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La Chronique Agora
Paris, France
Vendredi 29 septembre 2006
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*** Les sherpas de l’économie globalisée jettent le piolet !
Mais ce n’est pas le cas de Philippe Béchade…
*** L’hiver sera rude…
… Votre portefeuille est-il prêt pour affronter les frimas ?
*** Ce ne sont pas tous des génies
C’est l’heure du verdict pour les fonds de couverture…
*** Des performances plus qu’enviables (2)
Les Etats-Unis possèdent encore des réserves de gaz non-entamées assez impressionnantes…
—————————– (publ.)
La chute des marchés n’est pas le seul facteur menaçant votre patrimoine
Découvrez cinq "bombes à retardement" qui mettent votre capital en danger…
… et surtout, le moyen de vous en protéger !
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Bonjour,
*** LES SHERPAS DE L’ECONOMIE GLOBALISEE JETTENT LE PIOLET !
** Ah, la jolie fin de mois de septembre que voilà ! Le CAC 40 aligne une quatrième séance de hausse consécutive et engrange +2,1% depuis vendredi dernier. Une belle série qui ne demande qu’à être couronnée par le retracement du zénith annuel des 5 300 points — et il ne s’en faut plus que de 1% par rapport au cours de clôture de ce jeudi 28/09 (5 250 points).
Attention tout de même à ne pas rééditer le même scénario que la semaine passée : le marché parisien avait laissé s’échapper les 1,3% accumulés entre le 18 et le 21 septembre au cours des ultimes heures précédant le week-end, du fait d’une envolée inattendue de 3,3% des achats de biens durables par les ménages américains durant le mois d’août.
Et cette séance du vendredi 29 septembre se caractérisera par un feu roulant de statistiques américaines tout au long de l’après-midi, avec la publication des revenus et dépenses des ménages, puis du baromètre de la confiance de l’Université du Michigan et enfin de l’indice des directeurs d’achats de Chicago. De quoi entretenir le suspens haussier à Wall Street, qui tutoie ses sommets, si les chiffres apparaissent équilibrés… mais également de quoi faire pencher la balance en faveur d’un scénario de ralentissement économique si la dissipation de l’illusion de richesse liée à la baisse des prix immobiliers commence à affecter les habitudes de (sur-)consommation outre-Atlantique.
** Le département du Commerce a revu à la baisse son estimation de croissance du PIB au deuxième trimestre, à 2,6% contre 2,9% initialement. Cela marque un net ralentissement par rapport au trimestre précédent, période durant laquelle la croissance américaine était ressortie à 5,6%.
Les économistes tablaient sur une confirmation à 2,9% de la deuxième estimation de croissance du PIB, dévoilée le 30 août dernier. Cette relative déception n’a cependant pas détourné les opérateurs américains de leur tentative de propulser le Dow Jones au-delà des 11 700 points, en direction du zénith historique des 11 750 points, puisque l’indice phare parvenait à se hisser vers 11 725 points dès les premiers échanges.
Il faut bien convenir que la période actuelle s’y prête particulièrement puisque les gérants procèdent depuis 48 heures aux dernières opérations d’habillages de bilans de fin de trimestre. Le S&P 500 affiche désormais une progression de 5% par rapport au 30 juin dernier, et 7% depuis le 1er janvier. Le Nasdaq s’apprécie de 3,5%, et le CAC 40, qui a bondi de 5,5% cet été, revendique un gain annuel de 11,35% (contre 8,8% pour l’Euro-Stoxx et le Dow Jones, qui se tiennent dans un mouchoir de poche).
Si nous prenons le risque de vous abreuver de repères algébriques et indiciels, au lieu de nous appliquer à pourfendre les contrevérités qui entretiennent l’optimisme des investisseurs (rassurez-vous, nous allons nous rattraper avec allégresse lors des prochains paragraphes !), c’est pour que vous saisissiez pleinement le caractère exceptionnel de la situation sur les marchés en ce début d’automne.
Nous sommes parvenus à un tournant historique majeur — et nous ne cherchons par à faire du sensationnalisme à peu de frais. Au risque de nous répéter, la valeur du CAC 40, exprimée en dollars pour un gérant américain, s’avère aujourd’hui supérieure à celle constatée le 4 septembre 2000, lorsque notre étalon hexagonal culmina vers 6 900 points.
