Bienvenue à Bombay

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La Chronique Agora
Paris, France
Vendredi 08 décembre 2006
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*** Parlez-vous le financièrement correct ?
Problèmes de vocabulaire pour la Fed, la BCE et al….

*** Où va le gaz ?
Chris Mayer s’interroge sur "la petite flamme bleue"

*** Bienvenue à Bombay
Bill Bonner est en Inde… et médite sur l’Occident

*** Or physique : constituez votre trésor (2)
Pièces, lingots, barres… à vous de voir !

—————————– (publ.)

FAITES DE VOTRE PORTEFEUILLE UNE MACHINE A PROFITS !

Ce système d’investissement vous aidera à accumuler gain… après gain… après gainfacilement et rapidement. Il a déjà permis de cumuler 155% de profits en deux mois seulement : qu’attendez-vous pour en profiter à votre tour ?

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Bonjour,

*** PARLEZ-VOUS LE FINANCIEREMENT CORRECT ?

** Nous avions fait le pari, dès mercredi, que la réunion de la BCE aurait valeur de non-événement sur le marché des changes — mais pourrait produire quelques effets bénéfiques sur les indices boursiers. Ces derniers dégustent avec gourmandise toute miette d’information macroéconomique pouvant satisfaire leur appétit de hausse, à quelques jours de l’expiration des contrats et options sur indice — la fameuse "journée des quatre sorcières" du 15 décembre, qui marquera pour la majorité des gérants de portefeuilles l’ultime limite assignée aux opérations d’habillages de bilans de fin d’année.

La séance de jeudi s’est soldée par une hausse sensible des places européennes : +0,5% en moyenne, après une poussée de fièvre consécutive aux commentaires moins alarmistes de J.C. Trichet au sujet de l’inflation, qui avaient propulsé le CAC 40 ou l’Eurotop 100 au-delà de la barre psychologique des +1% en cours d’après-midi.

Le CAC 40 est parvenu à se hisser hier, pendant quelques secondes, au contact des 5 400 points, avant de retomber vers 5 380 points, au contact de sa moyenne à 50 jours. Cette dernière départage, selon les chartistes, les positions défendues par le camp des haussiers ou des baissiers. Cette ligne de front, redevenue anticyclonique, s’est légèrement déplacée au cours des 10 derniers jours (de 5 350 vers 5 375 points).

** Les statistiques américaines du jour n’ont eu aucun impact mesurable sur les parités des changes ou sur l’obligataire. Le marché de l’emploi américain s’est rééquilibré fin novembre, après le pic de demandes hebdomadaires d’indemnisation au chômage provoqué par le décalage des inscriptions lié au week-end de Thanksgiving.

Le nombre des allocataires est ressorti en baisse de 34 000 la semaine dernière aux Etats-Unis, d’après le département du Travail. Un chiffre qui s’avère parfaitement conforme aux anticipations, et qui a laissé l’ensemble des marchés financiers de marbre.

Le point d’orgue en matière de santé du marché du travail retentira aujourd’hui à 14h30, avec le cumul mensuel des emplois pour le mois de novembre. L’enquête de l’un des plus grands cabinets de recrutement (ADP), publiée mercredi, faisait état de la création de 158 000 nouveaux emplois dans le secteur privé outre-Atlantique. L’approche de la période des fêtes est généralement faste dans le secteur de la distribution, et comme le secteur public n’a pas licencié en masse dans l’intervalle (les troupes américaines ne sont pas près de quitter l’Irak), les estimations médianes — entre +110 000 et +120 000 — pourraient être largement surpassées.

** Il faudrait cependant la combinaison d’un chiffre global spectaculaire (+150 000 et au-delà) et d’un taux de chômage en recul sous les 4,3% pour que le dollar parvienne à refaire surface et déborde la résistance court terme des 1,3250/euro et des 116 yens.

Les cambistes ont fait preuve de beaucoup de circonspection vis-à-vis du communiqué final de la BCE — contrairement aux gérants de portefeuille qui l’ont jugé plus équilibré, c’est-à-dire moins focalisé sur l’impératif d’un ferme "ancrage" des anticipations inflationnistes.

