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LA CHRONIQUE AGORA
Paris, France
Mardi 14 mars 2006
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*** Bouquet d’OPA, entropie et moisson de conflits
Les OPA pleuvent sur les marchés du monde entier…
*** Contrastes
Chine/Etats-Unis : des situations opposées… et inégales…
*** Vive Bernanke ! (2)
Le Mogambo Guru était d’accord avec Ben Bernanke hier… Hier seulement !
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Bonjour,
*** BOUQUET D’OPA, ENTROPIE ET MOISSON DE CONFLITS
** L’hiver boursier se prolonge à Wall Street, où les scores du Nasdaq et du S&P semblent figés depuis le 11 janvier dernier. En Europe, par contre, malgré des températures moyennes encore très inférieures aux normales saisonnières, les OPA bourgeonnent comme un champ de crocus sitôt amorcé la fonte du tapis neigeux. Les rumeurs d’opérations imminentes fleurissent comme des massifs de jonquilles au bord des ruisseaux.
De nombreux portefeuilles dédiés aux valeurs opéables prennent des allures de bouquets printaniers… et cette séance de lundi fut marquée par un foisonnement de nouvelles éclosions multicolores :
A Francfort, le laboratoire pharmaceutique allemand Merck KGaA (ne pas confondre avec le n°1 aux Etats-Unis) dévoilait une offre sur son compatriote Schering à 77 euros.
A Londres, le titre du London Stock Exchange (LSE) flambe de 24%, après avoir reçu vendredi soir une proposition de rachat de la part du Nasdaq ; une surenchère de la Bourse de New York est d’ores et déjà anticipée.
A Paris, Euronext grimpait de 12% en perspective d’une accélération de la consolidation du secteur — et pourquoi pas une fusion avec Deutsche Börse ? Natexis Banques Populaires, de son côté, poursuivait son rallye haussier (+5%) alors qu’un projet de regroupement de ses activités de financement et d’investissement avec celle d’Ixis/Caisses d’Epargne est enclenché… à la grande surprise d’un des principaux actionnaires de "l’Ecureuil" — à hauteur de 35% — qui n’a pas été consulté : la Caisse des Dépôts et Consignations, dont le premier actionnaire est en définitive le contribuable !
Aux Etats-Unis, l’éditeur américain McClatchy annonçait lundi matin le rachat de son concurrent Knight Ridder, pourtant beaucoup plus gros que lui, par le biais d’une OPA mixte (titres et liquidités) pour un montant de 4,5 milliards de dollars, soit 67,25 $ par titre. Dans le secteur de la santé, Watson Pharmaceuticals a annoncé le rachat de son concurrent Andrx Corporation via une offre de 1,9 milliards de dollars, soit 25 $ par action (réglés en numéraire) : ce rapprochement va donner naissance au troisième fabricant de médicaments génériques des Etats-Unis.
Dans le secteur bancaire, c’est Capital One Financial (quatrième plus gros émetteur de cartes Visa et MasterCard sur le territoire américain) qui se lance dans le rachat de la North Fork Bancorp banque pour plus de 14,5 milliards de dollars. Morgan Stanley ou Merrill Lynch resteront-ils les bras croisés, estimant que le marché des cartes de crédit comporte plus de risques que d’opportunités avec des ménages endettés à 115% de leurs revenus réels ?
En Italie, l’effervescence n’épargne pas le secteur bancaire — largement atomisé — et les achats les plus nourris se concentraient sur Mediobanca et Medilolanum.
Un petit bémol cependant avec la rechute de Capitalia, qui s’est produite après l’annonce d’une manoeuvre défensive visant à dissuader son concurrent Banca Intesa (dont le Crédit Agricole est le principal actionnaire étranger, avec 18% du capital) de mener un raid hostile.
A défaut, Monte Paschi di Sienna pourrait faire office de cible alternative — mais dans un esprit "amical", précise la direction d’Intesa, qui se défend de préparer des OPA à la hussarde sur le sol italien.
