HS Dent Forecast, la lettre d’information mensuelle d’Harry Dent. Avant de rejoindre l’équipe de recherche HS Dent, Charles travaillait sur les marchés financiers en tant que journaliste indépendant, tout en étudiant la finance et la comptabilité au sein de la London School of Economics.
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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