Barack Obama – L’homme qui pesait 600 Mds$

Rédigé le 9 juin 2017 par | Bill Bonner, Deep State Imprimer

Hier, nous avons relié deux ou trois faits entre eux…

Les think tanks réfléchissent aux choses sur lesquelles on les paye à réfléchir.

Qui les paye ?

Les gens qui disposent de ressources leur permettant d’orienter les politiques publiques en leur faveur.

Qui sont ces gens ?

L’élite. Les initiés. Les renards, selon l’appellation de l’économiste Paretto. L’establishment. Le Deep State.

Ils ont la main sur « aujourd’hui ». Et « demain » est ce qu’ils craignent le plus.

Heureusement pour eux, l’Etat est là pour s’efforcer que demain ressemble à aujourd’hui.

Nous avons également observé que les dépenses militaires n’étaient pas une bonne façon de créer de l’emploi.

Les accords gagnant-perdant ne créent jamais d’emplois. Au contraire, ils privent les gens de leurs bons emplois et leur en attribuent de mauvais : des emplois qui ne contribuent ni à la richesse, ni à la satisfaction.

Cette description correspond à presque tous les emplois de la grande métropole de Washington… et à presque tout le travail réalisé par chaque fonctionnaire se situant au-dessus des niveaux subalternes.

Les enseignants, les pompiers, les policiers et les éboueurs gagnent leur argent honnêtement et de façon fructueuse. Quant aux cadres en costumes-cravates, ce sont surtout des fumistes.

Les think tanks réfléchissent à des raisons expliquant que tout cela a un sens. Le président affirme qu’il a créé « des emplois, des emplois, des emplois ». Les journaux en parlent comme si c’était vrai.

Plus tard, nous découvrons que tout cela, c’étaient de « fausses informations ».

Selon Bruce Riedel, de la Brookings Institution :

« Le mois dernier, le président Trump s’est rendu en Arabie Saoudite, et son gouvernement a annoncé qu’il avait signé avec ce royaume un contrat d’armement s’élevant à 110 Mds$. Le seul problème, c’est qu’il n’y a pas de contrat. Ce sont de fausses informations.

J’ai discuté avec des contacts du secteur de la Défense et de Capitol Hill, et tous m’ont dit la même chose : il n’y a pas de contrat à 110 Mds$. »

De fausses informations ? Nous l’espérons bien.

Car les « emplois » créés par le secteur de l’armement ne valent pas mieux que les cacahuètes proposées dans les bars : cela encourage les clients à dépenser encore plus d’argent et à gâcher encore plus leur temps.

La véritable activité des marchands d’armes consiste à détourner encore davantage l’argent et le pouvoir de ceux qui les gagnent. Et le véritable rôle du gouvernement consiste à les aider à s’en sortir en toute impunité.

Mais relions deux ou trois faits de plus entre eux.

La semaine dernière, parmi les centaines d’articles concernant le président des Etats-Unis, deux articles concernaient l’ex-président.

D’abord, l’un mentionnait que M. Obama avait acheté une maison valant 8 M$ à Washington.

1 900 Mds$ = coût pour les Américains des réglementations qu’on leur impose

« Où cet ex-créateur militant et créateur d’associations/avocat/fonctionnaire fédéral a-t-il trouvé l’argent pour ce type de maison ? », nous sommes-nous demandé.

Puis, il y a eu cet article, dans le Wall Street Journal :

« Comme si les impôts n’étaient pas assez élevés, le gouvernement américain a également forcé les Américains à dépenser la somme astronomique de 1 900 Mds$ en 2016, uniquement pour se conformer aux réglementations fédérales. C’est ce qu’indique le dernier rapport annuel des ’10 000 Commandements’ diffusé aujourd’hui par Wayne Crews, du Competitive Enterprise Institute. ‘Si on les décomptait en PIB d’un pays, elles arriveraient septième au rang des principales économies mondiales, juste derrière l’Inde et devant l’Italie’, souligne M. Crews. Il ajoute que cette facture réglementaire est presque aussi élevée que la totalité des bénéfices avant impôts de nos entreprises.

M. Crews est devenu l’un des hommes les plus détesté à Washington en calculant les coûts dissimulés – ceux qui ne sont pas comptés dans les 4 000 Mds$ environ de dépenses fédérales directes – que les politiciens et bureaucrates imposent à l’économie américaine. Et personne n’en a imposé plus que Barack Obama. Selon les relevés annuels de Crews, le coût annuel de la réglementation fédérale s’est envolé de plus de 700 Mds$, en termes nominaux, de 2008, dernière année complète du gouvernement Bush, à la dernière année complète du mandat de M. Obama, en 2016. Une fois ce chiffre corrigé de l’inflation, on peut surnommer M. Obama l’Homme qui pesait 600 Mds$…

