Bonheur au travail : si vous souhaitez vivre heureux tout le reste de votre vie…

Rédigé le 20 octobre 2017 par | Politique et vie quotidienne Imprimer

Le travail est une source de bonheur à condition d’accorder de l’importance à ce que vous faites et de bien faire ce qui a de l’importance.

Ce matin j’étais heureux.

Après avoir fait ma séance d’étirements sur le balcon de ma chambre au lever du soleil, je me suis fait du café et me suis tranquillement dirigé vers mon bureau, au-dessus du garage.

Ensuite, sur fond de chants grégoriens, j’ai commencé ma journée de travail d’auteur, j’ai repris le fil de l’histoire que j’avais laissée de côté la veille et je l’ai fait évoluer, phrase après phrase. Trois heures plus tard, à neuf heures, j’avais modifié l’ancienne version, changé mille mots et en avais rédigé 500 nouveaux. J’étais plutôt satisfait de mon travail.

Il était encore tôt… et pourtant je savais que même si je ne faisais rien d’autre avant d’aller me coucher, ce que j’avais accompli était important. Cette simple pensée faisait de moi un homme heureux.

Elle nourrissait également mon énergie. J’entrai dans mon bureau d’un pas décidé, prêt à en découdre avec ce que considérai être ma priorité, l’écriture d’un article ; par un heureux concours de circonstances, cet article traitait de la relation entre travail et bonheur.

La semaine dernière, j’ai reçu deux e-mails sur ce sujet. Le premier provenait d’un lecteur assidu, qui me posait la question suivante : « par le passé, vous avez déclaré que l’on trouvait le bonheur dans le travail. Pensez-vous réellement ce que vous avez dit ? »

Le second e-mail m’avait été envoyé par un collègue : « que faire lorsque la chose pour laquelle vous êtes performant n’est pas celle qui vous stimule ? »

Commençons par quelques observations simples :

Il faut différencier bonheur et plaisir.

Le plaisir est personnel et temporaire ; le bonheur est inclusif et durable.

Si vous faites du plaisir votre objectif, vous sacrifierez au final le bonheur.

Si vous faites du bonheur votre objectif, c’est le plaisir qui sera sacrifié.

Maintenant, laissez-moi répondre aux deux questions.

Est-ce que je pense réellement que l’on trouve le bonheur dans le travail ? Oui, mais seulement dans une certaine forme de travail. Vous ne serez jamais heureux si vous exercez un métier que vous détestez ou si le travail que vous accomplissez dans le cadre d’un projet que vous aimez est médiocre. Ce sentiment de bonheur que j’ai ressenti ce matin, cette forme de bonheur positive que vous ressentez lorsque vous travaillez et qui vous donne de l’énergie lorsque vous vous arrêtez, vous ne la connaîtrez que si :

1. Vous pensez que votre travail est utile.

Et si…

2. Vous pouvez faire montre d’un degré de compétence relativement élevé dans le cadre de votre travail.

Si l’une ou l’autre de ces conditions n’est pas remplie, le travail ne vous rendra pas heureux. Si vous pensez que votre travail est inutile, vous ne vous sentirez pas bien…, même si vous faites du bon boulot. Et si vous sous-estimez ce que vous faites, vous serez frustré et contrarié.

Accordez de l’importance à ce que vous faites et faites bien ce qui a de l’importance

Si vous voulez ressentir la même sensation que moi ce matin, deux facteurs doivent être réunis : accorder de l’importance à ce que vous faites et bien faire ce qui a de l’importance.

Je ne suis pas le seul à noter la relation entre travail et bonheur. Bon nombre de personnes brillantes et célèbres ont commenté cette relation avant moi, dont Thomas Jefferson, Thomas Edison, Andrew Carnegie, Henry Flagler, Warren Buffett et Albert Einstein. Et une nouvelle étude menée par une université suédoise a conclu que, sur le long terme, « les gens qui travaillent dur sont ceux qui retirent le plus de satisfaction de leur travail ».

Le Dr Bruelde, qui dirigeait l’étude suédoise, a déclaré à la BBC que pour la plupart des gens, le bonheur consiste à se relaxer sur la plage. « Mais, comme le montre notre étude, si vous vous adonnez trop longtemps à cette activité, elle ne vous satisfera plus ».