Au Portugal, c’est la Banque Millennium BCP, basée à Porto, qui a rendu public un projet d’OPA sur sa concurrente Banco BPI. A quand de grandes manoeuvres transfrontalières avec des établissement espagnols, visant à diversifier et renforcer les parts de marché des banques ibériques dans une Amérique Latine en plein boom, dans le sillage du Brésil, du Venezuela et du Honduras ?
En Espagne, Altadis bondit de 4,5% alors que le n°3 mondial Imperial Tobacco préparerait une offensive à 44 euros par titre, avec la complicité d’un tandem formé de BNP Paribas et Citigroup.
Par ailleurs, un groupe de Hong Kong aurait des vues sur certains actifs du n°1 allemand de l’énergie, le groupe RWE (très endetté), alors que son rival germanique E.On tente de mettre la main sur Endesa via une surenchère sur les 22,6 milliards d’euros proposés par Gas Natural.
Vous ne serez pas surpris — dans un climat aussi torride en matière d’OPA — de constater que la Société Générale, le n°1 mondial des produits dérivés, dopée par la rumeur d’un "intérêt" émanant du géant Citigroup, s’envole de 3% et pulvérise son record historique. Le titre a emmené dans son sillage Dexia, qui aiguiserait l’appétit de nombreux prétendants… mais le CAC 40 bénéficiait en fin de séance d’un spectaculaire rallye haussier d’EDF, qui s’emparait avec autorité de la tête du classement avec un gain de 4% à 42,8 euros.
** Le marché parisien (+0,75% à la clôture) s’imposait lundi comme le leader parmi les places boursières de l’Euroland. Le franchissement des 5 100 points rapproche l’indice-phare de l’objectif technique des 5 200/5 210 points, qui validerait un retracement de 61% des pertes accumulées entre le 4 septembre 2000 et le 13 mars 2003.
En se livrant au même genre de calcul, l’Euro-Stoxx devrait flirter avec les 4 100 points — alors que l’indice paneuropéen n’affiche qu’un score de 3 820 points. Cela correspond précisément à l’effacement de 50% du terrain abandonné entre le 7 mars 2000 et le 10 mars 2003, un ratio qui n’est pas neutre aux yeux des analystes, loin s’en faut.
Cependant, tout processus dynamique engendre souvent le surgissement de forces contraires (phénomène d’entropie en application du deuxième Principe de la thermodynamique)… et l’effervescence qui règne sur les bourses mondiales se double d’une tension symétrique des taux longs, puisque le rendement des Bunds franchit le cap des 3,70% — un niveau qui n’avait plus été observé depuis l’été 2003. Celui des bons du Trésor US rejoint les 4,80%.
Mais nous ne sommes pas certains que cette explication mécaniste emporte votre conviction… Vous auriez raison d’objecter qu’en l’absence de la moindre statistique macro-économique, la dégradation des marchés obligataires ne semble pas résulter d’un renforcement des anticipations de durcissement des politiques monétaires (trois tours de vis supplémentaires sont déjà "pricés" aux Etats-Unis comme en Europe). Il s’agit plutôt d’un appel d’air exercé par les marchés d’actions — haussiers — au détriment des placements à taux fixes.
Toutes les formes de créances s’inscrivent dans un biais structurellement baissier en Occident, puisque les Banques centrales — Fed et BCE — sont déterminées à orchestrer le dégonflement de la bulle immobilière avant qu’elle n’explose hors de tout contrôle. La Banque Centrale du Japon devrait fournir le seul catalyseur susceptible de rendre cette politique efficace à l’échelle planétaire, en restreignant l’offre d’argent, tant de manière qualitative que quantitative — induisant ainsi une inversion progressive des stratégies de carry trade trans-pacifiques qui ont cours depuis 2001.
