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La Chronique Agora
Paris, France
Mardi 07 novembre 2006
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*** Brebarez vos bougeoirs
Philippe Béchade bascule du côté obscur…
*** On attend un signe des dieux
Mais où va l’or ?
*** Le rebond de l’or, phase 3 (2)
Faites vos jeux !
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Bonjour,
*** BREBAREZ VOS BOUGEOIRS
** Une petite fête familiale qui se déroulait dans une ferme du 17ème siècle, quelque part entre le Mans et Alençon, a été interrompue samedi soir vers 22h par un black out total. Nous étions une dizaine de convives qui nous apprêtions à consommer un café bien tassé, à l’entame d’une soirée qui promettait d’être longue — des défis avaient été lancés aux fléchettes et au tarot au couple de Parisiens peu entraînés qui avaient fait le déplacement dans la Sarthe — lorsque toutes les lumières se sont éteintes, tandis que les baffles de la chaîne stéréo qui déversaient le dernier album des Kasabians à pleins décibels devenaient muettes.
Je me suis dit sur le coup qu’avec un peu de chance, j’allais pouvoir échapper à une défaite humiliante aux fléchettes… mais pas forcément à une chute dans les vieux escaliers en bois aux marches toutes tordues lorsque le temps serait venu de regagner ma chambre.
Le salon et la cuisine où nous étions réunis n’échappèrent à une obscurité totale que par la magie d’une pleine lune que pas le moindre voile nuageux ne dissimulait : nous en avons vite tiré la conclusion que les conditions météo n’étaient pour rien dans cette réminiscence des pannes traditionnelles des soirs d’orage en rase campagne.
Et nous nous sommes mis fébrilement à rechercher la boîte à fusibles afin de remplacer celui que la machine à café avait selon toute vraisemblance fait claquer (trop d’Arabica et pas assez d’eau dans le réservoir, cela peut s’avérer fatal !).
Mais tous nos efforts pour ranimer le vieux compteur recouvert d’un coffrage en bakélite demeurèrent vains. Nous avons examiné à la lueur d’une torche chacun des fusibles, mais ceux-ci étant d’un modèle ancien, ils ne comportaient pas de petite pastille rouge détachable (témoin d’une surtension) et apparaissaient naturellement intacts. Nous avons alors entrepris de débrancher un à un tous les appareils électriques, sans plus de succès.
Au bout d’une demi-heure passée à ramper sous les meubles et à déplacer l’électroménager, nous avons décidé de rechercher à l’extérieur les causes de la panne, c’est-à-dire vérifier l’état des câbles électriques sur les 500 mètres nous séparant de la ligne principale qui borde la route d’Alençon (la maison étant véritablement située en pleins champs).
Et c’est là qu’un détail nous a frappé : non seulement la lune brillait avec une intensité à laquelle nous ne sommes plus habitués dans nos villes, mais nous pouvions admirer à quel point Victor Hugo avait trouvé les mots justes pour décrire "l’obscure clarté qui tombe des étoiles" : aucune pollution lumineuse ne venait gêner leur observation, quel que soit l’axe choisi pour les contempler.
Et cela, c’était tout à fait inhabituel : même si les nuits sarthoises apparaissent plus profondes que celle de la grande couronne parisienne, les bourgades voisines sont partiellement éclairées la nuit et diffusent un halo lumineux qui se repère à des kilomètres.
Or le village le plus proche n’était qu’à 800 mètres de la maison, sa rue principale étant équipée d’un éclairage public particulièrement agressif, mais indispensable du fait du passage d’une route nationale parfaitement rectiligne sur 10 kilomètres, ce qui en fait une concurrente des "hunaudières" (la célèbre ligne droite du circuit des 24 Heures du Mans, en réalité toute proche).
C’est à ce moment que nous avons réalisé que quelque chose d’inhabituel affectait la distribution de l’électricité sur une étendue bien plus vaste que le périmètre du canton. La seule source d’information à notre disposition, c’était les autoradios de nos voitures qui ne nous apprirent strictement rien… car les radios d’information nationales en continu n’assuraient que la couverture des matchs de championnat de France, lesquels étaient en cours d’achèvement vers 22h30 sur l’ensemble du territoire.
