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La Chronique Agora
Paris, France
Mardi 10 octobre 2006
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*** Calendrier nucléaire contre calendrier électoral
L’agenda géopolitique est bien chargé, ces derniers jours…
*** Qui sait ce qui nous attend ?
Bill Bonner relit l’entre-deux guerres… et s’interroge sur la folie du monde…
*** Qui est le vrai voleur de hamburgers ? (1)
Mais qu’est-ce que les hamburgers McDonald’s ont à voir avec l’économie ? Le Mogambo Guru nous donne la réponse…
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Cinq conseils pour votre portefeuille…
… et l’investissement que vous devriez faire sans plus attendre !
Pour découvrir les principales tendances qui nous attendent dans les mois qui viennent — comment y réagir, cliquez ici…
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Bonjour,
*** CALENDRIER NUCLEAIRE CONTRE CALENDRIER ELECTORAL
** Un bref séisme de 3,6 sur l’échelle de Richter, centré quelque 150 km au nord-est de Pyongyang a ébranlé lundi matin les places asiatiques, notamment la bourse de Séoul, qui a perdu 2,4%, tandis qu’Hong Kong abandonnait 1,3% et Singapour 1%.
La radio et la télévision nord-coréennes ont annoncé triomphalement le succès d’un tir nucléaire souterrain hier matin, un exploit technologique dont nombre d’experts occidentaux et asiatiques pensaient ce pays incapable. Preuve est faite que les experts atomistes nord-coréens savent lire les plans que leur ont successivement transmis au cours des dernières décennies les savant russes, chinois, et plus récemment pakistanais — dont la collaboration était encore soupçonnée au début de l’année 2006.
Mais au-delà de l’enrichissement de l’uranium et de la mise au point d’un détonateur, les militaires qui gouvernent le pays démontrent qu’ils sont passés maîtres de la gestion du calendrier : l’explosion souterraine coïncidait avec la visite du Premier ministre japonais Shinzo Abe en Chine (quelques jours après sa prise de fonction), à la veille de son déplacement très attendu en Corée du Sud. Il s’agit d’une importante visite officielle puisque Tokyo et Séoul ont annoncé que la tenue de ce sommet historique était placée sous le signe de la réconciliation.
Le concert de protestations à l’encontre du "message" adressé par Pyongyang aux pays alliés du Japon et des Etats-Unis est unanime, et Pékin a également fait part de sa désapprobation. De son côté, Shinzo Abe a réaffirmé que le Japon était favorable au recours à la force (prévu au chapitre VII de la Charte de l’ONU) en cas de test nucléaire nord-coréen.
** Il faut bien se rendre à l’évidence, l’onde de choc psychologique du tir nord-coréen a perdu beaucoup de sa puissance déstabilisatrice à mesure que l’on s’éloignait de l’épicentre. Les places européennes ont ouvert en repli de 0,35% hier, mais les compteurs avaient été remis à zéro dès l’heure du déjeuner et une progression moyenne de 0,2% était observée à l’heure du café.
Le marché parisien clôturait in extremis sur une note positive (+0,05%) dans un volume étriqué de 3,6 milliards d’euros, les gérants limitant leurs initiatives faute d’éléments statistiques susceptibles de justifier une inflexion des stratégies (aucune publication macro-économique n’était inscrite aux calendrier américain en ce Columbus Day férié).
L’actualité était tout aussi pauvre en Europe, à l’exception d’un chiffre concernant la production industrielle en Allemagne : elle a rebondi en août de 1,9% par rapport au mois de juillet, au lieu d’une timide progression de 0,2% à 0,3% anticipée.
Paradoxalement, Francfort demeurait le seul indice européen en repli (-0,02%), en compagnie de Madrid (-0,07%). L’Eurotop 100 s’est adjugé +0,17% grâce aux valeurs britanniques : la City s’offrait une progression de 0,5%, ce qui a propulsé le FT 100 bien au-delà de la barre psychologique des 6 000 points (à 6 030 points).
** Alors que beaucoup d’intervenants étaient en congé ce lundi aux Etats-Unis (les marchés obligataires étaient fermés), la progression du Nasdaq s’accélérait à la mi-séance, l’indice composite débordant la résistance des 2 310 points.
La forte tension des taux survenue vendredi soir sur l’ensemble de la courbe aurait pu justifier une évolution strictement inverse des technologiques, sans parler des tensions géopolitiques prévisibles d’ici la mi-octobre, lorsque la question du nucléaire iranien sera de nouveau débattue à l’ONU. Si aucune sanction économique — qui retomberait sur une population déjà opprimée et au bord de la famine — n’est prise à l’encontre de Pyongyang, il va falloir déployer des trésors d’arguties diplomatiques pour justifier une position plus dure à l’encontre de Téhéran qui n’a pour l’instant jamais menacé de procéder à un essai nucléaire.