Le billet vert se négociait à l’époque un peu au-dessus des 0,88 pour un euro. Il fallait symétriquement débourser plus de 1,1 euros pour acheter un dollar… alors qu’il en suffit à présent de 0,785, avec un dollar à 1,2710. La "règle de trois" est éclairante et sans appel : avec un euro valant très exactement 50% de plus qu’il y a six ans à la même date, l’épargnant américain, sans lever le petit doigt, se retrouve détenteur d’un CAC 40 valant 7 900 points (en dollars constants).
Oui, vous lisez bien : 7 900 points, contre 6 900 — au mieux — début septembre 2000. Autrement dit, le CAC 40 était revenu à son zénith historique (toujours exprimé en dollars) dès la fin 2005/début janvier 2006, l’euro valant alors 1,20 $ et l’indice flirtant avec les 4 650 points.
Vous tirerez aisément la conclusion que l’évolution des valeurs françaises et des blue chips du New York Stock Exchange sont très comparables depuis le début de l’année, et que toute hausse supplémentaire de la monnaie unique au-delà du plafond annuel des 1,296 $ pourrait constituer un bon motif de prises de bénéfices. N’oublions pas que les stratèges des principales banques d’affaires américaines pratiquent une "gestion globale" des actifs de leurs épargnants.
Les valeurs du CAC 40 sont tout aussi tributaires de la conjoncture en Amérique du Nord ou en Asie que les 100 plus grosses firmes cotés sur le NYSE — à quelques rares exceptions telles que France Télécom, Vinci ou le Crédit Agricole, et cela n’a rien de péjoratif, bien entendu.
Et voilà où nous voulions en venir : puisque rien ne ressemble plus à une multinationale qu’une autre multinationale implantée sur les cinq continents (et avec un management majoritairement anglo-saxon, même si le siège social est solidement implanté entre l’Arc de Triomphe et la Défense), ce qui vaut pour une firme américaine ne saurait être totalement indifférent à son homologue tricolore.
C’est pourquoi ce qui a tout particulièrement retenu notre attention, c’est la révision en baisse du taux de croissance des profits des entreprises américaine au second trimestre 2006 : +0,3% (contre une estimation initiale déjà décevante de +2,1% fin août), à comparer avec un bond de 14,8% au premier trimestre 2006 — le rythme annuel s’élevait à 13,5% fin septembre de l’an passé.
Nous serions fort surpris qu’à niveau comparable de taux au cours des trois prochains mois, les investisseurs acceptent de payer les multiples qu’ils toléraient fin 2005/début 2006… surtout en cas de coup de frein conjoncturel lié au dégonflement de la bulle immobilière.
** Et pour terminer sur une note guillerette comme nous l’affectionnons, nous vous relatons avec gourmandise "l’avertissement" de la Fed, de la SEC puis des autorités boursières britanniques au sujet du trou noir financier représenté par les hedge funds, lesquels sont majoritairement basés dans des paradis fiscaux et démultiplieraient l’effet de levier de la masse monétaire disponible (au jour le jour) par un facteur proche de 100 fois le chiffre d’affaires réel quotidien de l’économie mondiale.
Les principaux "sherpas" de la globalisation des marchés financiers reconnaissent que l’argent brassé par les hedge funds échappe totalement à leur contrôle. Mais qui assure la stabilité de cet Himalaya de positions à terme, d’une opacité totale, conclues majoritairement de gré à gré entre agents qui n’ont à répondre de leurs agissements devant aucune autorité boursière, fiscale ou politique ?
La quasi-faillite du fonds spéculatif Amaranth (cinq milliards de dollars perdus en quelques jours par le biais de transactions malheureuses sur le gaz, malgré les savants calculs du "risque" par les meilleurs mathématiciens de la planète) leur aurait-elle dessillé les yeux et entraîné une soudaine prise de conscience du risque systémique sous-jacent ?
Quel scoop incroyable… et tellement original tant sur la forme que sur le fond !
Mais il est dévoilé aux foules ébahies avec seulement cinq ans de retard par rapport aux premières mises en garde détaillées que vous avez pu découvrir dans nos publications : nous vous renvoyons à de nombreuses chroniques dénonçant ce phénomène depuis la fin de l’an 2000 [pour la version américaine... et 2003 pour nos Chroniques françaises, ndlr.]. Pour vous faciliter la tâche, nous vous en proposerons bientôt un petit florilège, le temps de réaliser une synthèse qui tienne en moins de trois volumes !
Vous nous connaissez bien : la difficulté de cette entreprise ne nous rebute pas… et contrairement aux sherpas de la Fed ou de la SEC, nous ne sommes pas du genre à jeter le piolet au milieu de la face nord dès que les conditions météo sont jugées trop exécrables.