** Aucun problème de black out n’affectait les villes dans lesquelles se déroulaient des rencontres de football de première division… mais nous ignorions en revanche ce qu’il advenait de celles où se disputait un match de basket, ce sport n’étant pas couvert ce soir-là (ni les autres d’ailleurs) par les commentateurs sportifs — à moins qu’une équipe française n’atteigne les demi-finales d’une compétition mondiale.
Autrement dit, en ce qui concerne l’origine du délestage de courant qui affectait 10% de la population française (mais nous en ignorions l’ampleur), nous étions également dans plongés dans le noir absolu. Nos neveux et nièces "accros au portable" avaient entre temps contacté tous les adolescents insomniaques — soit 98% des effectifs — du département et nous informaient ainsi que la moitié des sondés avaient du courant, l’autre non… et aucun commencement d’explication de la part de ceux qui avaient accès à internet.
Le site internet d’EDF, notamment, étant totalement muet sur le sujet — et il le restera bien après que le courant soit revenu : mais que cherchait-on à nous cacher ?
L’incendie criminel d’un transformateur (une variante des destructions d’autobus), une fuite radioactive sur un réacteur dans une centrale nucléaire des bords de Loire, une chute de météorite, l’atterrissage d’un OVNI entraînant une distorsion massive du champ magnétique quelques dizaines de kilomètres aux alentours ?…
Il y a dix ans, une panne de courant globale était liée à un incident matériel majeur ayant presque toujours une cause naturelle (tempête, chute d’arbres, lignes à haute tension surchargées de givre…). A l’échelon local, il pouvait s’agir de quelques condensateurs ou d’un vieux poteau vermoulu à remplacer ; pas de quoi entraîner une réaction en chaîne ni priver d’électricité la moitié du Vieux Continent.
Et les causes réelles ne demeuraient pas mystérieuses bien longtemps : normal, il n’y avait pas internet, ni de politique de "communication de crise" — laquelle consiste manifestement à ne rien dévoiler qui puisse indisposer les actionnaires ou mettre en porte-à-faux les architectes de la dérégulation de l’énergie à l’échelle du continent.
La panne du 4 novembre nous a également enseigné que les ordinateurs nous avaient épargné le pire en délestant — selon une procédure préétablie — des zones "non-stratégiques". Les abonnés ont donc pu découvrir dans la presse de ce lundi s’ils se situent du bon côté de la barrière technologique et économique de l’Europe du 21ème siècle (les habitants du Finistère, du Cotentin et du Centre de la France apprécieront).
La Bavière a ainsi retrouvé un service normal bien avant la campagne sarthoise (ou même les habitants de la banlieue de Lisbonne)… alors que l’origine de la panne se situait quelque part au nord de l’Allemagne, pour cause d’interruption volontaire et momentanée de la circulation du courant dans une ligne à haute tension — une ligne sous laquelle devait passer un navire de croisière flambant neuf en partance pour des cieux certainement plus cléments que les rives de la Mer du Nord où régnait ce week-end un froid sibérien.
Voilà en tous la cas la première non-panne (tout du moins à l’origine) ayant eu des conséquences à 2 500 km de distance… tandis que des usagers situés à 2,5 km du lieu présumé de l’incident pouvaient tranquillement poursuivre leur partie de cartes ou de fléchettes.
Nous attendons impatiemment la première panne diurne impactant les cotations — à Lisbonne par exemple — pour découvrir si cette nouvelle forme de solidarité européenne fonctionne dans les deux sens : délestera-t-on dans la foulée la bourse de Francfort ou de Milan pour revitaliser dans l’urgence le sud de la zone Euronext ?
Quelle belle illustration de la parabole du papillon, dont le battement d’aile au cœur de l’Amazonie peut déclencher une tempête de sable à Pékin — il s’agissait en l’occurrence d’un coup de corne de brume dans la région de Hambourg.
** Et la séance du jour ? Elle s’est soldée comme nous nous y attendions depuis jeudi dernier par un spectaculaire redressement des places européennes (+1,15% en moyenne) et des indices boursiers américains, à 24 heures du scrutin législatif de la mi-mandat. Le Nasdaq reprend 1,5%, le Dow Jones 1% (à 12 105 points)… ce qui efface la totalité des pertes cumulées sur l’ensemble de la semaine passée. Le CAC 40, de son côté, renouait avec les 5 400 points, perdus de vue depuis le 27 octobre dernier.