C’est de l’argent réel, et pour expliquer le contexte, nous avons examiné la dernière enquête sur les dépenses des consommateurs émanant du Federal Bureau of Labor Statistics. Si l’on se base sur ces données, l’impôt caché d’Obama représente plus de deux fois ce que les Américains dépensent chaque année en essence et huile de moteur (249 Mds$) et plus de trois fois ce que nous dépensons en électricité (186 Mds$). Il dépasse ce que nous dépensons en nourriture lorsque nous dînons à la maison (529 Mds$) ou à l’extérieur (400 Mds$). Cela représente également environ neuf fois les 66 Mds$ que les consommateurs américains dépensent en boissons alcoolisées, et votre humble serviteur soupçonne qu’il y ait peut-être un lien, d’ailleurs. »

De l’argent bien investi pour ceux qui veulent conserver leur place au sommet

A La Chronique, nous aussi, nous soupçonnons que les lourdeurs administratives de l’Etat aient freiné la croissance.

Rappelez-vous, il n’existe que deux types de transactions : gagnant-gagnant et gagnant-perdant. Il est inutile de savoir comment se soldera chaque accord. Il suffit de savoir de quel type d’accord il s’agit, au départ.

Les accords gagnant-gagnant aboutissent fréquemment à de la richesse et du progrès. Or ce n’est presque jamais le cas des accords gagnant-perdant, imposés aux gens, habituellement par l’Etat. Au lieu de cela, ils réduisent la richesse et freinent la croissance.

Voici ce qu’a écrit Adam Smith, dans La Richesse des Nations :

« Mais quoique les profusions du gouvernement aient dû, sans doute, retarder le progrès naturel de l’Angleterre vers l’amélioration et l’opulence, elles n’ont pu l’arrêter. »

Comment savez-vous si un accord est gagnant-gagnant ou gagnant-perdant ?

C’est simple : un accord gagnant-gagnant est volontaire. Les accords gagnant-perdant ne le sont pas. Les réglementations sont de type gagnant-perdant. Quelqu’un est gagnant : habituellement le secteur que l’on protège, ou les régulateurs eux-mêmes (et M. Obama, bien entendu). Quelqu’un est perdant : presque tous les autres.

Et la croissance économique ralentit.

Mais nous sommes plus cynique que M. Crews. Nous observons ce spectacle depuis longtemps. Selon nous, le ralentissement de la croissance n’est pas accidentel. Il ne s’agit pas d’un malencontreux dommage collatéral.

Il est intentionnel.

Les lobbyistes, think tanks, grandes entreprises, bureaucrates, compères et initiés – tous les gens qui rajoutent des âneries réglementaires – sont tous motivés par la même chose.

Ils sont tous au sommet de leur réussite, à présent. Ils veulent bien payer M. Clinton, M. Obama, M. Bush et M. Trump pour les aider à s’y maintenir.

Il parait que Bill Clinton vaut 80 M$ : pas mal pour une vie consacrée au « service public ». La fortune de Barack Obama n’est que de « 40 M$ ». Mais il ne fait que commencer à récupérer ce qu’on lui doit.

Selon la rumeur, il se ferait payer 400 000 $ pour prononcer un seul discours sur l’assurance-maladie, par exemple.

De l’argent de poche…

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Bill Bonner
Bill Bonner
Fondateur de AGORA

Né en 1948, Bill Bonner est le fondateur d’AGORA, le plus large réseau d’entreprises indépendantes de presse spécialisée au monde.

En 1978, depuis sa ville natale, Baltimore (Maryland, Etats-Unis), Bill Bonner a voulu développer un « marché » (« Agora » en grec) des idées. Pas de l’information homogénéisée telle que les médias grand public relayent sur nos écrans et journaux, mais une source d’idées diverses avec des opinions et des avis originaux, alternatifs et surtout utiles. Bill a à cœur d’aider les lecteurs à mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent, et à agir en conséquence. Que ce soit en matière de géopolitique, de macro-économie ou tout simplement dans le domaine de l’épargne, Bill incite ses lecteurs à cultiver un esprit vif et anticonformiste.

« Parfois nous avons raison, parfois nous avons tort, mais nous sommes toujours dans le questionnement », telle est la devise de Bill.

Bill a également co-écrit des livres qui ont tous figuré dans la liste des best-sellers du New York Times et du Wall Street Journal : L’inéluctable faillite de l’économie américaine (2004), L’Empire des dettes. À l’aube d’une crise économique épique (2006) et Le Nouvel Empire des dettes. Grandeur et décadence d’une bulle financière épique (2010).

Dans son dernier livre, Hormegeddon, quand trop de bien nuit (2015), paru aux Belles Lettres (www.lesbelleslettres.com), Bill décrit ce qu’il advient lorsque l’on abuse d’une bonne chose dans les sphères de la politique, de l’économie et des affaires. En bref, trop de bien conduit au désastre.

Vous pouvez retrouver les notes de Bill au quotidien dans La Chronique Agora.

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