** Impulsion/réaction. La vague d’OPA actuelle génère le contre-feu du patriotisme économique, une thématique politique populaire… mais qui n’a guère de sens dans l’optique d’une intégration industrielle et financière européenne visant à contrecarrer l’influence des multinationales nord-américaines puis la montée en puissance tous azimuts des pays asiatiques sur la scène internationale.
Le gouvernement français a d’ailleurs dressé une liste stratégique des champions nationaux devant coûte que coûte rester à l’abri d’appétits "étrangers". La liste comporte les noms suivants, qui ne devraient pas vous surprendre : Arcelor, Carrefour, Danone, Safran, Saint Gobain, Société Générale, Thalès, Total, Vivendi Universal.
L’opinion publique applaudit, mais la défense du label tricolore (comme si Arcelor ou EADS étaient encore des groupes régis par des modes de fonctionnement et une fiscalité franco-française… alors que Total verse par exemple 90% de ses impôts hors de nos frontières) ne garantit en aucun cas la préservation des emplois, ni une forme de "sécurité industrielle".
L’affaire du TGV et du contrat fantôme Shanghai/Pékin démontre que la préservation du savoir-faire national devient contre-productive dans le cadre de projets qui ne peuvent aboutir que dans le cadre d’une coopération satisfaisante pour les deux parties (brevets, partenariats en matière de développement technologiques). De plus, la France risque d’apparaître, dans certains cas, comme un marché secondaire en regard d’enjeux internationaux porteurs d’avenir.
La grande question qui se pose pour les investisseurs aujourd’hui est de déterminer où se situe le "seuil de douleur" en matière de hausse des taux. Si la croissance mondiale subit une décrue accélérée, peu importe la nationalité fiscale (ou culturelle) d’une entreprise, les profits ne seront pas au rendez-vous — et l’emploi, quelles que soient les ambitions sociales des pays les plus "développés", se retrouvera menacé.
** Il nous apparaît paradoxal dans cette optique qu’un projet visant à atténuer les effets d’une précarité absolue au moyen de l’instauration d’une précarité jugée relative — et assortie de garanties de ressources et de formation (inexistantes à ce jour pour les primo-accédants à l’emploi) — soit combattu avec une hargne aussi résolue par des étudiants dont le niveau de qualification théorique en fin de cycle universitaire les prédispose assez peu à "bénéficier" des dispositifs votés par le Parlement une semaine auparavant en faveur des jeunes les moins diplômés.
C’est un peu comme si — pour recourir à une métaphore fleurie — des rosiers plantés dans une terre riche et correctement humidifiée se battaient pour que des aubépines tentant de sortir, à quelques mètres de là, d’un sol pauvre et craquelé ne reçoivent ni terreau horticole ni arrosage adéquat, au prétexte qu’un épanouissement moins aléatoire des bourgeons et des pétales plus colorés qu’autrefois va renforcer leur exposition au sécateur du jardinier !
Les marchés se soucient heureusement assez peu de cette fascinante capacité française à favoriser l’éclosion des conflits au détriment de tout principe de réalité.
Philippe Béchade,
Paris
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** CONTRASTES
** Le chef de la Banque centrale du Canada, David Doge, a déclaré que le monde risquait "une récession ouverte". Et Jean-Claude Trichet, président de la BCE, pense que l’économie va devoir "payer un prix".
* Les deux hommes pointent du doigt le même problème — le déficit commercial américain. Et les deux hommes ne vont pas tarder à devoir refaire le même geste, cette fois-ci en direction de Ben Bernanke, lorsqu’il arrivera au sommet du G10 cette semaine.
* Le déficit commercial américain est au niveau annuel de 800 milliards de dollars environ. En gros, cela signifie que chaque année sur le marché mondial, les Américains dépensent 800 milliards de plus qu’ils ne gagnent. On pourrait en parler à un plombier ou une mercière et obtenir une opinion sensée sur la question : "j’imagine que les Etats-Unis devraient arrêter de dépenser", répondrait-il/elle probablement. La question est en fait vraiment simple. Lorsque vous dépensez de l’argent que vous n’avez pas pour acheter des choses dont vous n’avez pas besoin, les problèmes ne tardent pas à arriver. Même les banquiers centraux cités ci-dessus peuvent le voir.