Philippe Béchade,
Paris
PS : Si vous êtes perdu sur la face nord boursière… rendez-vous au 0899 707 009* : Philippe Béchade vous y fournit boussoles et cartes — qui vous permettront de franchir avec profit toutes les crevasses et autres pièges tendus par les marchés.
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)
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Justice Litle nous donne les dernières nouvelles de Wall Street
*** L’HIVER SERA RUDE…
** Selon l’almanach des campagnes, on peut s’attendre à un froid glacial et beaucoup de neige au cours de l’hiver qui vient. Etes-vous prêt ? Et qu’en est-il de votre portefeuille ?
- Si vous chauffez votre maison au gaz naturel, assurer vos besoins hivernaux aux prix bon marché du moment ne serait pas une mauvaise idée. De même, si vous espérez réchauffer un peu votre portefeuille dans les mois qui viennent, investir dans les actions de gaz naturel aux cours actuels pourrait être intéressant.
- L’une de mes valeurs préférées, en ce moment, est Chesapeake Energy. Selon quasiment tous les critères, Chesapeake est un leader. C’est le principal producteur indépendant onshore, et l’entreprise la plus active aux Etats-Unis en matière de forage. C’est le troisième plus grand producteur indépendant de gaz naturel, arrivant juste après Anadarko Petroleum et Devon Energy. La stratégie centrale de Chesapeake consiste à augmenter ses réserves grâce à des achats avisés de terrains et une politique de forage très active. La société se base sur la profondeur de son expérience pour assurer son avantage compétitif, et la stratégie semble fonctionner : depuis 1999, les réserves prouvées de Chesapeake ont augmenté de pas moins de 575%, passant de 35 à 52 milliards d’équivalents mètres cube.
- Les mensurations financières de Chesapeake ont elles aussi fière allure. Les revenus annuels par action ont grimpé de 27% en 2004 et 58% en 2005. Le rendement sur la valeur à cinq ans écrase littéralement la concurrence, à 25,51% — dépassant d’une bonne tête les 17,67% en moyenne du secteur. Avec un PER avoisinant huit, Chesapeake est notablement sous-évaluée par rapport à ses pairs.
- Mieux encore, les cadres de l’entreprise adorent leurs actions. Le PDG de Chesapeake, Aubrey McClendon, achète des titres par poignées. Sur 2005, le ratio global d’achats d’initiés par rapport aux ventes est largement haussier : plus de 5,5 millions d’actions achetées, contre moins d’un demi-million vendues.
** Avec tout ça, pourquoi Chesapeake est-elle "en soldes", pour ainsi dire ? Tout est de la faute du gaz naturel. Le prix de ce carburant propre dégringole depuis des mois. Un hiver bien plus clément que la normale l’année dernière et des réserves considérables — approchant les 87 milliards de mètres cube à l’heure où j’écris ces lignes — ont poussé les futures sur le gaz naturel à des planchers de deux ans ou presque.
- Cependant, il ne faudrait pas grand’chose pour que ce tableau pessimiste change soudain du tout au tout. Un hiver morose — ou même un hiver normal — pourrait grandement affecter la situation. Fred Barrett, spécialiste du gaz naturel, a déclaré au Wall Street Journal qu’"il faut seulement dix jours de temps froid pour effacer environ 14 milliards de mètres cube de gaz".
- La production quotidienne de Chesapeake est composée à 92% de gaz naturel — difficile de jouer plus directement cette matière première. A présent, l’entreprise ajoute un nouveau terrain de gaz naturel à son portefeuille. Le trois août dernier, Chesapeake a annoncé avoir remporté les enchères pour les droits de forage sur 7 284 kilomètres carré du domaine à bail de Barnett Shale, sous l’aéroport international de Dallas Fort Worth. Chesapeake, qui a l’intention de forer entre les pistes, pense que la région pourrait contenir 13,6 milliards de mètres cube de nouvelles réserves. Le PDG McClendon a décrit la formation de Barnett Shale comme étant "le dernier grand prix", exprimant l’opinion que quasiment toutes les grandes propriétés occidentales ont désormais trouvé acquéreur.
- Si McClendon a raison en ce qui concerne la disparition de champs de gaz intéressants et disponibles, cela pourrait faire de Chesapeake elle-même un séduisant candidat à la reprise pour une major pétrolière affamée. Exxon, si elle le voulait, pourrait avaler les 13 millions de dollars de capitalisation boursière de Chesapeake sans même mâcher. British Petroleum ou Shell pourraient également s’en charger.