Les marchés parient-ils sur un apaisement des tensions internationales du fait des dissensions entre membres du conseil de sécurité de l’ONU — et notamment du veto russe concernant des mesures de contrainte ou de rétorsion visant l’Iran ?
Il faudrait y voir une volonté de trouver toutes les excuses — plausibles ou non — permettant de justifier une poursuite de la hausse des indices boursiers.
** Il est également assez paradoxal de constater que le baril de pétrole éprouve toutes les peines du monde à s’éloigner du seuil des 60 $ alors même que le Nigeria évoque une réduction des quotas de production de l’OPEP pour stabiliser les cours.
Le Nigeria lui-même n’aurait guère à s’imposer une fermeture partielle des robinets : la guérilla séparatiste monte en puissance, tandis que le piratage des oléoducs (surnommée la "bunkerisation" dans le delta du Niger) ampute les exportations du pays de 200 000 à 300 000 barils par jour.
Peut-être faut-il voir plus qu’une coïncidence dans le recul des prix pétroliers, très inhabituel en cette période pré-hivernale où le re-stockage bat son plein, et la proximité des élections législatives aux Etats-Unis début novembre… L’administration Bush, empêtrée dans le dossier irakien puis un scandale à caractère sexuel (harcèlement de mineurs) concernant un représentant républicain de Floride, ne peut s’appuyer que sur son bilan économique.
Il devenait urgent de faire oublier que le pouvoir d’achat des classes moyennes était sous pression depuis le début de l’année, du fait de la flambée des carburants à la pompe… tandis que les majors du secteur pétrolier engrangeaient des profits historiques : ces derniers auraient beaucoup à perdre en cas de défaite électorale trop lourde du camp républicain.
Et la Maison-Blanche, qui ne peut pas grand’chose contre la chute des prix immobiliers, dispose encore de certain relais bienveillants envers sa politique à Wall Street — n’oublions pas que le secrétaire américain au Trésor n’est autre que l’ex-tout puissant patron de Goldman Sachs.
Nous pourrions décliner beaucoup de raisons fondamentales justifiant la baisse des actions à moyen ou long terme… mais nous ne perdons pas de vue que si la guerre contre les déficits et la paupérisation des ménages américains est perdue d’avance, il est encore possible de gagner ponctuellement quelques batailles — des victoires à la Pyrrhus — qui entretiennent l’illusion.
Philippe Béchade,
Paris
PS : Après le "séisme" nord-coréen, que nous réservent les marchés aujourd’hui ? Philippe Béchade examine tout cela de plus près — et vous conseille sur les moyens d’y adapter profitablement votre portefeuille — au 0899 707 009*.
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)
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Nous n’avons pas de solution miracle à la volatilité et aux incertitudes boursières…
… mais que pensez-vous d’un gain moyen de 25% ce dernier trimestre ?
Mieux encore, auriez-vous apprécié une plus-value de 44% enregistrée en quatre séances… alors même que le Nasdaq perdait 4,5% sur la semaine ?
Si oui… continuez votre lecture pour en savoir plus…
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** QUI SAIT CE QUI NOUS ATTEND ?
** Avec quelle fréquence le monde perd-il la tête ?
* La dernière fois que le monde est devenu vraiment fou, on était dans les années 30. Pour une raison restée inconnue aux yeux des historiens, des psychologues et des sociologues, les gens de cette décennie ont semblé perdre l’esprit. Bien entendu, au vu de ce qui s’était passé durant la Grande guerre et la période qui avait suivi, les gens avaient déjà du mal. La Première guerre mondiale a tué des millions de personnes, tout en renversant et en mettant sur la paille les principaux gouvernements européens. La Russie a le plus souffert, les Bolcheviques ayant pris le pays pour le transformer en prison — un statut qu’il conserva pendant encore 70 ans.
* Personne ne sait pourquoi, mais l’absurdité ne se termina pas avec cette longue guerre inutile… elle sembla au contraire prendre de la vitesse. Et dans les années 30… quasiment tous les pays étaient pris dans la farce. Les seules exceptions notables étaient la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Mais même dans ces pays, les institutions de sociétés relativement libres étaient en train de devenir difformes. Dans les trois nations, les impôts furent augmentés… dévalisant un groupe de citoyens pour distribuer l’argent à un autre groupe, plus nombreux. De nouveaux programmes d’"Etat-Providence" furent imposés — suivant l’exemple de Bismarck — ce qui mina les institutions privées et volontaires en faveur de la redistribution gouvernementale. Mais les changements étaient pires encore ailleurs. L’Allemagne était envahie par les nazis, l’Italie par les fascistes, le Japon par les militaristes, la Chine par les maoïstes… les nationalistes… et les Japonais ! Et n’oublions pas la Russie, avec les stalinistes.