J.C. Trichet réaffirme cependant qu’il se réserve la possibilité "d’agir avec détermination" en cas de besoin, afin de garantir la stabilité des prix (notamment du fait de la probable remontée du cours du pétrole) et de renforcer la crédibilité de la BCE.

Mais le petit élément nouveau réside dans l’allusion à d’éventuels signaux de ralentissement de la croissance en Europe, même si cette dernière est toujours considérée comme robuste. La progression de l’agrégat M3 reflète une demande intérieure vigoureuse et un niveau d’investissement dynamique, les liquidités demeurent abondantes — et de ce point de vue, la politique monétaire actuelle demeure "accommodante".

La locution "extrême vigilance" a disparu du communiqué final : ceci suffit à restaurer l’espoir du maintien d’un statu quo sur les taux, qui pourrait se prolonger jusqu’en février, voire au-delà… Dans ce cas, la réduction du Prime Rate aux Etats-Unis — anticipée pour le mois de mars — pourrait dissuader la BCE de prendre le risque de générer un effet de ciseaux néfaste sur le marché des changes en relevant symétriquement le "repo" de 25 points de base supplémentaires, à 3,75%.

Une telle initiative risquerait de plomber le dollar au plus mauvais moment, et d’engendrer des désordres macro-économiques susceptibles de torpiller la croissance dans la zone euro.

** A chaque fois que la BCE fait ce qu’elle avait promis — avec retard, hélas, s’agissant des assouplissements monétaires lors de la mauvaise passe des années 2002/2003 –, elle s’expose à de nombreuses critiques. Les dernières en date, émanant quasi exclusivement du personnel politique français de gauche, sont particulièrement virulentes.

Didier Migaud (député PS et ancien rapporteur général du budget) dénonce un "dogmatisme aveugle" ; Ségolène Royal renchérit et souhaite que l’action de la BCE soit subordonnée à des "décisions politiques".

"Ca n’est plus à M. Trichet de commander l’avenir de nos économies, c’est aux dirigeants désignés par les peuples (…) et cela suppose aussi que la Banque centrale européenne soit soumise à des décisions politiques".

Voilà la reconnaissance un peu tardive de la pertinence des griefs adressés au projet de Constitution européenne, qui prévoyait un renforcement des pouvoirs et de l’indépendance de la BCE.

Il était prévu dans une annexe du Traité que la Banque centrale européenne se verrait accorder le pouvoir de valider ou non les projets de crédits accordés par des Etats-membres de l’UE à des pays extérieurs à l’espace européen. Cela lui conférait — en théorie aussi bien qu’en pratique — une capacité d’ingérence redoutable dans la diplomatie d’un pays comme la France, dont la politique d’aide financière, menée de façon discrétionnaire, conditionne son influence sur l’échiquier international.

Nous apprécions — non pas le fond, qu’il ne nous appartient pas de juger — mais bel et bien la forme des dernières déclarations des membres de l’opposition, qui osent appeler un chat un chat, alors que nous nous débattons, depuis l’élection d’un certain président texan aux Etats-Unis, dans l’océan de guimauve du politiquement correct.

La Maison-Blanche dissimule depuis trop longtemps ses mensonges et ses erreurs en corrompant systématiquement le langage, dans le but d’endormir l’opinion publique et d’échapper à ses responsabilités et à la nécessité de rendre des comptes. Les médias américains se sont rendus coupables de complicité en reprenant à leur compte le sabir "euphémistique" des communiqués de Washington.

Mais les choses pourraient être en train de changer. Une commission d’enquête du Congrès américain vient enfin d’oser affirmer que l’intervention en Irak est une catastrophe — et non pas "une situation aux paramètres complexes dont la résolution constitue un exaltant défi".

Nous redoutons d’ailleurs que la politique économique menée par Washington depuis six ans, avec la complicité active de la Fed, soit du même ordre !

Les Chinois viennent d’exposer toute une série de motifs justifiant de se détourner du dollar, et les cambistes ont commencé à le déstabiliser sérieusement au lendemain de Thanksgiving… alors, pour reprendre une des expressions favorites de G.W. Bush, nous les encourageons vivement à "finir le job".

Voilà qui ne saurait être considéré comme financièrement incorrect !