Les investisseurs ont ignoré l’avertissement lancé par le Président de la Fed de Chicago, Michael Moskow. Ce dernier estime que la croissance américaine devrait se redresser autour de +3% en 2007 (ou "quelque chose dans ce genre-là"). Il affirme que le risque inflationniste l’emporte aujourd’hui sur celui d’une récession… même si le ralentissement du secteur immobilier a pu paraître un peu brutal ces derniers mois.
Les 150 000 emplois retrouvés fort opportunément sur un listing oublié sous le capot de la photocopieuse du département du Travail (+50 000 au mois d’août, +100 000 au mois de septembre) et la contraction du taux de chômage à 4,4% en octobre (contre 4,6% en septembre) apportent de l’eau au moulin de Messieurs Lacker et Moscow. Cela pourrait justifier un nouveau tour de vis monétaire… plutôt qu’un assouplissement souhaité par les investisseurs — ce qui a eu pour première heureuse conséquence de fortifier le dollar.
Mais Wall Street n’avait d’yeux et d’oreilles que pour les opérations financières à grand spectacle, qu’elles aient des chances d’aboutir (OPA/LBO sur la chaîne hôtelière Four Seasons par ses propres actionnaires de référence) ou qu’elles aient finalement échoué à divers stades des pourparlers (Vivendi, Schneider, Danone, Atos… et tant d’autres).
Ce qui nous intrigue, c’est que toutes ces tentatives qui ont avorté soient soudain rendues publiques en cascade, alors qu’une tradition de discrétion s’appliquait jusqu’à présent. Qui a intérêt à véhiculer l’impression qu’une génération spontanée d’accords est dans les cartons, prête à jaillir tel un feu d’artifice de salon… alors que c’est la marche habituelle du monde des affaires, où les fonds d’investissement sont par définition les plus inventifs et les plus entreprenants dans ce domaine ?
Même s’il ne se passe rien, il a bien failli se passer quelque chose… et voici Wall Street en ébullition qui scintille de mille feux. Tout le contraire de la panne de samedi soir, en quelque sorte : il n’aurait rien dû se passer mais la moitié de l’Europe a failli se retrouver à grelotter dans le noir — et nous faisions partie des 10% qui y étaient pour de bon.
Nous nous en sommes tiré avec un petit rhume — la ballade au clair de lune s’est avérée un peu fraîche sur le retour… d’où ce titre au sens un peu obscur, à passer d’urgence sous l’inhalateur : brébarez vos bougeoirs !
Philippe Béchade,
Paris
PS : Pas de panne d’électricité pour le suivi de notre portefeuille, en tous cas… Comme tous les jours, retrouvez les conseils, analyses et recommandations de Philippe Béchade au 0899 707 009* — pour réagir vite et bien aux conditions boursières du jour.
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euros/minute)
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Assez d’attendre les profits ?
1 740,11% de gains cumulés au total sur le premier semestre 2006…
Des gains de +50%… +69,77%… +67,86… +88,10% depuis début mai 2006… et des plus-values de 106,90%… 100%… 104%… 91,80%… 117,10% et même 679%… engrangées durant la première partie du 1er semestre 2006 !
Parfois, c’est encore le court terme le plus performant.
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à New York
*** ON ATTEND UN SIGNE DES DIEUX
** Oh, dieux capricieux des marchés — donnez-nous un signe plus clair !
* Le Dow a de nouveau chuté la semaine dernière — passant sous les 12 000 points. Mais chaque chute a été hésitante, comme si le marché n’était pas certain de vouloir prendre cette direction.
* L’or, par contre, se dépêche. Il est désormais à un sommet de deux mois.
* Comme le savent ceux d’entre vous qui subissent la Chronique Agora depuis longtemps, nous ne sommes pas exactement haussiers sur l’or. Nous achetons de l’or, mais nous n’avons pas de véritable opinion sur le prix qu’il atteindra, ni quand il y parviendra. En d’autres termes, nous aimons posséder de l’or, et non spéculer sur son évolution.
* L’or, c’est l’antidote proposé par Dame Nature aux chicaneries financières des humains. Plus le système monétaire se tord et se déforme, plus il est important de détenir de l’or pour vous protéger.