- Si les choses s’enveniment, Chesapeake est une entreprise de haute qualité, très exposée au gaz naturel. Elle s’est bien couverte concernant la future production, mais avec la folle volatilité que le gaz naturel peut subir, c’est probablement sage (et Chesapeake est assez expérimentée pour profiter de la volatilité du gaz, plutôt que d’en souffrir). Il y a bien assez de place pour que Chesapeake fasse des étincelles une fois que la cause haussière du gaz naturel reprendra le dessus. Et nous ne devrions pas oublier la possibilité qu’une grande entreprise pétrolière lance une opération de rachat sur Chesapeake.
- D’une manière ou d’une autre, nous pensons que Chesapeake a tout pour enflammer n’importe quel portefeuille d’investissement.
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** CE NE SONT PAS TOUS DES GENIES
** "Ce ne sont pas tous des génies."
* Tel était le verdict de notre collègue Dan Denning, qui nous rendait visite cette semaine.
* "Il y a environ 8 000 hedge funds", expliqua-t-il. "Mais il n’y a pas 8 000 stratégies de trading différentes. Soyons clairs : ces gens étudient tous les mêmes modèles et les mêmes théories."
* Nous prenions le petit-déjeuner ensemble. Là, sur la table, entre les toasts et le thé, se trouvait l’objet de la discussion : est-ce que les fonds de couverture et tout le reste de l’attirail financier sophistiqué rendent vraiment les marchés mondiaux plus stables ?
* "Non", avons-nous conclu.
* Il y a deux manières d’envisager les choses :
* D’un côté, certains des esprits les plus brillants de l’industrie financière ont dû se consacrer à la tâche consistant à convaincre les investisseurs que la prolifération de produits dérivés, de produits dérivés de produits dérivés… et de produits dérivés de produits dérivés de produits dérivés… rendent en fait les marchés plus stables. Les investisseurs eux-mêmes se sont aperçu du remarquable manque de drames autours des corbeilles mondiales. Les professionnels expliquent que c’est à cause de la sophistication ; les marchés mondialisés, saturés d’informations, dispersent le risque.
* "Mais en réalité, ils ne dispersent rien du tout", déclare Dan. "Au contraire, ils cristallisent le risque. Ils échangent tous les mêmes choses, en utilisant plus ou moins les mêmes stratégies et les mêmes formules."
* Tous les gestionnaires de hedge funds ont la tête farcie des mêmes illusions… des mêmes superstitions… des mêmes préjudices… et des mêmes prédilections mesquines. Tous prétendent être des scientifiques désintéressés, étudiant minutieusement les marchés avec la précision d’un Poincaré et l’intuition d’un Einstein. Mais ce n’est absolument pas le cas ; ils ressemblent plus à des coiffeurs… prêts à peigner leur portefeuille pour qu’il corresponde aux dernières modes et tendances. Oui, ses clients ont l’air de crétins — après tout, qui voudrait d’un coiffeur pour gérer son argent ?
* Mais au moins, ils ont fière allure quand ils sortent en public. Et si le gestionnaire fait payer cher ses services — qui pourrait trouver à y redire ? Les hedge funds sont une forme de consommation ostentatoire : réduire le prix détruirait toute l’illusion !
* Et voilà que les flics s’intéressent à cette joyeuse escroquerie. Timothy Geithner, chef de la Fed de New York, semble être de l’avis de Dan. Les hedge funds, dit-il, représentent "un risque majeur". Le marché des produits dérivés concentre peut-être le risque, plutôt que de le disperser, selon lui. Il ajoute que ni les fonds de couverture ni les produits dérivés n’ont "mis fin à la tendance des marchés à connaître des périodes occasionnelles de folie et de panique. Certains aspects des récents changements dans les innovations financières pourraient augmenter le risque systémique dans certaines circonstances, en amplifiant plutôt qu’en freinant le mouvement des prix des actifs".
* Même le FBI s’y est mis. L’agence fondée par Edgar J. Hoover s’inquiète de ce que les fonds de couverture "attirent les petits épargnants vers des investissements risqués", selon le Telegraph. Chip Burrus parle pour les hommes de loi : "les gens qui ne s’attendent pas à avoir ce genre d’investissements risqués en portefeuille finissent par boire la tasse… [ils] se font plumer de droite et de gauche".
* En quoi est-ce que cela regarde le FBI — les pertes des investisseurs individuels n’ont jamais été au programme — nous n’en savons rien. Mais méfiez-vous, messieurs les gestionnaires de fonds de couverture ! Bientôt, les hommes de la Homeland Security pourraient vous rassembler et vous faire passer par le supplice de la planche.