Philippe Béchade,
Paris

PS : Pas de langue de bois au 0899 707 009*, en tout cas : dès 15h45, Philippe Béchade vous y livre une analyse en profondeur de la séance en cours — et les recommandations qui vous permettront d’y adapter votre portefeuille.
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)

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Nos spécialistes vous donnent les dernières nouvelles de Wall Street

*** OU VA LE GAZ ?

** Chaque fois que le prix d’une chose baisse de deux tiers en quelques mois, cela vaut la peine de voir ce qui se passe. De tels naufrages financiers peuvent constituer d’intéressantes lectures, le matin devant votre café… tant que vos écus n’étaient pas à bord. Pour les investisseurs, cependant, c’est plus qu’un incident à méditer pendant le petit-déjeuner. C’est le signe de nouvelles idées d’investissement potentielles.

- Prenons donc le prix du gaz naturel — qui est vraiment très mal en point en ce moment. Où va-t-il aller maintenant ?

- J’ai quelques idées sur la question. Pour commencer, il faut savoir que les prix du gaz naturel sont extrêmement saisonniers, et dépendent beaucoup de la météo. Nous avons eu un hiver clément, l’an dernier — si bien qu’il restait beaucoup de réserves de gaz au printemps. C’est un peu comme lorsqu’on achète beaucoup de bière et de vin pour une fête… et que les gros buveurs ne viennent pas. En plus de cela, aux Etats-Unis, il n’y a pas eu de tempêtes notables cette année.

- Ces effets semblent temporaires. Une vague de froid pourrait brûler ces excès très rapidement. De plus, il y a des raisons structurelles pour que le gaz reste à des niveaux assez élevés (plus de 5 $) par rapport à ceux de la fin des années 90 (sous les 3 $) — au moins pour les prochaines années.

- Des "raisons structurelles" : c’est ainsi qu’on dit "des choses ayant l’air assez évidentes à long terme", en jargon financier.

- Par exemple, le gaz naturel nourrit 95% de la capacité électrique mise en place aux Etats-Unis entre 1998 et 2005. Inondés de gaz bon marché durant la majeure partie des années 80 et 90, les USA sont largement passés du charbon au gaz. Non seulement ce dernier était moins cher, mais il était beaucoup moins nocif pour l’environnement.

- Encore un peu d’eau au moulin : tous les automnes, le Conseil nord-américain de fiabilité électrique (NERC) émet un bulletin de prévision sur l’état du réseau électrique américain. Cette année, le rapport montrait une demande augmentant trois fois plus rapidement que les nouvelles sources de capacité. La marge de capacité, qui mesure l’efficacité d’un système lorsqu’il doit faire face à des conditions météorologiques extrêmes et autres contingences, chutera sous le niveau minimum de 15% dans la majeure partie des Etats-Unis. Il n’y a guère de marge de manoeuvre, et le gaz figure parmi les premières sources d’énergie américaines.

- Aux Etats-Unis, le gaz naturel vient au second rang, juste après le charbon, en termes de croissance énergétique. Le rapport sur les perspectives énergétiques 2006 édité par l’AIE prévoit que la demande grimpe de 22% d’ici 2030. Ce chiffre comprend une augmentation de 62% du gaz utilisé pour la génération d’électricité. En l’état actuel des choses, le gaz remplit 23% des besoins énergétiques américains.

- En d’autres termes, la demande de gaz naturel semble assez stable.

** Et qu’en est-il de l’offre ? Comme le déclare la Reine dans Alice au Pays des Merveilles, il faut beaucoup courir pour faire du surplace. Une fois le gaz naturel utilisé, il a disparu pour de bon — et il faut le remplacer. La majeure partie du gaz naturel utilisé aux Etats-Unis provient d’Amérique du Nord. Seuls 3% de l’offre de gaz naturel proviennent d’importations de gaz naturel liquéfié (GNL).

- L’Amérique du Nord dépend donc majoritairement des producteurs nord-américains. Même s’il reste beaucoup de gaz naturel, les entreprises doivent forer plus profondément et travailler plus dur pour l’obtenir. Quant à augmenter les importations de GNL, ce n’est pas faisable, parce qu’il faut des infrastructures significatives — des infrastructures qui se heurtent pour l’instant à toutes sortes de pressions politiques. Peut-être le GNL sera-t-il un jour la solution, mais ce n’est pas pour tout de suite.