* L’Espagne, quant à elle, se lança dans une guerre civile afin de déterminer quel groupe de mécréants et de malfaiteurs gèrerait le pays. Ces jours-ci, nous lisons une histoire de la Guerre civile espagnole, qui a d’ailleurs inspiré nos réflexions d’aujourd’hui. Dans le livre, on trouve des photos d’Espagnols faisant la queue… ou défilant. Certains faisaient la queue pour rejoindre les phalangistes. D’autres pour devenir syndicalistes. D’autres encore attendaient de se joindre au mouvement anarchiste. Il y a soixante-dix ans de cela, en Espagne, toutes les idées semblaient dépendre d’un groupe organisé… et toutes avaient l’air sottes. Les hommes — et les femmes aussi — semblaient prêts à faire les choses les plus extravagantes pour des raisons tout aussi extravagantes.
** Aucun terrain d’entente… aucun compromis… aucune débrouillardise ne furent permis. Toutes les factions semblaient prêtes à prendre les armes pour imposer leur programme au reste de la population. Les monarchistes, les républicains, les unionistes, les trotskystes, les stalinistes, les fascistes : lorsque les élections ne leur permettaient pas d’obtenir ce qu’ils voulaient, ils descendaient dans les rues… formaient des alliances… assiégeaient les arsenaux… volaient des armes… réquisitionnaient camions et artillerie… assassinaient rivaux et personnalités politiques… se vengeaient… et, d’une manière générale, se mettaient dans un pétrin sanglant.
* Bien entendu, certains étaient plus impitoyables que d’autres. Mais lorsqu’on remue vigoureusement les choses… ce sont les plus impitoyables qui remontent à la surface. Dans une mêlée générale, les manières civilisées comptent pour du beurre. Il y un temps pour tout. La chasteté n’est d’aucune utilité à une prostituée. Et le tueur refusant de travailler le dimanche est désavantagé ; quelqu’un de moins poli lui mettra probablement une balle dans la tête tandis qu’il se rend à la messe.
* L’Espagne a eu une chance relative. Elle a eu Franco. L’Allemagne a écopé d’Hitler. Les Russes ont eu Staline. La Chine a eu Mao. Le Cambodge a eu Pol Pot.
* Qu’allons-nous avoir ensuite ?
* Ce qui nous tracasse, c’est qu’il n’y a pas d’explication satisfaisante à ces périodes de folie.
* De nombreux analystes ont fait remonter l’effondrement de l’Allemagne nazie à l’effondrement du deutschmark dix ans auparavant. L’épargne des classes moyennes était partie en fumée, les valeurs traditionnelles avaient dégringolé : ce qui était blanc était soudain devenu noir. Les gens ne savaient plus que croire, ni qu’attendre du lendemain. Les croyances traditionnelles furent remises en question. Le rôle de l’Allemagne dans le monde… et le rôle des Allemands dans leur propre pays… étaient mis à mal. Lorsqu’Adolf fit son apparition sur scène — sûr de lui, avec un plan vigoureux pour remettre l’Allemagne sur pied, et sans aucun scrupule pour le retenir — les gens trouvèrent cela attirant. Ils ne tardèrent pas à lever le bras droit à l’unisson comme pour saluer un empereur romain… flattant le petit caporal et se rendant ridicules. Qui aurait pu savoir quelle folie les attendait ?
* Et qui sait quelle folie nous attend — une fois que les classes moyennes américaines seront lessivées par l’inflation, la dette hypothécaire et la concurrence asiatique…
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*** La Chronique Agora présente ***
Mais qu’est-ce que les hamburgers McDonald’s ont à voir avec l’économie ? Plus qu’on ne pourrait le croire. Le professeur Mogambo nous en dit plus…
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QUI EST LE VRAI VOLEUR DE HAMBURGERS ? — 1ère PARTIE
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Par le Mogambo Guru (*)
Payer un dollar pour un hamburger McDonald’s, ça me semble cher — parce que je me rappelle de l’époque où on pouvait obtenir un hamburger McDonald’s pour 15 cents, en 1966.
Donc, chers étudiants, fermez vos livres et sortez une feuille de papier pour l’Interro Surprise Mogambo (ISM) du jour. La question est la suivante : "Si, en 1966, je commence à épargner pour ma retraite, combien devrais-je mettre quotidiennement de côté pour pouvoir acheter un hamburger par jour à l’avenir, sachant que les hamburgers se vendent actuellement à 15 cents mais vaudront un dollar dans 40 ans ?".