* Le FunnyMoneyReport.com nous en dit plus sur les dernières distorsions :
* "Pour commencer, les Etats-Unis sont devenus une nation de dette, où tout le monde peut avoir un crédit. Autrefois réservé à quelques privilégiés, de nombreux Américains dépendent désormais du crédit pour acheter les éléments de base de leur vie de tous les jours. Les Américains n’épargnent plus ce qu’ils gagnent".
* "Deuxièmement, le gouvernement US est en faillite à tous égards, avec une dette qui atteint les milliers de milliards de dollars. Troisièmement, tout au long de son existence, la Réserve fédérale a continuellement dévalué notre devise en augmentant la masse monétaire. Elle continue de le faire, mais depuis qu’elle a arrêté de publier les chiffres de la masse monétaire M3, nous ne savons plus en quelle proportion elle détruit la devise".
* "Quatrièmement, les étrangers cherchent comment se désengager de leurs positions en devises étrangères pour trouver quelque chose de plus stable. Cinquièmement, le boom immobilier créé par Alan Greenspan est en train de s’effondrer. Quiconque ayant des prêts immobilier à taux variable ou des prêts hypothécaires est en très mauvaise posture. Sixièmement, les salaires réels baissent, tandis que le prix des actifs ‘tangibles’ grimpe".
* "Septièmement, le Government Accountability Office avertit des possibilités d’un futur désastre économique. Huitièmement, le secrétaire au Trésor US Henry Paulson organise actuellement des réunions plus fréquentes avec le Groupe de travail sur les marchés financiers, connu sous le nom d’"équipe de protection contre le plongeon" — toutes les six semaines. La question est de savoir pourquoi Paulson organise des réunions supplémentaires avec ce groupe si l’économie est en bon état ?"
* L’or n’est extrait du sol qu’à contrecoeur et à regret. Chaque année, la quantité totale qu’on trouve sur la terra firma n’augmente que de 1,7% environ. Mais la valeur nominale — sous forme électronique ou papier — d’actifs libellés en dollars est plus légère que l’air. Elle enfle, flotte, grimpe, bondit, entre en orbite… et ne tarde pas à perdre tout lien avec la réalité terre-à-terre de la véritable économie.
* L’or, par contre, ne s’en éloigne jamais beaucoup.
** Ces derniers temps, nous regardons une série télévisée sur l’histoire de l’Empire romain. Dans le dernier épisode en date, nous avons vu à quel point la lutte était serrée entre César et Pompée pour le contrôle de Rome. Les deux parties faisaient preuve de ruse et de bravoure. Mais seule l’une d’entre elles avait de l’or. Lorsque Pompée a fui Rome, il a fait en sorte que la trésorerie le suive de près. Malheureusement, le trésor s’est trompé de chemin, s’est égaré… puis a été retrouvé par César. En fin de compte, Pompée avait peut-être plus de troupes, mais il n’avait aucun moyen de les payer. Nous allons devoir attendre ce soir pour découvrir ce qui s’est passé ensuite, mais nous avons le net sentiment que le métal jaune va se révéler décisif.
* Tous les gouvernements, avant ou après César, ont suivi la "Règle d’Or" : qui a l’or édicte les règles. Lorsque les choses vont bien, un gouvernement peut s’en sortir avec la monnaie papier, les reconnaissances de dette et le crédit. Mais lorsque les choses se compliquent, les fournisseurs, les soldats et les créditeurs perdent foi dans le papier et les promesses ; ils veulent des devises, des vraies. Et l’or, c’est une véritable devise.
* Actuellement, le prix de l’or grimpe simplement parce qu’il y a beaucoup trop de promesses papier et électroniques. Le Financial Times parle de "panique à la vente" sur le marché des dérivés, par exemple. On dirait que les credit default swaps [swaps sur défaillance] glissent des mains de tout le monde. Eh bien, ces credit default swaps, c’est exactement ce que les investisseurs institutionnels achètent lorsqu’ils craignent que les choses empirent. Mais à présent, au lieu de les acheter, ils les vendent… et ils les vendent à des prix plancher.
* Apparemment, pour beaucoup de gens, tout ce crédit ne tournera pas mal de sitôt.
* Mais bien entendu, c’est exactement ce que la plupart des gens tendent à penser juste avant que les dieux n’éclatent de rire et que les choses se gâtent d’un seul coup.
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COMMENT INVESTIR DANS LES PETITES VALEURS AUJOURD’HUI ?