- Toutes ces raisons, combinées à la dégringolade des prix du gaz, font naître chez moi des pensées plutôt chaleureuses concernant le gaz naturel — le créateur de la petite flamme bleue si familière. Ma boule de cristal reste muette, cependant, quant aux futurs prix. Mais je pense qu’il y a de bonnes probabilités de voir les prix du gaz grimper dans un proche avenir. 

[NDLR : Où va le gaz ? Et le pétrole ? La crise énergétique est-elle vraiment proche ? Quelle ampleur aura-t-elle ? Où dénicher les opportunités de profit ? Qu'est-ce que cela signifie pour vos investissements -- et même pour votre vie en général ?
Encore un peu de patience, cher lecteur : la réponse à toutes ces questions -- et à bien d'autres encore -- arrivera dès janvier. A suivre...]

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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Bombay

*** BIENVENUE A BOMBAY

** "Eh bien, c’était bien tant que ça durait", avons-nous pensé sur le trajet nous menant de l’aéroport vers Bombay (désormais appelé officiellement Mumbai).

* Les 1% les plus riches de la population mondiale possèdent 40% des richesses de la planète, lisions nous dans le Hindustan Times hier matin. Et devinez où vivent ces 1% ? En Amérique, au Japon et en Europe, bien entendu. Plus d’un tiers d’entre eux vivent aux Etats-Unis — soit environ 20 millions de personnes faisant partie des 1% les plus riches de la planète. Quasiment un autre tiers vit au Japon — 27%. Le Royaume-Uni et la France, à eux deux, en possèdent environ 11%.

* Pourquoi toute cette richesse s’est-elle accumulée dans ces pays — plutôt que dans les pays dont la population était la plus vaste ? D’innombrables livres et thèses ont été écrits sur le sujet. Nous n’avons pas de réponse toute prête, en ce qui nous concerne — sinon pour souligner l’évidence : l’Europe (et les Etats-Unis) ont pris une longueur d’avance sur le reste du monde lorsque ils ont vécu la révolution industrielle.

* Le Japon — un pays à part, de bien des manières — a découvert ce qui se passait en Occident après que l’amiral Percy a forcé le blocus dans le port de Yokohama au 19ème siècle. Le Japon a réalisé qu’il serait à la merci des impérialistes occidentaux s’il ne trouvait pas le moyen d’utiliser lui aussi les machines modernes. Il s’est donc mis à l’œuvre avec beaucoup d’énergie et de résolution, et ne tarda pas à avoir l’une des armées les plus modernes de la planète. Bien entendu, cela le mit sur un périlleux chemin au début du 20ème siècle, menant à la destruction complète de ses forces militaires, de bon nombre de ses villes et de sa capacité industrielle en 1945. Mais les Japonais se sont remis debout, ont pansé leurs plaies — et en 1990, le Japon avait l’économie la plus moderne, la plus avancée et la plus prospère sur Terre.

* Et nous voilà à Bombay. Tout autour de nous, nous voyons des immeubles résidentiels et des tours de bureaux ; ici, les gens savent faire du ciment. Ils savent comment faire des bombes nucléaires et des moteurs à explosion. Terminée, la lutte des classe. Terminées, les guerres anti-coloniales. Terminés, les "-ismes" qui ont pullulé pendant si longtemps.

* Pourquoi les Chinois ne se sont-ils pas enrichis en même temps que les Japonais ? Parce qu’ils se sont fourvoyés dans une guerre civile, et qu’ils ont ensuite succombé à plusieurs "-ismes" modernes à la mode — le communisme et le maoïsme, pour commencer. Pauvre Inde ; c’est un tel mélange de classes, de castes, de langues et de cultures… Ensuite, elle a dû s’accommoder des colons britanniques, avant d’être affligée, pendant des années, de réglementations de style soviétique.

* Mais à présent, les choses ont changé. Le monde entier semble fixé sur un même objectif — s’enrichir. Les "-ismes" semblent n’avoir plus autant d’importance. Même les nombreux peuples de l’Inde semblent tous inspirer et expirer ensemble, aspirant à rejoindre les riches de ce monde, trimant nuit et jour, envoyant leurs éléments les plus brillants dans les meilleures écoles au monde, construisant des usines, tendant la main, s’étirant…

* "L’étude a montré que l’Inde était mal classée en ce qui concerne la répartition de la richesse globale des ménages", continue le Hindustan Times. La richesse moyenne en Inde n’est que de 1 100 $ par personne, "mais [le pays] se rattrape vite !", conclut le journal.