Dans la mesure où toute la classe grogne, geint et se gratte la tête, je leur donne gentiment un petit indice : "pour commencer, nous notons que l’inflation du prix du hamburger a été de 670% sur 40 ans. Cela revient à 4,9% d’inflation composée par an".
Abandonnant ma pédanterie revancharde caractéristique, j’annonce que j’ai magnanimement décidé de "partir du principe que l’inflation et les dépenses égalent les plus-values nettes".
Je pensais bêtement que cela leur suffirait pour résoudre ce problème, mais grâce à ma Super Ouïe Mogambo (SOM), je peux les entendre murmurer dans leurs petits téléphones portables : "de quoi diable ce crétin de Mogambo est-il en train de parler ?"
Je note mentalement que le gouvernement enregistre toutes nos conversations téléphoniques actuellement : je pourrai donc simplement demander au FBI une liste de qui parlait exactement à qui dans ma classe — et peut-être même une transcription de leurs petites conversations, de sorte que je serai en mesure de prendre une revanche calculée sur leurs notes finales.
Ceci fait, je plaque un sourire aussi immense que faux sur mon visage, de sorte qu’ils ne se doutent de rien, et je continue avec un autre indice utile : "si vous aviez épargné votre retraite en liquide, vous avez en fait ‘perdu’ de l’argent, votre épargne ayant perdu de son pouvoir d’achat au rythme de 4,9% par an". Nouvelle pause. Je m’attendais à ce que leurs jeunes visages tout frais s’illuminent d’une soudaine compréhension. Mais rien ! Rien de rien ! En fait, leurs visages sont encore PLUS ahuris, et ils sont encore PLUS stupides qu’ils l’étaient une minute avant. Et ils se demandent pourquoi je les déteste à ce point !
Perdant soudain patience, je bondis sur un bureau et me mets à brailler : "si vous aviez investi cet argent dans des actifs à long terme, année après année, il semblerait que vous avez gagné de l’argent, pas vrai ?". Effrayés, ils hochent tous la tête affirmativement. Enragé, je continue : "mais une fois payés les impôts sur les plus-values, les impôts sur le revenu, les diverses autres taxes, frais, dépenses et commissions, on peut déduire de ce ‘gain’ pitoyablement diminué la vaste érosion de votre richesse causée par l’inflation dévorante et persistante — et en fin de compte, vous avez gagné des cacahuètes ! Hahaha ! Des cacahuètes ! En fait, vous avez même perdu du capital, petits nigauds ! Hahaha ! Vous êtes dans une situation pire que lorsque vous avez commencé ! Bienvenue dans l’épouvantable réalité économique, bande de crétins des Alpes !".
Ils restent tout de même assis là, perplexes et apparemment paralysés de crainte, pour une raison ou pour une autre. Me lassant de ce petit jeu, je leur donne la réponse : "mathématiquement, avec des gains nets réels (ajustés à l’inflation) de zéro, pour obtenir un hamburger dans le futur, vous devez économiser un hamburger aujourd’hui".
Un murmure parcourt la classe ! J’ai enfin établi une connexion avec ces petits bêtas ! Plein d’excitation, je continue rapidement en disant : "en extrapolant, pour une retraite qui dure 20 ans, après avoir travaillé durant 40 ans, et si l’on désire obtenir une pension égalant 100% du pouvoir d’achat de votre revenu actuel, en tenant compte de l’inflation et des impôts, vous devez économiser 50% de votre revenu annuel, sur toutes les années que vous travaillez — c’est-à-dire les 40 ans de votre carrière ! Hahahaha ! Cinquante pour cent !".
A ces mots, tous se lèvent en hurlant et s’enfuient de la classe, pleins d’horreur — si bien que je n’ai pas l’occasion de leur dire que la situation empire si l’on n’est qu’à 20 ans de la retraite : dans ce cas, il faut épargner (hahaha !) 100% de votre revenu actuel !
Suite et fin du cours dès demain…
Meilleures salutations,
Le Mogambo Guru
Pour la Chronique Agora
(*) Richard Daughty est associé gérant et directeur d’exploitation pour Smith Consultant Group, qui sert les secteurs financier et médical. Il est également l’auteur de la lettre d’information économique Mogambo Guru, un exercice visant à accumuler les sarcasmes sur ceux qui le méritent largement. Le Mogambo Guru est souvent cité dans le journal Barron’s ou dans le Daily Reckoning, l’équivalent américain de la Chronique Agora.
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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