* Mais si vous posiez la question à l’un des meilleurs économistes de la planète — Ben Bernanke lui-même, par exemple — vous aurez plus de chances d’obtenir une réponse confuse et ridicule.
** Le déficit est plutôt simple. Il faut des années et des années d’études approfondies pour ne pas le comprendre. Ben Bernanke, ainsi que la plupart des économistes travaillant pour Wall Street… les marchés… le gouvernement de Washington… les banques centrales… pensent que les déficits commerciaux encourus par les Etats-Unis ne posent aucun problème à l’économie mondiale. Au contraire, ils représentent une situation heureuse, voire flatteuse…
* Ils fabriquent ; nous prenons. Ils transpirent ; nous réfléchissons. Ils épargnent ; nous dépensons.
* Ce "ils" comprend plusieurs millions de personnes à l’étranger, mais les plus visibles d’entre elles sont les Chinois. Tandis que les Américains sont aux commandes d’une économie composée à 71% de dépenses de consommation, les Chinois ne dépensent que 50% de leur PIB. Le reste est épargné — une quantité égale à 1 100 milliards de dollars.
* Les Etats-Unis épargnent au même rythme, mettant de côté environ 1 600 milliards de dollars par an. Mais au niveau des ménages, la différence devient plus prononcée encore entre les Chinois et les Américains… entre "eux" et "nous".
* Ils épargnent 30% de ce qu’ils gagnent. Les Américains économisent moins que rien… le taux d’épargne des ménages étant de -0,4% l’année dernière aux Etats-Unis. Comment pourraient-ils faire plus ? Les prix des maisons — et donc les dettes hypothécaires — sont si élevés que le moindre sou passe au remboursement des prêts.
* Pourtant, Ben Bernanke ne voit rien de mal dans ces chiffres. Les Chinois ont de la chance que nous dépensions autant, dirait-il peut-être. Que feraient-ils de leur épargne, s’ils ne pouvaient pas nous la prêter ?
* Et Bernanke pourrait ajouter : que feraient-ils d’autre avec toute la pacotille qu’ils produisent, si nous n’étions pas prêts à nous endetter pour l’acheter ?
** "Ils sont fous, tous les deux", nous a dit un collègue hier. Les uns dépensent de l’argent qu’ils n’ont pas. Les autres vendent à des gens qui ne peuvent payer. Peut-être que la Chine et l’Occident représentent des illusions égales et opposées : l’un sur-dépense. L’autre sur-épargne. Mais les illusions ont beau être opposées, elles sont inégales. Il y a un Exode massif de pouvoir et d’argent d’ouest en est. Il y a une grande différence entre se trouver du côté de la balance qui profite de ce déplacement — et être du côté qui perd.
* La classe ouvrière chinoise s’enrichit ; ce n’est pas le cas de la classe ouvrière occidentale. Les trésoreries chinoises accumulent les crédits ; l’Occident accumule les débits. Les consommateurs chinois ont de l’épargne qu’ils pourraient dépenser, s’ils le voulaient. Les consommateurs occidentaux n’ont que du crédit… qui leur est disponible aux taux actuels uniquement si cela correspond aux caprices du marché et à la volonté des prêteurs.
* Les Chinois sont des propriétaires… les Américains deviennent des locataires. Les Chinois sont libres de dettes ; les Occidentaux y sont enchaînés.