* Et donc, la belle avance, la magnifique course, la grande chance dont ont profité les Etats-Unis et l’Europe occidentale pendant si longtemps est peut-être en train de disparaître. C’est terminé — c’est du moins ce qu’il semblait hier soir.

** Bombay vous coupe le souffle — littéralement. Nous sommes brièvement sorti de l’hôtel, et n’avons pas tardé à suffoquer. Nous ne sommes pas habitué à l’humidité, la chaleur et l’air (s’il y en a). Et dire qu’on est à la saison fraîche !

* Dans les journaux, nous trouvons des publicités pour tous les objets de consommation habituels, ainsi que des annonces pour de nouveaux immeubles de bureaux, de nouveaux quartiers résidentiels. Plus neuf, plus grand, plus moderne et plus luxueux — l’endroit semble en plein boom.

* De ce que nous avons pu comprendre, les prix de l’immobilier grimpent en flèche, parallèlement à la richesse des classes moyennes et supérieures. Les publicités parlent de luxe par ici, d’exclusivité par là… L’argent semble couler à flots.

* Mais le trajet depuis l’aéroport a été un choc. Nous n’avons jamais vu tant de gens vivant dans la rue. Ils sont des milliers à dormir sur les trottoirs. Ils n’ont pas de matelas. Pas d’oreiller. Ils mettent juste une serviette sur le sol, et se couvrent d’un bout de tissu. Où gardent-ils leurs affaires ? Ont-ils des affaires ? Que font-ils durant la journée ?

* Nous ne le savons pas pour l’instant… mais nous allons mener l’enquête — et nous vous raconterons tout.

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269,16% de gains cumulés à ce jour en 2006 :
VOTRE BANQUIER PEUT-IL EN FAIRE AUTANT ?

Le nôtre, en tout cas, y est parvenu sans problèmes. Pour savoir comment, continuez votre lecture…

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*** La Chronique Agora présente ***

La Chronique Agora : Après les pièces d’or… nos spécialistes passent aujourd’hui à la vitesse supérieure – et vous donnent tous les secrets pour investir dans les lingots.

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OR PHYSIQUE : CONSTITUEZ VOTRE TRESOR ! — 2ème PARTIE
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Par les Publications Agora (*)

Les pièces sont la base d’un portefeuille bien diversifié
Malgré ces inconvénients, de nombreux investisseurs voient dans les pièces en or un rempart absolu contre les possibles défaillances d’une devise nationale, d’un système bancaire ou d’un gouvernement. L’or reste à ce jour la forme de monnaie la plus liquide et la mieux acceptée au monde : voilà pourquoi tous les portefeuilles d’investissement, aussi petits soient-ils, devraient comprendre au moins quelques pièces d’or pour leur valeur intrinsèque.

N’hésitez pas à comparer les cours sur les sites web et à négocier le meilleur prix : bien entendu, plus vous en achèterez, plus vous obtiendrez un prix avantageux. Tenez compte également des frais supplémentaires et des assurances. Il faut préciser aussi qu’il n’y a pas de TVA sur les pièces en or dans l’UE. Attention : au regard du code français des impôts, cette exemption cesse de s’appliquer si vos pièces comportent une prime de plus de 80% par rapport au cours de l’or au comptant.

** Choisir en pensant à la revente
Comment choisir une pièce plutôt qu’une autre ? En prenant celle qui sera la plus facile à revendre. La règle bien connue de proximité s’applique. Si je réside en France et que je revends en France, je dois acheter des Napoléons. C’est la pièce la plus connue en France donc la plus liquide. A l’achat, j’aurai du choix. Si la situation se dégrade en France, c’est la pièce dont la "prime" sera la plus favorable. Beaucoup de gens seront prêts à payer cher (plus cher que l’or pur qui est dedans) cette pièce bien connue. Mais si vous résidez en France et que vous comptez déménager en Angleterre, alors, achetez des Souverains en France (vous les paierez moins cher qu’en Angleterre car le marché est plus étroit). Lorsque vous les revendrez à Londres, en revanche, vous vous trouverez sur le marché le plus liquide.