Eh bien… nous n’avons pas de recette miracle, mais… que pensez-vous d’un système qui dépasse les 24% de croissance annuelle moyenne depuis 2003… en accumulant des gains de 74%, 53,8%, 43,17%, 60%… et bien d’autres encore !
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*** La Chronique Agora présente ***
James Boric nous parlait hier des deux premières phases du rebond de l’or. Aujourd’hui, il s’attaque à la troisième — celle qui n’a pas encore commencé…
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LE REBOND DE L’OR, PHASE 3– 2ème PARTIE
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Par James Boric (*)
La troisième étape (l’étape "grand public") du rebond des métaux n’a pas encore commencé. Mais lorsqu’elle le fera, ce sera rapide, explosif et très lucratif. Pour comprendre à quoi cette phase de folie ressemblera, revenons aux années 70. Au cours du dernier boom des métaux, les valeurs ont grimpé rapidement durant les dernières étapes du rebond :
* Bankeno est passé de 1,25 $ à 430 $ par action
* Resources est passé de 0,40 $ à 560 $ par action
* Steep Rock est passé de 0,93 $ à 440 $ par action
* Mineral Resources est passé de 0,60 $ à 415 $ par action
* Azure Resources est passé de 0,05 $ à 109 $ par action
* Et Leon Mines est passé de 0,05 $ à 385 $ par action.
Même si de nombreuses petites valeurs aurifères ont grimpé de plusieurs centaines de pour-cent depuis 2001, nous n’avons pas encore vu de folie acheteuse similaire à celle de la fin des années 70. En fait, depuis mai 2006, les valeurs aurifères se sont vendues à des planchers de plusieurs années, malgré de meilleurs fondamentaux sous-jacents.
L’année dernière à cette même époque, une once d’or s’échangeait aux environs de 470 $. A l’heure où j’écris ces lignes, le métal précieux est à 601 $ — soit 28% plus élevé [et il est désormais à plus de 625 $, ndlr.]. Cependant, de nombreuses sociétés aurifères se vendent moins cher qu’il y a 12 ou 24 mois de ça. Par exemple…
IAMGOLD est une junior aurifère (capitalisation boursière de 1,5 milliards de dollars), avec 4,6 millions d’onces de réserves prouvées et probables. A 8,50 $ l’action, elle s’échange au même prix qu’en décembre 2004. Pourtant, ses réserves valent 430 millions de dollars supplémentaires aujourd’hui.
Bema Gold est un producteur moyen, avec 11,4 millions d’onces d’or prouvées et probables dans le sol. Si l’on se base sur les chiffres de l’année fiscale 2005, ces réserves valent 4,9 milliards de dollars estimés. Cependant, l’action Bema s’échange pour le même prix qu’en décembre 2003 — alors que les réserves valaient environ 1,1 milliard de dollars.
Et Newmont, producteur aurifère majeur dont la capitalisation boursière se monte à 20,1 milliards de dollars et 92,3 millions d’onces de réserves prouvées et probables, s’échange au même prix qu’en septembre 2003. Pourtant, ses réserves valent environ 4,1 milliards de dollars aujourd’hui, contre 2,9 milliards en 2004.
L’évolution n’indique donc absolument pas un rebond conséquent et grand public des métaux. Alors que le prix de l’or a significativement augmenté l’année dernière, les valeurs minières n’ont pas suivi le mouvement.
En tant qu’investisseur, vous avez un choix à faire.
Vous pouvez donc investir dans les valeurs aurifères — avant que la troisième étape du rebond ne commence (et tandis que les prix suivent les principaux fondamentaux). Ou vous pouvez attendre la confirmation de la masse des investisseurs.
Ceux qui achètent maintenant doivent avoir des nerfs d’acier, de la patience et la peau dure. Ca risque d’être les montagnes russes à court terme, mais ce seront ceux-là qui termineront avec les plus gros profits, en fin de compte.
Bien entendu, ceux qui achètent maintenant sauront qui remercier pour leurs plus-values : ceux qui attendent la confirmation du reste des marchés avant de se positionner.
Meilleures salutations,
James Boric
Pour la Chronique Agora
(*) James Boric est le rédacteur en chef de Penny Stock Fortunes, un service de conseil mensuel spécialisé dans les petites valeurs. James est également la force motrice du service de trading MST Trader.
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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