Parmi les centaines de personnes interrogées dans le cadre de cette étude, certaines ont mentionné que la famille, les amis et la religion étaient des vecteurs de bonheur personnel. Mais une majorité d’entre elles a déclaré que : « le travail met à profit vos points forts et permet de travailler à la réalisation d’un objectif. »

Mon collaborateur Brian Tracy se fait l’écho de ces idées. Selon lui, pour être heureux, vous devez travailler à une chose pour laquelle « vous avez un talent naturel ». D’après lui, lorsque vous concentrez vos énergies à « réaliser votre vrai potentiel, vous serez capable de revendiquer le droit incontournable qui vous a été accordé à la naissance : le bonheur ».

Le conseil donné par Tracy pour être heureux consiste à « vous consacrer au développement de vos talents et capacités naturels en faisant ce que vous aimez et en vous améliorant sans cesse. »

Il est rare que je sois en désaccord avec Brian Tracy, mais sur ce point j’ai une vision quelque peu différente. Je suis d’accord avec le point suivant : si vous avez un talent naturel, parfois il est logique de le développer ; mais vous n’en serez pas forcément plus heureux. Notre histoire est parsemée d’anecdotes concernant des personnes qui ont développé leurs talents naturels jusqu’à devenir des génies et qui, pourtant, n’ont jamais été heureuses (prenez Van Gogh, Anne Sexton ou Kurt Cobain par exemple).

Ce qui nous ramène à la seconde question : « que faites-vous si ce pour quoi vous êtes performant ne correspond pas à ce que vous aimez ? »

Brian Tracy vous répondrait d’arrêter et de vous dévouer corps et âme à ce que vous aimez. Mais si mon collègue appliquait ce conseil, je ne suis pas certain qu’il serait heureux. Voici ce qui arriverait probablement : il accumulerait rapidement des dettes, ce qui ne le rendrait pas heureux du tout. Il serait très souvent malheureux dans le cadre de son travail, alors qu’il était certain que son bonheur était là.

Pourquoi ?

Souvenez-vous de ce que je vous ai dit plus haut : pour être heureux au travail, non seulement vous devez faire quelque chose qui a de l’importance à vos yeux, mais vous devez également être performant dans ce que vous faites. Et de ce point de vue, mon collègue ne serait pas pleinement performant puisque ce travail serait tout nouveau pour lui.

Il lui serait bien plus facile de trouver le bonheur en découvrant la valeur de ce qu’il fait déjà correctement. De cette façon, il aurait le beurre et l’argent du beurre, il pourrait vraiment bien gagner sa vie en étant performant dans une chose qui a de l’importance à ses yeux.

Nous voulons en permanence être heureux. Parfois, lorsque nous sommes malheureux, nous cherchons à modifier quelque chose pour que cela ne nous arrive plus. « Si seulement les choses étaient différentes », nous disons-nous…

« Si seulement j’avais un autre boulot. »

« Si seulement je gagnais plus. »

« Si seulement je ne devais pas travailler autant. »

« Si seulement je pouvais passer plus de temps à travailler à l’extérieur. »

…etc.

La vérité, c’est que nous ne sommes pas faits pour être perpétuellement heureux. Naturellement, nous connaissons des hauts et des bas, des aléas, des sommets et des creux. Comme Carl Jung l’a dit : « même une vie heureuse contient sa part d’ombre et le mot ‘heureux’ perdrait tout son sens s’il n’était pas contrebalancé par le mot ‘tristesse' ».

Non, nous ne pouvons pas être en permanence heureux, mais nous pouvons être plus heureux.

Comment ? Y a-t-il une façon d’être à la fois heureux au travail et heureux lorsque nous ne travaillons pas ? Voici certains points sur lesquels réfléchir :

1. Reconnaissez qu’il est important d’être performant dans son travail.

Lorsque mon esprit est embrouillé et que je parviens pas à écrire une quelconque phrase correcte, je ne suis pas heureux, même si je fais quelque chose qui a de l’importance à mes yeux. Pour être plus heureux dans mon travail, je dois donc gagner en compétence. Si j’accepte que le développement de compétences complexes prend du temps (1 000 heures pour gagner en compétence et 5 000 heures pour atteindre une totale maîtrise), je ne serai pas contrarié si une journée se passe mal.