** Le revendeur
Il est très difficile de recommander telle boutique plutôt que telle autre. Il s’agit d’un petit commerce de proximité où la relation entre acheteur et vendeur est très personnelle. Mais gardez simplement à l’esprit le moment de la revente : le boutiquier sera-t-il toujours là et vous-même serez-vous en mesure d’aller jusqu’à lui ? Vous aurez peut-être déménagé.

En France, le quasi-monopole du commerce hors boutique est tenu par CPR via sa filiale CPR Or. Même si vous passez par votre banque, celle-ci retransmettra votre ordre à CPR. Une visite sur le site de cet établissement www.cpror.com est très utile. Vous y trouverez une cotation des principales pièces qui est journalière pour certaines, mais seulement hebdomadaire pour d’autres.

** Quelques précautions utiles
Préférez des pièces dans des emballages transparents inviolables. Ceci évite à la revente toute contestation sur la provenance, l’usure ou l’état. Ne jamais retirer une pièce de son emballage d’origine, même s’il s’agit d’un simple papier de soie.

L’or d’investissement est de l’or sous la forme de :
- Barre, lingot ou plaquette d’un poids supérieur à 1 gramme et de pureté égale ou supérieure à 995 millièmes représenté ou non par des titres.
- Pièces d’une pureté égale ou supérieure à 900 millièmes, frappées après 1800, ayant ou ayant eu cours légal dans un pays et dont le prix n’excède pas plus de 80% de la valeur en or qu’elles contiennent.

Par ailleurs, les règlements en espèces sont plafonnés à 3 000 euros pour un particulier et le vendeur déclarera votre identité lors de toute transaction d’un montant supérieur à 15 000 euros.

Avec des capitaux plus importants, pensez aux lingots
Le catalogue de l’industrie mondiale des lingots d’or recense 50 fabricants accrédités, qui se partagent un total de 338 modèles différents. C’est dire que vous avez le choix ! Selon la réglementation française, le lingot est d’un poids d’or fin compris entre 350 onces (10 862 kg) et 430 onces (13 3744 kg). Son titre doit être au minimum de 995/1000, soit 99,5% d’or fin. Doivent être gravés : la marque du fondeur, le numéro d’essai, le titre et le poinçon de l’essayeur. L’acheteur doit pouvoir contrôler le titre et le poids de la barre.

Si vous poussez la porte d’un vendeur, demandez donc à tenir l’un de ces lingots dans vos mains : vous le trouverez plus lourd que vous n’auriez cru. Le métal semble avoir une tiédeur propre. Les petits lingots sont lisses au toucher, sans angles, presque sensuels. Au-delà de ces séductions, ils sont aussi le moyen le plus commode d’acheter de l’or en volume plus important. Il s’agit des pièces les plus "liquides" dans le monde et possédant les primes les plus favorables RAPPORT SPECIAL 9

L’ancêtre commun des lingots est la barre, ou London Good Delivery Bar, qui pèse 400 onces ou 12,5 kg. C’est la forme sous laquelle l’or des Banques centrales est entreposé. Les particuliers iront davantage vers le lingot d’un kilo (32,15 onces). Compte tenu du cours actuel de l’or, leur valeur peut dépasser les 15 000 euros et votre identité devra donc être signalée par le vendeur.

De petits lingots, c’est plus commode
L’expression "petit lingot" est réservée à des blocs de moins d’un kilogramme. Pour le particulier, ils cumulent l’avantage d’un faible encombrement à celui d’une prime basse.

Comme expliqué plus haut, il est impossible d’orienter avec fiabilité vers un commerce de proximité. L’expérience d’un proche et la longévité de l’établissement doivent vous guider, plus qu’un article de journal.

Meilleures salutations,
La Chronique Agora

(*) Cet essai est tiré du rapport spécial Comment transformer l’or en plus-values. Rédigé par des experts du secteur, en collaboration avec Simone Wapler, notre spécialiste du métal jaune, ce rapport exclusif vous donnera toutes les clés pour profiter de la hausse de l’or. N’attendez pas pour vous positionner !

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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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