* Et ce ne serait pas trop tôt.
** "Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de chances de voir les Etats-Unis attaquer l’Iran", a déclaré Lord Rees-Mogg lors de notre déjeuner mercredi. "Ou plutôt, le marché du pétrole ne semble pas penser que Bush attaquera l’Iran, et je pense que l’industrie pétrolière sait mieux que quiconque ce que l’administration Bush mijote au Moyen-Orient. Ils sont connectés à tous les niveaux."
* "Mais il y a d’autres bonnes raisons pour que les Américains n’attaquent pas l’Iran. Ils pourraient frapper les installations nucléaires du pays assez facilement, par exemple — mais l’Iran interromprait le flot de pétrole. Et d’autres pays le rejoindraient. Les Américains n’apprécieraient guère. Il n’y a tout simplement pas assez de marge dans le marché pétrolier pour permettre ce genre de perturbations."
* "En plus, les Etats-Unis perdraient tous leurs alliés. Même la Grande-Bretagne ne pourrait continuer à les soutenir si les USA attaquaient l’Iran. Je sais que les néo-conservateurs pensent défendre la civilisation occidentale… mais ils risquent plutôt de convaincre le reste du monde que ce contre quoi il faut défendre la civilisation occidentale, ce sont précisément les Etats-Unis."
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Comment le marché actuel peut faire de vous un investisseur heureux…
… tout en faisant passer votre portefeuille à la vitesse supérieure !
C’est plus simple qu’il n’y paraît… il suffit de suivre les bons indicateurs : continuez votre lecture pour tout savoir…
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*** La Chronique Agora présente ***
Les puits de gaz naturel existants se vident bien plus rapidement qu’on ne peut en développer de nouveaux, déclarait Justice Litle hier. Aujourd’hui, il précise sa pensée, et se demande où sont les solutions…
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DES PERFORMANCES PLUS QU’ENVIABLES — 2ème PARTIE
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Par Justice Litle (*)
Christopher Edmonds de Pritchard Capital Partners nous fait un état des lieux concernant le gaz naturel :
Les puits de gaz naturel aux Etats-Unis subissent un déclin accéléré. Cette année, un puits moyen enregistrera un taux de déclin dépassant les 30%. Cela signifie que nous devrons trouver l’équivalent de ces 30% en nouvelle production simplement pour rester à niveau. Le moulin à production tourne littéralement de plus en plus vite chaque année… Même l’accroissement du nombre de puits n’a pas suffi. Nous avons vu une augmentation de près de 50% du nombre de puits produisant du gaz naturel depuis le début de la décennie, et c’est à peine si la production a bougé. Il faut plus de puits — parce que le rendement par puit continue à décliner — simplement pour maintenir la production à ses niveaux actuels.
Les Etats-Unis possèdent encore des réserves de gaz non-entamées assez impressionnantes. Le problème, c’est que la majorité de ces réserves sont politiquement sensibles, difficile à atteindre ou interdites pour diverses raisons.
L’Alaska, par exemple, a des quantités significatives de gaz — mais construire un pipeline jusque là-bas serait terriblement coûteux. Le gaz naturel liquide (GNL) a beaucoup de potentiel et ne remplit que 3% des besoins actuels des Etats-Unis, mais construire assez de terminaux GNL est un véritable casse-tête. En cas d’erreur humaine ou d’attentat terroriste, un véhicule contenant du GNL en flammes pourrait produire une boule de feu assez intense pour brûler quelqu’un se trouvant à plus de 500 mètres du lieu de l’explosion : pas exactement une perspective réjouissante pour les communes avoisinantes…
Se pose également la question des enchères agressives auxquelles se livrent bon nombre de pays pour l’offre existante de GNL. La capacité ne fait pas le poids par rapport à la demande. Le GNL est un autre secteur prometteur où les problèmes d’infrastructures ralentissent le développement du secteur — jusqu’à provoquer une paralysie quasi-totale.
Meilleures salutations,
Justice Litle
Pour la Chronique Agora
(*) Justice Litle, rédacteur de la lettre Outstanding Investments, possède des connaissances uniques qui lui ont bien servi sur les marchés. Justice a étudié la littérature et la philosophie dans des endroits aussi divers qu’Oxford, en Angleterre, l’université Pulacki (Olomouc, République Tchèque) ou l’université Macquarie (Sydney, Australie). Alors qu’il se destinait à une carrière universitaire, sa vie a pris un tout autre chemin après qu’il ait découvert The Investment Biker, la chronique de Jim Rogers sur l’investissement macro-économique… et la moto.
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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