2. Trouvez de la valeur à vos talents.

Crosby, Stills, Nash et Young chantaient : « si vous ne pouvez pas être avec la personne que vous aimez, aimez celle avec laquelle vous êtes ». C’est également vrai pour le travail. C’est pourquoi je donnerais le conseil suivant à mon collègue (celui qui gagne sa vie en tant qu’analyste financier mais qui, secrètement, aspire à être acteur) : pas besoin d’abandonner ton rêve de devenir acteur, mais si tu passes du temps à tenter de comprendre pourquoi ce que tu fais est important (si cela est si futile, alors pourquoi es-tu si bien payé ?), tu seras plus heureux.

3. N’abandonnez pas le travail que vous faites tous les jours.

Pratiquez votre passion à mi-temps jusqu’à ce que vous puissiez en vivre correctement, c’est ce que je fais lorsque j’écris de la fiction. Et c’est ce que mon collègue devrait faire avec sa passion. Passez vos soirées et vos week-ends à travailler à ce que vous aimez et, si un jour vous êtes en mesure de démissionner et de vivre de votre passion, alors tant mieux.

La relation entre bonheur et travail m’a également appris autre chose : ne négligez pas votre famille et vos amis à force de trop de travail et trop de temps passé à travailler, sinon, vous finirez par le regretter.

 

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Mark Ford
Mark Ford
Rédacteur en chef du Club des Créateurs de Richesse

« Je m’appelle Mark Ford et suis un millionnaire autodidacte. Je suis né à Brooklyn, à New York, où je vivais dans un minuscule appartement avec mes parents et mes trois frères et sœurs. Mon père était professeur de lycée, il gagnait environ 10 000 dollars par an…

J’ai rejoint le bénévolat (Peace Corps) quand j’étais un jeune homme… j’ai dormi sur des sols boueux dans des huttes africaines… et lorsque mon premier enfant est né, je gagnais moins de 9 000 euros par an. J’ai réalisé que quelque chose devait changer. Et c’est à ce moment que j’ai décidé de gagner sérieusement ma vie.

Depuis mon adolescence “rêveuse”, j’ai passé 39 ans à étudier et pratiquer les secrets pour devenir financièrement indépendant.

J’ai commencé avec le business des services, les toitures, la pose de piscine, la peinture en bâtiment. Ensuite j’ai évolué vers les restaurants, clubs de santé, clubs d’arts martiaux, deux agences de voyage et deux galeries d’art.

En fait, j’ai lancé des business dans tous les secteurs que vous pouvez imaginer – et j’ai collaboré dans bien plus encore. A la fin, mes clients me payaient jusqu’à 2 000 dollars l’heure pour que je les conseille sur leur business – et c’était justifié puisqu’une seule de mes idées pouvait transformer leur entreprise à la peine en entreprise à succès.

Aujourd’hui, je dispose de 50 millions d’euros…

Mais j’ai toujours eu une passion : enseigner. C’est à cela que j’aime passer du temps en ce moment : apprendre aux gens à devenir riche (j’ai beaucoup de chance : je n’aurais plus jamais à me soucier de l’argent désormais, et je peux me permettre de me consacrer aux projets qui m’intéressent).

Il y a des gens qui écrivent leurs Mémoires lorsqu’ils arrivent à l’âge de la retraite. D’autres se lancent dans des activités philanthropiques… Pas moi…

Je veux être reconnu pour avoir aidé un maximum de gens à devenir riche. C’est ce que j’aime faire. Et j’en ai déjà aidé des dizaines, si ce n’est des centaines durant toute ma carrière.

Mais maintenant que je me dirige vers l’âge de la retraite, j’ai décidé de me consacrer entièrement à cela pour le reste de mes jours en créant le Wealth Builder Club (Club des Créateurs de Richesse). Je transmets aujourd’hui toute mon expérience et mon savoir-faire aux membres de mon club qui sont de plus en plus nombreux et qui viennent du monde entier. Je les aide à bâtir leur fortune.

J’en suis fier. Cela fait aussi de moi un retraité heureux, qui se sent utile aux autres. »

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