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*** La Chronique Agora présente ***
Hier, le Mogambo Guru était d’accord avec Ben Bernanke (à moins que ce ne soit le contraire) sur le fait que "des prix stables sont désirables en eux-mêmes, et sont donc un but important de la politique monétaire". Aujourd’hui — ouf ! — la situation revient à la normale…
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VIVE BERNANKE ! — 2ème PARTIE
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Par le Mogambo Guru (*)
Bernanke ment : il veut de l’inflation, beaucoup d’inflation. C’est l’inflation qui hante mon âme ; j’en fais des cauchemars, surtout en ce moment, parce que de nouveaux chiffres de l’inflation apparaissent sans cesse, sans cesse, sans cesse… jusqu’à ce que le volume même de statistiques épouvantables sur la hausse du prix des choses me renvoie en rampant dans le petit placard sous l’escalier, où je me tapis en gémissant de frayeur.
Et donc, à quel point était-ce épouvantable ? Ca devait vraiment être affreux, parce que tout ce dont je me souviens, c’est d’avoir lu que le département du Commerce US a déclaré : "les prix à la consommation ont grimpé de 4% sur les 12 mois", après quoi je me suis réveillé, étendu sur le sol, sans aucune sensation. Reprenant lentement mes esprits, je me suis traîné jusqu’à mon siège, où j’ai lu le reste de la phrase : "terminant en janvier, à comparer à un gain sur un an de 3,4% le mois précédent. Les prix ‘centraux’ étaient 2,1% plus élevés, par rapport à une augmentation annuelle de 2,2% en décembre".
Pire encore, nous lisons chez Bloomberg qu’"en janvier, les coûts de l’énergie et de l’alimentaire ont subi leur hausse la plus importante en quatre mois". Si l’on considère le coût de tous les produits, le rapport révèle que "les prix des biens sont 3,8% plus élevés qu’en janvier 2005".
Et les services, qui étaient censés être une sorte de fabuleuse panacée, gonflent plus encore, comme nous pouvons le voir : "les prix des services ont grimpé de 0,5% le mois dernier, et sont plus haut de 4,1% par rapport à l’année dernière".
Le Harper’s Index note " l’évolution de pourcentage des sommes dépensées par les travailleurs américains en frais médicaux directs depuis 2000 : +93".
Je préfère le titre de Reuters, qui véhicule un sentiment d’urgence un peu plus élevé : "les prix à la consommation grimpent en flèche en janvier". Et ça me plairait plus encore si le titre était une citation du Mogambo : "l’inflation arrive pour vous tuer, vous et votre famille !".
Mais personne ne veut se souvenir de ce qui arrive aux prix lorsqu’on augmente la masse monétaire à tel point — c’est-à-dire que les prix grimpent pour se maintenir à niveau avec tout cet argent, et on obtient de l’inflation. Et si vous pensez que l’inflation des prix est un non-événement, jetez un coup d’oeil à ce titre de l’Associated Press : "Les budgets familiaux mis à mal par la hausse des coûts". L’article continue en disant : "d’un point de vue économique, l’inflation ‘centrale’ n’est pas excessivement inquiétante — pour l’instant — mais ‘elle génère un peu d’anxiété au sein de la Fed’, selon Sherry Cooper, économiste en chef chez BMO Nesbitt Burns".
Apparemment, Mme Cooper n’est pas consciente de l’ironie de l’article en question, qui la cite tout en déclarant que les familles sont "mises à mal". Et j’imagine que c’est une question de point de vue, de savoir si être ainsi "mis à mal" est ou n’est pas "excessivement inquiétant" pour une famille — mais si Mme Cooper le souhaite, elle est la bienvenue chez moi, où je me ferai un plaisir de lui mettre la tête dans un étau de manière à ce qu’elle puisse me dire si être mis à mal est — ou non –"excessivement inquiétant".
Meilleures salutations,
Le Mogambo Guru
Pour la Chronique Agora
(*) Richard Daughty est associé gérant et directeur d’exploitation pour Smith Consultant Group, qui sert les secteurs financier et médical. Il est également l’auteur de la lettre d’information économique Mogambo Guru, un exercice visant à accumuler les sarcasmes sur ceux qui le méritent largement. Le Mogambo Guru est souvent cité dans le journal Barron’s ou dans le Daily Reckoning, l’équivalent américain de la Chronique Agora.
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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